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ASSE.jpgLE PARLER GAGA

 

Le Gaga est le parler stéphanois, ou plus généralement le langage populaire utilisé dans la région de Saint-Etienne. Le gaga puise ses racines dans une langue régionale connue sous le nom d’arpitan ; Il n’en reste que quelques mots ou expressions que la plupart des stéphanois connaissent et que beaucoup emploient.

 

Comme tous les mots régionaux, ils ne dépassent que rarement leur zone d’origine pour faire fortune ; cela en fait leur saveur. La préservation de la langue, des expressions locales renforce la diversité culturelle et permet de se rappeler que l’on est d’un pays. Loin d’enfanter le chauvinisme cet attachement à ses mots ouvre paradoxalement vers les autres et leurs particularismes.

 

Prononciation / syntaxe

Le parler gaga bénéficie aussi d’une prononciation particulière basée notamment sur des voyelles fermées là où de nombreuses régions françaises les vocalisent ouvertes : Htl_de_ville_ste.jpg

  • - Les « eu » sont fermés : l’adjectif jeune se prononce comme jeûne, meule comme meûle
  • - Les « o » sont fermés : l’adjectif rose se prononce comme rôse, jaune comme jône
  • - Les « on » et les « an » sont nasalisés : une maison traîne vers « maisan » et maman vers « maimain »

Les voyelles de milieu de mot sont parfois élidées comme dans le célèbre « Saint Ch’mond, Saint Ch’mond, trois minutes d’arrêt » connu de tous ceux qui empruntèrent la ligne SNCF Saint-Etienne - Lyon


Le gaga a parfois tendance à ne pas effectuer l’inversion des pronoms. Il dira par exemple donne moi le, plutôt que donne le moi !

 

 

Le gaga oublie parfois la négation et dira volontiers, tu voudrais pas venir au lieu de tu ne voudrais pas venir ?

 

L’accent général est légèrement traînant et un Stéphanois qui parle à la radio se reconnaît en quelques secondes.

Dictionnaire

adj. : Adjectif

adv. : Adverbe

int. : Interjection

loc. : Locution

v.int : Verbe intransitif

v.pr : Verbe pronominal

v.tr : Verbe transitif

n.m : Nom masculin

n.f : Nom féminin

 

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

  

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A

Abistrogné (adj.) : Déformée. Il a bugné sa voiture et depuis elle est toute abistrognée  

Ablagé (adj.) : Blessé, en mauvais état. Le coissou est bien ablagé, il s’est tombé de l’échafaudage.

Abouser (v.pr) : Tomber lourdement, voir Applater. J’ai glissé sur une grille place du peuple, je me suis abousé devant tout le monde.

Aborgnon (adv.) : Dans l’obscurité. J’aime pas me promener la nuit dans les rues tout aborgnon.

Acanit (adj) : Pas levé. Mon gâteau était tout acanit, j’ai dû oublier la levure.

Accacasser (s’) (v.pr) : S’accroupir. Il s’était tellement emaselé le genou, qu’il ne pouvait plus s’accacasser.

Accacassonner (s’) (v.pr) : S’accroupir. Voir Accacasser.

Achattir (v.tr) : Gâter excessivement. A force d’achattir son garagna, elle en a fait un franc tate-minette.

Adober (v.tr) : Abîmer, saboter. Il reste du reiboit et de la rapée, ne les laisse pas adober.

Affiner (v.tr) : Tromper par ruse. A la vogue, on a affiné le vendeur pour sa quinarelle, même le gabelou il a pas bajasser.

Affortir (v.tr) : Affirmer quelque chose de douteux. Il m’a afforti que sa fricaude était d’hier, il m’a pris pour un badabet !

Agotailles (n.f) : Restes, miettes ; ne s’utilise qu’au pluriel. Même si je suis coufle, j’adore récupérer les agotailles au fond du plat.

Ambignon (n.m) : Nombril. La gambielle du Roger, elle faisait son viron l’ambignon à l’air.

Anganche (n.f) : Personne pénible. Huit heures par jours face à cette anganche, je vais finir par me mettre en caisse !

Apeger (v.tr.) : Donner un coup assez fort ou violent. Le matru il t’a apegé le fils des Crépets qui l’avait bien cherché »

Apette (n.m): Partage ; Ne s’emploie que dans la locution ‘faire d'apette’ ou ‘faire pette’. J’ai pris des gâteaux individuels, qui fait pette avec moi ?

Appincher (v.tr.) : Espionner, regarder avec un côté voyeur. J’ai l’impression que le voisin d’en face m’appinche drôlement

Applater (v.pr): Tomber lourdement à plat, voir aussi Abouser. Fouilla, il s’est applaté dans la boue en bas du champs, son saraud était tout saccagé.

Aquiger (v.intr) : Handicaper, souvent mentalement. Le badabet des Faure, beauseigne, il est aquigé depuis sa naissance.

Aragni (adj) : Osseux, chétif. Le mâtru des Barailler, il est tout aragni, comme un veson.

Arraper (v.intr) : Accrocher au fond d’une casserole.  Miladzeu, à force de bajafler, la rapée a encore arrapé

Arrosser (v.tr) : Ramasser, rassembler un tas de choses éparses. A la luche, on passait des moments une demi heure pour arrosser les pérats invendables à la lueur du crézieu.

Arpions (n.m.) : Orteils.  Il a laissé tomber une brique sur mes arpions, j’ai chanté, tu peux me croire

Artisons (n.m) : Vers que l’on peut trouver dans certains fromages très faits ; en fait il s’agit d’acariens. Le toinou il voulait me servir du fromage aux artisons, je lui ai dit que j’étais coufle pour pas le vexer.

Attraper (v.intr.): S’emploie pour un aliment qui a accroché à une casserole. Mon matefaim il a encore attrapé, faut que je jette la poêle à la gandouze.

A cha peu (loc.): Petit à petit. Tu disais qu’il n’était pas bon le reiboit, mais à cha peu tu l’as bien fini !

 

B

(n.m) : baiser d’enfant : Romain, viens me faire un bâ, viens me faire un gâté.

Babeau (n.m) : Cafard. Ca ne va pas fort, j’ai le babeau depuis la mort de la cousine

Babet (n.m) : Pomme de pin ; quartier de Saint-Etienne, autour de place Saint-Ennemond. Allons ramasser un boge de babets pour allumer le feu cet hiver

Babielle (n.f) : Femme bavarde et un peu commère.  La mère Barailler, c’est une vraie babielle, elle colporte tous les potins, elle me fout la lourde à force.

Bâchat (n.m.) : Récipient, peu élégant, souvent destiné à contenir du liquide. Amène ton bâchat que je te verse la soupe

Badabet (n.m) : Niais, attardé. Quel badabet le Roger, il n’a pas inventé la corbicine !

Badabeu (n.m.) : Niais, avec une connotation péjorative ou rustre. Fouilla, regarde moi le, le badabeu, il est encore allé embêter les filles.

Badinguet (n.m) : Niais, attardé. Tu sais pas qui j’ai vu à la vogue ? Roger Massardier, celui que même sa famille appelle le badinguet !

Baille (n.f) : Eau. Miladzeu, je te l’ai balancé à la baille, il commençait à me courir sur le haricot, à sauter partout sur le bateau !

Bajafle (n.f / n.m) : Bavard impénitent. J’ai passé la soirée avec ce bajafle de Michel, il m’a fichu la lourde.

Bajafler (v.tr) : Bavarder avec excès. Je ne peux rien lui dire, il va bajafler et demain tout le monde le saura.

Bajasser (v.tr) : Parler à tort et à travers. Demain on reçoit mon patron, alors ne va pas encore bajasser toute la soirée.

Bamborgne (n.f) : Jouet musical d’enfant à une seule corde. Prête ta bamborgne à ton frère et viens me faire un gâté. 

Baraban (n.m) : Pissenlit. Le dimanche soir, j’adore me préparer une salade de barabans avec quelques lardons.

Barailler (v.intr) : Peiner. Mon deuxième garagna, beauseigne, je tire peine de le voir barailler sur ses devoirs.

Baronter (v.intr) : Maugréer, râler. Qu’est ce que tu barontes encore, tu vas finir par ramasser si tu continues.

Barouelle (n.f) : Tache : Enlève tes grolles, tu vas mettre des barouelles sur le tapis !

Baroulade (n.f) : Roulade (voir corbicine). J’ai tellement joué à la baroulade, que j’ai la lourde

Basane (n.f) : Tablier épais de protection. Quand je fais des bugnes, je mets toujours ma basane, sinon j’ai plein de catolles d’huile.

Barreaux (à) (loc.) : Epuisé. La mâtru se réveille trois fois par nuit, je suis complètement à barreaux.

Bartassaille (n.f) : Ensemble d’objets hétéroclites, souvent métalliques. La prochaine fois que le patère passe, je lui refourguerai toute la bartassaille qui traîne dans la cave.

Batailler (v.intr) : Avoir du mal à faire quelque chose, faire peine. Il me fait batailler, bichette, à pichorgner comme çà avec la fricaude.

Baveux (n.m) : Joueur de sarbacane. Tu viens voir les baveux sur les de Saint-Just ?

Bayayet (n.m) : Niais. Ce grand bayayet, il va finir vieux garçon.

Bazeuil (adj.) : Fou, débile. Le bazeuil de l’impasse, y m’a bugné ma voiture, je vais me le camphrer un ce ces jours !

Bazut (adj) : Bête, idiot, souvent dit avec affection. Bastien, tu serais pas un peu bazut par hasard ?

Beauseigne (n.f): Le pauvre, la pauvre; similaire au peuchère marseillais dans certaines acceptions. Prononcer le ‘s’ avec le son ‘s’ pas ‘z’. La mémé beauseigne, personne ne lui cédait la place dans le tram, j’avais honte.

Belet (n.m): Agneau, utiliser aussi avec une certaine tendresse pour parler d’un proche. Souvent prononcé b’let. Comment ça va mon belet ?

Benaise (n.m et adj) : Content, satisfait. On emploie ‘avoir son benaise’ pour avoir le ventre plein, pour ne pas avoir de souci ou d’inquiétude. Je me suis couflé de bugnes maintenant j’ai mon benaise.

Benon (n.m) : Baquet pour la lessive. Il était tellement machuré que je l’ai mis tout entier dans le benon.

Berchu (adj.) : Edenté, utilisé en particulier lors de la perte des dents de lait chez les enfants. Romain il est berchu, la petite souris va sûrement passer cette nuit !

Bichette (n.f): Similaire à Beauseigne. Bichette, il me fait mal au cœur de chouiner comme ça, il doit faire ses dents

Biganche (adj.) : Difforme. Son accident de moto l’a laissé tout biganche.

Bitancher (v.tr) : Boire des coups (voir pitancher). A force de bitancher, il était franc soul à la vogue de saint-Just.

Bitors (n.m) : Saucisson. Pour ce soir, je mets quelques tranches de bitors et une rapée, ça suffira, non ?

Bitognot (n.m) : Bouton, petite excroissance. Pour ouvrir la boite, tu appuies sur le bitognot.

Bobiat (n.m.) : Idiot, simplet. Avec la gambelle du 2ième il s’est comporté comme un vrai bobiat

Boge (n.f) : Sac. Cet après-midi on ira ramasser une boge de babets.

Bougnette (n.f) : Défaut dans le tissu. Regarde cette robe, elle a une bougnette, je vais la donner au patère.

Bouillou (n.m) : Veau. En faisant mon petit viron je suis passé devant les bouillous du Fernand ; ils ont déjà deux mois.

Boutasse (n.f) : Trou d'eau souvent peu propre, flaque. Arrête de sauter dans cette boutasse, tu vas bousiller tes souliers.

Bouyou (n.m) : Voir Bouillou.

Brandigoler (v.intr) : Vaciller, bouger. La dent du petit brandigole, elle va certainement tomber cette nuit.

Brave (adj.) : Gentil, simple. Le Claude, il est vraiment brave, avec les frères qu’il a !

Broger (v. intr) : Gamberger, broyer du noir. Depuis qu’elle a lu cette lettre, elle broge, je n’arrive pas à lui changer les idées.

Bugne (n.f) : 1) Gâteau brioché préparé autour de Mardi Gras. 2) Coup, marque. J’ai bugné la voiture, je vais me faire souffler dans les bronches

 

C

Cacasson (n.m) : accroupi, s’emploie uniquement dans la locution à cacasson. La prof de gym, elle nous à fait mettre à cacasson juste avant de faire les roulades.

Cafi (adj.) : Plein de, rempli de.  Samedi, je suis allé au Bessat, c’était cafi de promeneurs 

Cafuron (n.m) : 1) Petite fenêtre, œil de bœuf 2) Petite pièce, réduit. Depuis le cafuron du grenier, on voit la berge de la Loire.

Cagnas (n.m) / cagnasse (n.f): Paysan / paysanne, employé péjorativement. Le coissou des voisins, il pitanche comme un vrai cagnas.

Caille (n.f) : Truie. Il n’y a qu’à aller jeter toutes ses épluchures à la caille

Caillon (n.m) : Cochon. Le matru, il était tout mâchuré, comme un caillon

Caisse (n.f) : Arrêt maladie. J’ai une bonne grippe, le toubib y m’a mis en caisse jusqu’à la fin de la semaine

Camphrer (v.tr.) : Frapper, tabasser. Hier le matru, il a camphré deux galapiats, il a reçu, mais je crois qu’il a bien donné aussi !

Canit (n.m) : Bistrot, café. Tu viens au canit, on va écluser quelques gorgeons ?

Canou (n.m ou n.f) : Chéri, chérie. Viens ma canou, viens faire un calin

Carcameler (v. intr) : Tousser. Allo tonton, pourquoi tu carcameles ?

Carotte rouge (n.f): Betterave rouge cuite. Elle a accompagnée la rapée avec des carottes rapées et une carotte rouge et un peu de pourette.

Carpette (n.f) : Revêtement de sol, linoléum (l’acception en français est plutôt tapis). Tous les jours, après manger, je lave ma carpette.

Catolle (n.f) : Tache, employée au sens propre et figuré. Le matru, il s’est assis tout machuré sur mon canapé, il m’a laissé plein de catolles !

Chanforgne (n.f) : musique, souvent employé de façon péjorative. Tu veux bien arrêter ta chanforgne, ça me fout la lourde.

Chaudron (n.m) : Stade Geoffroy-Guichard Si tu savais comment le Chaudron bouillonnait en 1976 ! Depuis les Verts, bichette, il me font bien de la peine.

Cheneau (n.f) : Gouttière, chéneau (avec l’accent aigu). Faudrait que je nettoie mes cheneaux elles sont pleines de feuilles.

Chouiner (v. intr.) : Pleurnicher. Mon garagna, il chouine de puis ce matin à cause de sa gôgne.

Clapier (n.m) : Quartier de Saint-Etienne. Ma mère, elle était instit au Clapier.

Claque-dent (n.m) : Qui dit des bêtises. Après deux verres, il te fait le claque-dent comme pas deux.

Clincaille (n.f) : Ensemble d’objets (souvent petits) en fer ou métal sans grande valeur ; par extension ensemble d’objets sans valeur. Paul, vire moi ta clincaille de tes étagères, je me suis encore tombé une coupe sur les arpions.

Clinquaille (n.f) : voir Clincaille

Coissou (n.m) : Le dernier né d’une famille. Je vais demander au coissou des Pours de me réparer la débéloise.

Consulte (n.f) : Prescription, ordonnance. Le docteur, il m’a fait une consulte longue comme un jour sans pain

Corbicine (n.f) : Roulade (voir baroulade). A l’école, la maîtresse nous a fait faire la corbicine.

Coufle (adj.) : Rassasier, repu. Le matefaim après les godivots, je n’ai pas pu, j’étais coufle.

Couratter (v.tr) : courir, vagabonder. Employé aussi dans le sens de courir après les filles ou les garçons. J’aimerai avoir encore 16 ans pour couratter le samedi soir !

Coursière (n.f) : Raccourci. Pour monter à Saint-Héand, on prendra la coursière, en plus on n’aura pas les voitures !

Cramaillat (n.m) : Crachat gras, voir ‘Cramiaud’.

Cramiaud (n.m) : Crachat gras. En Chine, quand ils carcamellent, ils balancent leurs cramiauds sur le trottoir, et pas que les milapiats.

Cramiauter (v.intr) : Cracher gras. L’oncle cramiautait tellement que me docteur l’a mis en caisse pour 3 jours.

Crassier (n.m) : Terril. L’autre jour, nous sommes montés sur le crassier et on l’a débaroulé ! Nous étions bien machurés, qu’est ce que j’ai ramassé le soir !

Crézieu (n.m) : Lampe de mineur à flamme extérieure, aujourd’hui lampe éclairant faiblement. Nom de dzeu! Fous moi en l’air ce crézieu, il éclaire comme le cul d’un mineur !

Croire (s’en) (v.intr) : Agir avec prétention. Le faramelan du 3ème, il s’en croit comme s’il avait inventé le sarrasson.

Cuchon (v. tr.) : Tas de (utilisable pour des choses qui peuvent se compter individuellement). Il ne manque pas de peluches, il en a un cuchon dans sa chambre.

Cuisse (n.f) : Quartier d'une orange ou d'une mandarine. Super bonne cette orange, t’en veux une cuisse ?

 

D

Débarouler (v. tr) : Dégringoler, tomber en roulant. J’ai débaroulé les escaliers et je me suis camphrer le galandage.

Débeloise : (n.f) : Cafetière. Le matin, mon premier geste est d’allumer la débeloise.

Débigoiser (v.intr) : Médire, raconter des ragots. Tu passes une heure avec cette babielle , elle te débigoise sur tout le quartier.

Débringué (adj.) : Détérioré, hors d’usage. Quel saccaraud, il a déjà tout débringué son jouet.

Décubasser (v.intr) : Courbaturer. Hier j’ai porté toutes les gravats à la gandouze, aujourd’hui je suis tout décubassé.

Défiferlé (adj.) : Usé, effiloché. Ma blouse est toute défiferlée, samedi j’irai faire un tour chez Tadduni.

Dégobiller (v. tr) : Vomir : La mu, elle a tellement pitancher à la pampille qu’elle a dégobillé dans les dahlias.

Dégoiser (v. intr.) : Dire des bêtises, parler pour ne rien dire. Il me fout la lourde celui-là à dégoiser en permanence.

Dégrener (v.tr) : Ecosser. Si j’avais su que tu pichorgnerais comme ça, j’aurais passé moins de temps à dégrener les petits pois.

Déguiller (v.tr) : Tirer au sort. On déguillera les parents qui accompagneront les matrus à la Cotonne.

Déjeuner (v. intr. / n.m.) : Prendre le petit-déjeuner / Petit-déjeuner. Il est déjà 9h00, venez déjeuner !

Dépenaillé (adj.) : avoir les vêtements en désordre. Il se donne des airs de tateminette mais il est tout dépenaillé.

Dedzeu (n.m) : Juron dérivé sur nom de Dieu. Dedzeu ! Tu vas finir par ramasser si tu continues à me faire flique.

Déprofiter (v.intr) : Gaspiller. Arrête de pichorgner et de déprofiter ton repas, ils en seraient contents au Bangladesh.

Des fois (loc): Par hasard. Samedi, tu voudrais pas des fois venir avec moi aux Ursules ?

Dîner (v. intr. / n.m.) : Prendre le déjeuner / déjeuner. Aujourd’hui on dînera à midi et demi !

 

E

Ebarioles / Ebarliaudes (n.f) : 1) Etourdissement 2) Eblouissement. Hier, en courant sur le chemin de la Madone, je me suis applater tellemnt fort que j’en avais les ébarliaudes.

Ebouillé (adj.) : Ecrasé, déformé. A force de jouer au rugby, il a la face toute ébouillée.

Ebravager (v. tr) : Effaroucher. Les garagnas qui lorgnaient mes prunes, je te les ai sacrément ébravagés !

Ebravagé (adj.) : 1) Effarouché 2) Ecervelé. Elle est complètement ébravagée, t’as vu le reiboit qu’elle a acheté ?

Ecorpelé (adj.) : Ecorché, égratigné. Tu vas pas te mettre en caisse pour un genou écorpelé ?

Égrointer (v. tr) : Abîmer l'arête d'un objet, émousser. J’ai égrointé ma hache, à causes des clous dans la poutre.

Emaseler (v. tr) : Se faire mal, s’écorcher. Bichette, il s’est tout émaselé en s’applatant dans la coursière.

Encaqué (adj.) / encaquer (v. pron.) : Serré. Fouilla, comme on était encaqué dans la voiture de la cousine pour monter au Bessat.

Equevilles (n.f) : Détritus, miettes ; ne s’emploie qu’au pluriel. Après avoir mangé les artichauts on avait un cuchon d’équevilles.

Et  (conj) : Introduit les minutes ; On dit il est ‘et 25’ pour il est 25 minutes après l’heure (courant puisque non indiquée. Beauseigne, il est déjà et 20 et il est toujours coincé à Sainté.

Evanlé (adj) : Etendu sur le dos, souvent dans une pose proche du laisser-aller. J’suis rentré de la Manu, j’lai trouvé évanlé sur le canapé, à bitancher devant un match des Verts.

 

F

Faramelan (n.m) : Prétentieux. Il a beau faire le faramelan, à la pampille, il était bien content de venir tuer la caille comme un pagand.

Farasse (n.f) : Souillon. La farasse du deuxième, on dirait qu’elle s’habille chez Tadduni.

Fayard (n.m) : Hêtre. J’avais pitanché, j’ai voulu monter au sommet du fayard, je me suis applaté à la première branche.

Fenêtron (n.m) : Vasistas, petite fenêtre. Elle apinche encore depuis son fenêtron la babielle d’à côté.

Fermer (v.int) : Enfermer. Le vent a claqué la porte, je me suis trouvé fermé dehors.

Fiarde (n.f) : Toupie, utilisé surtout dans l’expression ‘tourner comme un fiarde’ signifiant tourner sans savoir quoi faire. Arrête de tourner comme une fiarde, tu me fiche la lourde, vas plutôt lire.

Flique (n.f): Enervé ; utilisé uniquement dans l'expression faire flique : Eteins ta chanforgne, tu commence à me faire flique !

Fouilla (int.): Marque de surprise ou d'étonnement ; voir Ouilla. Fouilla ! Si t’avais vu la tête qu’elle faisait quand j’ai écrasé le lermuse.

Fourme (n.f.) : Fromage à base de lait de vache ; la meilleure est celle de Montbrison avec sa croûte orangée. Une rapée avec une salade de barabans et un bout de fourme, voilà mon repas du dimanche soir.   

Franc (adv.) : Très, beaucoup. Il est franc con celui-là, regarde la bugne qu’il a faite à ma voiture.

Fricaude (n.f) : 1) ensemble des abats de porc 2) fricassée d’abats de porc. Dimanche on tue la caille, tu viens manger la fricaude le soir ?

 

G

Gabelou (n.m) : Désignait un employé de l'octroi qui collectait la gabelle (taxe sur le sel). Utilisé aujourd’hui pour douanier.  Je me suis fait prendre par la volante, mon coffre était cafi de fourme et de sarrasson !

Gaga (n.m) : Le parler des stéphanois. Tioufout, il a fait une page web sur le gaga, c’est pas un bobiat !

Galandage (n.m) : Cloison à l’intérieur d’un appartement ou d’une maison. Hier, j’avais tellement pitanché que j’ai monté le galandage de traviole.

Galapiat (n.m) : Garnement. Peut être employé avec affection. Fouilla, il me donne  la lourde ce galapiat, à chouiner comme ça.

Gambelle (n.f) : Fille ou femme de petite vertu. La fille des Courzieu est une sacré gambelle à minater tous les soirs.

Gambinotte (n.f) : 1) Pain blanc trempé dans du vin chaud et sucré 2) Faire gambinotte, mettre des morceaux de pain blanc dans son vin chaud sucré. Hier chez les Déchandons, on a fait gambinotte jusqu’à point d’heure, on était franc saoul.

Gandou (n.m) : Eboueur. Regarde, maman, c’est le camion des gandous.

Gandouze (n.f) : Décharge publique. Demain on fait du ménage dans le garage et on met tout à la gandouze.

Gapiand (n.m) : Désignait un employé de l'octroi qui collectait la gabelle (taxe sur le sel). Utilisé aujourd’hui pour douanier.  Le René, depuis qu’il est devenu gapiand, il trouve que la râpée ça fait cagnas !

Garagna (n.m) : Garçon, enfant souvent chahuteur. Je vous plains avec votre deux garagnas, toujours à baronter et à faire hurler leur chanforgne !

Gâté (n.m) : Câlin prodigués par ou aux enfants. Romain, viens faire un gâté à papi.

Gnaque (n.f) : 1) Marque, coup 2) trace de morsure. Quel saccaraud, il m’a encore fait une gnaque à l’armoire.

Gnaquer (v.t) : 1) Marquer, cogner 2) mordre. Le chien des voisins il a manqué me gnaquer les arpions, il franc con.

Godiveau (n.m) : Saucisse à base de veau (de la taille d’une merguez). Des godiveaux pour mettre avec une purée, je lui ai demandé à la bouchère, elle a rien compris, bichette.

Gôgne (n.f) : Enflure de la joue. La gôgne que tu as te fait la tête toute ébouillée ; tu devrais voir le dentiste.

Gorgeon (n.m): Verre de vin ou d’alcool.  Les verts, ils ont mis le chaudron en délire, on a fait la pampille et bu des gorgeons jusqu’à point d’heure.

Gouillat (n.m) : Flaque d’eau pas très propre, ravin boueux. Arrête de sauter dans les gouillats, tu vas petafiner tes chaussures.

Grabotter (v.t) : Tripatouiller, gratouiller. Qu’est-ce que vous grabottez dans cette armoire ?

 

H

Harte (n.f) : Mite. L’armoire du hall est cafie de naphtaline pour faire partir les hartes.

Hirondelle (n.f) : Agent de police à bicyclette ; vient de la marque du vélo Hirondelle qui était fabriqué à Saint-Etienne par Manufrance. L’hirondelle conduisait pas bien droit, j’suis qûr qu’il avait fait la pampille au canit.

 

I

Interver (s’) (v.pr) : S’informer. Je lis le Progrès au canit, il y a rien de mieux pour m’interver.

Ije (n.f) : La lettre J. Dis moi, Jarjille ça s’écrit bien avec un ije au début ?

 

J

Jarjille (adj. ou n.f) : Taquin, enfant qui a la "bougeotte". Tu parles d’un jarjille le fils du Jeannot, il peut pas tenir en place.

Jabiasser (v.intr) : Parler à tort et à travers. Ca y est, il est reparti à jabiasser ;  Mais débranche le donc !

Jâcounasse (n.m ou n.f) : Quelqu’un qui fait des bêtises ou des âneries. Il fait son faramelan le coissou, mais c’est qu’un jâcounasse.

Jâcounasserie (n.f) : Bêtise, ânerie. J’en peux plus de ce garagna, toutes les jâcounasseries possibles, il en manque pas une.

Jambe d’airelle (loc) : Nigaud, maladroit. Fais attention jambe d’airelle, le sarrasson va se retrouver par terre !

Jambe d’herse (loc) : Nigaud, maladroit. Eh, jambe d’herse, t’as pas inventé la rapée !

Japille (n.m ou n.f) : Parler à tort et à travers. Ne l’écoute pas cette japille, il y a jamais rien de vrai dans ce qu’elle dit!

Japiller (v.intr) : Parler à tort et à travers. Elle bajasse, elle jabiasse, elle japille toute la journée, j’en peux plus !

Jumelle (n.f) : Bouton de manchette. J’ai retrouvé les jumelles du pépé qu’il portait pour son mariage.

Jean-ma-mère (n.m) : Enfant particulièrement attaché à sa mère. Au lieu de camphrer le voisin, il vient chouiner, un vrai jean-ma-mère.

Jean-ma-… (loc) : Utilisation du prénom jean accolé à une adjectif ou à un nom pour désigner une catégorie générale. Jean-la-fille pour quelqu’un d’efféminé, Jean-le-bazut pour quelqu’un d’idiot.

Jouir (v.tr) : Dominer, venir à bout. Le coissou il arrive pas à jouir ses mâtrus.

Jupi (adj) : Rétréci au lavage, feutré. J’ai sorti le corsage du benon, il était tout jupi, je peux plus le mettre.

 

L

Lancer (v.intr) : Elancer. Depuis que je suis écorpelé, j’ai le genou qui me lance.

Lancieu (n.m) : Drap. Le Romain, il a tellement baronté qu’il a dormi sans ses lancieux.

Lapider (v.tr) : Harceler. Bastien, tu me fiche la lourde de lapider ton frère comme ça.

Lapide-chrétien (n.m) : Quelqu’un qui se colle aux autres à en être ennuyeux. Bastien tu es un peu lapide-chrétien en ce moment, une vraie anganche.

Lavorger (v.tr) : Laver sans soin. Je ne donnerai plus mes vêtements à la Marie, elle lavorge tellement que ma jupe elle était complètement jupie, on aurait dit une boge.

Lermuse (n.f) : Lézard gris. Cette année, on passe les vacances à Fromentine, on va jouer les lermuses, les arpions au soleil.

Lierche (n.f) : Bordure de tissu déchirée, effilochée. Le tate-minette il a fait des lierches à son jean tout neuf pour aller danser au Babet.

Liquer (v.tr) : Boire. Il en lique des quinas le Johnny, pas étonnant qu’il bajasse dès 11 heures.

Liqueter (v.tr) : Boire. Si elle ne liquetait pas autant, elle bugnerait moins sa voiture.

Liqueter (v .tr) : Manoeuvrer un loquet. Arrête de liqueter cette porte, tu rentres ou tu sort ?

Loqueter (v .tr) : Manoeuvrer un loquet. Voir Liqueter.

Lourde (n.f) : Tournis. Arrête de bouger comme un bayayet tu me fiches la lourde.

Luche (n.f) : La mine et par extension le travail. Je suis encore en caisse, il paraît que c’est mes quinze ans de luche qui me valent ses consultes longues comme le bras.

Luches (n.f) : Mèches de cheveux, employé toujours au pluriel. La gambelle, elle attire les manuchards avec ses luches blondes.

 

M

Mâchurer (v.tr) : Salir. Jean-Louis, il a fait un viron en VTT en passant par la coursière, il était tout machuré.

Manchonner (v.pr) : Se bagarrer. Le père Rigaud, il s’est manchonné avec le gandou qui lui a mazanté sa voiture.

Mâcle (n.m) : Tristesse, mélancolie. Chaque fois que je passe devant ce canit, je prends le mâcle et je broge toute la journée.

Malûche (n.f): Battoir des laveuses. La Julie, elle a encore jabiassé tout le matin à la malûche.

Maneille (n.f): Anse, poignée. Passe-moi la débéloise, attention la maneille brandigole !

Mani (n.m) : Hanneton. La terrasse est cafie de manis, on va manger les godiveaux et la rapée au salon.

Manne (n.f) : Terre glaise, marne, argile. Il se tue au jardin à remuer cette manne, même la pourette elle pousserait pas.

Manu : Manufacture d’Armes de Saint-Etienne. Avoir le pas de la manu : aller d’un train de sénateur. Cette année les Verts, ils ont le pas de la manu dans le Chaudron, pas de crainte qu’ils soient mouillés de chaud.

Manuchard (n.m) : Ouvrier de la Manu. Demain je vais faire la pampille avec des Manuchards, on va parler du bon temps, bichette.

Marpailler (v.tr) : Tripoter. Si t’arrête pas de marpailler le bouillou, il va te gnaquer.

Matefaim (n.m) : Crêpe épaisse, à base de farine, eau, lait et œuf et cuit avec un peu d’huile à la poêle. Le mâtru, il donne pas sa part de matefaim à la caille.

Mâtru (n.m / adj) : Enfant, petit. Le mâtru, il faisait la corbicine dans la grange il s’est émaselé vilain.

Mazanter (v.tr) : Abîmer. Arrête de mazanter cette débéloise, déjà que le bitognot brandigole !

Mener (v.int) : Etre exciter (dans tous les acceptions). Fouilla, ton garagna, je sais pas si c’est sa gôgne ou s’il sent les vacances, mais il mène.

Mieux (adv) : Plus. Maman, j’peux avoir un peu mieux de bugnes ?

Miladzeu (int) : Juron (mille dieux !), puis personne vulgaire. Miladzeu, si tu continues à me faire flique, tu vas ramasser.

Milapiat (inter) : Juron. Milapiat ! j’ai mazanté le bitognot.

Milapiat  (n.m) : Homme en guenilles. T’as adobé ton pantalon, il est plein de catolles, tu ressembles à un milapiat.

Minater (v.int) : Flirter, câliner. Qu’est ce que t’as à minater avec la gambelle du deuxième, c’est une vraie farasse.

Moments (des) (n.pl) : Utilisé dans l’expression ‘des moments’ signifiant si jamais, au cas où. Emporte le crézieu des moments que la lumière serait encore cassée.

Moments (à un de ces) (exp) : Au revoir. Je dois partir du canit maintenant, je suis censé être en caisse, alors à un de ces moments !

Mouillé de chaud (expr) : en sueur : Avec la bande au Lalou on a joué à la motte, je suis tout mouillé de chaud.

Moulachique (adj ou n.f ou nm) : Mou. Quelle bande de moulachiques les Verts hier dans le chaudron, ils font les faramelans mais on aurait dit des lermuses.

 

N

Niat (n.m) : Ivresse. Je vais plus au canit, il y a quelques pitanches qui font les faramelans en dégoisant. Ils me fichent la lourde.

Nioche (n.f) : Fille peu dégourdie. La vendeuse du Chardon Bleu beauseigne, elle est franc nioche, elle comprenait pas que son reiboit il était tout acanit !

 

O

Oublier (s’) (v.pr): Se réveiller en retard. S’il avait pas tant carcamelé, bichette, je m’oubliais et j’aurais raté le passage des gandous.

Ossu (int): Interjection destinée à repousser un chien. Oussu ! Tu vas effrayer la caille ! Oussu ! Ou je te balance les arpions dans le ventre !

Ouilla (Int) : Marque de surprise ou d'étonnement ; voir Fouilla. Ouilla ! Si t’avais vu ce qu’il a pitanché au canit, il a fait la corbicine sur la carpette !

Ollagne (n.f) : Noisette. On va faire un viron du côté de La Fouillouse, on ira ramasser des ollagnes.

 

P

Pagnot (n.m) : Mauvais garçon. J’aime pas traîner près de la muraille de Chine, c’est cafi de pagnots là-bas !

Paillat (n.m) : 1- panier, corbeille. 2- expression les pleins paillats : en grosse quantité. On a ramassé des pleins paillats de pomme, mais la plupart avaient le veson.

Pampille (n.f) : la fête. Pour l’anniversaire de Carine on s’est fait une de ces pampilles ; le coissou était franc pas clair, il s’est abousé dans la mare aux caillons !

Passé un temps (loc) : Naguère, jadis. Passé un temps, les Verts c’étaient des bons, tu te souviens d’Yvan Curcovic ?

Passer sous le tram (loc) : S’être fait couper les cheveux courts. Alors t’es passé sous le tram ? on dirait un gabelou.

Patère (n.m) : Chiffonnier, qui passait dans les rues des villages en criant ‘Patère !’ ; utilisé pour faire peur aux enfants. Si tu fais pas des devoirs, j’appelle le patère !

Patte mouille (n.f) : chiffon humide utilisé pour repasser. Pour une manche parfait tu utilises la jeanette et une patte mouille.

Pège (n.f) : La poix ; matière collante. J’espère que je croiserai pas la Marthe, c’est une vraie pège.  

Pegeat (n.m) : Platras, grosse masse informe. Il va pas manger sa purée et ses godiveaux, tu lui en a mis un pegeat ; rajoute un peu de lait.

Peger (v.int) : Coller. Attention à ma basane avec tes doigts, ils pègent.

Peine (tirer / prendre) (loc): S’inquiéter ou faire des efforts. J’ai enfin fin de planter les arbres, mais j’y ai pris peine.

Petafiner (v.tr) : Abîmer quelque chose, le casser. T’as petafiné tout mon massif de d’œillets, saccaraud !

Peter (faire) (loc) : Donner un baiser sonore. Viens Romain, viens faire peter à Mamie.

Peton (n.f/adj inv.) : Grognon, pointilleux, chipie. La fille de la babielle de l’impasse, elle est peton comme l’était sa grand-mère.

Pette (n.m) : voir Apette.

Pialousse  (n.f) : Prunelle  des haies, fruit très acide. Il a gelé ce matin, on va ramasser les pialousse et les mettre dans l’eau de vie.

Piat (n.m) : Morceau de tissu pour rapiécer, par extension vieux chiffon. Elle envoie son mâtru à l’école avec un gros piat défiferlé sur la cuisse, il s’est fait apegé par un faramelan, bichette.

Pichorgner (v.tr) : Faire le difficile avec la nourriture ; manger avec peu d’appétit. T’es malade ou c’est à cause de ta gôgne que tu pichorgnes, tu veux faire gambinotte à la place ?  

Pimpignole (n.f) : Coccinelle. Le dédé a tellement d’acné qu’on dirait une pimpignole !

Piquerle (n.f) : Concrétion au coin des yeux ; par extension mal voir. C’est à cause des allergies que tu as des piquerles ?

Pitanche (n.m) : Ivrogne. Depuis la mort du pépé, il broge et il en train de devenir un vrai pitanche.

Pitancher (v.int) : Boire avec excès, se saouler. Avant d’aller à la vogue on avait tellement pitanché au canit, qu’on s’est manchonné avec les gars de la Manu, j’avais la tête toute écorpelée.

Pitou (chez) (loc) : En grand désordre. Il va falloir que tu ranges le garage on se croirait chez Pitou.

Plaindre (v.tr) : Servir en faible quantité. On a quasiment pas mangé de papillotes, j’ai l’impression qu’elle nous les plaignait. 

Plat-au-four (loc) : Pommes boulangères. J’adore le plat-au-four, avec de bonnes côtes d’agneau.

Point d’heure (à) : Tard, très tard. Le lalou cette nuit il est rentré à point d’heure, sa mère elle a sacrément baronté.

Pourette (n.f) : Ciboulette. Le dimanche après la rapée, j’aime bien un sarrasson avec de la pourette ; je m’en mettrais coufle !

 

Q

Que (adv) : 1- Souvent post-verbal dans une intention de renforcement de l’expression qui suit (avec une notion de provocation ou d’avertissement). Tâche que d’essayer, tu verras, si je vais pas l’égrointer ta fiarde ! 2- Utilisé parfois sans complément. Tâche que ! Essaye que !

 

Quillorches (nf) : Epaisses épluchures ; s’utilisent uniquement au pluriel. Regarde moi ces quillorches de la carotte roug ! Tu veux engraisser le caillon ?


Quillorcher (v.tr) : Faire des grosses épluchure. Si tu continues à quillorcher comme ça on sera pas tège ce soir.
 

Quina (n.m) : Vin cuit apéritif, utilisé pour Quinquina. Salut Lalou, viens prendre un quina à l’apéro ; après on ira à la vogue.


Quinarelle (n.f) : Jouet, instrument de musique au son monocorde et aigü et assez désagréable. Par extension personne qui se plaint en permanence. Arrête ta quinarelle, tu me fiche la lourde.

  
Quiner  (v.int) : Geindre, miauler : Je sais pas ce qu’il a le mâtru mais il arrête pas de quiner depuis ce matin. Même les lermuses l’intéressent pas.


Quiniauder (v.int) : Piétiner. Je suis allée à Centre Deux avec Odette hier, on a quiniaudé pendant 2 heures, elle avait les arpions en compote, bichette.


Quisse (n.f) : Bille. J’aime mieux placer que tirer aux quisses et dans la cour c’est plus dur que sur la carpette !

 

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