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Langage Stéphanois

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 08:10

J'ai pris en compte beaucoup de commentaires que j'ai reçus et je viens de remettre à jour la page du dictionnaire Gaga  pour les lettres de A àP. J'ai juste omis les mots issus de l'argot


La langue est vivante. Ce dictionnaire est le fruit de ma mémoire. Vos commentaires et vos propositions d'autres mots sont les bienvenus.

 

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 08:22

Intouchables-Eric-Toledano-Olivier-Nakache.jpgRéalisé par Eric Toledano, Olivier Nakache en 2011, avec François Cluzet, Omar Sy, Anne Le Ny, etc.

 

Philippe, très riche tétraplégique, recrute contre tout rationnel apparent, Driss, un jeune noir de banlieue, pour l’assister dans sa vie quotidienne. Dès l’entretien d’embauche, le ton s’affiche sans ambages comme sans pitié : l’opposition éclate entre le gars de la cité à peine sorti de prison, jean et sweat à capuche, et les professionnels de l’aide à domicile, diplômes en poche et discours faussement compassés.

 

Tout le film joue évidemment sur la sincérité et le naturel de Driss, dans un monde où le handicap et l’aisance financière se conjuguent plutôt avec l’affectation, le calme, la règle, la bienséance. Vivaldi s’oppose à Earth Wind and Fire, le noir au blanc, la richesse au dénuement, la vivacité à l’immobilité, la considération à la pitié, le rire à au sourire guindé, l’aérien au terre-à-terre.

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 Le respect pour la vie sourd de toutes les scènes de cette comédie, car c’en est une et une efficace. On rit sans arrière-pensée aux répliques vives sans se demander si le politiquement correct, maladie dégénérative de notre société, nous le pardonnera. Le handicap est affiché dans sa véracité et dans son humanité et le film ne sombre jamais dans le misérabilisme ou dans le pathos.

 

Bien sûr, si je m’imaginais quelque seconde en pisse-vinaigre, je trouverais nombre de clichés, je réprouverais la scène finale, je trouverais trop facile cette construction où l’opposition systématique tient lieu de scénario. Mais foin d’esprit chagrin ! Je me suis beaucoup amusé dans ce film porté sans faiblesse par un Omar Sy très juste et un François Cluzet remarquable, comme souvent.

 

Ce film mérite bien son succès de billetterie !

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 08:10

Guillaume-Musso---La-fille-de-papier.jpgTom Boyd, auteur de deux romans au succès international, déprime et ne parvient pas à écrire le dernier tome de sa trilogie. Ses deux amis les plus proches, Carole, policière au LAPD, et Milo son agent, tentent en vain de l’aider sans réussir à lui faire oublier sa séparation récente avec la pianiste Aurore Valancourt. Les ennuis s’accumulent et l’écrivain sombre dans la dépendance médicamenteuse. Les lettres nombreuses de ses lecteurs passionnés qui lui témoignent de la force de ses histoires et de l’influence qu’elles ont eu sur leur vie, s’entassent sans effet.

 

Suite à une erreur d’impression, son deuxième livre s’arrête brusquement page 266, sur une phrase elle-même inachevée « je t’en supplie, hurla-t-elle en tombant »de l’héroïne Billie ; une jeune fille nue apparaît alors sur la terrasse de l’auteur. Elle affirme se nommer Billie et être tombée du roman ; elle connaît tout de la vie de l’héroïne, y compris ce qui n’a jamais été publié et dont Tom Boyd se sert pour donner une cohérence à ses personnages. Selon toutes apparences la jeune femme semble donc bien être l’incarnation de Billie. Elle va bouleverser la vie de Tom et ils vont vivre une aventure fantastique qui mêle habilement fiction et réalité.

 

Je ne tiens pas Guillaume Musso en haute estime littéraire ; il m’a toujours semblé plus désireux de faire du chiffre de vente que de bons livres : on pourrait me rétorquer que les bons livres sont ceux qui se lisent ou que cette notion n’est pas absolue. J’en accepte la critique.

 

Je me dois de reconnaître que j’ai vraiment beaucoup aimé ce roman : sa structure s’approche de la perfection, son style emporte sans afféterie le lecteur et le maintient aisément dans l’histoire. Le roman aborde, notamment, le thème de la création littéraire, de l’inspiration, du lien entre l’auteur et ses personnages. Les écrivains affirment parfois que leurs héros ont une vie propre, que le roman échappe parfois au dessein initial. Ceux qui ont écrit, même modestement, savent à quel point cela est vrai.

 

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La fille de papier m’a apporté un réel bonheur de lecture.

 

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 16:59

J'ai ré-écrit ce désir. Vous pouvez le consulter en cliquant sur le lien suivant Désir n°13: Suivre les doigts agiles des cueilleuses ensarinnées   

 

Voir l'origine des désirs théicoles sur Désirs Théicoles : Poésie et loufoquerie autour d’une tasse de thé

 

 

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 20:21

Après près d'un an d'affichage de publicité, le blog de Tioufout a décidé de revenir à l'essentiel, à ce qui a présidé à sa création: garder une trace de les lectures; conserver une mémoire des films que nous avons vu avec ma compagne, narrer quelques étapes de nos voyages, partager de courtes histoires d'inspiration théïcoles, mettre en vitrine le langage de Saint-Etienne, le gaga stéphanois.

 

Comme tant d'autres j'ai cédé à l'attrait de la publicité; le sentiment de rétribuer les heures passées devant l'écran. Puis c'est l'engrenage: il faut dépasser les seuils fatidiques, alors tous les moyens sont bons. Au final, ce sont surtout Google ou OverBlog qui gagnent de l'argent avec ces publicités!

 

Aujourd'hui j'en reviens au dessein originel.

 

Cette expérience m'a permis quand même de découvrir des blogs que je continuerai à visiter, pour mon plaisir.

 

Adieu la pub!

 

 

 

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 08:15

Jo-Nesbo---Le-leopard.jpgQuand deux femmes meurent noyées par leur propre sang, la bouche piquée de 24 trous, la police norvégienne pense immédiatement à un tueur en série.  Il faut toute l’habileté de l’agent Kaja Solness pour retrouver Harry Hole dans les fonds de Hong Kong et le convaincre de l’aider. Car Harry trimballe une sacrée renommée ; il a arrêté le Bonhomme de neige, un autre tueur en série, même s’il y a perdu son mariage.

 

 

Dans une architecture maîtrisant à merveille le suspens et le dynamisme, ce romancier norvégien (que je lis pour la première fois) nous entraîne sur plusieurs continents à la recherche d’une arme redoutable, la Pomme de Léopold, petite merveille de cruauté.  Harry et Kaja, sur fond de rivalité entre deux services de polices, doivent trouver le lien entre les victimes, car, vous vous en doutez, le bilan s’alourdira. La découverte d’un morceau de lave, très particulière, les mettra peut-être sur la voie du tueur.

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Un excellent thriller, venu du froid.

 

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 08:19

The-Artist---Michel-Hazanavicius.jpgRéalisé par Michel Hazanavicius en 2011, avec Jean Dujardin, Bérénice Bejo, John Goodman … et un chien.

 

En 1927, George Valentin remporte tous les succès. Cet acteur du cinéma muet triomphe dans des rôles où l’expressivité de son visage arrache des rires et des larmes à des salles de spectateurs joliment habillés (en 1927 on s’habillait bien pour sortir au cinéma, les dames chapeautées et les messieurs encravatés). L’orchestre sonorisait en direct le spectacle.

 

Le film se situe au début d’une révolution quand arrivent les premières bobines de cinéma parlant ; George Valentin ne saisit pas que cette nouvelle technologie va renvoyer très vite le muet dans les oubliettes du cinéma. Il s’entête, sombre et regarde impuissant l’ascension de Peppy Miller cette actrice qu’il a découverte et propulsée sur le devant de la scène.

 

1h40 de cinéma muet et en noir et blanc, le pari était pour le moins audacieux à l’heure de la 3D. Pourtant ce film magnifié par une bande son qui lui est toute dévouée, nous plonge avec délices dans ce temps, pas si lointain somme toute, où les acteurs ne pouvaient compter que sur leur propre talent pour apporter de l’évasion aux spectateurs. A part quelques minutes d’ennui vers le milieu du film, j’ai adoré cette image léchée aux contrastes savamment dosés et cette mise en scène précise.  Plus qu’un hommage aux films des années vingt, c’est une création dont la place dans ce début de millénaire apparaît comme une évidence.

 

Les acteurs délivrent une prestation exceptionnelle : Jean Dujardin, Bérénice Bejo, James Cromwell en chauffeur / majordome délicieux ; sans oublier le chien qui mériterait presque un prix d’interprétation.

 

Chapeau l’artiste !

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 08:17

drive-nicolas-wending-refn.jpgRéalisé par Nicolas Winding Refn en 2011 avec Ryan Gosling, Carey Mulligan, Bryan Cranston, etc.

 

Un homme solitaire, cascadeur le jour et conducteur pour des malfrats le soir, décide de venir en aide à sa voisine une jeune femme (Irene) et son fils. Si nous apprendrons qu’il travaille pour un garagiste automobile depuis 5 ans, son passé plus lointain restera caché. Cet homme sans nom va affronter une organisation de malfrats aux méthodes expéditives et il prouvera qu’il possède certaines ressources que la réparation des voitures, seule, ne saurait lui avoir conférées.

 

Il y a du Clint Eastwood dans ce personnage ; un homme solitaire, serein, poursuivant son chemin sans se laisser distraire. Héros quasi hiératique comme dans « Pale Rider » ou plus misanthrope et vengeur dans Gran Torino, le pilote demeure impassible et déchaîne sa violence sans en paraître affecté. Avec un peu plus de cinéphilie, j’aurais sans doute reconnu davantage de clin d’oeils aux films du genre ; qu’il me suffise de rappeler à ceux qui se souviennent de la poursuite dans mes canaux asséchés de Los Angeles entre un Terminator sur sa moto et son ennemi, qu’ils pourront parfaire leur mémoire.

 

La bande originale ponctue avec force ce film qui tient en haleine jusqu’à la dernière image. Il est interdit au moins de 12 ans pour des séquences sacrément violentes ; on se prend à se dire que penser que ça ne choquera pas les gamins de 12 ans en dit autant sur notre société que bien des études sociologiques. Parfois, il est vrai, la salle se partageait entre ceux qui fermaient les yeux (et qui le racontaient à la sortie) et ceux qui gloussaient de certains bruits ou de certains jets rougeoyants !

 

Un film qui vaut le déplacement.

 

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 08:20

Marie-Helene-Lafon---L-annonce.jpgPaul vit dans la ferme de ses oncles, en compagnie de sa sœur, Nicole. Une vie de reclus, rythmée par les saisons et les travaux des champs. L’horizon se limite aux collines environnantes dans un coin un peu perdu du Cantal. Malgré les chaînes télévisées apportées par la parabole, la modernité semble ne pas devoir pénétrer la ferme. Pourtant Paul voudrait bien tenter autre chose et avancer dans sa vie; il a déjà réussi a imposer un nouveau tracteur il y quelques années.

 

Annette vient du Nord avec son fils Eric. Séparée de son mari Didier, alcoolique, dépensier et violent. Difficile d’élever seule cet enfant avec son salaire de caissière.

 

Ce qui a rapproché Paul et Annette, c’est une annonce matrimoniale passée par le paysan dans le chasseur Français. Annette, qui sent confusément que l’avenir de son fils passe par une nouvelle vie, un nouveau lieu et une nouvelle figure masculine, qui n’a pas envie de finir sa vie dans un lit froid, y répond. Ils se rencontrent à Nevers, à mi-chemin de leur domicile.

 

Marie-Hélène Lafon explore leur rencontre et comment l’arrivée d’Annette et de son fils va influer sur la vie de la ferme. Les préjugés, les jalousies, la curiosité aussi s’affrontent. Le long apprentissage de l’amour qui transforme cette rencontre de raison en une histoire d’êtres humains apprenant à se découvrir, réapprenant leur corps après des années de solitude. Les mots se dévoilent avec pudeur et peinent à exprimer le ressenti de cet homme de la terre taiseux, de ces oncles nonagénaires reclus dans leurs certitudes, de la sœur qui gérait avec autorité la maisonnée de sa masculine famille, de cette femme du Nord habituée à subir un mari qui ne l’écoutait pas.

 

L’annonce nous laisse à deviner l’intimité de ces personnages proches car sensibles. Une heureuse découverte.

 

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 08:54

Nestle_choco_couv.jpgNestle_choco_ingredients.jpgQuand j’ai acheté une tablette de Grand Chocolat Nestlé intense 70%, je me suis souvenu de la publicité. J’ai imaginé qu’avec un nom pareil ce chocolat devait tendre vers l’excellence de la tablette !


Or, bien tranquillement assis dans mon canapé, je consulte la liste des ingrédients et constate avec stupéfaction que Nestlé a remplacé une partie du beurre de cacao par du beurre classique. Honte à moi de n’avoir pas étudié la composition avant d’acheter. Je ne m’y ferai plus prendre.

 

Quel étonnement quand même que Nestlé se laisse aller sur ce type de tablette, positionnée comme le haut de gamme, à de tels choix.

 

Nous avons cependant ce que nous méritons : en achetant des produits médiocres nous encourageons les fabricants à poursuivre le nivellement par le bas. Réagissons ! Indignons-nous !

 

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