Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Recherche

Langage Stéphanois

Archives

Pages

3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 08:29

J'ai entendu cette expression récemment.

"Tu dis ne pas avoir froid, mais tu vas bien te chauffer le derche!"

 

La créativité n'a de borne que celle de notre imagination!

Repost 0
Published by Tioufout - dans Expressions
commenter cet article
2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 08:20

La tradition veut que le début janvier soit consacré à l’expression des vœux (vous trouverez peut-être la répétition inélégante ; j’accepte ce commentaire, mais elle m’a plu). Nous allons donc nous rencontrer en nous apostrophant suivant notre humeur d’un laconique ou emphatique ‘Bonne année’ ou d’un ‘Meilleurs vœux’ voire même pour les plus conventionnels d’un ‘Bonne année, bonne santé’ ou d’un ‘Tous mes vœux d’amour, de travail et d’argent’. Tous y passeront, sans qu’une seule exception ne soit tolérée- le collègue, la boulangère, le poissonnier, le primeur, la caissière du supermarché, les clients, les fournisseurs, chaque croisé dont la figure ou le rôle nous apparaît vaguement familier, et bien sûr les amis et la famille- tant l’oubli d’un seul pourrait rejaillir non sur le déroulement de la future année du négligé mais sur la politesse, le savoir vivre et donc l’image de l’oublieux.

 

Fin janvier se trouveront certains, encore, à déclarer leurs bons vœux, à l’abri d’un sourire de circonstance, dont on en saura jamais s’il vise à adoucir le camouflet qu’un inexcusable (et cependant, si vous m’en croyez, bien pardonnable) retard serait à même d’engendrer ou s’il vous entraîne dans une complicité, que chacun sait nonobstant feinte, sous les auspices d’une coutume autorisant le Français à prononcer ces banalités annuelles jusqu’au 31 du premier mois.

 

Cette tradition naît d’un bon sentiment : souhaiter à autrui que l’année se passe au mieux, quitte à fréquemment réduire ce mieux au triptyque travail, amour et argent, dont on constatera avec intérêt que l’aspect financier a supplanté l’aspect patriotique d’un autre slogan célèbre (ce qui ne surprendra personne compte tenu de la tendance consommatrice de notre société dans laquelle la possession est la valeur première).

 

Parfois la sincérité transparaît dans les vœux et l’on se sent heureux de savoir que l’interlocuteur nous témoigne de son amitié ou de son affection. Parfois l’aspect convenu cache une timidité, une difficulté à exprimer des sentiments plus personnels ou juste l’envie de faire comme tout le monde sans plus de réflexion. Très souvent- la plupart du temps veulent écrire mes doigts sans que je ne parvienne à les en empêcher- les vœux ne valent malheureusement rien de plus que la formule matinale bien connue ‘Comment ça va’ qui n’attend aucune réponse, pire, qui plongerait le dialogue dans l’inconnu si l’on s’avisait de répondre qu’aujourd’hui, justement, ça ne va pas. Rituel de communication pour des locuteurs, dont il faut bien reconnaître l’absence d’intérêt pour votre santé, vos amours ou votre fortune, les vœux participent, j’hésite, au politiquement correct ou au maintien d’une illusion de lien social à moins que ce ne soit les deux.

 

Je n’échappe pas à la tradition ; mais alors que se termine une année au début de laquelle j’avais souhaité à mon père une excellente année et surtout une rapide guérison, je ne peux que constater, avec tristesse, l’inutilité de ces vœux. Je ne vous adresse donc pas mes vœux de bonne santé, ni ceux de beaucoup d’amour et encore moins ceux de fortune. Les fils du destin ou vos actions en décideront.

 

Je vous souhaite simplement de profiter de chaque instant de cette année comme si c’était la dernière ; je vous souhaite de ne pas procrastiner, je vous conjure de passer du temps avec ceux que vous aimez et de leur témoigner de votre affection, je vous souhaite d’être attentif aux autres et je forme des vœux pour que vous réalisiez vos envies. Vous le pouvez!

 

Repost 0
Published by Tioufout - dans Actualités
commenter cet article
31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 08:23

Jean-Christophe Grange – La foret des manesMe plonger dans le dernier Jean-Christophe Grangé, deux jours après avoir terminé son Miserere, ne ressemblait-ce pas à une mauvaise idée, à une envie morbide ? Nous verrons.

 

Je plante le décor : Une première femme est découverte au troisième sous-sol d’un parking, éviscérée; Les bras et les jambes ont été coupés puis inversés sur le corps. Son coprs présente des traces de morsures. Des restes d’un feu et des morceaux brûlés laissent penser que le meutrier a dévoré une partie de sa victime. De longs ‘S’ sont tracés sur le mur avec un mélange de terre, de sang et d’excréments.

 

Pas de doute, Grangé a décidé de ne rien nous cacher des perversions que l’homme peut inventer. Les meutres vont se succéder mettant à rude épreuve Jeanne Korowa, la juge qui, bien que dessaisie du dossier (pirouette indispensable à la suite du récit),  va poursuivre l’auteur des crimes.

 

Rapidement la juge découvre les relations que les meutres entretiennent avec les thèmes de l’autisme et de l’ADN.  Pourquoi éliminer une chercheuse qui avait reçu un échantillon de sang en provenance de Managua ? Pourquoi s’archaner sur une infirmière qui s’occupait d’enfants autistes ?  Pourquoi tuer une sculptrice spécialisée en paléo-anthropologie ?

 

Existe-t-il un peuple inconnu, au cœur d’une forêt de l’Amérique latine, descendant en droite ligne de l’homme de Croc Magnon?

 

Comme d’habitude, Jean-Christophe Grangé excelle, en quelques pages, à capter l’attention du lecteur et le suspens se déroule comme un bon thriller, construit pour une adaptation cinématographique.

 

Trois écueils cependant dans cette rivière (pourpre du sang répandue ?) dont le flot coule avec facilité :

- L’invraisemblable hasard qui conduit la juge à mettre sur écoute le psychiatre de son ex petit ami et qui découvre qu’il est aussi le psychiatre du meurtrier.

- L’intrigue un peu cousue de fil blanc qui fait deviner le meutrier bien trop tôt

- La fin encore une fois médiocre

 

Pourquoi Grangé, doué pour commencer et mener les histoires, ne parvient-il pas à les conclure avec brio ? Pourquoi finir si banalement un scénario portant les germes d’une conclusion éblouissante ? La fin de La forêt des Mânes sent le travail bâclé et l’envie d’en finir. Tout ça pour ça me suis-je dit, in petto. L’auteur devrait assumer son histoire jusqu’au bout. A force de fins d’une affligeante banalité, le lecteur finit par percevoir la forme de l’intrigue trop tôt et cela nuit au plaisir de la lecture. Jusqu’au moment où il n’y aura plus de lecture du tout.

 

Cliquer ici pour consulter les autres livres / auteurs de ce blog.

 

 

Repost 0
Published by Tioufout - dans Livres
commenter cet article
24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 17:13

Je suis conscient de la provocation que porte ce titre, pourtant alors que Noël approche dans la froide fin de journée d’un 24 décembre paré de blancheur, il me souvient des jeudis de catéchisme pendant lesquels l’origine de cette fête était narrée.

 

Car à tous ceux qui, succombant à une publicité mielleuse et culpabilisante engloutissant des millions d’euros pour en gagner des milliards, associent Noël à des tables surchargées de mets et de boissons, je rappelle que la fête s’ancre dans la religion Chrétienne et que Jésus, d‘après ce que l‘on nous rapporte, naquit dans le dénuement d’une étable, avec pour tout matelas pour accueillir son petit corps de futur Sauveur, une litière de paille.

 

Car à tous ceux qui, jugent de la réussite de Noël, au volume de cadeaux reçus, à leur coût, à leur adéquation avec les attentes et les envies, à la consommation compulsive dans les temples des marchandises, je rappelle que Noël porte originellement des valeurs de fraternité, de partage, d’espérance et de bonté et que Jésus, dans un geste à la confondante modernité, chassa du temple les marchands et recentra les hommes sur les valeurs spirituelles.

 

Qu’on ne se méprenne cependant pas, je ne méprise ni la bonne chère, ni les cadeaux ; rien ne me touche plus qu’un présent savamment déniché qui témoigne d’une attention particulière, d’une volonté de surprendre ou simplement de faire plaisir. J’adore qu’un vrai sourire se lise, plus encore qu’il ne se dessine, sur le visage de qui, déchirant le papier cadeau, découvre une surprise ravissante. J’aime beaucoup l’attente émerveillée du Père Noël chez les enfants en âge d’y croire et leurs yeux fascinés, embués d’émotion parfois, lorsqu’ils s’aperçoivent que le bonhomme rouge ne les a pas oubliés malgré les millions d’enfants qu’il doit gratifier ; plus tard à la magie succèdera l’illusion du bonheur dans l’amoncellement de cadeaux devenu un dû, dans une fête que la société moderne du capitalisme triomphant aura souvent si merveilleusement pervertie.

 

Partage, joie, bonté, amour pour tous et toutes et Joyeux Noël !

 

Repost 0
Published by Tioufout - dans Actualités
commenter cet article
14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 08:24

Ma nourrice m’a souvent raconté qu’à six ans révolus, je cherchais encore derrière le miroir l’enfant qui mimait mes gestes. Un goûter d’anniversaire, l’humiliation des rires de mes camarades, me firent embrasser la salutaire ignorance publique de l’envers du miroir.  Mais aujourd’hui, à l’orée de la retraite, je ne peux me mirer dans une psyché sans m’adresser à cet être invisible qui me ressemble au point d’avoir vieilli avec moi.

 

Je vis seul ; quelques femmes sont passées comme des comètes, fuyant leurs images renvoyées à l‘infini par les miroirs tapissant les murs du salon ou de la chambre. Elles se sont enfuies sans même avoir eu le temps de remarquer la glace sans tain de la salle de bain, ni de s’habituer à mes monologues, en habit d’air, face à ma coiffeuse.

 

Je me suis passionnément interrogé sur cet au-delà, à portée de mains, sur cette fenêtre entrouverte sur une autre réalité qui se referme dès qu’on lui tourne le dos, sauf à la contempler au travers d’un autre miroir. Je suis persuadé qu’elle me dévoile une part déformée de mon passé et un éclat fugitif du futur.

 

Je me reconnais davantage en celui qui existe dans la psyché que dans le regard des collègues compassionnés ou celui des passants indifférents. Je hais les psychanalystes, que l’on m’oblige à consulter, et leurs joutes intellectuelles avec la traversée du miroir. Que savent-ils de ma réalité ? Se croient-ils dotés d’un bel esprit en me demandant de réfléchir à l’image que le miroir me renvoie ? S’interrogent-ils, ces handicapés de la connaissance, sur l’inconscience de leur conscience ou sur la dissociation perceptive de leur ego ? Heureusement, tout cela va prendre fin ; j’y songe depuis des mois. Ce soir, j’entreprendrai le fabuleux et ineffable voyage à la rencontre de l’ermite du miroir.

 

Si je suis bien accueilli, je ne reviendrai pas.

 

Voir l'origine des désirs théicoles sur Désirs Théicoles : Poésie et loufoquerie autour d’une tasse de thé

 

 

Repost 0
Published by Tioufout - dans Désir Théicole
commenter cet article
12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 08:38

Le dictionnaire Gaga est désormais disponible pour la lettre N : voici quelques nouveaux mots du langage stéphanois.



La langue est vivante. Ce dictionnaire est le fruit de ma mémoire. Vos commentaires et vos propositions d'autres mots sont les bienvenus.

Repost 0
Published by Tioufout - dans Gaga
commenter cet article
9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 08:32

Pourquoi les femmes qui font le trottoir ...

 

... ne sont pas celles qui tiennent le haut du pavé?

 

Repost 0
6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 08:32

J'ai ré-écrit ce désir. Vous pouvez le consulter en cliquant sur le lien suivant Désir n°9: Se réchauffer de senteurs exotiques 

 

Voir l'origine des désirs théicoles sur Désirs Théicoles : Poésie et loufoquerie autour d’une tasse de thé

Repost 0
Published by Tioufout
commenter cet article
4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 08:18

schuhl-jean-jacques-entree-des-fantomes.jpgQue dire de ce roman ? Pas grand-chose malheureusement. Basé sur une narration déstructurée et non linéaire, le livre repose sur deux parties. Dans la première, un mannequin, Marge, accro à la drogue, s’embarque dans une soirée déjantée en obéissant aux ordres de SMS. Dans la deuxième un écrivain est en panne d’inspiration. Point commun un stylo qui dévoile, d’un léger souffle, une minuscule fenêtre sur une certaine réalité.

 

Je suis persuadé, comme devant tout livre difficile à comprendre, que des critiques lui trouveront mille chatoiements, des sens cachés et des interrogations fondamentales. Je me suis tout simplement mais profondément ennuyé.

 

Jean-Jacques Schuhl écrit peu. A titre personnel, je pense que c’est une bonne chose.

 

Cliquer ici pour consulter les autres livres / auteurs de ce blog.

 

Repost 0
Published by Tioufout - dans Livres
commenter cet article
2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 08:36

'Moi, maman, papa!' s'écriait le fils aîné de la famille, plusieurs fois chaque jour que le bon Dieu faisait.

 

Enervé par un marchand, étonné par un mendiant, horrifié par l'eau ou fasciné par le pouvoir d'une madeleine, il laissait échapper un 'moi, maman, papa', avec la force d'un balsphème ou la douceur d'un murmure!

 

Sa mère ne comprenait pas ce que Jésus, son garçon, voulait dire. Pourtant l'expression a fait florès!

 

Repost 0