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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 08:21

robin hobb assassin quest la reine solitaireVoici donc le dernier tome des aventures de Fitz, me bâtard  royal de la lignée des Farseers. En compagnie de Kettricken, Fitz, Starling, Kettle et le Fou partent à la recherche de Verity, époux de Kettricken et prétendant légitime au trône des six Duchés.

 

Le temps presse ; Regal amasse ses troupes près des frontières du royaume des montagnes. Les six duchés sont livrés à la barbarie des navires rouges.

 

Cette dernière partie tient ses promesses ; on  y découvre le secret des Elderlings ; on y apprend l’histoire de Kettle.

 

Est-ce que Verity sera retrouvé ? Est-ce que les Elderlings sauveront le royaume des six duchés ? Est-ce que Regal sera chassé de son trône et qui le remplacera ? Je vous laisse le découvrir ;

 

Au moment de fermer définitivement ce livre, j’éprouve le même sentiment qu’à la fin du septième tome d’Harry Potter : un vide, la perte de ce lien qui s’était tissé avec les personnages ; A la fois la plénitude de savoir l’histoire terminée et la tristesse qu’elle le soit déjà.

 

J’ai beaucoup aimé cette série des Farseers avec Assassin’s Apprentice, Royal Assassin et Assassin’s Quest. La richesse et la cohérence du monde décrit range cette épopée aux côtés des plus grandes histoires de la Fantasy.

 

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 08:28

inception.jpgRéalisé par Christopher Nolan en 2010, avec Leonardo DiCaprio, Marion Cotillard, Ellen Page, etc.

 

Dom Cobb est un spécialiste de l’extraction, la récupérer des secrets enfouis au plus profond de l’esprit et de la mémoire d’un individu. Le modus operandi consiste à endormir la cible, puis à se connecter à son esprit comme dans un rêve. Plusieurs personnes peuvent alors partager le même rêve, dont un architecte, celui qui fabrique l’environnement cohérent du rêve. On peut aussi simuler un rêve à l’intérieur d’un rêve et ainsi briser les réticences ou lever les doutes de l’individu.

 

Au cours de la mise en pratique de ses talents dans l’espionnage industriel, Cobb a perdu sa femme, il est interdit de séjour dans son pays d’origine et ne peut revoir ses enfants. Sa seule chance, une ultime mission commanditée par sa précédente victime, Saito : l’implantation (l’inception) d’une idée dans l’esprit d’un individu, sans laisser de traces.

 

Le film prend le spectateur rapidement et ne lâche quasiment plus. Les niveaux de rêves s’imbriquent comme dans un jeu vidéo et le doute s’instille de ce qui est la réalité. D’ailleurs, ce qui nous est présenté comme tel, ne serait-il pas aussi un rêve ? Il y a peu d’explications scientifiques : tant mieux cela évite de chercher les incohérences. Cette mise en abîme constitue le fondement du film. Je n’ai pas boudé mon plaisir, regrettant simplement que les scènes de violences et d’actions soient aussi longues et parfois invraisemblables comme dans le rêve (niveau) blanc ; le principe, simple, ne gagne rien en longueur et le film aurait gagné en force et en percussion ce qu’il aurait perdu en longueur.

 

J’ai entendu des louanges dithyrambiques ; n’exagérons pas : il n’a pas la créativité d’un Matrix mais il est moins abstrus. Il ne possède pas la richesse d’un Mulholand Drive mais ne requière pas les explications de texte pour le comprendre ; il aurait plus un équilibre à la Usual Suspects.  Il s’agit finalement d’un bon film basé sur une idée séduisante, que je vous conseille.

 

Mais qu’a-t-il bien pu passé dans la tête du réalisateur pour utiliser la musique de ‘la vie en rose’ de Piaf pour … vous entendrez bien ? Marion Cotillard, la Môme, Piaf … la ficelle est grosse et sans le moindre intérêt.

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 08:45

albert-londres-dans-la-russie-des-soviets.jpgAvril 1920. Depuis bientôt 3 ans la révolution de 1917 a renversé le vieux régime tsariste et un régime bolchevique a fini par s’installer. Lénine en est le penseur et Trotski l’acteur ou plutôt l’homme des basses œuvres.

 

Ce qui se passe dans la République Socialiste fédérative des Soviets Russes, peu le savent vraiment et les préjugés se déchaînent.

 

Albert Londres, grand reporter, alors en Egypte, part pour Moscou à la demande de l’Excelsior, son journal. Dans une fameuse série d’articles que publiera l’Excelsior, il racontera son périple et ses observations de la vie quotidienne et politique de cette vaste république.

 

Ce livre rassemble ces divers articles, que l’auteur a retouchés deux ou trois ans après leur publication originale. Il faut, pour les apprécier, se replonger en 1920 : cette révolution d’octobre faisait peur, renversait les certitudes. Certains faisaient dans l’anti-bolchevisme primaire, d’autres soutenaient le nouveau régime, mais personne ne savait ce qui se passait sur le terrain. Albert Londres rapporte donc un des tous premiers témoignages de l’intérieur de cette fédération rouge !

 

Mais au delà de la narration, ces articles indiquent aussi comment un esprit éclairé a perçu le pays après 3 ans de révolution. Le constat ne brille pas. La quasi famine pèse sur chaque habitant ; les paysans ne produisent plus au-delà d’une culture vivrière car le surplus ne leur est pas payé. L’industrie se délite, le peuple vend le moindre bibelot pour récolter quelques roubles.

 

La faillite de la culture démocratique, malgré le nom de la fédération, s’impose à travers le récit d’Albert Londres. L’organisation pyramidale des soviets, ne parvient pas à faire parler le peuple. Les révolutions sont faites au nom du peuple mais la classe dirigeante qui en émerge, décide rapidement,  que le peuple est plus un boulet qu’une force incitative.

 

Avec bientôt 90 années de recul, il est frappant de constater que ces articles décrivent déjà ce qui adviendra de ce grand pays au cours du siècle passé.

 

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 08:27

Le sorcier du village l’a lu hier dans les arabesques laissées par le sang du poulet dans le sable devant sa case. Les dieux avaient parlé par sa bouche : la récolte du sorgho pouvait débuter sous leur regard auspicieux. Voilà 6 jours que les familles du village attendaient cette annonce ! Il avait fallu se cotiser et vendre les réserves de manioc pour offrir les animaux à immoler au sorcier. Il affirme que les dieux s’expriment mieux dans les entrailles d’un bœuf que dans celles d’un mouton, pourtant c’est bien avec notre dernier poulet malingre qu’ils se sont manifestés.

 

Les hommes se reposent, car le soleil déjà haut brûle la peau et ils doivent préserver leurs forces pour la cérémonie festive qui célèbrera la fin de la récolte. J’enfouis mes pieds dans la terre rouge et chaude, cette même terre que ma grand-mère a foulée et sa grand-mère avant elle ; cette terre dont j’enduis le corps de ma fille pour la protéger des piqûres d’insectes. Les gerbes de sorgho s’amoncellent et la douleur cisaille mon dos ; je ne me plains pas, aucune des femmes qui arpentent les champs, courbées jusqu’au sol, ne laisse échapper le moindre gémissement. Que diraient les hommes et les dieux si nous rechignions à l’ancestral honneur de recueillir les épis nourriciers, de les faire sécher puis d’en stocker les grains pour l’année à venir ?

 

Je sais combien la fierté de mon mari se mesure à la quantité de ma récolte. Je ne dois pas la compromettre et ce sentiment apaise les élancements qui me transpercent. Ce soir, quand je serai allongée sur la natte, le corps endolori, mes muscles durcis, il m’honorera de son amour ; il ne s’attardera pas, se forçant à la brièveté, compatissant de ma fatigue et respectueux de mon repos. Il sait que demain après avoir préparé les repas, je devrai retourner récolter le sorgho.

 

Voir l'origine des désirs théicoles sur Désirs Théicoles : Poésie et loufoquerie autour d’une tasse de thé

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 08:23

tancrede-voituriez-les-lois-de-l-economie.jpgLe début est formidable : Corte, un homme de théâtre riche mais qui n’aime pas l’argent pour l’argent, emménage au troisième étage d’un cossu immeuble Hausmannien. Au cinquième vit Julien, trader sur les matières premières et sa femme Susanna, qui se rêvait comédienne. Le style plein d’humour et de références met en scène avec vivacité la vie et les aspirations de ces trois personnages.

 

Le trader ressemble à ces portraits que les médias ont popularisés lors de l’effondrement des banques. Les salaires dont la valeur absolue (1 million d’euros pour Julien) ne signifie plus rien, servent de comparatif avec les collègues. Le jargon, truffé d’anglicismes, compare les traders à des prostituées, des gagneuses. Le trader qui se croit invincible commettra pourtant une impardonnable erreur.

 

La femme délaissée par ce mari qui vit pour son travail, trouvera dans Cortes, un nouvel élan dans sa terne vie.

 

Bien écrit, le livre s’essouffle cependant rapidement. Dès que le style ne parvient plus à cacher les trous d’un scénario faiblard et bourré de caricatures, l’attention se relâche, l’ennui gagne et la fin, prévisible, soulage.

 

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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 08:55

J'aimerais tout savoir de l'ignorance pour mieux comprendre l'inutilité du savoir

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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 08:52

Ce-que-je-sais-de-Vera-Candida---Veronique-Ovalde.jpg4 femmes. 4 générations, de la grand-mère à l’arrière petite-fille. 4 femmes frappées par le sort, vivant une difficile relations avec les hommes. 4 femmes en rupture de la chaîne familiale. De Rose Bustamente, Violette Bustamente, Vera Candida et Monica Rose vivent sans la reconnaissance de leur père. Ce père absent, ce géniteur honni, façonne le caractère de sa progéniture et de sa mère et les force à fuir.

 

Vera Candida s’échappe ainsi à quinze ans de son île natale, Vatapuna, que l’on imagine sise en Amérique du Sud et rejoint Lahoméria, ville moyenne sur le continent. Elle trouve refuge dans le Palais des Morues, foyer pour femme en détresse géré par une vieille Allemande. Véra y accouche de Monica Rose et se rêve sans passé, sans ce destin, sans cette fatelité qui frappe les femmes de sa famille.

 

Itxaga, un journaliste libre, lui donnera peut-être l’apaisement qu’elle recherche … ou pas, je vous le laisse découvrir.

 

J’ai ressenti dans ce livre un mélange de Trois femmes Puissantes de Marie Ndiaye et de Cœur Cousu de Carole Martinez., autant alors écrire que j’ai bien aimé et que je le recommande. Même si la puissance narratrice mériterait d’être plus soutenue et si parfois le fil du destin se transforme en gros cordon, je ne peux que reconnaître le plaisir que j’ai pris à dévorer ce roman.

 

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 08:34

jakuta-alikavazovic-le-londres-louxor.jpgContrairement à ce que l’esprit vif mais peu réfléchi pourrait penser, le Londres-Louxor ne roule pas entre ces deux fameuses villes, mais accueille, à Paris, dans le quartier de l’Opéra-Comique, un cinéma. Aujourd’hui désaffecté, le lieu d’inspiration égyptienne avec bas-reliefs, papyrus et colonne, connut un crime non élucidé en 1931. Il devint cinéma porno dans les années 1970 avant de se transformer en un lieu d’accueil des réfugiés yougoslaves pendant la guerre des années 1990.

 

Dans cet univers baroque, l’auteur met en scène Esmé, de nom de plume Esme, une romancière qui n’écrit pas une ligne mais qui prête son nom à un auteur reconnu. Il y a aussi Anton, critique littéraire qui ne lit plus. Celui qui se fait appeler le Vice-Président, qui a un jour séduit la sœur de Esme et qui règne sur ce lieu et sur des affaires plus ou moins louches. Ariana, la sœur de l’héroïne, a disparu, brusquement et devient le fil conductyeur (le fil d’Ariane ?) de ce récit sans jamais y apparaître vraiment. A-t-elle un lien avec les quatre tableaux dérobés à la fondation Bürhle où elle assurait la comptabilité ?

 

Qui est donc ‘le Mime’, pilier du bar, qui englouti, mezcal après mezcal, et qui se dit mexicain ?

 

L’ouvrage dégage une atmosphère lourde comme une eau stagnante, emmitouflée dans les secrets et les non-dits. Il explore par petites touches un exil qui ne devient cependant jamais le cœur du livre. La communication entre ces êtres en rupture de leur passé ou de leur présent, en renoncement parfois, en quête souvent, ne m’a pas laissé une émotion extraordinaire. C’est pour moi un bon livre, mais pas un livre exceptionnel.

 

Ce livre était sélectionné pour le Prix du Livre Inter 2010.

 

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 08:20

Le dictionnaire Gaga est désormais disponible pour la lettre L : de Lermuse à Luche voici quelques nouveaux mots du langage stéphanois.



La langue est vivante. Ce dictionnaire est le fruit de ma mémoire. Vos commentaires et vos propositions d'autres mots sont les bienvenus.

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 08:13

A l'issu d'un premier tour tout noir, l'équipe de France de football regagne ses pénates des bleus au coeur et le rouge au front. Laurent Blanc va pouvoir reconstruire; la plupart des joueurs devraient se mettre au vert mais certains tireront peut-être leurs marrons du feu.

 

Quant à moi, je rosis de plaisir face à cette débâcle ... et je me ressers un jaune; si cela continue, je serai bientôt gris!

 

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