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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 08:09

La-part-des-Anges---Ken-Loach.jpgRéalisé par Ken Loach en 2012 avec Paul Brannigan, John Henshaw, Gary Maitland, etc.

 

Robbie, Albert, Rhino et Mo, coutumiers de petits délits, échappent à la prison de Glasgow grâce à une condamnation à des travaux d’intérêts généraux. Sous la houlette d’Henri, leur éducateur, ils participent à la rénovation d’un foyer communal ; Mais travailler n’empêche pas les démons de resurgir.

 

Henri n’exerce pas son métier comme les autres ; il se prend d’affection pour Robbie, tout nouveau père, qu’il initie à la dégustation de whisky. Robbie se révèle talentueux, motivé et exceptionnellement doué ; vite capable de reconnaître arômes et saveurs, d’identifier à l’aveugle les cuvées les plus fameuses. Il va mettre ce don à profit pour sortir de sa vie de misère.

 

Comme souvent Ken Loach nous entraîne dans les quartiers où niche la misère, où survivre est un combat journalier. Les difficultés sociales en Ecosse ne diffèrent pas de celles en Angleterre ou en Irlande. L’alcool, la bagarre, la débrouille, la violence parsèment les jours et modèlent les comportements. S’en échapper nécessite une volonté sans faille bien difficile à assumer lorsque l’emploi est rare et l’argent vient à manquer.

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Ce film démontre une fois de plus l’entraide, la solidarité, l’abnégation et la confiance d’un petit nombre peuvent changer le cours d’une existence, bien davantage que les institutions. Une rencontre, une opportunité façonnent une vie. Quant aux riches, ils magouillent aussi et n’ont pas le beau rôle, prêts à dépenser des sommes colossales pour un tonneau de vieux whisky. Ne méritent-ils pas de devenir à leur tour les victimes de leur propres travers ?

 

Au fait, je n’apprendrais à personne qu’en Ecosse on parle écossais ; en revanche sans les sous-titres des passages entiers me seraient demeurés étrangers tant l’accent et les idiomes s’éloignent de ce qu’on entend d’habitude dans films ou les séries. Cette langue rugueuse aide à se plonger dans le rude environnement des ces quatre adolescents.

 

Un film réussi ; des personnages ancrés dans la vie quotidienne, tous très justes dans leur jeu; mention spéciale au personnage d’Albert dont les répliques sont drôles dans leur invraisemblance. Un regard sans concession sur une réalité sociale difficile, mais enveloppé d’espoir et de confiance. Un peu trop optimiste peut-être.

 

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Published by Tioufout - dans Cinema
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commentaires

divorce à l'amiable 23/01/2013 16:36

Seuls les anges peuvent croire en ce film… C’est pour cela que j’y crois !

Clovis Simard 13/08/2012 04:19

voir mon blog(fermaton.over-blog.com)

Géraldine 04/08/2012 00:07

Arrrh, j'ai pas eu le temps d'aller le voir, j'ai pas forcément fait des choix judicieux ces temps ci. Hum, je suis allée voir Batman !!