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Langage Stéphanois

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 23:58

Le dictionnaire Gaga est désormais disponible pour la lettre S : De Saccaraud à Sarrasson en passant par Sainté, voici quelques nouveaux mots du langage stéphanois.

 

Visitez ici la page du dictionnaire du parler Gaga!


La langue est vivante. Ce dictionnaire est le fruit de ma mémoire et de celle de mes proches. Vos commentaires et vos propositions d'autres mots sont les bienvenus.

Published by Tioufout
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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 22:16

Pourquoi, Ô pourquoi sur l'autoroute la majorité des conducteurs qui me doublent se rabattent si rapidement devant moi à une dizaine de mètres voire parfois à quelques mètres (souvent sans qu'aucune autre voiture ne les suive)?

Pourquoi m'obligent-ils à freiner pour restaurer la distance de sécurité requise?

Pourquoi les conducteurs ne comprennent-ils pas l'absolue imbécillité de ce comportement, alors même que, à leur tour victime du phénomène, sa dangerosité devrait leur sauter aux yeux?

Voilà que face à tant de stupidité je me prends à manifester mon mécontentement à ces dangers publics par un jet de lumière vive. Amis conducteurs qui pestez et vous énervez, unissons nous, et tous ensemble, faisons des appels de phares aux conducteurs qui se rabattent sans respecter les distances de sécurité!

Lançons la contre-attaque, combattons les et nous gagnerons quand ils se sentiront harcelés!

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 07:38

Le dictionnaire Gaga est désormais disponible pour la lettre R : De Rapée à Roupiane en passant par Reiboit, voici quelques nouveaux mots du langage stéphanois.

 

Visitez ici la page du dictionnaire du parler Gaga!


La langue est vivante. Ce dictionnaire est le fruit de ma mémoire et de celle de mes proches. Vos commentaires et vos propositions d'autres mots sont les bienvenus.

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 07:59
Doctor Sleep – Stephen King

Il n’est pas courant qu’un livre fasse si naturellement écho à la réalité quotidienne, alors se plonger dans Doctor Sleep en pleine période d’insomnie, voilà qui ne manque pas de piquant.

De nombreux lecteurs ou cinéphiles se souviennent de The Shining, ce huis clos dans l’hôtel Overlook, et du petit Danny Torrence aux prises avec des visions et un père qui devient fou et le traques. Qu’arrive-t-il à Danny à la fin de l’histoire ? Comment sa vie va évoluer, que va-t-il faire de ses dons ?

C’est l’ambition de ce roman que d’y répondre. Voilà donc Dan Torrence, adulte, qui erre sans réel but, alcoolique mais toujours doté du ‘shining’ cette hypersensorialité, cette capacité notamment à percevoir ce que pensent les autres. A-t-il oublié les fantômes d’Overlook ? Sans doute pas puisque qu’il les enfermes au cœur de son esprit.

Dans l’hospice où il travaille, il met ce don au service des malades, les aidant à franchir en paix la dernière marche, à s’endormir pour l’éternité. C’est dans sa chambre sous les toits qu’il est contacté par Abra, une fillette qui possède un don similaire mais bien plus puissant ; Abra a des visions concernant l’enlèvement d’enfants par des ravisseurs inquiétants, Dan va lui venir en aide.

Se noue alors une histoire comme Stephen King aime à les raconter, mélangeant dans une Amérique contemporaine et parfois miteuse le paranormal, l’incroyable, la tension, les personnages attachants et d’autres bien plus inquiétants, ceux qui roulent dans leur gros camping car noirs et qui semblent ne pas vieillir, recherchant des enfants possédant le don.

J’y ai retrouvé la précision de la construction qui me faisait adorer cet auteur avant qu’il ne se lance dans un peu de Fantasy ou dans des romans qui n’en finissaient pas. Le rythme vif souligne une histoire où l’angoisse suggérée vaut tout le gore du monde. La solution réside toujours dans l’enfance, comme la peur des croque-mitaines et des êtres maléfiques.

Bien sur, ces 450 pages pourraient sans doute être réduites mais je ne m’y suis jamais ennuyé ! Alors, si vous souhaitez connaître comment on peut survivre à un cauchemar comme celui de Danny, rejoignez le Doctor Sleep, mais vous aurez du mal à vous endormir.

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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 07:39
Pride - Matthew Warchus

Réalisé en 2014 par Matthew Warchus avec Bill Nighy, Imelda Staunton, Paddy Considine, etc.

En cet été 1984, Margareth Thatcher, la dame de fer sur laquelle Renaud, transformé en chien, se soulageait, dirige avec fermeté le Royaume Uni. Elle veut fermer une vingtaine de mines de charbon qui ne rapportent plus de bénéfice. Le syndicat des mineurs vote la grève générale qui durera un an.

A Londres un groupe de gays et lesbiennes qui luttent pour affirmer leurs droits décide de soutenir les mineurs et quêtent pour recueillir de l’argent. Ainsi est fondé le mouvement « Lesbians and Gays Support the Miners», le LGSM. Ils choisissent un village reculé du Pays de Galles pour apporter leurs dons. Mais, la solidarité d’un groupe d’homosexuels n’est pas du goût de tous les mineurs, milieu viril dans lequel il ne fait pas bon s’afficher gay.

Ce formidable film nous plonge dans deux communautés éloignées malgré un combat finalement similaire pour qu’elles puissent vivre dignement. Il nous fait appréhender ce que fut ce régime qui mit à mal l’industrie britannique et qui, sous la toute puissance d’un libéralisme amoral, cachait mal son mépris des petites gens. Il est touchant de reconnaître, dans la souffrance de ces mineurs dépossédés du droit à gagner leur vie, mille et une histoires contemporaines. Les temps changent mais la violence des relations sociales et ma primauté du profit demeure.

Il nous fait pénétrer la communauté gay et les vexations, le mépris dont elle faisait l’objet. Entre les mineurs et les homos va cependant se nouer un dialogue comme une métaphore de la vie et de la solidarité.

On peinerait à reconnaître un rôle principal tellement le film met à l’honneur une galerie de personnages d’une grande justesse. C’est toute la force de ce cinéma anglais, héritier d’un Ken Loach, qui excelle dans ces drames sociaux, entremêlant la dureté des vies et un humour acerbe, ravageur. Humour, émotion, Histoire contemporaine, une reconstitution des années 80 dans laquelle on constate que si notre société a évolué positivement pour les homos, elle a poursuivi une approche sociale rugueuse dont l’humain a définitivement disparu au profit de l’argent.

Un film remarquable.

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 07:35

lulu-femme-nue.jpgRéalisé en 2014 par Solveig Anspach, avec Karin Viard, Bouli Lanners, Claude Gensac, etc.

 

Lulu vient de rater un entretien d’embauche à Saint-Gilles-Croix-de-Vie et alors qu’elle s’apprête à prendre le train, elle le rate, sans doute volontairement. Elle passe la nuit dans un hôtel modeste et finalement, décide de s’octroyer quelques jours de vacances, loin de ses trois enfants et de son mari agressif. 

 

Lulu (diminutif de Lucie, pas de Lucienne !)  va rencontrer des gens un peu en marge de la société, une vieille dame portant une lourde culpabilité, un homme presque marginal, accompagnés de ses deux frères et une employée de café martyrisée.

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Le film alterne efficacement les moments de doute et les instants lumineux, s’interrogeant sur la possibilité d’une parenthèse ou d’un renouveau. Si l’on passe au dessus de quelques invraisemblances, on trouve une belle envie de vivre et une étonnante capacité de changer.

 

Karine Viard est particulièrement remarquable.

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 07:28

philomena-stephen-frears.jpgRéalisé en 2014 par Stephen Frears, avec Judi Dench, Steve Coogan, Sophie Kennedy Clark, etc. 

 

Dans la campagne irlandaise, en 1952, Philomena Lee, est envoyée par ses parents dans le couvent de Roscrea. Elle pourra, à l’abri des regards, y mener sa grossesse à terme. Philomena travaille durement dans la buanderie, sous la direction des nonnes peu amènes. Elle n’est autorisée à voir son fils qu’une petite heure par jour mais un jour, il est donné en adoption à une riche famille.

 

Cinquante ans plus tard Philomena avoue ce secret à sa fille et, grâce à un journaliste, Martin Sixsmith, elle part à la recherche de ce fils.

 

Le film se base sur un fait historique, la mise en adoption par les institutions catholiques irlandaises d’enfants abandonnés ou nés hors mariage. On suit la quête de cette mère, croyante et pratiquante, on traverse ses espoirs et ses doutes. 

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Très beau film sur un sujet douloureux, traité avec un certain humour. Les comédiens assurent efficacement, sans sombrer dans le pathos, laissant le spectateur s’imprégner des magnifiques paysages sombres de l’Irlande. 

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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 16:39

Suzanne-katell-quillevere.jpgRéalisé en 2013 par Katell Quillévéré, avec Sara Forestier, François Damiens, Adèle Haenel, etc.

Adolescente, Suzanne tombe enceinte. Elle décide de garder l’enfant. Son père, routier, et sa sœur, l’aident comme ils peuvent. Lorsqu’elle tombe amoureuse de Julien, une petite frappe à la gueule d’ange déchu, sa vie bascule. Suzanne est prête à tout abandonner, jusqu’à son fils. 

Un joli petit film, avec une Sarah Forestier convaincante dans les diverses époques que l’histoire traverse. François Damiens se révèle touchant en paternel décontenancé par la liberté que s’accorde sa fille, lui dont la vie réglée et contrainte n’offre que peu de joies.

Un beau sens de l’image et de la couleur pour un film qui ne s’imposera pas comme un classique, mais qui permet de passer un bon moment.

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 07:00

Inside-Llewyn-Davis---Ethan---Joel-Cohen.jpgRéalisé en 2013 par Ethan Coen, Joel Coen, avec Oscar Isaac, Carey Mulligan, Justin Timberlake, etc.

 

En 1961, dans le Village (comprendre Greenwich Village) à New York, Llewyn Davis tente de gagner sa vie en interprétant ses chansons folk. Il a bien enregistré un disque dont les invendus encombrent l’arrière boutique de son producteur, mais les engagements sont rares et souvent ceux de bars de deuxième zone.

 

Les rafales du vent froid hivernal balaient les rues et n’ayant pas même de quoi s’acheter un manteau, Llewyn squatte chez des amis ou des connaissances ; ils n’en peuvent plus de l’accueillir sur leur canapé. Pour rompre la série d’échecs, il décide de se rendre à Chicago rencontrer Bud Grossman, un agent et patron de salle de spectacle très influent.

 

Ce film brosse le portrait d’un perdant, qui foire tout ce qu’il entreprend, fait les mauvais choix, renonce à ses droits d’auteurs sur un futur tube, mais qui vit pour sa musique. Elle est d’ailleurs (comme dans Alabama Monroe) le cœur du film et on y découvre de belles chansons et de jolies interprétations. 

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Il y croit, llewyn, si ce n’est à son talent, du moins à son opiniâtreté à réussir. La marine marchande, il a déjà donné ; ça nourrit le corps mais non l’âme. Alors il entreprend et parfois, il se laisse aller à des colères ou des gestes que bientôt il regrette et doit ravaler son ego. 

 

On croit d’emblée à la sincérité d’Oscar Isaac qui habite le rôle. On s’amuse du chat roux qui ponctue de nombreuses scènes, le trouvant quand même bien calme pour accepter tous les trajets que lui impose Llewyn. 

 

Bravo pour ce beau film, et une caresse pour le chat (dont le nom lui correspond si bien !)

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 07:26

En-solitaire---Christophe-Offenstein.jpgRéalisé par Christophe Offenstein en 2013 avec François Cluzet, Samy Seghir, Virginie Efira, etc.

 

Yann Kermadec prend le départ du Vendée Globe sur le bateau de Franck Deville, suite à un accident de ce dernier. Il laisse aussi Marie, sa compagne et sœur de Franck, s’occuper de sa fille Léa ; Léa ne voit pas d’un bon œil Marie s’imposer dans sa maison et dans sa vie.

 

Lorsque Yann, en pleine mer, découvre un jeune homme monté clandestinement à bord, alors qu’il mouillait près d’une île pour réparer une avarie, la colère le submerge ; il risque la disqualification de cette course en solitaire.

 

On passe un moment agréable avec le bougon Kermadec, on essuie les grains, on tangue sur le pont glissant, on choque, on borde, on fait sécher le T-shirt au vent du large, bref on se croirait presque à bord de ces navires parcourant les mers, affrontant les vagues et les creux. C’est d’ailleurs la principale force de ce film que d’avoir été tourné sur un vrai bateau dans une mer tout ce qu’il y a de plus mouillée, avec un vent qui doit plus à Eole qu’à la fée électricité. 

 

Le réalisateur aurait sans doute pu davantage insister sur les conditions de vie à bord, notamment quand le froid glace les mains et transforme le marin en lutteur ; il aurait pu également davantage montrer l’importance qu’a pris la cellule de support à terre (analyse météo, calcul de la meilleure trajectoire).

 

Une faiblesse du film réside sans doute dans la petite mièvrerie entre Léa et Marie, totalement inutile. Mais avant tout, l’omniprésence de la publicité devient pénible. Bien sûr dans les courses, les bateaux sont nommés à longueur de commentaires du nom du sponsor principal : mais là, Tribord, Apple et surtout DCNS ! Je ne connaissais pas ce groupe que je pensais avoir été inventé pour l’occasion. Mais non, il s’agit d’une entreprise française ‘Un leader mondial du naval de défense. Un innovateur dans l’énergie’ comme dit son site internet. Présent de façon quasi permanente à l’écran DCNS s’est offert 90’ de publicité, à se demander si le réalisateur a cherché un sponsor ou si l’entreprise navale a cherché un réalisateur.

 

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