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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 08:36

Après ses précédents succès, « Ensemble, c’est tout » et « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part », Anna Gavalda était attendue au tournant ; d’autant que 4 ans s’étaient écoulés depuis la dernière publication.

La consolante se mérite ; il faut aller au bout des 630 pages.  Il faut aussi supporter les figures de style avec fréquente omission du sujet de la phrase (« Observait ses phalanges se recroqueviller … ») qui apportent peu au récit et alourdissent la lecture : une légère trace d’affectation dans ces omissions.

Venons en à l’histoire. Charles, la quarantaine avancée, architecte renommé, vit avec Laurence, femme qu’il aime encore mais qui le dédaigne, et Mathilde, sa belle-fille adolescente. Son succès dans les affaires et ses déplacements autour de la terre, et en particulier en Russie, ne parviennent pas à cacher l’échec de son existence sentimentale.

Une lettre, une seule phrase, distribuée chez ses parents, va révolutionner son existence en le replongeant dans son enfance et son adolescence. Lui reviennent les images d’Alexis, son meilleur et peut-être unique copain d’alors, et d’Anouk la mère d’Alexis ; on perçoit que sa relation avec ces deux fantômes a façonné sa vie et qu’il n’en a pas terminé avec eux.

Le livre raconte la recherche, comme un voyage impressionniste, de ses fantômes et leur apaisement. Charles creuse avec lenteur son chemin vers son passé ; finira-t-il par se délivrer de son présent, la question demeure la seule que je me suis vraiment posée?

Kate et ses enfants, qui ont connus Anouk, apportent la touche d’émotion et de vie pour des héros qui en manque cruellement. C’est l’occasion pour Anna Gavalda d’offrir de belles pages sur une tribu marginale, hétérogène, cocasse et finalement attachante.

La consolante n’a pas la force des précédents livres, il traîne en longueur autour d’une histoire sans épices, plate comme les paysages que je me suis plu à imaginer en lisant ce roman. On pourrait sans doute en gloser longtemps ou en faire une de ces exégèses dans lesquelles les critiques professionnelles se complaisent. Qu’il me soit juste permis de témoigner que le roman bénéficierait grandement d’une cure d’amaigrissement qui le dynamiserait et rendrait le lecteur heureux de retrouver les personnages plutôt que fatigué devant le nombre de pages restantes.

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Published by Tioufout - dans Livres
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commentaires

bast 13/09/2009 17:07

j'avais bien aime les precedents peut'etre feras-je l'impasse sur celui-là

Tioufout 12/09/2009 15:43

Sauf envie fulgurante de lire du Gavalda ... c'est une sage décision!

Géraldine 10/09/2009 22:43

J'aime bien Galvada mais pas les pavés, donc je passe !

Jacques 10/09/2009 22:20

Re-vive moi!!

Yep 10/09/2009 22:11

Vraiment pas top