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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 08:32

Michel-houellebecq-la-carte-et-le-territoire.gifPrix Goncourt 2010, critiques dithyrambiques –ce qui est rare pour cet auteur- il ne fallait plus qu’un blogueur et lecteur émérite me le prête pour que je me fasse une opinion.

 

Ce livre foisonne de thèmes et de réflexions. J’en ai perçu certaines en ‘temps-réel’ pendant la lecture, mais c’est en essayant d’en faire un résumé pour cet article que cela me frappe.

 

Jed Martin est un artiste, il y a quelques années il a réalisé une série de photographies de cartes Michelin en travaillant l’éclairage et l’angle de prise de vue ; L’occasion lui a été alors donnée de rencontrer Olga Sheremoyova, jeune Russe responsable d’une partie de la communication de la firme de Clermont-Ferrand, dont il tombe amoureux.

 

Pour sa deuxième exposition, il traîne sa trentaine et sa solitude au milieu de ses toiles qui représentent les métiers d’aujourd’hui (du patron de café à Steve Jobs et Bill Gates discutant du futur de l’informatique en passant par Damien Hirst et Jeff Koons se partageant le marché de l’art. Le succès considérable le met à l’abri de tout problème d’argent. Michel Houellebecq, personnage à part entière du roman, porte-il quelque part de la réussite, grâce à la rédaction du catalogue de l’exposition ? En tout cas, Frédéric Beigbeder, en présentant l’auteur de Plateforme à Jed Martin a permis l’émergence d’une sorte d’amitié entre deux hommes qui se révèlent assez proche. Le commissaire Jasselin sera bien heureux que Jed Martin l’aide à progresser dans son enquête en reconnaissant dans l’atrocité du crime commis et de sa mise en scène une œuvre graphique !

 

La carte serait-elle plus intéressante que le territoire, ie la représentation du réel apporterait-elle davantage de sens que le réel lui-même ? Voici un des nombreux thèmes développés dans ce roman dont la richesse m’apparaît encore plus clairement en feuilletant de nouveau le livre. Que devient un territoire, notamment rural, dans lequel les étrangers et les citadins s’établissent et y implantent les traditions que les autochtones avaient laissé filer : un musée ? Le coming-out de Jean-Pierre Pernaut (le héraut de la télé de proximité qui pourrait passer aujourd’hui pour la représentation ‘officielle’ de la réalité du territoire) et sa fête de nouvel an qui symbolise une société française figée dans ses régions est un moment délectable.

 

Que représente la crémation dans la perspective de l’importance de l’Humain ? Le marché de l’art est-il aussi médiocre et vulgaire que l’argent qui y circule ? Le petit chien, Michou, né sans possibilité de se reproduire est-il un avatar de l’auteur des Particules élémentaires ? La gastronomie doit-elle perdre son âme pour conquérir des marchés ou porter haut les traditions et sincérité d’un terroir ? Quel sentiment envahit le lecteur face aux nombreuses marques qui sont citées dans le roman et en quoi ce sentiment se heurte-t-il à ce que nous ressentons face à leur envahissement de notre champ quotidien ? L’architecture porte-t-elle une vision politique, que sont les utopies devenues ?

 

Un roman intéressant (parfois un peu facile dans sa mise en scène de personnages existant), avec du fond et qui méritera, dans quelques années, une relecture.

 

 

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 08:38

J'ai mal, oui j'ai mal à ma retraite de libéral!

 

Stop à cette publicité débile qui envahit les ondes matinales de France Inter! Que le CIC (sic) aille se faire entendre ailleurs!

 

Voilà, c'est dit!

 

 

 

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 08:28

Laurent-Binet---HHhH.jpgEtonnant roman que nous offre Laurent Binet et pas seulement par la grâce de son très original et attractif titre.

 

27 Mai 1942, à Prague, un Tchèque et un Slovaque commettent un attentat contre l’Obergruppenführer Reinhard Heydrich, qui succombera peu après de ses blessures. Cet Heydrich n’est pas un simple dignitaire nazi ; il dirige le Protectorat de Tchéquie annexé par l’Allemagne où il a violemment maté la résistance ; il dirie surtout les Services de Renseignements et la Gestapo ; il est le n°2 des SS (Schutz Staffel) derrière Himmler ; il a enfin conçu la Solution Finale pour l’anéantissement du peuple Juif. Heydrich a été nommé tour à tour « La bête blonde », « le bourreau de Prague », « l’homme le plus dangereux du III Reich » ou HHhH qui signifie Himmlers Hirn heiβt Heydrich : le cerveau d’Himmler se nomme Heydrich.

 

La mission Anthropoïde, que réussissent Gabčik et Kubiš, provoquera l’ire des nazis qui dans un déchaînement de violence se vengeront par des milliers d’exécutions et raseront le village de Lidice. La destruction de ce village cimentera, plus que toute autre horreur, l’opinion mondiale contre le régime nazi.

 

Laurent Binet décrit l’ascension de Heydrich aux plus hauts grades des SS dans le contexte général de l’accession au pouvoir d’Hitler et de la mise en marche de la machine de guerre ; il raconte l’enrôlement des deux hommes qui seront parachutés sur leur territoire natal pour assassiner Heydrich. La surprise du livre réside dans sa structure narrative et dans le style. On est loin des biographies empesées et exhaustives, loin des romans historiques qui inventent les trous que les preuves ne remplissent pas.

 

En plus de 250 courts chapitres, vifs et précis, la vie d’Heydrich et les abominations du régime se mettent en place. L’auteur s’interroge souvent sur ce qu’il peut dire, sur ce qu’il imagine et sur ce qui est avéré, sur le besoin d’apporter des éléments romancés là où l’énorme monceau de faits suffit à dépeindre l’homme et ses atrocités. Ecrit parfois comme on parle (retour en arrière, interrogation sur ce qui a été écrit le chapitre précédent pour le corriger), le livre ne manque pas parfois d’un humour cynique. Le tout donne un livre intéressant, facile à lire et d’une belle inventivité stylistique. Comme une sorte de contrepoint aux atrocités qui sont décrites.

 

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 08:30

Philip Roth exit ghostZuckerman, un écrivain connu vit depuis de nombreuses années à l’écart du monde, dans un coin reculé du Massachusetts. Il revient à New York  pour traiter un problème d’incontinence urinaire consécutive à l’ablation de sa prostate cancéreuse. Il croise à la sortie de l’hôpital la dernière maîtresse d’un auteur (E.I. Lonoff) décédé et oublié de tous mais auquel il voue une admiration sans borne et qu’il a eu le privilège de côtoyer un temps.

 

Mû par l’espoir de guérir, Zuckerman en vient à vouloir échanger sa maison à la campagne contre un appartement dans la Grosse Pomme. La femme du couple qui veut fuir cette ville considérée comme le diable par les islamistes, Jamie, réveille dans le vieil écrivain des pulsions de vies des envies sexuelles qui l’avaient quitté depuis fort longtemps. Ce couple va également le mettre en relation avec un jeune homme qui veut écrire la biographie de Leonoff et révéler au public un secret de famille.

 

Ce roman traite de la vieillesse, du renoncement, de l’inspiration littéraire et de la mise en mots d’une réalité que chacun voit de son prisme, de la biographie qui déforme autant qu’elle découvre. Les critiques ont salué ce livre avec enthousiasme. Pour ma part, je me suis ennuyé, beaucoup ennuyé. Ce n’est pas le niveau d’anglais qui l’a rendu difficile à lire, la langue originale me tire plutôt les livres vers le haut. Je n’ai pas accroché à l’histoire, je ne suis pas rentré dans le livre. J’ai finit par lire en diagonale les derniers chapitres tellement le livre me tombait des mains.

 

Je ne saurai prétendre vous déconseiller, amis lecteurs, ce livre. A chacun de se faire sa propre opinion. Je partage simplement avec vous que je ne l’ai pas apprécié du tout.

 

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 08:24

Raclee-de-Verts---Caryl-Ferey.jpgQu’est-ce qui m’a pris de saisir ce roman à la médiathèque, de le feuilleter et de l’inclure dans ma pile de livres ? Une raison unique : la reconnaissance du nom d’un footballeur, Triantafilos. Yves Triantafilos (originaire de Montbrison, sous préfecture de la Loire) joua quelques années dans la grande équipe de Saint-Etienne (qu’il quitta avant l’épopée de Glasgow). Footballeur, Saint-Etienne, ASSE ; un roman flattant la nostalgie d’une certaine époque : voilà bien les mauvais conseilleurs.

 

Car ce livre ne m’a pas plu, oh non, pas plu du tout ! Qu’on juge déjà de la force du thème. Un homme de la région stéphanoise, fan de l’équipe locale au-delà de toute mesure, se met à trucider des vieilles dames avant les matches. Il perd peu à peu les sens (odorat, goût, ouie, vue, toucher) et fini comme on l’imagine, frappé par ce terrible fléau. Le lecteur perd, quant à lui, peu à peu ses illusions tant l'intrigue ne parvient pas à prendre une quelconque ampleur et tant le style ... non voyons celà au prochain paragraphe.

 

 

Le style est aimablement décrit par l’éditeur comme ‘indépendant, situé entre respect des règles et pétage de plombs’, mais la décision de publier Raclée de Verts devait naturellement se baser sur une appréciation objective de son intérêt littéraire, narratif, ethnologique, symbolique ou financier. A moins que l’éditeur n’eût compté sur une l’attirance nostalgique irréfléchie de certains lecteurs. A mon corps défendant je regrette d’avoir abondé en ce sens.

 

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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 08:17

J'ai ré-écrit ce désir. Vous pouvez le consulter en cliquant sur le lien suivant Désir n°10: Aborder une île et rechercher Vendredi

 

Voir l'origine des désirs théicoles sur Désirs Théicoles : Poésie et loufoquerie autour d’une tasse de thé

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 08:23

Meme la pluie Iciar BollainRéalisé par Icíar Bollaín en 2011, avec Gael García Bernal, Luis Tosar, Carlos Aduviri, etc.

 

Une équipe vient tourner dans un village bolivien un film sur la prise de contrôle d’une population d’indiens Quechua par les conquistadores espagnols : ces derniers imposent un impôt d’un grelot d’or, convertissent et tuent les autochtones sans remords. Costa, le producteur, et Sébastian, le réalisateur, engage à des tarifs locaux très faibles, un nombre important d’indiens.

 

Au même moment dans le village qui accueille le tournage, la population indienne se révolte contre l’augmentation de 300% du prix de l’eau sous contrôle d’une société étrangère. Même l’eau de pluie ne peut plus être recueillie par les indiens. L’un des meneurs de la révolte tient aussi un important rôle dans le film, Hatuey.

 

Le parallèle entre l’oppression dont sont victimes les populations indiennes à 500 années d’écart ne peut que rappeler combien les injustices perdurent, combien certains subissent plus régulièrement que d’autres le poids de la vilénie, du lucre et du besoin de pouvoir des autres. L’espoir parfois se tient au bout d’une révolte ; une bataille peut se gagner mais la victoire finale semble tout de même bien loin. Une collision de l’actualité avec la révolte en Tunisie montre que la plupart des oppressions finissent par finalement céder à une révolte soutenue et souvent baignée d’une pluie de sang. Aucun régime, aussi autoritaire qu’il soit n’affronte victorieusement le passage des décennies. Trop fréquemment malheureusement un autre pouvoir, parfois moins visible mais tout aussi puissant, succède au pouvoir renversé.

 

Une fois encore, au-delà des discours, c’est la relation entre deux être humains qui porte l’espoir. Bien sûr la fin surprend peu et on pourrait y déceler des caricatures ou des poncifs, mais le film, dans une narration classique bien maîtrisée, est agréable à voir et, porte les ferments d’une réflexion politique dont les opinions occidentales passives pourraient utilement s’inspirer.

 

J’ai trouvé l’image très réussie, entre la rudesse des scènes de rues, le vert puissant de la forêt et surtout, le gris, le sombre des ciels magnifiquement rendus.

 

En résumé, un bon film.

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 08:34

Richard-Powers---The-time-of-our-singing---Le-temps-ou-nou.jpgIl ne faut pas, bien sûr, vous habituer aux éloges mais la tiédeur apparaîtrait hors de propos pour critiquer ce livre. Ce sont près de soixante années des Etats-Unis d’Amérique qui sont passés en revue à travers la vie de deux enfants métis (mulâtres) Joseph et Jonah Strom. Jonah, l’aîné, possède une voie exceptionnelle qui devient ténor après la mue. Joseph, brillant pianiste, accompagne son frère sur scène et se risque même, vers le milieu de sa vie, à pousser sa voie de basse.

 

Les parents de ces deux artistes se sont rencontrés lors d’un concert de Maria Robinson, l’une des premières icônes Noire à se produire sur une scène nationale. Alors que le Mall de Washington, D.C, connait une affluence hors norme, une jeune noire, fan de musique classique et un jeune juif allemand, ayant fuit son pays ravagé par le nazisme, tombent amoureux.

 

Dans cette fin des années 30, il faut se souvenir que l’Amérique considère sa population noire comme des sous-citoyens qui n’ont pas les mêmes droits que les Blancs. Le mariage entre une noire chrétienne et un juif blanc constitue le départ d’une course d’obstacles que nous avons peine à imaginer aujourd’hui. Delia et David Strom décident d’élever leurs enfants ni comme des noirs, ni comme des blancs, mais hors races, comme une génération qui ne s’identifie à aucun groupe ethnique. On verra que ce n’est pas si simple.

 

Richard Powers nous entraîne dans le monde de la musique classique, dans les difficultés à assumer une carrière dans cette musique ‘blanche’ alors que la musique noire émerge et conquiert le pays. Nous assistons à la levée de la contestation noire avec les mouvements armés (les Black Panthers par exemple) dont Ruth, la sœur de Jonah et Joseph, sera une activiste.

 

Le long roman foisonne de découvertes, d’explorations, de descriptions splendides des voix et du chant, des émotions, des sentiments, de la difficulté d’être mulâtre dans une société bipolaire. Le texte anglais est magnifique, loin du vocabulaire et de la syntaxe limités d’une aventure d’Harry Potter ; l’inconvénient de cette richesse tient dans les semaines qu’il m’a fallu pour en venir à bout, mais ce sont maintes soirées de plaisir qu’elle m’a procurées.

 

Un roman que je vous conseille, vous l’aurez compris mais je le réaffirme pour ceux qui ne liraient que la conclusion, vivement.

 

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 08:36

potiche françois ozonRéalisé par François Ozon en 2010, avec Catherine Deneuve, Gérard Depardieu, Fabrice Luchini, Karin Viard, etc.

 

Robert Pujol dirige sans atermoiement l’entreprise de parapluies que sa femme Suzanne a héritée de son père. Nous sommes en 1977 dans une ville de province et l’industriel n’affiche aucune considération pour ses employés et, peut-être encore moins pour sa femme, qui vit à ces côtés comme une potiche. Suite à une grève et à la séquestration de Robert, Suzanne prend la direction de la société. Comment cette femme dont le mari régissait la vie et les pensées se débrouillera-t-elle comme patronne ?

 

Le film dépeint la société française des années soixante-dix ; la précise reconstitution du décor met en évidence combien l’esthétisme de cette période, en plein septennat de Valery Giscard d’Estaing, apparaît aujourd’hui de mauvais goût : du combiné de téléphone recouvert de velours, le papier peint, les coiffures, les vêtements et les coupes de cheveux ; le kitch régnait !

 

Les acteurs rendent magnifiquement les relations de cette époque (seule Judith Godrèche ne trouve pas grâce à mes yeux); les personnages semblent d’abord caricaturaux, et puis, les minutes passant, ils nous apparaissent comme les archétypes d’une période révolue, sans éviter les clichés : la secrétaire est la maîtresse du patron, les femmes sont cantonnées à des tâches subalternes – mères et ménagères-, l’homosexualité reste un tabou, la corruption demeure présente, le patronat méprise les ouvriers et les syndicats. Est-ce vraiment révolu ?

 

Cette comédie plaisante suscite sourires plutôt que rires (sauf peut être aux réflexions directement inspirées par notre actualité) ; les acteurs cabotinent et leur plaisir se communique aux spectateurs. Un bon moment, sans autre ambition que le divertissement.

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 08:13

Yves-ravey-cutter.jpgLili et Lucky vivent dans un institut de surveillance et ont réussi à trouver du travail chez les Kaltenmuller, ou leur oncle, Pithiviers, officie comme jardinier.

 

Lucky se confronte tout d’abord, avec réticence, à l’émasculation d’Oswald, le chat du couple, d’un coup de lame d’un cutter.

 

Puis, M Kaltenmuller est retrouvé mort, au volant de sa voiture, dans son garage, asphyxié. S’est-il suicidé ? Le comportement de l’épouse semble bien suspect. Lilli a disparu.

 

Voilà donc Lucky témoin des actions de cette femme et de celles de son oncle et acteur face à l’enquêteur qui flaire la mise en scène du suicide. Dans ce livre Lucky raconte, à la première personne, la confrontation des différents personnages jusqu’à la délivrance finale.

 

En peu de mots, avec une écriture sobre, Yves Ravey met en scène un adolescent brimé, renfermé, naïf, un peu idiot peut être, vouant un amour intense à sa sœur et l’oppose à un monde d’apparences, de sournoiseries, de faux-semblants, de rapports de force.

 

Le scénario apparaît, de loin, tellement banal que c’est prouesse d’en avoir tiré quelque chose d’intéressant ; jugez-en par vous-même : un mari cocu, une femme adultère avec le jardinier, un témoin gênant, un policier à qui on ne la raconte pas.

 

La couleur rouge parsème ce livre ; le sang, bien sûr, du chat, puis celui des coquelicots sur la robe d’Adélaïde Kaltenmuller et les brassées de géraniums. Les instruments tranchant et coupant s’y mêlent dans un face-à-face inconscient : un cutter, une serpette, une tondeuse, un sécateur. On sent que l’auteur a réfléchi, non seulement à la construction de son intrigue mais aussi aux symboles, aux petits cailloux que le petit poucet de lecteur attentif trouvera pour l’emmener au bout du chemin. Petit livre à l’histoire simple mais agréable à lire.

 

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