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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 08:09

Stephane-Audeguy---ROM-.jpgC’est une histoire qui a pour lieu la cité éternelle, celle où mènent tous les chemins, celle du plus grand empire européen, Rome. Plus qu’une fiction, il s’agit de son histoire, racontée par elle-même, narratrice du roman. La capitale italienne se relate, mélangeant allègrement les époques et les personnages.

 

C’est aussi un jeu, Rom@, qui reconstitue virtuellement la ville au temps de l’empereur Constantin. Les avatars construisent, développent, pacifie, éduque, affrontent comme dans de nombreux jeux multi joueurs. Rom@ a été imaginé et réalisé par un jeune Polonais, élevé aux abords du camp d’Auschwitz transformé en musée, émigré au Canada.

 

Les jeux vidéolympiques, avec en particulier Rom@, se tient d’ailleurs au pied du Colisée, mêlant les quatre meilleures équipes nationales, dont celle d’un émirat Arabe. L’émir a recruté Nano, un indien, ancien prostitué, particulièrement brillant dans cette réalité virtuelle. L’équipe italienne se trouve sous la direction de Delenda Kartago.

 

L’idée d’une ville qui prend la parole m’avait séduit : Rome devait en avoir à dire ! Le traitement du sujet m’a déçu. Je passe sur les descriptions sexuelles et stercorales, complaisantes et voyeuristes, sans réel intérêt et qui pourraient suffire à discréditer l’ouvrage. Le mélange des époques et des symboles, loin de m’emporter en leur tourbillon, semble poussif et la ficelle se détecte trop; Ah, ce qui reste et ce qui passe : Rome s’écroule, le pseudo nous rappelle ‘Carthago delenda est’ ; Nano, préfixe du minuscule, émerge dans la ville capitale du monde antique. Rom@ joue sur la prononciation Roma et sur la nouvelle technologie mêlant l’indélébile Read Only Memory ou mémoire morte en français, et l’échange associé aux adresses de courriels; Le voisin du symbole la barbarie nazie qui s’épanouit en créant un monde virtuel, comme si le monde réel ne pouvait se vivre, etc.

 

Je m’attendais à passer un meilleur moment en compagnie de ce livre tellement j’avais apprécié les précédents de Stéphane Audeguy, Fils unique et La théorie des nuages.

 

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 08:17

Moonrise-kingdom-wes-anderson.jpgRéalisé par Wes Anderson en 2012 avec Bruce Willis, Edward Norton, Bill Murray, etc.

 

En cet été 1965, l’effervescence règne dans le camp de scouts Ivanohé situé dans une île de la Nouvelle Angleterre. Sam, un jeune scout de douze ans, peu apprécié par ses camarades, s’échappe pour rejoindre Suzy, une jeune fille du même âge rencontré l’année précédente. Les scouts et la police se mettent en recherche. C’est sans compter sur la tempête qui se forme.

 

Cette comédie sans grande prétention bénéficie d’une savoureuse brochette de comédiens et de talentueux débutants qui parviennent à en faire trop avec justesse. L’humour potache s’épanouie avec finalement une certaine finesse dans la reconstitution des années 60, finalement assez drôles a posteriori. Je vous recommande la danse sur la plage, sur la chanson de Françoise Hardy ‘Le temps de l’amour’.

 

Pourtant sous les sourires, la tristesse, le mal-vivre des adultes poignent. Aucun ne semble heureux dès que l’on excorie le vernis ; comment ce malaise influe-t-il sur les enfants et les imprègne-t-il, jusqu’à leur transmettre une part des difficultés des parents ? Les héros mêmes paraissent, à peine entrés dans l’adolescence, expérimenter déjà la nostalgie et constater la violence du monde ; celle des éléments ne se révèle pas la pire.

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Les couleurs se la jouent très vintage et la mise en scène percute; le jeu sur les horizontales, verticales et rond résonne à travers tout le film (Ah, la cabane dans l'arbre!). J'ai passé un très agréable moment et ai particulièrement apprécié la formidable bande son, mêlant musique country et morceaux classiques. Ne vous précipitez pas hors de la salle dès que le générique commence ; attendez un peu …

 

Présenté en sélection officielle à Cannes, le film n’a récolté aucun prix. Sans doute un signe qu’il peut plaire au public !

 

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 08:05

Marien-Defalvard---Du-temps-qu-on-existait.jpgÇa commence par une secousse, un ébranlement, un cahot sur le chemin par ailleurs égal d’une littérature de consommation rapide. Le style se déploie, ample et généreux, ciselé et coruscant, précieux jusqu’au chichiteux, en de longues phrases tortueuses, en pléthore d’adjectifs.

 

Proust ! Le nom saute à l’esprit après quelques pages. L’entêtante fragrance de cet auteur parfume tout le livre, car au-delà du style, les émotions du narrateur sont détaillées à l’extrême et les descriptions précises, claires et exhaustives. Point d’amphigouri cependant dans ce roman à la perpétuelle recherche du mot juste, de la formule parfaite, du rythme adéquat, de la poésie des phonèmes. Alors oui, Proust s’impose, jusqu’aux orientations sentimentales du narrateur qui lui font écho.

 

Marien Defalvard est âgé de 19 ans quand il publie ce livre. A l’époque des SMS et d’une langue que ni la télévision, ni la radio, fussent-elles de service public, ne parviennent à hisser aux standard d’une académie égrotante (je ne parle pas ici que de vocabulaire, mais de grammaire, de syntaxe, d’anglicisme de pacotille qui sous prétexte de pédanterie cachent une pauvreté d’esprit et un mépris des auditeurs et des téléspectateurs), cet émouleur du français explose et fascine : comment peut-on, à peine adulte, écrire ainsi et déployer ce qui ressemble à un immensurable talent?

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J’ai traversé ce roman comme on randonne en montagne à vaches, passant par des collines et des vallées. Les premières pages emplissent les yeux et on se dit qu’on va vivre une aventure insolite. Rapidement on craint l’exercice de style : des mots jetés sur la page avec la volonté d’en imposer, des figures de style, des allitérations et assonances d’école (… noyait le paysage irisé, crispé, crissé, crissant de bleu clair). Heureusement, les afféteries, servantes accortes de la prétention, s’apaisent, presque comme si le style gagnait en maturité. Plusieurs vallons s’enchaînent où l’ennuie point, séparés heureusement par quelques pics plaisants. Il faut les cent dernières pages pour terminer en beauté.

 

L’histoire semble presque anecdotique : Un enterrement, un mort se raconte, narre les différentes périodes de sa vie en différents lieux : Sacierges Saint-Martin, Lyon, Tours, Strasbourg, Bouloire, etc. Qu’en demeure-t-il quand la dernière page se tourne ? Peu de chose.

 

Si ce n’était le style, qui avait-il alors qu’il n’y a plus, pourrait-on se demander ? Serais-je grand vaticinateur en prédisant à cet auteur un radieux avenir dans les belles Lettres, si toutefois il parvient à se renouveler. Car Proust n’est plus et le plaisir de cette langue tourmentée ne reviendra pas. Si le style fait l’écrivain, l’histoire fait les lecteurs et ces derniers pourraient, en se gobergeant, proclamer que l'unique stylistique recherche est du temps perdu.

 

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 08:13

margin-call-J-C-chandor.jpgRéalisé par J. C. Chandor en 2011, avec Kevin Spacey, Paul Bettany, Jeremy Irons, etc.

 

Département de gestion des risques de la plus importante entreprise financière de Wall Street : des dizaines de personnes sont licenciées. A l’américaine ; sans préavis et sans sentiment; un court entretien avec la DRH et un vigile accompagne le malchanceux au bureau pour récupérer ses affaires personnelles ; tous les liens avec l’entreprise sont immédiatement coupés (comptes informatiques, badge, téléphone, etc.). En quelques minutes il se retrouve sur le trottoir ; jeté.

 

Eric, un de ces employés virés, juste avant de disparaître dans l’ascenseur transmet à un junior un dossier qu’il était en train d’analyser ; c’est potentiellement grave lui dit-il, sois prudent. Le jeune Peter Sullivan découvre en effet que l’entreprise dépasse depuis plusieurs jours les limites jamais encore atteintes de l’indice de volatilité ; en un mot les produits financiers qu’elle détient en très grand nombre vont s’effondrer, provoquant une crise financière considérable. Les chefs et le grand patron se réunissent et décident en une nuit de la stratégie pour se sortir du tas d’excréments qui s’annonce. Il n’y a que trois façon de s’en sortir : être le meilleur, être premier ou tricher. L’histoire est déjà écrite mais je vous laisse découvrir la solution mise en œuvre.

 

Ce film raconte ce qui déclencha la faillite de la banque Lehmann Brothers. La brutalité du monde professionnel passe au second plan, derrière le cynisme de toute la hiérarchie de la banque ; chacun ne jouant qu’un rôle partiel, diluant les responsabilités. Chacun contemple avec envie ce que gagne son supérieur ; on hésite entre incrédulité et dégoût ; le plus jeune trader touchant 500 000 $ de bonus et le PDG plus de 86 millions : peu importe le montant, chacun veut gagner autant que les autres. Fabuleux métier où s’amassent des fortunes, sans risque, avec l’argent des autres, celui de ceux qui vont être mis sur la paille.

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Immoral pensez-vous ? L’argent et la survie de l’entreprise passent en effet devant toute moralité ; un monde où l’on pleure pour un chien, unique réconfort, mais l’on met en faillite sans aucun scrupule. Un monde où les chefs ne comprennent pas même ce que font les traders ; alors les contrôler, et puis quoi encore, tant que les bénéfices rentrent !

 

La faillite de la banque déclencha un cataclysme financier : plus jamais cela répétaient nos politiques, plus de paradis fiscaux, sus à l’immoralité ; résultats ? Nous vivons dans un univers dans lequel on peut acheter une assurance contre la faillite d’un état, même si l’on n’y est pas exposé ! C’est comme si on pouvait acheter une assurance contre l’incendie de la maison de son voisin ; on aurait alors tout intérêt à ce qu’elle brûle ; voire même à favoriser le départ du feu ! Des spéculateurs ont donc intérêt à la ruine d’entreprises ou d’Etats ; répugnant. Les politiques peuvent-ils encore modifier les règles ? Le veulent-ils ?

 

Un film remarquable sur un monde en décadence.

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 08:19

Barbara-christian-petzold.jpgRéalisé par Christian Petzold en 2012, avec Nina Hoss, Ronald Zehrfeld, Rainer Bock, etc.

 

Barbara débarque dans une ville de province de la RDA prendre un poste de médecin, mutée d’un hôpital réputé de la capitale pour des raisons administratives; on en saura pas davantage. Malgré la gentillesse du médecin chef elle reste sur ses gardes et refuse de se dévoiler. Faut dire que dans cette Allemagne de l’Est, en 1980, la police politique rode et chacun peut en être un informateur : un voisin, la responsable de l’immeuble, alors pourquoi pas ce médecin avenant ? D’ailleurs, la Stasi soupçonne Barbara et met à sac son appartement ; moyen comme un autre de maintenir la victime dans l’insécurité.

 

Barbara est un bon médecin ; elle apaise avec facilité une jeune fille qui s’est enfuie d’une institution. Dans une atmosphère de violence psychologique avec la présence permanente des autorités qui doivent être informées de tout, elle tente malgré tout d’aider la fugitive. Cela compense presque sa volonté de passer à l’Ouest grâce à son amant et d’abandonner le peuple qui a financé ses études !

 

Comme dans ‘La vie des autres’ la Stasi, au cœur du récit, fait peser sur les citoyens une chape implacable de soupçon et transforme une kyrielle d’honnêtes citoyens en informateurs. La prudence permanente et le secret sont de mise. Les rêves de la population se tournent vers le ponant, concevant comme meilleure toute vie ailleurs qu’en RDA. Qu’est-ce qui serait assez puissant pour faire renoncer aux envies d’exil ?

 

La composition remarquable de l’actrice, toute en retenue et en nuances, peine parfois à transformer la lenteur du film en profondeur ; l’ennui temporairement guette. Aucun poncif sur cette époque n’épargne le spectateur ; heureusement que soufflent la mise en scène et le vent de l’histoire ! Sans cela et sans finalement la rareté de ce thème dans mon paysage culturel ce film passerait comme passent les rêves.

 

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 08:20

l-affaire-des-poisons-jean-christian-petitfils.jpgL’affaire des poisons raconte une affaire d’Etat pendant le règne de Louis XIV, le Roi Soleil. En 1679, éclate une affaire d’empoisonnements à grande échelle, qui éclaboussera jusqu’à Mme de Montespan, la favorite du roi.

 

L’enquête est dirigée par Gabriel Nicolas de la Reynie, Lieutenant général de Police. Elle met au jour un vaste réseau de sorciers, d’ensorceleurs, de sorcières et d’alchimistes qui font commerce de philtres, de poudres, d’onguents, qui recherchent la pierre philosophale. Le lecteur plonge dans les croyances de cette époque dans laquelle les gens éduqués croyaient à la fois en Dieu et aux messes noires, confiaient leur vie aux barbiers (chirurgiens) qui pratiquaient force saignées.

 

Les ramifications de l’affaire sont nombreuses et se rapproche dangereusement du roi. Madame de Montespan se trouve accusée d’avoir voulu empoisonner ses rivales et le souverain et des rumeurs laissent penser qu’une messe noire aurait été servie sur son corps nu. Le roi contraint alors La Reynie à étouffer l’affaire pour protéger à la fois sa maîtresse et son trône.

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Le livre, documenté, éclaire d’un jour nouveau affirme l’auteur, l’affaire des poisons notamment quant à la culpabilité des personnes mises en causes à la cour. Il brosse un portrait saisissant de la société française au début du règne de son plus illustre roi. Cependant si l’abondance des personnages cités, les détails des faits le rend précieux au passionné de l’époque ou des ensorceleurs, il demeurera trop fouillé au simple lecteur curieux. Ce lecteur curieux sera alors tenté, parfois, de sauter des paragraphes entiers.

  

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 08:11

Ron-Hansen-Nebraska.jpgCe recueil de onze nouvelles nous entraîne dans cet état agricole du centre des Etats-Unis, largement ignoré des principales routes touristiques.

 

Un blizzard inattendu enveloppe un village au début du XIXième siècle et gèle chacun qui s’aventure à le braver. Un tueur passionné par sa chienne, etc. Des nouvelles ancrées dans le terroir, s’étalant sur un bon siècle où la réalité la plus crue côtoie le fantastique.

 

Le moins que je puisse dire c’est qu’une grande inégalité règne entre quelques nouvelles qui m’ont intéressées et la plupart que je n’ai lues que pour atteindre les suivantes. Un recueil que je ne conseille qu’aux inconditionnels de Ron Hansen.
 

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 07:34

Amelie-Nothomb---Tuer-le-pere.jpgQui dit rentrée littéraire 2011 dit aussi le roman annuelle de l’écrivaine au chapeau noir. Il ne déroge pas à l’habitude : petit roman de 140 pages imprimées en gros caractères, lu en une soirée.

 

Joe Whip quitte le foyer familial à quatorze ans et s’installe à Reno dans le Nevada. Joe aime la magie et se révèle doué pour la prestidigitation. Après avoir vivoté de quelques engagements locaux, il va demander à Norman Terence, un magicien célèbre, de devenir son professeur. Contre toute attente Norman accepte et l’accueille, avec sa femme Christina, dans sa maison.

 

Christina est danseuse de feu et participe au rassemblement annuel Burning Man, dans le désert Black Rock du Nevada ; une ville temporaire se crée puis se détruit une semaine plus tard ; les animations culturello – new age culminent avec la mise à feu d’un gigantesque bonhomme.

 

Quand Joe sera autorisé à y accompagner son professeur et sa femme, il aura franchi une étape de son initiation.

 

Un roman qui explore les relations ambiguës dans un ménage à trois, la prestidigitation des sentiments, les sentiments de filiation. Un roman correctement écrit et construit mais une fois encore il m’a laissé avec l’impression qu’Amélie Nothomb n’avait vraiment pas forcé son talent et qu’elle prive ses lecteurs d’un plus grand plaisir de lecture qu’elle pourrait aisément leur procurer. Je sais qu’il est difficile de faire court ; cependant un peu plus de richesse et de complexité ne nuirait pas.

 

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 08:25

Thomas-Harris---Hannibal-Lecter-Les-origines-du-mal.jpgComment Hannibal Lecter, le plus célèbre cannibale de la littérature et du cinéma, devint-il le monstre décrit par ‘Le Silence des Agneaux’ ? Où sa pathologie prend-elle racine ? En enfance, bien sûr, comme tout les psychanalystes vous le diront !

 

Enfant très intelligent, Hannibal bénéficie de l’enseignement d’un professeur particulier juif. Il se révèle doté d’une excellente mémoire et d’un coup de crayon remarquable. Malheureusement, la seconde guerre mondiale oblige le comte Lecter et sa famille à se réfugier dans un relais de chasse isolé au cœur de la forêt. Ils y survivront jusqu’à ce que des traîtres de leur propre pays les découvrent et tuent parents et domesticité. Seuls Hannibal et sa cadette Mischa en réchappent mais ils sont gardés prisonniers dans des conditions atroces. Ce que leurs bourreaux, tenaillés par la faim, feront subir à Mischa, marquera à jamais Hannibal.

 

Après la guerre, grâce à un oncle, il effectuera des études de médecine à Paris et se mettra en chasse de ses tortionnaires.

 

La quatrième de couverture cite Marie-Françoise Leclère dans Le Point « Encore une fois on saluera l’extraordinaire talent de Thomas Harris, écrivain ombrageux, qui de loin en loin nous envoie dans la figure un roman époustouflant ». La citation ne précise pas que ce livre en particulier est époustouflant … et à juste titre. Je l’ai trouvé faible dans son style, médiocre dans sa construction, limité dans son scénario, et pour tout dire ennuyeux (pourquoi suis-je quand même parvenu à la fin ? Un mystère !).

 

Regardez plutôt une nouvelle fois le Silence des Agneaux avec Anthony Hopkins et Jodie Foster, réellement époustouflants, eux !

 

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 08:14

Romain-Sardou---Pardonnez-nos-offenses.jpgEn cet hiver 1284, les fidèles du diocèse de Draguan voient dans l’assassinat de leur évêque un funeste présage. L’arrivée concomitante d’un jeune prêtre, Henno Gui, un homme sec et distant, ne les rassure pas. Il se met immédiatement en route pour un vieux village oublié de tous, Heurteloup, une paroisse entourée de marais réputés pour porter la peste.

 

Il semble bien que ce village intéresse encore des personnages importants dans le palais de Latran, dont les intentions paraissent peu amènes. Qu’a-t-il bien pu se passer dans se village il y a cinquante ans et quel rôle le pape Martin IV joue-t-il aujourd’hui ?

 

L’intérêt principal de ce roman réside dans la description de cette époque, des croyances qui s’y développent, de l’organisation et du rôle de l’Eglise. Romain Sardou parvient à faire revivre une société de rudesse et de privilèges, de foi et de crédulité, de politique et d’argent. Il parsème, sans en abuser, le texte de mots surannés qui fleurent bon le moyen-âge.

 

Le scénario, un peu tiré par de fins cheveux, révèle cependant une conclusion savoureuse que j’hésite à vous confier car … pour autant, ce roman ne m’a pas emballé.

 

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