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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 22:16

Pourquoi, Ô pourquoi sur l'autoroute la majorité des conducteurs qui me doublent se rabattent si rapidement devant moi à une dizaine de mètres voire parfois à quelques mètres (souvent sans qu'aucune autre voiture ne les suive)?

Pourquoi m'obligent-ils à freiner pour restaurer la distance de sécurité requise?

Pourquoi les conducteurs ne comprennent-ils pas l'absolue imbécillité de ce comportement, alors même que, à leur tour victime du phénomène, sa dangerosité devrait leur sauter aux yeux?

Voilà que face à tant de stupidité je me prends à manifester mon mécontentement à ces dangers publics par un jet de lumière vive. Amis conducteurs qui pestez et vous énervez, unissons nous, et tous ensemble, faisons des appels de phares aux conducteurs qui se rabattent sans respecter les distances de sécurité!

Lançons la contre-attaque, combattons les et nous gagnerons quand ils se sentiront harcelés!

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 08:26

Après sa publicité remarquée pour la retraite de libéral qui faisait mal (voir J'ai mal, oui j'ai mal ) le CIC récidive avec une histoire de vol et un mari qui ne pense qu'au chat en faïence de Maman comme principal objet du larcin.

 

Décliné sur France Inter en petites scènes qui sont distillées comme les épisodes d'une série,  cette publicité va finir par devenir culte en jouant le décalage, sans doute pensé et assumé.

 

"T'es cruelle Gisèle, t'es cruelle" affirme le mari dans le second épisode après s'être écrié une nouvelle fois 'Le chat en faïence de Môman' avec le premier 'a' de maman qui tend vers le 'ô' affecté d'une prononciation de fifils à sa maman.

 

Autant la retraite de libéral m'avait énervé autant le ton volontairement mièvre de ce chat en faïence me fait presque sourire. J'attends donc la prochaine!

 

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 08:14

Développons ensemble l’esprit d’équipe clame fièrement la  Société Générale dans son dernier spot de publicité télévisée ; une équipe de rugby solidaire d’un joueur blessé, un groupe de pompiers manifestement épuisés, un homme qui réconforte sa femme qui apprend une mauvaise nouvelle, des salariés dont le patron jubile à ce qu’on lui dit au téléphone, un orchestre et son chef, une manifestation, des jeunes qui s’éclatent dans une fontaine !

 

Tout y est ; tous les clichés, tous les poncifs avec ce qu’il faut de joie, de douleur, de drame, et de solidarité.

 

Mais la banque peut-elle nous faire accroire qu’elle forme une équipe avec ces clients ? La Société Générale est avant tout une société commerciale dont la finalité s’appelle le profit. Rien d’honteux à cela, mais rien de philanthropique non plus. A moins que l’esprit d’équipe ce ne soit le petit groupe des traders qui se partagent des centaines de millions d’euros gagnés en spéculant avec l’argent des clients (pardon, de l’équipe) ?

 

Cette publicité me semble aussi ridicule que si l’abbé Pierre avait vanté les gratte-ciels de Bouygues ou si Mère Thérésa avait posé pour les tailleurs Chanel ou si encore Ghandi avait prêté son image pour augmenter les ventes de fusils.

 

Un peu comme si cette banque avait plutôt en tête l’esprit des quiches qu’elle voudrait que nous soyons?

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 08:38

J'ai mal, oui j'ai mal à ma retraite de libéral!

 

Stop à cette publicité débile qui envahit les ondes matinales de France Inter! Que le CIC (sic) aille se faire entendre ailleurs!

 

Voilà, c'est dit!

 

 

 

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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 08:20

La tradition veut que le début janvier soit consacré à l’expression des vœux (vous trouverez peut-être la répétition inélégante ; j’accepte ce commentaire, mais elle m’a plu). Nous allons donc nous rencontrer en nous apostrophant suivant notre humeur d’un laconique ou emphatique ‘Bonne année’ ou d’un ‘Meilleurs vœux’ voire même pour les plus conventionnels d’un ‘Bonne année, bonne santé’ ou d’un ‘Tous mes vœux d’amour, de travail et d’argent’. Tous y passeront, sans qu’une seule exception ne soit tolérée- le collègue, la boulangère, le poissonnier, le primeur, la caissière du supermarché, les clients, les fournisseurs, chaque croisé dont la figure ou le rôle nous apparaît vaguement familier, et bien sûr les amis et la famille- tant l’oubli d’un seul pourrait rejaillir non sur le déroulement de la future année du négligé mais sur la politesse, le savoir vivre et donc l’image de l’oublieux.

 

Fin janvier se trouveront certains, encore, à déclarer leurs bons vœux, à l’abri d’un sourire de circonstance, dont on en saura jamais s’il vise à adoucir le camouflet qu’un inexcusable (et cependant, si vous m’en croyez, bien pardonnable) retard serait à même d’engendrer ou s’il vous entraîne dans une complicité, que chacun sait nonobstant feinte, sous les auspices d’une coutume autorisant le Français à prononcer ces banalités annuelles jusqu’au 31 du premier mois.

 

Cette tradition naît d’un bon sentiment : souhaiter à autrui que l’année se passe au mieux, quitte à fréquemment réduire ce mieux au triptyque travail, amour et argent, dont on constatera avec intérêt que l’aspect financier a supplanté l’aspect patriotique d’un autre slogan célèbre (ce qui ne surprendra personne compte tenu de la tendance consommatrice de notre société dans laquelle la possession est la valeur première).

 

Parfois la sincérité transparaît dans les vœux et l’on se sent heureux de savoir que l’interlocuteur nous témoigne de son amitié ou de son affection. Parfois l’aspect convenu cache une timidité, une difficulté à exprimer des sentiments plus personnels ou juste l’envie de faire comme tout le monde sans plus de réflexion. Très souvent- la plupart du temps veulent écrire mes doigts sans que je ne parvienne à les en empêcher- les vœux ne valent malheureusement rien de plus que la formule matinale bien connue ‘Comment ça va’ qui n’attend aucune réponse, pire, qui plongerait le dialogue dans l’inconnu si l’on s’avisait de répondre qu’aujourd’hui, justement, ça ne va pas. Rituel de communication pour des locuteurs, dont il faut bien reconnaître l’absence d’intérêt pour votre santé, vos amours ou votre fortune, les vœux participent, j’hésite, au politiquement correct ou au maintien d’une illusion de lien social à moins que ce ne soit les deux.

 

Je n’échappe pas à la tradition ; mais alors que se termine une année au début de laquelle j’avais souhaité à mon père une excellente année et surtout une rapide guérison, je ne peux que constater, avec tristesse, l’inutilité de ces vœux. Je ne vous adresse donc pas mes vœux de bonne santé, ni ceux de beaucoup d’amour et encore moins ceux de fortune. Les fils du destin ou vos actions en décideront.

 

Je vous souhaite simplement de profiter de chaque instant de cette année comme si c’était la dernière ; je vous souhaite de ne pas procrastiner, je vous conjure de passer du temps avec ceux que vous aimez et de leur témoigner de votre affection, je vous souhaite d’être attentif aux autres et je forme des vœux pour que vous réalisiez vos envies. Vous le pouvez!

 

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 17:13

Je suis conscient de la provocation que porte ce titre, pourtant alors que Noël approche dans la froide fin de journée d’un 24 décembre paré de blancheur, il me souvient des jeudis de catéchisme pendant lesquels l’origine de cette fête était narrée.

 

Car à tous ceux qui, succombant à une publicité mielleuse et culpabilisante engloutissant des millions d’euros pour en gagner des milliards, associent Noël à des tables surchargées de mets et de boissons, je rappelle que la fête s’ancre dans la religion Chrétienne et que Jésus, d‘après ce que l‘on nous rapporte, naquit dans le dénuement d’une étable, avec pour tout matelas pour accueillir son petit corps de futur Sauveur, une litière de paille.

 

Car à tous ceux qui, jugent de la réussite de Noël, au volume de cadeaux reçus, à leur coût, à leur adéquation avec les attentes et les envies, à la consommation compulsive dans les temples des marchandises, je rappelle que Noël porte originellement des valeurs de fraternité, de partage, d’espérance et de bonté et que Jésus, dans un geste à la confondante modernité, chassa du temple les marchands et recentra les hommes sur les valeurs spirituelles.

 

Qu’on ne se méprenne cependant pas, je ne méprise ni la bonne chère, ni les cadeaux ; rien ne me touche plus qu’un présent savamment déniché qui témoigne d’une attention particulière, d’une volonté de surprendre ou simplement de faire plaisir. J’adore qu’un vrai sourire se lise, plus encore qu’il ne se dessine, sur le visage de qui, déchirant le papier cadeau, découvre une surprise ravissante. J’aime beaucoup l’attente émerveillée du Père Noël chez les enfants en âge d’y croire et leurs yeux fascinés, embués d’émotion parfois, lorsqu’ils s’aperçoivent que le bonhomme rouge ne les a pas oubliés malgré les millions d’enfants qu’il doit gratifier ; plus tard à la magie succèdera l’illusion du bonheur dans l’amoncellement de cadeaux devenu un dû, dans une fête que la société moderne du capitalisme triomphant aura souvent si merveilleusement pervertie.

 

Partage, joie, bonté, amour pour tous et toutes et Joyeux Noël !

 

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 08:13

A l'issu d'un premier tour tout noir, l'équipe de France de football regagne ses pénates des bleus au coeur et le rouge au front. Laurent Blanc va pouvoir reconstruire; la plupart des joueurs devraient se mettre au vert mais certains tireront peut-être leurs marrons du feu.

 

Quant à moi, je rosis de plaisir face à cette débâcle ... et je me ressers un jaune; si cela continue, je serai bientôt gris!

 

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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 08:34

Mardi soir dernier. Je débarrasse de son film protecteur le numéro de février du magazine Lire. Je feuillette avec délectation les suggestions de lecture, les critiques, les nouveautés. Brusquement, un encart publicitaire de plusieurs pages interrompt ma déambulation littéraire. Les couettes, les draps, les taies, les peignoirs et les nappes de la société Linvosges s’étalent sur le papier glacé.

 

Quel rapport entre la littérature et le linge de maison ? Qu’est ce que la régie publicitaire de Lire avait donc bien en tête pour accepter l’offre de ce camelot?

 

Je ne suis pas froissé, je ne sors pas mon armure comme un croisé, ce n’est certes pas en soi un crime ! Je ne dégusterait cependant pas non plus, par un froid polaire, une crêpe avec une grenadine en terrasse à Jersey sans dénoncer l’alliance mercantile du velours de gueux et de la trame ciselée d’une intrigue littéraire charmeuse.

 

Quel lien entre la culture et la couture ? Quel rapport entre Aïda et la toile Vichy ? Comment comparer les bouclettes d’un tissu sans chichi et les impressions moirées que l’on ressent à la description des côtes Aléoutiennes passées par la plume d’un écrivain de métier ?

 

Cette publicité tombe à plat et chiffonne l’âme de ce magazine façonné pour une frange du lectorat, qui dès la couverture, se réjouit de découvrir au fil des pages le contenu du cocon. Les motifs de mépris sont nombreux face à cette panne de dignité. Je plaide pour, qu’à l’unisson, mes amis lecteurs à l'honorable fibre,  passent par le fer de leur lame le ruban qui chaîne et sangle Lire au cadre commercial le plus inepte et froisse ses galons.

 

Un brin de bon sens, ce n’est pas coton tout de même de voir la faille de ce choix! Comme on dit dans ma famille, ils en ont un grain ! Alors, mouillons notre chemise et ne nous laissons pas manger la laine sur le dos ! Réclamons notre part du gâteau (que nappe un poil de chocolat) au soleil!

 

Au zéphyr complice, crions que nous ne serons pas de mèche avec ceux qui ont foulé aux pieds la stature royale de la littérature.

 

Avant d’avoir maille à partir avec les protagonistes de ce billet, je file à l’anglaise.

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 08:48

Un étudiant d’origine congolaise a déposé plainte à Bruxelles pour faire interdire l’album d’Hergé Tintin au Congo pour «racisme et xénophobie».


Que cet album témoigne, en la caricaturant, d’une période ou le blanc civilisateur considérait le noir comme un enfant, l’évidence saute aux yeux. Faut-il pour autant interdire en 2009 une œuvre publiée en 1931 et qui reflète en partie la vision d’une époque ? Plus généralement où s’arrêtent la liberté d’expression et celle de l’art et où commence la censure ?

Si cet étudiant agit au second degré et avoue bientôt qu’il s’agissait d’une plaisanterie pour démontrer l’emballement et l’absence de recul des médias, nous en sourirons.

Sinon, nous n’en n’avons pas fini avec les procédures judiciaires. En effet, il faudra aussi interdire :

-          Tintin au pays des soviets pour la vision insultante de la Russie et un anti-communisme plus que primaire que véhiculent l’album

-          Tintin en Amérique pour la peinture caricaturale de l’époque de la prohibition et la niaiserie des indiens

-          Beaucoup d’albums d’Hergé car les assureurs se sentiront insultés par le personnage de Séraphin Lampion, car les policiers se découvriront ridiculisés par les Dupont/Dupond, et les arabes, les japonais et les autres personnages se sentiront humiliés.

-          Asterix en Corse, car les autochtones y sont caricaturés

-          Tous les albums d’Asterix car les Romains y passent pour des êtres cruels et stupides

-           Mignonne allons voir si la rose … de Ronsard, car ce poème brosse une vision très négative de la vieillesse, humiliante pour les seniors

-          Les mythologies car souvent les dieux ne sont pas des modèles de moralité

-          De nombreux ouvrages religieux qui mentionnent la notion d’infidèle et véhiculent donc une image révoltante d’inégalité entre les êtres humains

-          De nombreux ouvrages qui dépeignent les femmes comme inférieures aux hommes

-          Les fables de la Fontaine, car elles laissent à penser que les animaux parlent et raisonnent, s’élevant ainsi à hauteur d’homme


L’interdiction des livres est un des signes de la dictature, politique, religieuse ou morale. Le politiquement correct, à vouloir ne froisser aucune communauté ou groupe de pression, nivelle la pensée vers le bas. Aucun grand progrès ne s’est fait sans bousculer les idées en place. Que la liberté triomphe et que les combats pour la dignité humaine se mènent là où les injustices sont réelles : pays où la femme n’est pas l’égale de l’homme, pays où la torture est pratiquée, pays qui emprisonnent ceux qui ne pensent pas comme les dirigeants, qui truquent les élections, où les enfants sont en armes.  La bonne conscience à peu de frais est insupportable.


Le nécessaire combat contre le racisme ne doit pas se transformer en une réécriture de l’histoire et de ses témoignages; Au jeu du plus con avec le raciste, l’anti-raciste devrait sagement décider de ne pas chercher à gagner. 

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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 09:05

Comme Asimov, en son temps, énonça les lois de la robotique qui imprégnèrent des générations d’amateurs de science fiction, comme Moise (oui, je ne me refuse aucune référence !) recueillit les 10 commandements, Daniel Pennac fonde, dans Comme un roman, les droits imprescriptibles du lecteur.

A bien y réfléchir, qui ne s’est jamais forcé à finir un livre même au prix d’un certain ennui ? Sont-ils si nombreux ceux qui sautent des pages ? La lecture à haute voix se pratique-t-elle encore en dehors des salles de classes primaires ?
 
1. Le droit de ne pas lire.
2. Le droit de sauter des pages.
3. Le droit de ne pas finir un livre.
4. Le droit de relire.
5. Le droit de lire n'importe quoi.
6. Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible).
7. Le droit de lire n'importe où.
8. Le droit de grappiller.
9. Le droit de lire à haute voix.
10. Le droit de nous taire.

J’apprécie  surtout beaucoup le droit du lecteur à ne pas lire ; j’aurais pu en faire un désir théicole !

Ces droits imprescriptibles du lecteur de Daniel Pennac deviendront-ils cultes ? Les lecteurs en décideront. Je rajouterais bien quelques uns

11. Le droit de ne pas prêter de livre aux corneurs de pages
12. Le droit de critiquer un livre
13. Le droit de lire dans n’importe quelle position

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