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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 08:52

Réalisé en 2009 par Pete Docter, Bob Peterson avec Edward Asner, Jordan Nagai, Bob Peterson


Ce film d’animation est un chef-d’œuvre.

Pas pour l’utilisation de la 3D qui certes apporte de la profondeur de champ et des effets visuels sympas mais qui ne saurait rendre bon un mauvais film !

Tout simplement parce que l’histoire rassemble d’abord les ingrédients d’un film réussi : une inventivité graphique, une poésie des images et de l’histoire, un fourmillement d’humour, de l’émotion, en un mot des scènes dont on se souvient avec plaisir plusieurs jours après la séance. Ensuite parce que ce film raconte une histoire; le scénario est formidalement écrit et la fin prévisible ne gâche en rien le plaisir de se laisser porter par les images.

Résumer ce film confine à la gageure et visionner les bandes annonces une hérésie, si l’on veut garder l’incomparable saveur de la surpise.

Alors je dirais simplement que Carl, vieil homme bougon partira à la recherche du rêve qu’il avait formé avec Ellie, sa femme, en Amérique du Sud, avec Russel, jeune boy scout venu conquérir son badge d’assistance aux personnes agées. Pour le reste, précipitez vous dans les salles !

Les films en 3D commencent à se faire plus nombreux; l’entrée coûte aujourd’hui nettement plus cher qu’un bon vieux long métrage en 2D ; il ne faudrait pas que cette tendance s’amplifie, sinon il ne faudra pas chercher plus loin l'accroissement encore plus important du téléchargement.

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Published by Tioufout - dans Cinema
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19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 15:48
La charade à tiroir est usuellement difficile à trouver car la solution de chacun des termes ne répond pas à une définition mais souvent à un jeu de mots ou à une locution.

La charade à tiroir vaut surtout par le plaisir que l'on prend à découvrir la solution et à apprécier la finesse de l'auteur.

Victor Hugo en créa une célèbre, que je vous laisse découvrir (en se rappelant pour le troisième l'époque à laquelle vécut Hugo):

Mon premier a été volé,
Mon deuxième se bourre comme une pipe,
Mon troisième vaut cent francs,
Mon tout est une voiture légère.

Voir la solution dans les commentaires!

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Published by Tioufout - dans Charade et Enigmes
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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 08:30

Voilà un petit livre, savoureux comme une soirée sous une tonnelle, un vin aux effluves aromatiques dans un verre à pied.

Jean Teulé nous raconte la vie d’une prison, et, en particulier, de la cellule 108 du quartier des hommes et celle de la cellule 209 du quartier des femmes. Les personnages, formidables d’inventivité (je crois avoir lu que des histoires vraies ont inspiré ce roman) possèdent une présence tour à tour attache et repoussante que la verve et l’humour de Jean Teulé distillent avec précision.

Il y a Jacky Coutances, petit et malingre, qui converse par la fenêtre de sa cellule avec la Lemonnier en se faisant passer pour un athlétique blond et elle pour une amoureuse sensible.

Il y a Kazmark, illettré qui se fait écrire des lettres par ses compagnons de cellules pour entretenir une relation épistolaire avec Anne Colas-Roquet.

Il y a Popineau, un marchand de farces et attrapes, qui aimait bien prendre les petits enfants sur ces genoux et qui subira le sort peu enviables des pédophiles, les pointeurs, sous les douches.

Il y a Nadège Desîle, responsable d’un infanticide et Rose Allain, jeune femme qui semble avoir atterri dans cette prison par erreur.

Il y a Cyril Cambusat, jeune gardien inexpérimenté qui tente de supporter son nouveau métier, sans conviction ni vocation et qui se prend d’affection pour Rose Allain.

Denis et Mathilde Von der Beek, directeur de la prison et sa femme, malade mentale, qui l’oblige à porter des vêtements tricotés pour les enfants qu’ils n’auront jamais, complètent cette galerie de personnages.

Le roman se termine dans l’incroyable et en pleine loufoquerie ; J’adore en particulier l’épilogue de la relation entre Cyril Cambusat et Rose Allain.

Longues peines est encore un bon livre que je vous suggère pour ces formidables tranches de vie et pour quelques messages en filigrane sur l’univers carcéral contemporain.
 
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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 10:26
Je chausse avec difficulté des raquettes pour la toute première fois. Devant moi, une étendue immense sans le moindre témoignage que des hommes, un jour, aient pu vivre ici.

La neige, tombée en abondance depuis une semaine, crisse sous mes pas. Je marche, en direction du sud. Je me retourne parfois pour contempler les traces que je laisse et me prends à espérer que personne ne les suivra.

Quand la nuit tombera, je construirai un abri de fortune et regarderai la voute céleste.

Un jour j'y retournerai.

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Désirs Théicoles : Poésie et loufoquerie autour d’une tasse de thé
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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 08:46

Ramsès relève toi, ils sont devenus fous !

 

Ainsi scandaient avec rage des milliers de paysans de cette vallée du Nil autrefois si fertile. En quoi les hommes ont-ils bien pu offenser les Dieux pour que leurs bienfaits désertent les champs de leurs serviteurs.

 

Que sacrifier ? Quelles offrandes rassembler pour apaiser l’ire des divinités ?

Ramsès, Ô Pharaon, reviens guider notre peuple, rends-nous notre fierté et permets-nous de laisser sur la terre de nos ancêtres des témoignages de ta grandeur qui nous survivront pour les millénaires à venir !


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Désirs Théicoles : Poésie et loufoquerie autour d’une tasse de thé
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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 08:21

Cette charade inaugure une nouvelle rubrique.

Mon premier pouvait finir en momie

Mon deuxième est un plan d’eau enclavé

 Mon tout est ce que forment avec lui mon premier et mon deuxième*

Vous pouvez poster vos propositions de réponses dans les commentaires. Pour ceux qui cherchent, attention, les commentaires peuvent contenir la réponse!
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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 08:32

J’ai connu Stéphane Audeguy par son roman « Nous Autres » sélectionné pour le prix du Livre Inter 2009 que j’avais bien aimé. J’ai poursuivi par le très bon « Fils Unique » et me voilà donc avec, en mains, son premier roman ; autant briser le suspens ce livre vaut le détour.

Virginie Latour, jeune et obscure bibliothécaire, est engagée par le couturier japonais, Akira Kumo, pour référencer sa collection de livres. Akira Kumo, passionné par les nuages, possède de nombreux ouvrages s’y référant y compris des éditions originales et des manuscrits.

Le couturier va en fait surtout raconter à Virginie, en qui il trouve une écoute attentive, quand et comment les hommes se sont intéressés à ces masses du ciel. Luke Howard, Quaker vivait à Londres en cette année 1802 quand il établit le premier une classification à base de cirrus, de cumulus, de strato-cumulus, qui moyennant quelques évolutions a perduré jusqu’à nos jours.

Richard Abercrombie, riche notable anglais, poursuivi les études de son collègue et eut une controverse, comme les milieux scientifiques en adore, sur la capacité de la photographie de rendre le mieux compte de la nature des nuages. Pour prouver sa théorie il partit arpenter le monde et y prendre de multiples clichés de nuages. Le livre qu’il écrivit suite à ce voyage resta à l’état de manuscrit et fut surnommé le Protocole Abercrombie ; il devint célèbre puis une légende.

Avec La théorie des nuages, son premier roman, Stéphane Audéguy entrait avec panache dans la littérature française. Couronné par plusieurs prix, ce roman de fiction, mêle plusieurs histoires qui se font écho à travers les siècles. L’histoire d’abord des chasseurs de nuages et notamment de Richard Abercrombie qui à la recherche des nuages finit par découvrir le moteur de son existence. L’histoire ensuite d’Akira Kumo qui dans cette narration trouvera peut-être ce qui semble lui manquer si profondément. L’histoire de Virginie ensuite, dont l’existence terne se remplira de passions qu’elle ignorait.

Une fois n’est pas coutume, j’affirme que ce livre est une réussite et que Stéphane Audeguy est un écrivain de talent. Trois livres lus, trois moments de plaisir : j’ai hâte de découvrir ses deux autres ouvrages !

 
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12 septembre 2009 6 12 /09 /septembre /2009 15:25

Dans une ruelle de Berne, qu’un lampadaire brisé par un sauvageon libertaire n’éclaire plus, je prépare mon forfait.

 

Demain matin, ce pays de coffres secrets, de marmottes repliant le papier aluminium et de précision horlogère se réveillera paniqué. Plus aucune montre ne donnera l’heure exacte, sauf par un hasard auquel les autochtones ne croient pas.

 

Quel bonheur tirerai-je de cette parcelle d’anarchie !

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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 08:33

Alchimiste renommé, je garde jalousement les secrets de mes découvertes les plus stupéfiantes.

 

J’endors la curiosité des puissants en les gratifiant de quelques recettes mineures. Ils sont fascinés de pouvoir créer des diamants d’une pureté inégalée avec si peu d’ingrédients de base. Ils me couvrent d’or pour que leur traits fatigués regagnent 5 ou 10 ans. Ils jubilent de pouvoir enfin prédire l’avenir.

 

Mais je cache en un lieu reculé la pierre philosophale et la potion de l’éternelle jeunesse issues de mes innombrables expériences et d’une aide venue d’ailleurs. Ce monde de cupides et d’égoïstes les vendrait à l’encan car tout pour l’homme devient marchandise, y compris les plus divines découvertes.

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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 08:47

Pierre-Edouard Pluket vécut à cheval sur les 18ième et 19ième siècles et fut, comme l’indique le titre du livre, un corsaire au service du royaume de France puis des gouvernements issus de la révolution française. Il fut aussi, et bien davantage, un marin qui commença moussaillon, pour terminer armateur en étant passé par divers commandements de bâtiments.

A la fin de sa vie, jouissant d’un repos que les mers du globe lui avaient rarement octroyé, Pluket décide de rédiger ses mémoires. La qualité de l’écriture surprend de la part d’une personne dont l’éducation scolaire fut mince. La masse de détails émaillant le récit constitue la deuxième étrangeté; il se peut simplement que le marin ait conservé tous ses carnets de voyages, mais cela surprend.

J’ai découvert ce roman, comme celui d’Alain Bombard, Naufragé volontaire, lors d’une animation sur la mer dans ma médiathèque. La couverture noire et blanche attira mon regard, le livre paraissait neuf, le titre portait des promesses de découvertes, de flibuste, de Pirate des Caraïbes, je le saisis.

Pluket nous raconte sa vie, depuis son enfance jusqu’à sa retraite. Nous parcourons avec lui les heures fastes de la marine à voile ; les routes maritimes soumises à la menace des corsaires et des flibustiers ; les batailles navales avec les Anglais et les plans pour échapper à leurs frégates ; les codes moraux des corsaires ; les geôles de la déjà perfide Albion et comment on s’en évade.

Nous apprenons combien le commerce florissait alors et combien il était risqué, soumis aux attaques, aux naufrages, aux cargaisons avariées. Pluket narre à l’envie le contenu des cales, les bénéfices et les pertes qu’il en tire. Il détaille ce qui plait aux colonies et ce qui se vend sur le continent ; ce qu’il charge à Bordeaux et décharge à Anvers ; ses rencontres avec le contre-amiral Vanstabel.

Nous partageons, le temps de quelques pages, la vie quotidienne des hommes qui naviguaient presque toute l’année, une famille à terre, sans voir grandir les enfants qui partiront à leur tour ; quand le marin ne revient pas, c’est qu’il est mort.

Nous traversons l’Atlantique pour les Etats-Unis où Pierre-Edouard Pluket rencontra Georges Washington et fut bien près de convoler avec une américaine.

Nous assistons, du point de vue des gens de mer, à la Révolution Française, au gouvernement qui n’honorait pas ses dettes, à l’instabilité de l’époque.

Ce roman foisonne. Si vous êtes intéressé par un des thèmes évoqués, hissez haut les voiles, accoudez-vous au bastingage et voguez avec Pluket et les mémoires d’un corsaire Dunkerquois pendant la révolution.
 
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