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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 07:59
Doctor Sleep – Stephen King

Il n’est pas courant qu’un livre fasse si naturellement écho à la réalité quotidienne, alors se plonger dans Doctor Sleep en pleine période d’insomnie, voilà qui ne manque pas de piquant.

De nombreux lecteurs ou cinéphiles se souviennent de The Shining, ce huis clos dans l’hôtel Overlook, et du petit Danny Torrence aux prises avec des visions et un père qui devient fou et le traques. Qu’arrive-t-il à Danny à la fin de l’histoire ? Comment sa vie va évoluer, que va-t-il faire de ses dons ?

C’est l’ambition de ce roman que d’y répondre. Voilà donc Dan Torrence, adulte, qui erre sans réel but, alcoolique mais toujours doté du ‘shining’ cette hypersensorialité, cette capacité notamment à percevoir ce que pensent les autres. A-t-il oublié les fantômes d’Overlook ? Sans doute pas puisque qu’il les enfermes au cœur de son esprit.

Dans l’hospice où il travaille, il met ce don au service des malades, les aidant à franchir en paix la dernière marche, à s’endormir pour l’éternité. C’est dans sa chambre sous les toits qu’il est contacté par Abra, une fillette qui possède un don similaire mais bien plus puissant ; Abra a des visions concernant l’enlèvement d’enfants par des ravisseurs inquiétants, Dan va lui venir en aide.

Se noue alors une histoire comme Stephen King aime à les raconter, mélangeant dans une Amérique contemporaine et parfois miteuse le paranormal, l’incroyable, la tension, les personnages attachants et d’autres bien plus inquiétants, ceux qui roulent dans leur gros camping car noirs et qui semblent ne pas vieillir, recherchant des enfants possédant le don.

J’y ai retrouvé la précision de la construction qui me faisait adorer cet auteur avant qu’il ne se lance dans un peu de Fantasy ou dans des romans qui n’en finissaient pas. Le rythme vif souligne une histoire où l’angoisse suggérée vaut tout le gore du monde. La solution réside toujours dans l’enfance, comme la peur des croque-mitaines et des êtres maléfiques.

Bien sur, ces 450 pages pourraient sans doute être réduites mais je ne m’y suis jamais ennuyé ! Alors, si vous souhaitez connaître comment on peut survivre à un cauchemar comme celui de Danny, rejoignez le Doctor Sleep, mais vous aurez du mal à vous endormir.

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Published by Tioufout - dans Livres
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commentaires

JeeretGab 19/01/2015 07:07

J'ai trouvé la description de l'alcoolisme du personnage très bien faite au début mais les méchants sont pour ma part un peu trop barjots à la Stephen King. Moins subtil que Shinning mais intéressant quand même.