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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 08:36

Christian Jacq fait partie de ces auteurs dont mes souvenirs de mon adolescence conservent une profonde empreinte. Je connu, comme beaucoup, une intense période d’égyptophilie, pendant laquelle je dévorai de nombreux romans comme ceux de Pauline Gedge (Ah, la Dame du Nil) et de Christian Jacq.

Lorsque Le procès de la momie me fut offert lors à Noël, je ressentis une émotion nostalgique.

J’adorai alors ces récits de fictions qui se déroulaient au temps des pharaons, de cette civilisation dont la splendeur et les connaissances (et de l’esclavage) n’ont point de comparaison contemporaine. On y découvrait la vie quotidienne, la fabuleuse religion polythéiste, l’architecture, l’habillement, la nourriture, bref le lecteur se retrouvait il y a plusieurs milliers d’années en compagnie des pharaons, de leurs prêtres, de leurs scribes ou de leurs esclaves.

Le procès de la momie ne se classe pas malheureusement pas parmi ces romans historiques. Le récit se déroule Londres, au 19ième siècle. Une momie, rapportée par un aventurier Belzoni, est débandelettée devant un parterre de personnalités qui la découvre parfaitement conservée, le teint encore frais. Certains acquièrent des objets, qui une bandelette de lin couvrant les pieds, qui celle du thorax, qui des amulettes.

Une série de meurtres, perpétrées selon la tradition des embaumeurs égyptiens, frappe alors des spectateurs de l’événement. Le roman décrit l’enquête menée par l’inspecteur Higgins. 

Le récit permet de découvrir comment la société britannique percevait à cette époque la civilisation égyptienne et les momies. On s’y remémore les travaux d’embaumement. On y apprend que la chair des momies était alors considérée comme un élixir, une panacée. On assiste à la rivalité entre Jean-Baptiste Champollion et Thomas Young pour le déchiffrage des hiéroglyphes.

Il aborde également un complot révolutionnaire mené par Littlewood, sans grand intérêt.


Le roman n’est donc pas désagréable de ce point de vue. Quant à son style, mieux vaut ne pas trop s’y arrêter : écrit à la serpe, phrases courtes et directes, à la manière de cette littérature de masse qu’on donne à lire à la génération de la zappette et de l’internet ; en plus les dialogues sonnent souvent complètement faux, ce qui est une impardonnable négligence pour un auteur aussi connu, à moins qu’il en ait toujours été ainsi dans tout ses romans et que ma mémoire ne les ait enjolivés.


Un livre agréable si l’on n’y cherche pas une plongée dans l’Egypte ancienne. Christian Jacq emprunte aussi beaucoup aux mémoires de Belzoni.


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Published by Tioufout - dans Livres
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commentaires

Marie 05/09/2009 16:45

J'ai lu quelques Christian Jacq pendant mon adolescence et j'aimais bien car ces écrits sont plutôt "fleur bleue". Je n'en ai plus lu depuis qu'un super prof d'histoire s'était indigné en cours contre cet auteur en pointant toutes les erreurs et contre-vérités historiques de ses romans sur l'Egypte... Mais je n'ai jamais vérifié ! ;-)

Géraldine 03/09/2009 23:53

J'ai un christian jacq dans ma PAL depuis des années. Il faut vraiment que je me décide à le lire.