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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 09:10

Ce désir prend sa source dans le parc du Serengeti en Tanzanie. Un troupeau de gnous, a commencé sa migration bisannuelle pour chercher de nouveaux paturages. Le nuage de poussières soulevé par les milliers de sabots sert de point de repère. Bientôt je me rapprocherai, et enduit de leur odeur je tenterai de me faire accepter parmi quelques anciens, enclins à la tolérance et avides de curiosité. 
 
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Désirs Théicoles : Poésie et loufoquerie autour d’une tasse de thé

 

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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 08:59

Réalisé par Danny Boyle en 2009, avec Dev Patel, Mia Drake, Freida Pinto.

Bien ! Voilà une synthèse on ne peut plus courte de mon impression de Slumdog Millionaire. Un bon moment de détente, sans malheureusement les danses et les chansons en playback des films Bollywoodiens classiques. Le réalisateur de cz filme 100% indien étant anglais, on ne va pas non plus lui en faire grief.

Le sujet s’énonce simplement : un indien des bidonvilles de Bombay, capitale financière du sous-continent, est sur le point de devenir le plus gros gagnant de ‘Qui veut gagner des millions ?’ Who wants to be a millionaire ? ». Jamal Malik ira-t-il au bout de cette incroyable aventure ? Je vous le laisse découvrir et comprendre comment cet enfant des taudis a-t-il pu répondre juste à toute la série de questions avant la dernière et la plus importante.

Bien, certes, mais selon le niveau de lecture ce film peut vite se transformer d’un bon divertissement  en une suite de clichés et de poncifs :  les bandes qui enlèvent les enfants et les mutilent pour en faire des mendiants, l’opposition entre le luxe et la misère, les stars de cinéma adulées par tout un peuple, la violence de la police, les mafias, les épisodes de guerre civiles entre hindous et musulmans, le pauvre qui va se dresser contre le truand, etc. On pourrait même se demander si l’accent des héros est vraiment celui de ceux qu’ils incarnent, mais je laisse les puristes s’interroger.

D’un autre côté, tout ces aspects coexistent en Inde avec les paysage somptueux, la philosophie, et les richesses de multiples peuples et Danny Boyle les abordent bien qu’avec parfois un peu de lourdeur.

A bien y regarder, on retrouve d’ailleurs dans Slumdog Millionaire les mêmes ingrédients que dans ‘La cité de la joie’, film tiré du somptueux roman de Dominique Lapierre et Larry Collins.

La musique, entraînante, et la photographie particulièrement soignée contribuent à faire de ce film, non pas un chef d’œuvre, mais un bon moment de détente.

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 08:31

J'ai eu envie de renverser l'histoire du naufrage le plus célèbre du monde et d'imaginer que le paquebot prenait forme sous les coups précis d'un courageux sculpteur .
 
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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 08:50

Réalisé par Catherine Hardwicke en 2009, avec Kristen Stewart, Robert Pattinson, Billy Burke   

Il en est des films comme des moments de la journée : suivant l’humeur, le crépuscule pourtant d’habitude adoré, laisse tout emberlificoter dans de mauvais rêves et on aimerait se rendormir.

Autant ne pas vous faire languir, Twilight le bien nommé est le prélude à l’arrivée de la nuit. Une sorte de zone tampon où la clarté bienveillante cède devant les assauts de la noirceur qui bientôt envahira les cieux.

Je n’ai pas accroché à Twilight une seule minute. Archétype du film pour adolescents ou jeunes adultes, aucune surprise n’égaye un scénario cousu de fil blanc. Entre le vampire amoureux et la non vampire prête à se sacrifier c’est dégustation de guimauve et de nounours (sauf que, ces deux confiseries convoient une bienheureuse nostalgie).

Aie, aie, aie,  quel dommage, me disais-je en espérant secrètement aussi éloigner les vampires. Tandis que je survolais la Birmanie, le soleil frappant dans le hublot, j’attendais que le petit déjeuner fût servi.
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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 13:20

Sous le soleil brûlant, un vieil homme ridé ahanne sous le poids d'un fagot de bois, qu'il a dû chercher bien loin. Je lui offre mes forces et transporte son fardeau jusqu'à sa modeste demeure.

Ce désir m'a étrangement été inspiré par la chanson de Brassens: "Bonhomme"
 
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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 08:50

Dans une ruelle d'Amritsar, les jambes repliées en position du lotus, je noue de mes doigts encore agiles les fils d'un tapis que des occidentaux fouleront de leurs pieds insensibles à la somme de travail et parfois de douleur qui resplendit dans chaque motif.

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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 09:05

Comme Asimov, en son temps, énonça les lois de la robotique qui imprégnèrent des générations d’amateurs de science fiction, comme Moise (oui, je ne me refuse aucune référence !) recueillit les 10 commandements, Daniel Pennac fonde, dans Comme un roman, les droits imprescriptibles du lecteur.

A bien y réfléchir, qui ne s’est jamais forcé à finir un livre même au prix d’un certain ennui ? Sont-ils si nombreux ceux qui sautent des pages ? La lecture à haute voix se pratique-t-elle encore en dehors des salles de classes primaires ?
 
1. Le droit de ne pas lire.
2. Le droit de sauter des pages.
3. Le droit de ne pas finir un livre.
4. Le droit de relire.
5. Le droit de lire n'importe quoi.
6. Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible).
7. Le droit de lire n'importe où.
8. Le droit de grappiller.
9. Le droit de lire à haute voix.
10. Le droit de nous taire.

J’apprécie  surtout beaucoup le droit du lecteur à ne pas lire ; j’aurais pu en faire un désir théicole !

Ces droits imprescriptibles du lecteur de Daniel Pennac deviendront-ils cultes ? Les lecteurs en décideront. Je rajouterais bien quelques uns

11. Le droit de ne pas prêter de livre aux corneurs de pages
12. Le droit de critiquer un livre
13. Le droit de lire dans n’importe quelle position

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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 09:01


Dans The Country of Last Things / Le Voyage d’Anna Blume, Paul Auster décrit quelques années de la vie d’Anna Blume, jeune fille de 19 ans, au travers de la longue lettre qu’elle écrit pour un ami. On finit par comprendre qu’elle a quitté une vie normale, pour chercher son frère disparu.

Elle débarque dans une ville étrange, en pleine déliquescence, où les services publics ont disparu, où la plupart de la population est sans travail et sans abri. Se procurer de la nourriture est le souci constant. Les immeubles souffrent de l’absence de maintenance. Les services officiels sont présents en arrière plan mais comme troubles, comme factices, sans que l’on ne sache comment ils fonctionnent ou ont été élus.

Anna Blume, en arrivant dans cette ville, devient une sans abri. Pour survivre, elle arpente la ville à la recherche de vieux objets qu’elle revend à un ‘Resurection Agent’. D’autres malheureux collectent les déchets pour qu’une centrale les convertissent en de l’énergie. La désespérance emplit cet univers ; des associations se créent pour se suicider en sautant des toits (les Leapers) ou en courant jusqu’à ce que le cœur lâche (les Runners).  Pourtant Anna Blume trouvera aussi un peu de réconfort à Woburn House (avec Victoria, M. Frick et Boris Stepanovich) et même l’amour.

Ce livre transpire l’abandon, la ruine de la société et de l’humanité. L’espoir éclot parfois mais se fane vite. L’angoisse générée tient aussi de l’absence d’explication à la situation de cette ville, à son histoire, à sa géographie. Elle peut être n’importe quelle cité dans le futur ou le passé.  Le manque de référence laisse libre cours à toutes les analogies ou les allégories. On pourrait y voir le futur ou le ghetto de Varsovie.

Il y a du 1984 de Georges Orwell dans ce livre ; Il m’a aussi fait pensé à « La route » / « The road » de Cormack McCarthy. A lire pour laisser son imagination travailler !

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 10:00

Au temps des pharaons, dans un de ces palais, que les sables conserveront, une égyptienne offre son visage à deux servantes qui appliquent un khôl d'un noir profond autour de ses yeux. Au loin, une felouque glisse lentement sur le Nil limoneux à cette période de l'année.

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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 16:49

Réalisé par Jérôme Salle en 2008, avec Tomer Sisley, Kristin Scott Thomas, Miki Manojlovic

Alors là, je ne saurais être totalement objectif, car je suis un fan inconditionnel de la BD écrite par Francq et Van Hamme. J’apprécie le côté rebelle et direct du héros qui ne pratique ni la langue de bois ni les méthodes académique de direction d’un empire industriel.

Souvent les films me déçoivent par rapport aux livres, car ils ne parviennent pas à restituer la complexité des personnages et des situations, mais surtout, ils ne peuvent s’accommoder de l’imaginaire que je me suis construit.

Largo Winch fait exception car je l’ai trouvé fidèle à l’esprit de la BD, bien que se permettant des libertés vis-à-vis de l’histoire.

Largo Winch hérite, à la mort de son père adoptif, le vieux Nerio Winch, du groupe W, conglomérat d’entreprises. Largo adopté dans un orphelinat bosniaque, été éduqué à l’insu de tous. Il arrive à la surprise générale à la tête du groupe.

Le reste je vous le laisse découvrir. On y retrouve un capitaine d’industrie prêt à tout pour sauver son groupe des spéculateurs et autres charognards. Car Largo a sa morale d’homme, rafraîchissante à l’heure où tant de patrons de grand groupes, guidés par le profit, ne dirigent plus que pour les actionnaires et leurs propres intérêts.

Un bon divertissement, bien construit et qui, je crois, pourra séduire, ceux qui n’ont jamais lu les phylactères des aventures de Largo sur papier glacé.

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