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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 08:11

Martha-Marcy-May-Marlene---Sean-Durkin.jpgRéalisé par Sean Durkin en 2012 avec Elizabeth Olsen, John Hawkes, Sarah Paulson, etc.

 

Martha, une jeune femme blonde, s’enfuit d’un groupe sectaire dans lequel une quinzaine de garçons et de filles vivent dans une ferme sous l’autorité de Patrick leur gourou. La sexualité y est libre, parfois même contrainte.

 

Martha, que le leader a renommé Marcy May, trouve refuge auprès de sa sœur aînée, Lucy, et de son mari et tente, dans leur maison de villégiature au bord d’un lac, de  retrouver la sérénité. La tâche s’avère compliquée, après ces deux années pendant lesquelles elle n’a pas donné signe de vie. Martha craint que la secte ne la retrouve et les souvenirs l’envahissent, brouillant la réalité.

 

L’atmosphère angoissante s’installe rapidement et l’alternance entre présent et passé contribue à faire émerger lentement la réalité de la vie à la ferme et des pratiques du gourou. On sent la jeune fille prête à sombrer, marchant sur la corde tendue entre la douleur du passé et le vide du présent. Il se peut même que, par delà la réalité, le confort et la prise en charge proposés par cette vie en communauté viennent tenter Martha.

 

La mise en scène percute ; les images sont magnifiques, l’atmosphère angoisse à souhait, Elizabeth Olsen joue avec justesse ; pourtant quelque chose m’a empêché de m’y immerger totalement. Est-ce le systématisme des allers-retours entre le présent et le passé ? Est-ce la lenteur du scénario ? Est-ce, au final, une certaine modération qui retient l’emballement du film ? En tout cas, la fin m’a laissé un goût amer d’inachevé, probablement très cinématographique mais que je n’ai pas aimé.

 

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 08:13

Veronique-Olmi---Le-premier-amour.jpgLa quatrième de couverture donne le ton : « Une femme prépare un dîner aux chandelles pour fêter son anniversaire de mariage […] soudain, sa vie bascule : elle […] éteint le four, prend sa voiture, quitte tout». Bien troussée, cette accroche réussit son but et je décide de suivre l’histoire d’Emilie, qui décide de retrouver Dario, son amour de jeunesse ; une simple annonce dans un journal qui enveloppe la bouteille de Pommard de son vingt-cinquième anniversaire de mariage avec Marc.

 

A coups de retours en arrière on retrouve Emilie à seize ans, en Provence, quand elle tombe amoureuse de Dario, ce garçon, dont toutes les filles rêvent. Elle tente de se faire une place entre sa sœur Christine, trisomique et fan de Mike Brandt (dont elle connaît par cœur une unique chanson ‘C’est ma prière’) et une mère remarquablement limitative. 

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Ce court roman, bien écrit et bien construit, apporte un plaisir simple, sans la pesanteur d’une réflexion trop présente. En filigrane apparaissent des thèmes finalement très classiques du grand amour, des choix que l’on aurait pu ou du faire, des renoncements et des abandons.

 

Je vous conseille ce joli livre.

 

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 08:16

Jonathan-franzen-freedom.jpgPatty et Walter Berglund semblent former un couple modèle avec leurs deux enfants. Pourtant lorsqu’ils quittent le Minnesota pour s’installer à Washington, D.C. les fêlures, recouvertes par les années d’une vie bien réglée, apparaissent.  La mère de famille ne parvient plus à cacher la névrose dans laquelle des années d’oisiveté, de désir inassouvi et de relations conflictuelles avec, Joey, le fils, l’ont plongée.

 

Joey, adolescent dont la faible personnalité semble ne se construire qu’à l’encontre de sa famille, finit par s’embarquer dans une officine trouble dont le commerce entre le Paraguay et l’Irak empeste des magouilles qui lient armée et industrie. Son histoire d’amour avec Connie, sa voisine un peu nunuche paradoxalement lui remet les pieds sur terre ; mais n’est-ce pas une capitulation ?

 

Que dire du père, Walter, écologiste qui en vient à travailler pour une fondation acquérant des terrains pour en exploiter les ressources naturelles, avec la vague promesse d’une protection à long terme ? Comment cet homme, follement amoureux de sa femme accepte-t-il la passivité de cette dernière et renonce-t-il au bonheur, jusqu’à ce que son horizon s’éclaircisse puis se bouche de nouveau. Pourquoi demeure-t-il aveugle aux sentiments qui lie Patty à Richard, son meilleur ami, guitariste peinant à trouver sa voie ?

 

Ce roman alterne les époques et brosse sans enthousiasme un tableau des Etats-Unis contemporains. Les personnages, tiraillés entre leurs envies politiques, sociétales ou amoureuses, renâclent face aux choix qui les sortiraient de la routine et de l’atonie. Aucun ne porte mieux que Walter le conflit que la réalité et le fatalisme opposent aux aspirations. Jusqu’où ces deux générations renonceront-elles à leurs envies pour embrasser sans passion la déliquescence d’une société ressemblant finalement dans ses reniements à la nôtre.

 

Cependant fallait plus de 700 pages pour traiter ce sujet ? L’impression parfois surgit au détour d’un chapitre, qui n’a apporté que peu d’eau au moulin de la réflexion, qu’il est décidément plus difficile de faire court que long. La dilution de l’intrigue nuit à l’ensemble plongeant son lecteur (en tout cas moi) face à un dilemme : Abandonné-je le roman ou le continué-je ?

 

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J’ai choisi d’aller au bout, passant outre les personnages et les appels des autres livres de ma table de chevets et me délectant d'une nouvelle lecture en anglais. 

 

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 08:19

La-colline-aux-coquelicots-Goro-Miyazaki.jpgFilm d’animation réalisé par Goro Miyazaki en 2012, avec Masami Nagasawa, Junichi Okada, Keiko Takeshita, etc.

 

Umi réside dans une grande maison perchée au sommet d’une colline surplombant la baie de Yokohama. En plus de ses études au lycée, elle aide sa grand-mère à tenir une pension de famille et à s’occuper de ses frères et sœur. Chaque matin, comme sur un bateau, elle hisse les couleurs, en hommage à son père disparu pendant la guerre de Corée. Elle tombe amoureuse de Shun, un étudiant en charge de la feuille de chou de l’école ; bien vite leur histoire va les rattraper.

 

A cause de la célèbre paternité du réalisateur, Hayao Miyazaki, j’attendais plus de ce film : le studio Ghibli fondé par son père a produit de fabuleux longs métrages d’animation. L’image fourmille de détails et l’œil ne parvient pas à tous les capter ; la richesse des descriptions ravit le regard. Comme dans les mangas, les visages stéréotypés et aux mimiques grossières ainsi que les vêtements sans texture tranchent avec le reste du décor. Autant Goro Miazaki parvient à rendre superbement les rais de lumières passant à travers un rideau de fine mousseline, autant les pantalons et les chemises créent-ils de grosses taches de couleurs. Cette approche quasi systématique dans les films d’animations japonais que j’ai pu voir me laisse pantois.

 

L’histoire ne me semble guère plus qu’une bluette dans un Japon qui s’est relevé de la guerre (1963) et qui prépare les jeux olympiques ; je n’ai pas trouvé de deuxième niveau de lecture. Le film vaut surtout pour la peinture de ce Japon, de ses petits métiers, de ces paysages avec une douce poésie dans le traitement. L’œil n’en finit pas de s’émerveiller des détails dépeints dans le foyer étudiant nommé « le quartier latin ».

 

La musique de ce film reste un mystère ; à part dans quelques chansons en japonais qu’on aurait pu croire issues d’un karaoké, j’ai trouvé que l’atmosphère musicale nous entraînait davantage dans une métropole européenne de l’époque. Jusqu’à la musique qui accompagne la bande annonce et qui m'a réveillé des souvenirs de ‘Por una cabeza’ un tango de Carlos Gardel.

 

Au final, un film bien mis en image le plaisir se trouve limité par un scénario trop fin. Reste un peu de chemin pour Goro avant d’être l’égal de son père.

 

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 08:17

sherlock-holmes-guy-ritchie.jpgRéalisé par Guy Ritchie en 2012, avec Robert Downey Jr., Jude Law, Noomi Rapace, etc.

 

Quel peut être le rapport entre des attentats à Strasbourg et à vienne, la mort d’un trafiquant d’opium, la ruine d’un magnat indien du coton ? Aucun pour le commun des mortels, mais Sherlock Holmes perçoit, derrière l’apparent hasard, la trame d’une entreprise concertée.

 

Le professeur Moriarty veut s’emparer de l’industrie de l’armement et de celle des soins et, pour s’assurer de la rentabilité de l’investissement, déclencher une guerre dont il sera le principal bénéficiaire. Heureusement, le détective de Baker Street et le docteur Watson vont tenter de l’en empêcher.

 

Le film croule sous la débauche d’effets spéciaux fort bien réalisés mais aurait certainement mérité un scénario davantage fouillé et plus clair : on peine longtemps à saisir le fil narratif. L’humour sympathique ravit en VO et les 2 heures de projection n’engendrent aucun ennui. Ne ratez pas la dernière scène, vous en serez confondus !  

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Au-delà du spectacle ce film donne-t-il à réfléchir ? Pas sûr. Pourtant, une réflexion de Moriarty résume bien le siècle : il n’y a pas besoin de manipuler les peuples pour déclencher une guerre, la pulsion de mort et de destruction en chacun d’entre nous suffit pour engendrer les conflits.

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 08:13

Wolf-Serno---Le-chirurgien-ambulant.jpgVitus quitte le monastère de Campodios, en Espagne, pour rejoindre l’Angleterre et tenter d’y retrouver ces origines. Comme de nombreux enfants il a été abandonné anonymement par sa famille avec pour seul indice un tissu damassé portant armoiries. L’institution s’est alors chargée de son éducation et, en particulier, un moine savant lui a enseigné les plantes et quelques techniques de chirurgies rudimentaires en ce milieu de XVIème siècle.

 

Son cheminement va lui permettre d’exercer son art, de parfaire ses connaissances et surtout de rencontrer une foule de personnages qui colle parfaitement à mon imaginaire de cette époque : troupe de gitans, guérisseurs, corsaires, nains et nobles.

 

L’Inquisition tient un rôle important dans ce roman ; l’auteur la présente dans toute sa morgue et en brosse un tableau effrayant : la rhétorique parfaitement étudiée pour ne laisser aucune chance àau pauvre diable accusé. Les tortures suivent un protocole strict qui comprend la territio verbalis (les instruments sont nommés à l’accusé), la territion realis (on lui explique à quoi sert chaque instrument) avant que la mise en pratique ne commence. La créativité de l’homme pour infliger le mal me fascine : poucettes, brodequin, l’estrapade, la chaise à piquants, aucun être humain ne peut y résister. L’Inquisition a créé un abject système s’auto-justifiant dont il y a peu d’exemple similaire dans l’histoire de l’humanité.

 

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Cette plongée dans la Renaissance espagnole apporte un bonheur de lecture qui doit beaucoup à la description méticuleuse et formidablement crédible de cette époque.

 

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 08:30

Canadian-maple-hiut-sirop-a-l-erable.jpgUne envie de sirop d’érable, la nostalgie d’un voyage au Québec, quelques pancakes ou de simples crêpes à napper de cette délicieuse saveur sucrée venue de la Belle Province ? Un peu de tout ça certainement a conduit à l’achat de ce sirop Canadian Maple Hut. En plus il est Bio, alors que lui reprocher ?


Ce n’est tout simplement pas du sirop d’érable ! Sa composition indique en tout petit : « Sirop de riz, sucre de canne, eau, sirop d'érable (5%), arôme naturel ». 5% seulement de sirop d’érable, autant dire une misère qui ne sert à rien puisqu’en plus des aromes sont ajoutés pour donner du goût !

 

Il n’y a pas tromperie puisque le produit indique sirop à l’érable et non sirop d’érable ; en plus la composition indique très clairement qu’il n’y a qu’une infime partie de sirop d’érable. Mais avouns que tout peut amener le consommateur à penser qu’il achète un vrai sirop d’érable : La bouteille, avec la petite anse, est similaire aux bouteilles de sirop d’érable qu’on trouve au Canada ; Une belle feuille rouge symbolise sans ambiguïté le Canada ; La photo montre une cabane typique, de la neige et un tronc d’arbre … Qui ne penserait pas à une forêt canadienne ?

 

Calice ! Achetez ce produit si vous le souhaitez mais en toute connaissance de sa composition. Comme quoi Bio n'est pas forcément synonyme de bon.

 

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 08:11

take-shelter-jeff-nichols.jpgRéalisé par Jeff Nichols en 2011 avec Michael Shannon, Jessica Chastain, Tova Stewart, etc.

 

Curtis LaForche est un américain banal de l’Amérique profonde. Il fore des trous dans une carrière, sa femme, Samantha, brode et vend ses créations au marché, sa petite fille Hannah, sourde et muette, communique difficilement par le langage des signes. Brusquement Curtis se met à faire des cauchemars qui commencent tous par l’arrivée d’une tornade dont pleuvent des gouttes huileuses et se terminent avec un membre de sa famille.

 

Comment ses rêves vont-ils impacter la vie professionnelle de Curtis ? Y a-t-il un lien avec la maladie de sa mère, diagnostiquée à 30 ans avec une schizophrénie paranoïaque ? L’abri anti-tornade rouillant au fond du jardin protégerait-il efficacement la famille si une tempête exceptionnelle frappait la région ?

 

L’atmosphère angoisse gentiment le spectateur et l’amène à partager une part des troubles de Curtis. Le film s’attarde sur les interactions avec la famille, les amis, les relations et même les médecins et psychologues. La mise en scène et la photo mettent parfaitement l’histoire en valeur.

 

Ce film s’auréole de multiples critiques à la limite du dithyrambe ; elles exaltent l’allégorie de notre société en crise. Je n’ajouterai pas ma voix au concert de louanges. Je m’y suis ennuyé un peu, j’ai trouvé que la musique soulignait parfois très outrageusement les moments se voulant angoissant. Quant à la fin … bof.

 

Ce n’est pas de mon humble point de vue un mauvais film, en fait pourquoi pas si on n’a pas envie de voir autre chose.

 

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 08:27

La-Centrale---Elisabeth-Filhol.jpgLa masse imposante de la Centrale Nucléaire de Production d’Electricité (CNPE) écrase le livre de toute sa masse de béton, de tuyaux et de tours de refroidissement. La minutie des descriptions des entrailles de la centrale et de ses rouages impose sur le lecteur le sentiment de la toute puissance de la machine. Elle s’oppose en un jeu d’ombres et de lumières avec les sentiments ambigu et plein de doutes des hommes qui la ‘servent’.

 

Yann, le narrateur, jeune homme, parcourt la France de centrale en centrale pour effectuer la maintenance des réacteurs. Il travaille au cœur des zones les plus radioactives, suivant un processus bien rodé, mais jamais à l’abri d’un impondérable ou d’une erreur humaine.  Chaque travailleur mesure en permanence la contamination subie et, comme un sablier, lorsque la tolérance annuelle est atteinte, le travailleur ne peut plus prétendre à travailler dans les zones dangereuses, celles qui paient le plus.

 

Ces activités sensibles et risquées sont confiées à la sous-traitance, de la chair à neutron, corvéable, où celui qui tombe est immédiatement remplacé par l’un de ceux qui font la queue pour se faire employer. Ces hommes itinérants logent dans des campings, frêles demeures face à l’immensité de la Centrale et souvent partagent à plusieurs la même couche, au fil des horaires décalés.  Elisabeth Filhol fait parler ses personnages de leurs peurs, de leurs envies d’aventure et de risque, du plaisir du danger et du stress de l’erreur. Elle narre les interrogations et les doutes de la micro-société des réparateurs de l’extrême.

 

Elle nous interroge sur les effets de la technologie sur ses conséquences, sur le prix à payer pour l’énergie nucléaire, sur les risques encourus et sur la fragilité, finalement, de notre société face à un avenir que nous ne maîtrisons pas totalement.

 

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 08:16

Maxime-Chattam---Leviatemps.jpgLa ville Lumière se prépare à accueillir l’exposition universelle, en cette année 1900. Des êtres humains venus de tous les continents seront exhibés comme des bêtes. Les fiacres parcourent les rues pavées et les maisons closes accueillent une clientèle huppée.

 

C’est dans l’une d’entre elle que Guy de Timée, écrivain, a décidé de se retirer, après avoir quitté sa famille. Il veut étudier la noirceur de l’âme au plus profond de ses cauchemars. Voilà qu’une des prostituées est assassinée, son corps porte des marques terrifiantes et ses yeux sont complètement noirs. La police ne semble pas surprise par ce crime ce qui laisse naturellement supposer que ce n’est pas le premier avec un tel modus operandi !

 

Avec Perotti, un policier, et Faustine une prostituée, l’écrivain va mener l’enquête, entre cercles ésotériques, abattoirs, maisons de tolérance et la préparation de l’exposition universelle.

 

Le livre vaut peu par l’intrigue, finalement sans grande originalité. Il vaut davantage par la description du Paris du début du vingtième siècle. Est-ce suffisant pour se lancer dans la lecture ; à chacun de mesurer sa motivation.
 

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