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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 08:42

Ce désir entremêle trois inspirations enfantines : Les Schtroumpfs, Alice au pays des merveilles et  Emilie Jolie.

Les schtroumpfs, ces malicieux petits êtres bleus à la queue blanche, qui ne craignent qu'Azrael, le chat de Gargamel, n'aiment rien de plus que la salsepareille.

Emilie Jolie est l'héroine du conte musical de Philippe Chatel, formidable de sensibilité et de créativité.

Quant à Alice au pays des merveilles, qui ne connait pas au moins un passage de ce livre culte, et en particulier celui du lapin?

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Désirs Théicoles : Poésie et loufoquerie autour d’une tasse de thé


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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 08:36

Après ses précédents succès, « Ensemble, c’est tout » et « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part », Anna Gavalda était attendue au tournant ; d’autant que 4 ans s’étaient écoulés depuis la dernière publication.

La consolante se mérite ; il faut aller au bout des 630 pages.  Il faut aussi supporter les figures de style avec fréquente omission du sujet de la phrase (« Observait ses phalanges se recroqueviller … ») qui apportent peu au récit et alourdissent la lecture : une légère trace d’affectation dans ces omissions.

Venons en à l’histoire. Charles, la quarantaine avancée, architecte renommé, vit avec Laurence, femme qu’il aime encore mais qui le dédaigne, et Mathilde, sa belle-fille adolescente. Son succès dans les affaires et ses déplacements autour de la terre, et en particulier en Russie, ne parviennent pas à cacher l’échec de son existence sentimentale.

Une lettre, une seule phrase, distribuée chez ses parents, va révolutionner son existence en le replongeant dans son enfance et son adolescence. Lui reviennent les images d’Alexis, son meilleur et peut-être unique copain d’alors, et d’Anouk la mère d’Alexis ; on perçoit que sa relation avec ces deux fantômes a façonné sa vie et qu’il n’en a pas terminé avec eux.

Le livre raconte la recherche, comme un voyage impressionniste, de ses fantômes et leur apaisement. Charles creuse avec lenteur son chemin vers son passé ; finira-t-il par se délivrer de son présent, la question demeure la seule que je me suis vraiment posée?

Kate et ses enfants, qui ont connus Anouk, apportent la touche d’émotion et de vie pour des héros qui en manque cruellement. C’est l’occasion pour Anna Gavalda d’offrir de belles pages sur une tribu marginale, hétérogène, cocasse et finalement attachante.

La consolante n’a pas la force des précédents livres, il traîne en longueur autour d’une histoire sans épices, plate comme les paysages que je me suis plu à imaginer en lisant ce roman. On pourrait sans doute en gloser longtemps ou en faire une de ces exégèses dans lesquelles les critiques professionnelles se complaisent. Qu’il me soit juste permis de témoigner que le roman bénéficierait grandement d’une cure d’amaigrissement qui le dynamiserait et rendrait le lecteur heureux de retrouver les personnages plutôt que fatigué devant le nombre de pages restantes.

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 08:35

Lutin breton, récemment venu à Paris avec les bagages d’une nonne dans lesquels j’avais élu domicile le temps d’une sieste, j’apprends que le pays en en proie à une insidieuse dictature. 

Je profite d’un instant d’inattention, alors que cette servante de Dieu se mire nue, devant sa psyché, contemplant les courbes parfaites que son créateur lui a données, je m’échappe et file au palais du tortionnaire.

A poil, gonflant ses muscles –n’est-il pas l’homme le plus puissant du pays, ce dernier ne remarque pas mon arrivée subreptice. Chaque nuit, je susurre pendant son sommeil, Liberté, Egalité, Fraternité, en espérant que cette litanie subliminale lui fasse retrouver le sens commun.

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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 08:30

Après Nous autres, roman qui m’a fait connaître Stéphane Audéguy, je pars à la découverte de Fils Unique.

Jean-Jacques Rousseau avait un frère, François, qui disparut lorsque l’auteur des Confessions était enfant ; Quelques phrases dans son œuvre, voilà ce qui seulement transparaît de ce frère dans l’œuvre du grand Jean-Jacques.

Stéphane Audeguy imagine donc la vie de ce François Rousseau, dans une France qui se préparait doucement à la Révolution, dont on dira justement que Jean-Jacques Rousseau en fut l’un des inspirateurs. François traversera le siècle des lumières et nous emmènera dans les salons bourgeois où la science faisait ses premières armes, mettant à mal le clergé et ses fondements théologiques.

Le libertinage et a sexualité omniprésents dans le roman témoignent d’une époque moins prude derrière les portes closes que le puritanisme bon ton qu’il convenait d’afficher. François Rousseau invente même un automate muni de tous les attributs de l’homme et qui forniquait sur demande avec ardeur et constance (on se rappellera l’automate qui jouait aux échecs et mettait mat toutes les cours d’Europe).

François finit par se retrouver à la Bastille, avant que la Révolution n’éclate et il nous narre, de l’intérieur, comment cette forteresse, qui n’abritait que quelques inoffensifs prisonniers, devint le symbole d’un épisode révolutionnaire comme aucun pays n’en a connu culminant au 14 juillet (certains trouveront que le conservatisme a finalement triomphé). Il y rencontrera le Marquis de Sade avec lequel il se liera et qui sauvera ses écrits.

Finalement François Rousseau raconte la lente descente aux enfers de cette Révolution qui finira en Terreur, comme si les hommes, libérés d’un joug ne pouvaient s’empêcher qui d’en créer un nouveau qui de l’accepter ; comme si le Peuple qui s’était libéré ne pouvait conserver la direction des opérations et cédait devant de nouveaux puissants.

Le roman est un magnifique résumé d’un siècle, le 18ième, démarré dans les Lumières et terminé dans une éclatante noirceur ; siècle oxymorique.

Vous l’aurez compris, je vous conseille vivement ce livre.
 

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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 08:37

Anna Smetkova est une serveuse Slovaque dans un bar de Prague. Agée d’une vingtaine d’année, elle a cette beauté des femmes slaves et cette joie de vivre que les habitants de Prague ont perdue depuis longtemps.


Elle va tomber amoureuse d’un étudiant membre d’un réseau de dissidents ; je vous laisse découvrir l’issue de cette histoire. Le récit s’étend sur plusieurs mois, avant l’envahissement de la Tchécoslovaquie par les troupes du Pacte de Varsovie, et nous plonge par petites touches dans un pays attristé, où chacun se cantonne à une conversation sur les sujets les plus banals, par peur des ennuis. On y perçoit les difficultés de la vie quotidienne, le luxe que constituent quelques abricots, l’omniprésence de la police politique et des délateurs.

La singularité de ce roman tient beaucoup à son écriture à la deuxième personne du pluriel, en un voussoiement adressé à Anna par la patronne du bar. Il s’agit d’une longue lettre, qui raconte comment elle a imaginé la vie de la serveuse à partir de ce qu’elle en a réellement vu, de ce que les autres employés du bar lui ont dit (et notamment Thomas le serveur chef et Heinrich le pianiste Autrichien).

Plus que celle d’Anna, c’est finalement sa propre vie que raconte la patronne et les évènements que traverse Anna font écho à une jeunesse disparue, nostalgique et jamais oubliée.

Juste avant l’hiver ne laissera probablement pas une indélébile trace dans la littérature française mais il est agréable à lire.

Ce livre est sélectionné pour le prix Charles Exbrayat 2009


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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 08:29

- Bonjour Madame, je suis à la recherche d’une île perdue

- Je crois que vous faites erreur, Monsieur, vous êtes au bureau des objets trouvés

- Il me semble que c’est précisément l’endroit parfait pour ma demande

- Vous n’y êtes pas du tout monsieur, nous ne conservons que des objets égarés par leur propriétaire

- Je vous demande pardon, mais il me semble que justement j’y suis !

- Ne trouvez vous pas qu’une île n’a pas sa place ici ?

- Je ne trouve pas, madame, je cherche !

- Enfin, monsieur, finissons en, vous me faites perdre mon temps

- Si quelqu’un le retrouve, il vous l’apportera

- Bon, je vous rappellerai si quelqu’un me dépose votre île. Où habitez-vous ?

- Sur mon île, pardi, comprenez ma situation !

- Votre nom et votre téléphone?

- Vous pouvez me joindre au 06 16 59 17 19. Je m’appelle Crusoé, Robinson Crusoé.

 
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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 08:48

Un étudiant d’origine congolaise a déposé plainte à Bruxelles pour faire interdire l’album d’Hergé Tintin au Congo pour «racisme et xénophobie».


Que cet album témoigne, en la caricaturant, d’une période ou le blanc civilisateur considérait le noir comme un enfant, l’évidence saute aux yeux. Faut-il pour autant interdire en 2009 une œuvre publiée en 1931 et qui reflète en partie la vision d’une époque ? Plus généralement où s’arrêtent la liberté d’expression et celle de l’art et où commence la censure ?

Si cet étudiant agit au second degré et avoue bientôt qu’il s’agissait d’une plaisanterie pour démontrer l’emballement et l’absence de recul des médias, nous en sourirons.

Sinon, nous n’en n’avons pas fini avec les procédures judiciaires. En effet, il faudra aussi interdire :

-          Tintin au pays des soviets pour la vision insultante de la Russie et un anti-communisme plus que primaire que véhiculent l’album

-          Tintin en Amérique pour la peinture caricaturale de l’époque de la prohibition et la niaiserie des indiens

-          Beaucoup d’albums d’Hergé car les assureurs se sentiront insultés par le personnage de Séraphin Lampion, car les policiers se découvriront ridiculisés par les Dupont/Dupond, et les arabes, les japonais et les autres personnages se sentiront humiliés.

-          Asterix en Corse, car les autochtones y sont caricaturés

-          Tous les albums d’Asterix car les Romains y passent pour des êtres cruels et stupides

-           Mignonne allons voir si la rose … de Ronsard, car ce poème brosse une vision très négative de la vieillesse, humiliante pour les seniors

-          Les mythologies car souvent les dieux ne sont pas des modèles de moralité

-          De nombreux ouvrages religieux qui mentionnent la notion d’infidèle et véhiculent donc une image révoltante d’inégalité entre les êtres humains

-          De nombreux ouvrages qui dépeignent les femmes comme inférieures aux hommes

-          Les fables de la Fontaine, car elles laissent à penser que les animaux parlent et raisonnent, s’élevant ainsi à hauteur d’homme


L’interdiction des livres est un des signes de la dictature, politique, religieuse ou morale. Le politiquement correct, à vouloir ne froisser aucune communauté ou groupe de pression, nivelle la pensée vers le bas. Aucun grand progrès ne s’est fait sans bousculer les idées en place. Que la liberté triomphe et que les combats pour la dignité humaine se mènent là où les injustices sont réelles : pays où la femme n’est pas l’égale de l’homme, pays où la torture est pratiquée, pays qui emprisonnent ceux qui ne pensent pas comme les dirigeants, qui truquent les élections, où les enfants sont en armes.  La bonne conscience à peu de frais est insupportable.


Le nécessaire combat contre le racisme ne doit pas se transformer en une réécriture de l’histoire et de ses témoignages; Au jeu du plus con avec le raciste, l’anti-raciste devrait sagement décider de ne pas chercher à gagner. 

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 08:31

Dans le port d’Amsterdam, il y a des marins qui chantent ; il y a également des navigateurs qui mangent des harengs avec des pommes à l’huile ; on y trouve aussi des touristes attablés devant des rollmops.

 

Tous rêvent de voyages au bout du monde et de cargos aux soutes moites.

 
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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 08:36

Christian Jacq fait partie de ces auteurs dont mes souvenirs de mon adolescence conservent une profonde empreinte. Je connu, comme beaucoup, une intense période d’égyptophilie, pendant laquelle je dévorai de nombreux romans comme ceux de Pauline Gedge (Ah, la Dame du Nil) et de Christian Jacq.

Lorsque Le procès de la momie me fut offert lors à Noël, je ressentis une émotion nostalgique.

J’adorai alors ces récits de fictions qui se déroulaient au temps des pharaons, de cette civilisation dont la splendeur et les connaissances (et de l’esclavage) n’ont point de comparaison contemporaine. On y découvrait la vie quotidienne, la fabuleuse religion polythéiste, l’architecture, l’habillement, la nourriture, bref le lecteur se retrouvait il y a plusieurs milliers d’années en compagnie des pharaons, de leurs prêtres, de leurs scribes ou de leurs esclaves.

Le procès de la momie ne se classe pas malheureusement pas parmi ces romans historiques. Le récit se déroule Londres, au 19ième siècle. Une momie, rapportée par un aventurier Belzoni, est débandelettée devant un parterre de personnalités qui la découvre parfaitement conservée, le teint encore frais. Certains acquièrent des objets, qui une bandelette de lin couvrant les pieds, qui celle du thorax, qui des amulettes.

Une série de meurtres, perpétrées selon la tradition des embaumeurs égyptiens, frappe alors des spectateurs de l’événement. Le roman décrit l’enquête menée par l’inspecteur Higgins. 

Le récit permet de découvrir comment la société britannique percevait à cette époque la civilisation égyptienne et les momies. On s’y remémore les travaux d’embaumement. On y apprend que la chair des momies était alors considérée comme un élixir, une panacée. On assiste à la rivalité entre Jean-Baptiste Champollion et Thomas Young pour le déchiffrage des hiéroglyphes.

Il aborde également un complot révolutionnaire mené par Littlewood, sans grand intérêt.


Le roman n’est donc pas désagréable de ce point de vue. Quant à son style, mieux vaut ne pas trop s’y arrêter : écrit à la serpe, phrases courtes et directes, à la manière de cette littérature de masse qu’on donne à lire à la génération de la zappette et de l’internet ; en plus les dialogues sonnent souvent complètement faux, ce qui est une impardonnable négligence pour un auteur aussi connu, à moins qu’il en ait toujours été ainsi dans tout ses romans et que ma mémoire ne les ait enjolivés.


Un livre agréable si l’on n’y cherche pas une plongée dans l’Egypte ancienne. Christian Jacq emprunte aussi beaucoup aux mémoires de Belzoni.


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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 08:41

Réalisé en 2009 par Stephen Daldry avec Kate Winslet, Ralph Fiennes, David Kross   


Michael Berg, jeune adolescent rencontre Hanna, femme de 35 ans, dans l’Allemagne de l’ouest de l’après guerre. La passion qui les embrase pendant quelques mois s’enracine dans une sexualité que découvre Michael et dont Hanna semble avoir longtemps manqué. Elle se base aussi sur les nombreux livres que Michael lit à Hanna.


Un jour, Hanna disparaît brusquement, sans explication.

Plusieurs années plus tard, Michael assiste à un procès d’anciens collaborateurs du régime Nazi et reconnaît Hanna parmi les accusées. Il se rend soudainement compte qu’Hanna se laisse accuser par ses collègues gardiennes d’Auchwitz mais n’interviendra pas, respectant ce qui pousse son ancienne amante à se taire.

Ce film nous interroge, une fois de plus, sur le destin, sur la portée des actions individuelles dans les rouages d’une machinerie de masse. Alors que beaucoup en Allemagne savaient ce qu’il se passait dans les camps d’extermination, pourquoi si peu agirent et pourquoi, des années après en condamner certains et pas tous ? Pour trouver des boucs émissaires et les clouer au pilori tandis que la vaste majorité vivra dans une absolution implicite ?

Comment juger en se projetant dans le contexte des évènements et en oubliant tout ce que nous avons appris depuis lors ? Bien sûr la question finale demeure ‘et moi, qu’aurais-je fais ?’

The Reader est un beau film, certes pas gai, mais qui permet à chacun de s’interroger sur le bien et le mal, sur la justice, sur la liberté individuelle et sur l’amour. Kate Winslet joue avec sincérité et Ralph Fiennes, dont on se souvient de l’admirable prestation dans Le pianiste, est admirable.

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