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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 07:56

Les-Miserables---Tom-Hooper.jpgRéalisé en 2013 par Tom Hooper, avec Hugh Jackman, Russell Crowe, Anne Hathaway, etc.

 

La comédie musicale tirée de l’œuvre éponyme de Victor Hugo fût un succès lors de sa création en France et plus encore lors de son adaptation en anglais. Elle demeure depuis à l’affiche et touche le public grâce à des musiques fortes, des thèmes récurrents et des paroles qui exaltent la vengeance et la rédemption, le sacrifice et l’engagement, la révolution et la répression. Je ne rappelle pas le thème du roman, tout le monde ou presque le connaît.

 

Ce film met en scène la comédie musicale, ni plus ni moins et fait chanter les acteurs lors des prises en non en play-back comme il est d’usage. Comme les comédiens ne sont pour la majorité pas des chanteurs professionnels, la qualité s’en ressent et l’enregistrement ‘en direct’ n’insuffle pas suffisamment d’émotions pour la contrebalancer. En outre, les décors de carton pâte et de tablette numérique peinent, malgré quelques réussites, à rendre crédible un Paris aseptisé, quasiment un Paris pour touristes. D’un point de vue jeu certains personnages virent à la bouffonnerie, comme les Thénardier, d’autres restent bizarrement insensibles à la force qui habitait le roman : Javert m’a, par exemple, semblé très peu crédible.

 

Bref, ce film n’intéressera que ceux qui, comme moi, apprécient la comédie musicale en anglais en leur permettant d’en retrouver les scènes et les belles mélodies.

 

 

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 07:20

 

 

Antonio-Munoz-Molina---Dans-la-grande-nuit-des-temps.jpgEn 1936, Ignacio Abel croit entendre son nom murmuré alors qu’il marche dans la gare de Pennsylvanie, à New York, presque arrivé au terme du long voyage qu’il a entrepris depuis Madrid, attendant de prendre le train pour Rhineberg, où il espère que quelqu’un sera venu l’accueillir. La guerre civile espagnole est en marche, les rebelles s’avancent à quelques jours de la capitale et il ignore, depuis plusieurs mois, le sort de sa femme et ses deux enfants, Miguel et Lita, abandonnés de l’autre côté des lignes d’offensives, séparés par des transports madrilènes qui ne desservent plus le village où ils se sont réfugiés.

 

Il se souvient de l’année écoulée, décortiquant l’avancée du chantier qu’il dirige, lui le fils d’un maçon et d’un concierge, devenu bourgeois par la grâce d’un diplôme dont l’obtention a requis tant d’efforts soutenus et d’un mariage avec la fille d’une vieille famille aisée. Il se remémore avec précision la naissance de sa passion pour Judith Biely, une américaine venue s’imprégner de la culture européenne et tombée amoureuse de l’espagnole, les lieux qui l’ont abritée et les sentiments qu’elle a suscités.

 

Dans un style très littéraire l’auteur détaille, dissèque, rend compte, témoigne autant de la subtilité de profondeur des ombres ou des couleurs que de ce que chacun des personnages éprouve. Ce roman m’a fait penser à Proust pour la méticulosité des descriptions et l’exploration des caractères et il faut ici rendre hommage au traducteur, Philippe Bataillon, dont la qualité du travail confère une densité précieuse à l’ensemble de cet imposant roman. Imposant, sans nul doute, par le nombre de pages qui s’élève à 750 dans lesquelles les dialogues, souvent source de respiration, n’occupent que la portion congrue, mais également par la construction en retours en arrière imbriqués qui cependant ne perdent jamais le lecteur par d’inutiles arabesques.

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Les lecteurs non spécialistes de la guerre civile espagnole, au nombre desquels je ne crains pas de me compter, pourront éprouver une certaine distanciation vis-à-vis des références aux partis, aux intellectuels et plus généralement aux acteurs de ce bouleversant épisode dont l’auteur tient, probablement avec raison, la connaissance pour acquise par son primo lectorat , et qui, bien que certes très brièvement biographiés en annexe, requerraient pour une mise en perspective une étude plus poussée (je recommande d’ailleurs, avant de commencer la lecture, de consulter une synthèse de cette guerre). Néanmoins, l’intérêt et le cœur du récit ne sont pas altérés par l’ignorance du lecteur.

 

Ce roman nécessite une bonne capacité de lecture, le plaisir d’une narration fouillée et non linéaire ainsi que le bonheur d’un récit riche et complexe et, si vous vous reconnaissez, vous trouverez peut-être que ‘Dans la grande nuit des temps’ peut se ranger au panthéon du dernier lustre.

 

 

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 07:30

Django-Unchained---Quentin-Tarantino.jpgRéalisé en 20123 par Quentin Tarantino, avec Jamie Foxx, Christoph Waltz, Leonardo DiCaprio, etc.

 

Le docteur King Schultz, un chasseur de prime achète Django un esclave pour l’aider à capturer les frères Brittle dans la plantation desquels il a travaillé. En échange il lui promet de l’affranchir. Django accepte avec pour objectif de retrouver Broomhilda, sa femme, dont il a été séparé lors d’un marché aux esclaves.

 

Dans le sud des Etats-Unis, deux ans avant la guerre de sécession, un esclave noir sur un cheval, cheminant au côté d’un homme blanc attire l’attention, presque la haine ; et il faudra que Django se pare du plus méprisable des métiers pour s’approcher de Monsieur Calvin Candie, maître tout puissant qui a acheté sa femme.

 

Ce film est une magnifique réussite cinématographique qui montre l’esclavage au travers d’un affranchi en quête de vengeance. La violence omniprésente, parfois avec des exagérations hémoglobiniques, comme souvent chez Tarantino, rythme le scénario et tient le spectateur en haleine. L’image et la mise en scène, esthétiques et efficaces, regorgent de plans somptueux et sont sublimés par une bande son formidable qui s’étend de la country au rap.

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Beaucoup est dit ou montré sur l’esclavage mais le plus surprenant et abject, sans doute, sont les combats de Mandingues, de ces esclaves qui s’affrontent en une violence répugnante, sous les yeux fascinés et les encouragements de leurs maîtres. Je n’ai pas réussi à savoir sur Internet si ces combats existèrent et, si oui, quelle fût leur ampleur. Le rôle de l’intendant noir, sorte de Kapo, collaborateur, qui règne avec terreur et perversité sur la domesticité, ses frères en esclavage, est particulièrement réussi.

 

Les acteurs incarnent leur personnage avec justesse ; J’apprécie depuis longtemps DiCaprio, j’ai découvert les autres avec plaisir. Un cinéma qui allie tout les ingrédients permettant de passer un bon moment, de marquer la mémoire et de faire réfléchir.

 

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 08:00

Arnaldur-Indridason---Hypothermie.jpgJe ne vais pas vous faire attendre : Les fans de l’auteur pourront se plonger dans l’ouvrage sans crainte, n’est-ce donc pas le propre du fan que d’aimer tout se que crée l’objet de son admiration? Les amoureux de l’Islande y retrouveront un petit peu les ciels bas et sombres, les petites maisons, le froid, les glaciers, les lacs et la tristesse du pays. Les autres, tous les autres passeront (loin) leur chemin.

 

L’intrigue ravaudée de grosse corde blanche ne surprend pas ; Aucun thème ne ressort sur la société du pays, sur sa politique, sur son histoire ou sur sa géographie. L’auteur bouche un scénario faiblard par des resucées de la vie du commissaire son ex-femme, sa compagne, sa fille et son fils. Et pour faire bonne mesure dans ce roman indigent, le héros résout avec brio deux intrigues vieilles de plusieurs dizaines d’années ; ses prédécesseurs, ignares et stupides, n’avaient pas réussi à suivre un fil pourtant assez visible.

 

Qu’est-il arrivé à Arnaldur Indridasson ? Avait-il besoin d’argent pour payer un voyage autour du monde mais pas envie de travailler ? Une haine farouche l’oppose-t-elle désormais à son éditeur ? Son nègre est-il décédé et a-t-il a dû écrire ce roman tout seul ?

 

Dans tous les cas un roman à éviter à tout prix.

 

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 07:52

Les-betes-du-Sud-sauvage---Benh-Zeitlin.jpgRéalisé en 2012 par Benh Zeitlin, avec Quvenzhané Wallis, Dwight Henry, Levy Easterly, etc.

 

Hushpuppy, six ans, vit avec son père dans le Bathtub, zone marécageuse du Bayou, sorte de bidonville entre terre et eau. Les cabanes brinqueballent, assemblées plutôt que construites de plaques de fer, de bâches de plastique et de bois. L’institutrice vient à l’école en bateau. Les habitants, très démunis, survivent dans des conditions difficiles et précaires mais affichent un attachement sans faille à ce coin du sud-est des Etats-Unis.

 

La zone dangereuse a été sacrifiée par les autorités ; une digue a été construite entre eux et la ville, pour empêcher les inondations consécutives des tempêtes. Justement une grosse tempête s’annonce ; le déluge est proche et va envahir le Bathtub.

 

Hushpuppy dotée d’une énergie hors du commun, arpente la zone avec ses bottes de caoutchouc blanc et narre ce qui se passe. Quand l’eau envahit la zone, ne flotte plus qu’un bateau, enfin un objet improbable qui en tient lieu, un peu comme l’arche de Noé. Hushpuppy, son père et les autres habitants devront-ils cette fois abandonner leur terre noyée ?

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Filmée à hauteur d’enfant, caméra à l’épaule, ce film doit énormément à l’actrice principale, une gamine aux féroces mimiques et au caractère bien trempé. Le spectateur plongé en apnée dans ce bayou et se prend d’affection pour ces irréductibles, ces êtres un peu paumés, arc-boutés sur leur conception de la liberté.

 

Les thèmes abordés foisonnent, de l’écologie aux mythes bibliques, de la relation à sin petit coin de terre au sacrifice d’un petit nombre pour le bénéfice d’un plus grand, de l’ode à la débrouillardise. Et, bien sûr, la symbolique des aurochs, acmé du film !

 

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 08:00

Percy-Kemp---Noon-moon.jpgCharlie O’Shea, membre du Monastère, une cellule américaine chargée de lutter de façon très autonome contre les terroristes, rate une opération à Paris qui se solde par 2 victimes innocentes. Hamza Belala son ennemi personnel lui a encore échappé. A son retour aux Etats-Unis il est mis sur la touche et chargé du dossier prometteur mais secondaire des musulmans Ouigours en Chine. Une source secrète (Ami) du patron du service vient apporter sa contribution concrète à la guerre contre les terroristes et élimine les islamistes les uns après les autres.

 

Zandie vient d’être enlevé en Irak probablement par des islamistes et il s’imagine bientôt exécuté devant une caméra pour le plaisir et la propagande d’un groupuscule anti-occidental. Un de ses geôliers, maîtrisant parfaitement le grec ancien et la philosophie du monde gréco-romain, avance à visage découvert et engage le dialogue. Que veut-il de son prisonnier avec des arguments affutés bien loin des poncifs traditionnels ?

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Ce roman de Percy Kemp est un superbe thriller qui traite avec une vision nouvelle la question du terrorisme islamiste. Il offre une comparaison historique de l’affrontement entre l’Occident (Etats-Unis, Europe, Australie, etc.) et le monde musulman fanatique avec les cités grecques, puis avec l’ascension et le déclin de l’empire romain. Avec maestria il construit puis détruit des argumentaires philosophiques et sociétaux bien éloignés des évidences simplistes que les politiciens et les médias serinent aux oreilles d’une population que l’on préfère sans réflexion.

 

Si j’ajoute que, pour une fois, la fin ne m’a pas déçu, vous comprendrez que je vous conseille de vous jeter sur ce roman comme l’intérêt des puissants sur la démocratie !

 

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 08:00

Tabou-michel-gomes.jpgRéalisé en 2012 par Miguel Gomes, avec Teresa Madruga, Laura Soveral, Ana Moreira, etc.

 

Aurora, une veille dame, issu d’une vieille famille coloniale portugaise, perd un peu la tête. Elle se réfugie dans l’appartement de sa voisine, catholique dévouée, et se plaint de sa femme de ménage qu’elle accuse de pratiquer des rites vaudou à son encontre. Elle cache un secret au plus profond de ses premières années de mariage qui ne sera découvert qu’à la suite d’un évènement tragique.

 

Ce film se compose de deux parties bien distinctes. La première se déroule à Lisbonne entre la femme de ménage, Santa, Aurora, et Pilar, la voisine. La deuxième nous entraîne en Afrique. Autant la première partie m’a endormi par sa longueur, sa langueur, son absence totale d’intérêt, autant la deuxième réveille et intéresse.

 

Le film en noir et blanc s’appuie sur une belle mise en scène et une lumière formidable. La reconstitution de l’Afrique coloniale portugaise sonne juste, le réalisateur cherchant à suivre quelques personnages plutôt que de s’appesantir sur la politique ou le social. Si l’affiche du film montre un crocodile, c’est que c’est animal jouera un rôle déclencheur dans l’histoire d’Aurora.

 

Le son bénéficie d’un traitement original dans la deuxième partie … que je ne veux pas déflorer.

 

Au final ce film me laisse sur une impression vague ; à moitié réussi, formellement intéressant sans doute, mais la première partie le plombe.

 

 

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 08:09

L-Histoire-du-petit-Paolo.jpgRéalisé en 2012 par  Nicolas Liguori, Vincent Bierrewaerts, Cécilia Marreiros Marum, etc.

 

Quatre courts métrages pour jeunes enfants mêlant créativité, musique et parfois chant.
1) Sous un coin de ciel bleu – Tout est bleu dans ce royaume et tous les habitants chantent. La princesse a le blues et sa servante va accoucher. Comment rendre de nouveau la princesse radieuse ?
2) Fugue – Un homme met une plantule en terre et part à la recherche d’eau pour l’arroser. Il capture un nuage mais l’eau se condense et forme une goutte qui s’échappe dans la pente. L’homme va tout faire pour la rattraper.
3) La Garde-barrière - sur une route abandonnée une vieille femme joue du violon. Avec pour seule auditoire sa vache, elle décide un jour d’arrêter les trains.
4) L’Histoire du Petit Paolo - En 1863, en Italie, un autrichien créateur de l’accordéon, voyage avec son instrument. Une rencontre inopinée avec le petit Paolo transformera ce dernier en accordéoniste.

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A part le deuxième film, qui n’a pas (du tout) plu à mes neveux, cette sélection laisse d’agréables souvenirs. On se retrouve bien loin des animations des studios qui inondent les cinémas de grosses productions. Ici le caractère quasi artisanal confère à ces courts métrages un charme particulier.

 

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 15:46

Antoine Sénanque - Salut MarieRien ne prédisposait Pierre Mourange, vétérinaire quinquagénaire, à voir la Vierge Marie lui apparaître, le 1er avril 2008. Son absence de foi aurait pu le conduire au scepticisme mais l’homme ressent intimement la présence de Marie ; elle ne lui adresse aucun message, aucune parole. Veuf de Blanche depuis une décennie, il soigne les chiens, les chats et envoie les malades incurables une fois par semaine ad patres. Cette apparition ne serait-elle finalement pas la projection du deuil de sa femme qu’il n’a pas fait ?

 

Pourquoi lui ? Pourquoi entre tous les hommes choisir celui-ci pour un miracle ? Ni Félix, son ami patron de bar, ni Tû Minh son ami vétérinaire n’aident Pierre à trouver de réponse. Son frère, Simon, cardiologue, recherche dans les examens médicaux une explication rationnelle ; en vain. Alors Pierre consulte le curé de la paroisse ; mais la hiérarchie catholique n’accueille pas cette apparition avec enthousiasme. Lors que la nouvelle s’ébruite, Pierre va s’apercevoir que des gens mettent leur espoir en lui. Sa vision de l’existence et des personnes qui l’entourent évolue sensiblement.

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Le roman foisonne de traits d’humour, d’espièglerie d’impertinence qui scandaliseraient probablement les bigotes mais pas les croyants éclairés. Sous ses dehors caustiques, le livre aborde quelques thèmes profonds et délicats : le deuil, la fin de vie, les échanges avec un père et un frère à la tendresse plus que rare.

 

Une petite merveille dont je remercie le hasard et une présentation à la bonne hauteur dans la médiathèque !

 

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 08:20

Eric-Emmanuel-Schmitt---Les-dix-enfants-que-madame-Ming-n-a.jpgLe narrateur effectue un voyage d’affaire en Chine, dans la ville de Yunhai. Il conclut des contrats, notamment avec des fabricants d’objets en plastique. Adepte d’une technique particulière de négociations, il laisse ses interlocuteurs mariner en s’échappant parfois brusquement de la réunion, prétextant un soudain appel de la nature. Il se réfugie dans les toilettes de son hôtel, où officie madame Ming, dame pipi. Ses fréquentes visites ainsi que sa maîtrise de la langue conduisent le narrateur à engager la conversation avec elle. Bientôt ils évoquent leur famille et madame Ming raconte qu’elle a dix enfants ; dans ce pays qui prône l’enfant unique et sanctionne tout écart par des amendes, cette affirmation étonne le narrateur qui la prend pour une affabulatrice. Cependant, il succombe aux récits de la dame pipi et se rend aux toilettes plus pour connaître la vie de ces dix enfants que pour négocier.

 

Les récits de madame Ming réveillent, en écho, les interrogations du narrateur sur sa propre vie, sans contraintes, libre, sans enfants et sur ses envies. Pleine de la sagesse populaire, cette vraie culture chinoise, ce riche héritage, la dame pipi émaille ses paroles de nombreuses citations de Confucius, frappées de bon sens ( "l’homme supérieur ne demande rien qu’à soi même, l’homme trivial et déméritant demande tout aux autres").

 

Eric-Emmanuel Schmitt poursuit son chemin singulier, fait de romans qui emportent le lecteur au-delà du seul récit. Chaque lecture provoque le sentiment que réside, hors des mots, une part d’universalité qu’il appartient à chacun de découvrir et de s’approprier. J’ai eu un jour la bêtise, fondée sur d’absurdes préjugés, de comparer E.E.S. à Guillaume Musso ou Marc Levy ; je m’en repends car la simplicité de l’écriture et la facilité de lecture, ne cache rien de similaire.

Ce tout petit roman (E.E.S. se nothomberiserait-il ?)  aborde plein de petits thèmes, dont celui de la vérité et de sa prétendue valeur: « La vérité m’a toujours fait regretté l’incertitude »

 

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