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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 08:10

Les-Enfants-Loups-Ame--Yuki-Mamoru-Hosoda.jpgRéalisé en 2012 par Mamoru Hosoda avec Aoi Miyazaki, Takao Osawa, Amon Kabe, etc.

 

Quand Hama, étudiante, tombe amoureuse d’un garçon un peu solitaire, elle ignore qu’il est un homme-loup. Leurs deux enfants, Ame et Yuki, héritent de cette spécificité et doivent apprendre à cacher ce secret. Quand le père meurt, Hama s’installe à la campagne, sans voisin proche, afin de permettre à ces enfants de grandir librement.

 

Les enfants loup grandissent, jouent dans les champs, vont à l’école, découvrent la nature et apprivoise leur double nature et leur capacité à se transformer à volonté dans cette bête qui au Japon comme ailleurs traîne une sale réputation. Comment Ame et Yuki vont-ils concilier la partie lupine et l’intégration dans la société ? Suivront-ils le même chemin ?

 

Ce film d’animation s'interroge (un peu) sur le destin et le libre arbitre, sur les enfants qui suivent leur propre voie et n’appartiennent pas à leurs parents. Il esquisse l’importance de la rencontre et de la confiance dans l’établissement et l’épanouissement de la personnalité.

 

Le dessin réussit très joliment l’eau, omniprésente, sous toutes ses formes. La bande son accompagne agréablement. Pourtant, je m’y suis parfois ennuyé. Est-ce lié une lecture adulte du film (au-delà de ses ambitions pour enfants) que je ne suis pas parvenu à découvrir ? Est-ce dû à certaines scènes par trop prévisibles ? Une déception pour ce film encensé par la critique.

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 08:11

Amos-Oz---Scenes-de-vie-villageoise.jpgLes huit nouvelles qui composent ce recueil se déroulent à Tel-Ilan, petit village israélien, fondé par des pionniers sionistes bien avant la création de l’état. Bien qu’indépendant, chaque récit comporte des éléments qui le rattache avec subtilité et précision aux autres, si bien qu’on finit par explorer différentes facettes de ce village et construire une vision globale.

 

On découvre dans ces Scènes de vie villageoise, Kobi Ezra, un adolescent de 17 ans, qui a bien du mal à surmonter sa timidité pour déclarer ses sentiments à la bibliothécaire. Yossi Sasson, agent immobilier, va, lui, visiter une maison tarabiscotée qu’il cherche depuis longtemps à acquérir et rencontrer Batya Rubin, qui lui montrera chaque recoin de l’édifice et peut être davantage. On y rencontre aussi Pessah Kedem, ancien député qui vit avec sa fille Rachel Franco, laquelle héberge dans un appentis Adel, un jeune Arabe. Pessah entends des bruits de pelle et de pioches chaque nuit sous la maison ; quelqu’un creuse-t-il et pourquoi ?

 

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Huit nouvelles parfaitement maîtrisées qui mettent en scène des interrogations que chaque société se pose en Israël comme ailleurs. La nouvelle, j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire, genre exigeant, ne supporte pas la médiocrité ; avec Amos Oz elle atteint une qualité remarquable.

 

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 08:10

Il y a quelques jours, nous fûmes pris d’une soudaine envie de sushis et autres makis et nous arrêtâmes dans une boutique Sushi Shop idéalement située.

 

Après avoir harmonieusement disposé les créations japonisantes dans les assiettes, j’avisai le sachet de gingembre mariné, l’ouvris et en créai un petit tas sur leur rebord.

 

Au goût, bien sûr, ces très minces tranche de gingembre, ne ressemblaient que de loin à celles que l’on peut déguster dans les bons restaurants : la subtile marinade à base de vinaigre de riz, de sucre et de sel qui permet de passer agréablement d’un type de mets à un autre, sans agresser le palais.

 

L’idée fort saugrenue, je le concède, me vint alors de regarder la composition de ce gingembre mariné ; j’hésitai à me munir d’une loupe tant l’information est présente en minuscules caractères mais un peu de travail de mes muscles oculaires y réussit. Je vous la livre (j’ajoute la transcription des Exxx non présente sur le paquet): Gingembre, eau, sel,  Acidifiants : E260 (Acide acétique), E330 (Acide citrique), Exhausteur de goût E621 (Glutamate monosodique), Conservateur : E202 (Sorbate de potassium), Edulcorants : E950 (Acésulfate de potassium), E954 (Saccharine), E955 (Sucralose), E961 (Neotame), Colorant : E163 (Anthocyanes).

 

Piquant n’est-ce pas ?

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 08:08

Starbuck-ken-scott.jpgRéalisé en 2011 par Ken Scott avec Patrick Huard, Julie Le Breton, Antoine Bertrand, etc.

 

Il y a une vingtaine d’année, pour gagner un argent facile, David Wozniak a fréquemment donné son sperme à la clinique La France sous le pseudonyme de Starbuck. A 42 ans, il apprend être le père biologique de 533 enfants dont plus d’une centaine se sont regroupés en collectif et demandent à le connaître. David hésite : doit-il se révéler ou vaut-il mieux qu’il demeure anonyme ? Dans la boucherie familiale, où il est livreur de viande, les plaisanteries parfois graveleuses au sujet « d ‘El Masturbator » contribuent à l’indécision.

 

David va alors approcher incognito certains de ses ‘enfants’ qui accueillent sans trop de question ce gars, balourd, un peu adolescent attardé mais au grand cœur, qui les aide quand ils vont mal. Car, bien sûr, chacun individuellement a besoin de soutien quand le collectif apparaît plutôt solide et joyeux.

 

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A partir d’un scénario relativement mince, à la limite du burlesque, Ken Scott nous livre une de ces comédies dont le Québec a le secret : sans prétention, basée sur des dialogues dont l’accent de la Belle Province accroît (pour nous Français) la force comique, comptant sur des comédiens qui incarnent à merveille ces monsieur et madame Tout le monde. Un rythme soutenu perdure tout au long du film, et si la fin ne brille pas par son inattendu, elle porte au pinacle les bons sentiments qui sous-tendent ce film.

 

Car qu’y a-t-il de meilleur que l’affection et quel est l’importance du lien biologique, semble se demander le réalisateur. Car David se sent inexorablement attiré par ces êtres, produits de ses simples gamètes, qu’il ignorait auparavant sans qu’il en éprouve de manque. Aimer (dans le sens platonique) des personnes extérieures à sa famille renforce-t-il l’affection à l’intérieur ? Alors que la solitude est en passe de devenir un mal planétaire, la réponse peut paraître évidente : donnez et vous recevrez.

 

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 08:10

Du-Vent-dans-mes-mollets---Carine-Tardieu.jpgRéalisé par Carine Tardieu en 2012 avec Agnès Jaoui, Denis Podalydès, Isabelle Carré, etc.

 

En cette année 1981, « La boum » passe à la télévision, François Mitterand accède à la Présidence et la décoration, les vêtements, les coupes de cheveux sont, comment dire, d’époque !

 

Rachel Gladstein, 9 ans, étouffe entre sa mère protectrice qui la gave de boulettes, son père installateur de cuisine se fichant un peu de tout et sa grand-mère hémiplégique qui partage sa chambre. Rachel se débat entre sa mère qui l’emmène consulter une psychologue mais en a peut-être davantage besoin que sa fille et son père qui se réfère sans arrêt à ses années d’enfance et sa déportation dans les camps d’extermination. Alors, évidemment, lorsqu'elle rencontre Valérie, une camarade de classe vive et au langage débridé, toute la vie de la famille va en être bouleversée. D’autant que sa mère, divorcée, possède une cuisine en piteux état !

 

Sous une bonne dose d’humour parfois potache, parfois sans aménité, le film aborde des thèmes plus profonds : les relations mère – fille, la perception de la mort par les enfants, l’épanouissement personnel, l’impact du passé sur le présent. Les préoccupations des enfants et ceux des adultes ne s’avèrent pas si éloignés et les envies enfantines trouvent parfois une résonance particulière chez les parents.

 

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On sourit souvent (d’aucuns rient même avec entrain) mais, sous la comédie, affleure une émotion assez juste, loin du pathos. Les acteurs sont formidables, entre une Agnès Jaoui empâtée, un Denis Podalydès qui excelle dans ces rôles de français moyen désabusé et looser, Isabelle Carré rayonnante et les 2 petites filles qui apportent fraîcheur et dynamisme revigorant. On sort de la salle content et c’est bien là l’essentiel.

 

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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 08:00

Luis-Sepulveda---L-ombre-de-ce-que-nous-avons-ete.jpgUn 15 juillet à Santiago, sous la pluie. Trois hommes, paraissant plus âgés que leur soixantaine, se retrouvent après des années d’éloignement. Lucio Arancibia, Cacho Salinas et Lolo Garmendia attendent dans un vieux garage l’arrivée du Spécialiste.

 

Au même moment, un tourne-disque, imprudemment jeté par une dans le vif d’une scène de ménage, tue un passant qui n’avait d’autre tort que de se promener sans raison dans cette rue où la fatalité lui tombe du ciel.

 

Comme le mort possédait une arme sous son veston, Coco Aravena et sa furieuse compagne Concepción García pensent qu’il appartenait à la police ; ils se construisent en hâte un alibi fondé sur le vol du tourne disque. Coco va ramener l’arme à l’adresse à laquelle se cachent nos trois héros. Malgré la disparition de celui qu’ils attendaient (le mort c’était lui) ils vont mener à bien l’action concrète pour laquelle ils se sont réunis, eux les anciens militants gauchistes.

 

Ce livre n’est pas un polar, ou pas seulement. Il s’agit aussi, avec un humour dont l’auteur est coutumier, d’une mise en cause de la dictature et des militaires qui l’ont soutenue.

 

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 16:24

David-Vann---Desolations.jpgIrène et Gary forment un couple sans éclat sur les rives d’un lac un peu perdu en Alaska. Ce qui devait être il y a trente ans une aventure temporaire dans ces froides étendues américaines s’est transformé en routine, chacun laissant ses rêves et ambitions au cœur de ses souvenirs. Le couple s’étiole et, derrière sa dernière lubie, bâtir une cabane sur une île, Gary ne se cache-t-il pas une envie de séparation et de solitude ? Pourtant Irène y contribue au maximum de ses capacités, déchargeant les rondins du bateau, dans l’eau glacée du lac, les traînant jusqu’à la cabane, stabilisant les murs montés en dépit des règles de l’art ; elle aurait bien préférée rester au chaud et soigner les douleurs qui inexplicablement transforment son crâne en champ de bataille et l’empêchent de dormir.

 

Irène et Gary ont deux enfants, qui depuis longtemps ont quitté la maison familiale. Mark, ne montre aucune affection pour ‘ses vieux’ tandis que Rhoda, s’inquiète des maux qui assaillent sa mère et des relations qui se distendent entre ses parents. Elle s’interroge aussi à propos de Jim, le dentiste qui partage sa vie, qu’elle voudrait bien épouser, et dont elle ne comprend pas le changement d’attitude.

 

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 Ce roman de David Vann reprend les thèmes qui firent le succès de ‘Sukkwan Island’ : une île, des relations familiales qui partent en vrille, la rudesse de la nature et bien sûr, la solitude. Celle géographique qu’induit l’île posée au milieu d’un lac et que le gel d’un hiver rigoureux isolera pendant de nombreux mois. Celle des corps et des cœurs aussi, englués dans les habitudes et dans les sales tours joués par l’enfance, expériences refoulées, tûes, néanmoins influençant toute l’existence.

 

Un très beau roman qui explore les faiblesses des corps, les capitulations des esprits, les compromis des cœurs, les compromissions des valeurs.

 

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 08:09

La-part-des-Anges---Ken-Loach.jpgRéalisé par Ken Loach en 2012 avec Paul Brannigan, John Henshaw, Gary Maitland, etc.

 

Robbie, Albert, Rhino et Mo, coutumiers de petits délits, échappent à la prison de Glasgow grâce à une condamnation à des travaux d’intérêts généraux. Sous la houlette d’Henri, leur éducateur, ils participent à la rénovation d’un foyer communal ; Mais travailler n’empêche pas les démons de resurgir.

 

Henri n’exerce pas son métier comme les autres ; il se prend d’affection pour Robbie, tout nouveau père, qu’il initie à la dégustation de whisky. Robbie se révèle talentueux, motivé et exceptionnellement doué ; vite capable de reconnaître arômes et saveurs, d’identifier à l’aveugle les cuvées les plus fameuses. Il va mettre ce don à profit pour sortir de sa vie de misère.

 

Comme souvent Ken Loach nous entraîne dans les quartiers où niche la misère, où survivre est un combat journalier. Les difficultés sociales en Ecosse ne diffèrent pas de celles en Angleterre ou en Irlande. L’alcool, la bagarre, la débrouille, la violence parsèment les jours et modèlent les comportements. S’en échapper nécessite une volonté sans faille bien difficile à assumer lorsque l’emploi est rare et l’argent vient à manquer.

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Ce film démontre une fois de plus l’entraide, la solidarité, l’abnégation et la confiance d’un petit nombre peuvent changer le cours d’une existence, bien davantage que les institutions. Une rencontre, une opportunité façonnent une vie. Quant aux riches, ils magouillent aussi et n’ont pas le beau rôle, prêts à dépenser des sommes colossales pour un tonneau de vieux whisky. Ne méritent-ils pas de devenir à leur tour les victimes de leur propres travers ?

 

Au fait, je n’apprendrais à personne qu’en Ecosse on parle écossais ; en revanche sans les sous-titres des passages entiers me seraient demeurés étrangers tant l’accent et les idiomes s’éloignent de ce qu’on entend d’habitude dans films ou les séries. Cette langue rugueuse aide à se plonger dans le rude environnement des ces quatre adolescents.

 

Un film réussi ; des personnages ancrés dans la vie quotidienne, tous très justes dans leur jeu; mention spéciale au personnage d’Albert dont les répliques sont drôles dans leur invraisemblance. Un regard sans concession sur une réalité sociale difficile, mais enveloppé d’espoir et de confiance. Un peu trop optimiste peut-être.

 

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 08:05

life-of-pi-yann-martel.jpgDepuis plusieurs mois je souhaitais trouver une édition en anglais de ce roman dont j’avais entendu et lu de formidables échos. Un voyage dans la toujours perfide Albion me fournit l’occasion que j’attendais.

 

Pi, de son vrai nom Piscine Molitor Patel, fut ainsi nommé par son oncle, nageur émérite qui adorait la piscine éponyme à Paris. Rapidement, sous l’effet de la créativité des enfants du Petit Séminaire qui s’aperçoivent de la proximité phonétique de piscine avec ‘Pissing’, il raccourci son prénom et se fait appeler très rationnellement Pi. Le jeune Indien, il coule des jours heureux à Pondichéry. Son père y gère un zoo peuplé de la faune indigène et d’animaux africains ; Pi déambule avec volupté.

 

Pi découvre l’œcuménisme ; Hindou par sa famille ses rencontres avec un prêtre et un musulman le conduiront à prier Dieu selon les rites chrétiens et selon la foi de l’Islam en même temps qu’il adorera les divinités du panthéon hindou au temple.

 

Le zoo pourtant doit bientôt fermer et disperser les animaux. Quelques uns rejoindront des zoos en Amérique du Nord.  Pi et sa famille embarquent avec la ménagerie sur un cargo marchand pour rejoindre Vancouver au Canada. L’incroyable se produit : le cargo coule en pleine nuit, Pi en réchappe miraculeusement et se retrouve sur un radeau de sauvetage en compagnie d’un tigre du Bengale (nommé Richard Parker), d’une hyène, d’un zèbre à la patte cassée et d’un rat.

 

Le roman de Yann Martel suit alors l’odyssée de cet improbable esquif et de ses passagers et nous donne à contempler la lutte pour la vie, la débrouillardise, la complicité, la juste place de chacun dans l’échelle de la nature, la force de l’instant de survie et le rôle de la foi.

 

100 chapitres, tout rond, comme pour s’opposer à l’irrationalité du nombre Π (Pi). 100 chapitres pour un voyage comme l’épopée de Noé, pour éclairer les différences entre l’athéiste rationnel et sceptique et le croyant émerveillé.

 

Un roman conte, comme Moby Dick  de Melville.

 

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 08:08

Chloe-Delaume---Dans-ma-maison-sous-terre.gifJ’ai entendu Chloé Delaume s’exprimer sur le plateau de ‘La grande librairie’ avec François Busnel et sa fougue, la qualité, l’originalité et la sincérité de ses réponses m’avait conduit à souhaiter découvrir son écriture.

 

Dans un cimetière, Chloé Delaume passe beaucoup de temps sur la tombe de sa mère, enterrée au dessous de son grand-père (maman dessous, papi dessus). Elle dialogue avec Théophile, un personnage, qui manifestement connaît remarquablement le lieu et ses pensionnaires. Il l’aide à comprendre sa motivation car Chloé veut absolument écrire un roman pour nuire, pour tuer même sa grand-mère.

 

L’enfouissement des corps ne garantit pas l’enterrement des secrets, qui, bien sûr vont ressortir et expliquer partiellement le souhait de Chloé. D’ailleurs, les morts ne sont-ils pas tous prêts à révéler les pans celés de leur vie ? Chloé va pouvoir écouter les récits de quelques occupants des tombes, grâce à l’entremise de Théophile qui, décidément, possède d’étonnantes facultés.

 

Ce roman autofictionnel rafraîchit la littérature ; son thème et son style ne ressemblent à rien de connu. Le trouble inhérent à ce type d’écriture provient de l’entremêlement de témoignages personnels de l’auteur et de zones fictionnelles. Qui est donc finalement ce Je qui écrit ?

 

Comment survivre à une vie mise en charpie ? Comment faire payer ceux qui ont fait du mal ou qui l’ont toléré ? L’écriture peut-elle aider l’auteur à se reconstruire ? Faut-il pour cela détruire quelqu’un ou quelque chose ?

 

Une première découverte, pas un coup de cœur, mais une envie d’explorer d’autres textes.

 

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