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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 08:28

Je me rêve jardinier. Je me rêve fou à lier. Je me rêve créateur. Je me rêve apprenti sorcier.


De retour des parcs naturels américains, ma main rencontre une graine de séquoia cachée au fond d’une poche.
Je l’enfouis dans un coquet îlot de verdure qui est plus grand que le casque de mon neveu mais plus petit que le jardin de mon oncle.

 

D’aucuns ont vu dans ce désir une autre sens ; je ne fais pas mienne cette interprétation!


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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 08:46

Mon cousin Aladin ne veut pas me laisser appeler son génie. Il dit que je suis trop petit, pas assez malin, que je ne saurais pas lui parler. Je crois qu'il me ment. Il veut le garder pour lui, égoïstement. En fait, cela ne me surprend pas. Il ne m’a jamais laissé jouer avec son cimeterre, pas plus qu’avec ses masques de terre cuite.

 

Alors chaque jour, j’arpente le marché et je frotte toutes les lampes que je vois. Les marchands s’en amusaient au début, maintenant ils me regardent d’un mauvais œil.

 

Quand j’aurai trouvé un génie, il les punira.


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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 08:56

De Maxime Chattam, je connaissais l’auteur de thrillers, ancrés dans la noirceur de l’âme de psychopathes sadiques et malsains (L’âme du mal, In ténébris, Maléfices, Prédateurs, etc.). Je connaissais aussi l’auteur de romans fantastiques avec Le cinquième règne, où l’influence de Stephen King transparaissait sans difficulté. Mais n’est pas Stephen King qui veut et Le cinquième règne l’imite bien pâlement.

J’ai découvert Autre Monde, par hasard, dans les rayons de la médiathèque de mon entreprise, et, les vacances approchant, je l’empruntai.

Maxime Chattam renoue avec le fantastique et j’ai assez vite compris que le rythme du roman ne permettrait pas une conclusion à l’histoire et qu’il s’agissait d’un premier tome ; ce que la dernière page confirmera ; le prochain volume s’appellera Malronce, mais rien ne nous dit qu’il s’agira du dernier ou que l’auteur s’engage ici dans une série fleuve, qu’il pourra faire durer tant que le succès sera au rendez-vous.

De mon humble point de vue, la série devrait s’arrêter assez rapidement car, Maxime Chattam confirme que le fantastique n’est pas son registre de prédilection.

Le thème séduit de prime abord. Une tempête balaie la région de New York (on l’étend aisément à toute la terre) et ne laisse vivant qu’une poignée de survivants : Des enfants et des adolescents sains d’esprits, des adultes violents et cyniques et des nouveaux monstres, les Gloutons. Les espèces végétales et animales sont animées d’une nouvelle vigueur.

Trois adolescents, Matt, Tobias et Ambre, vont lutter contre les adultes, les « Cyniks », à partir d’une île ou un groupe de Pans (ainsi ce nomment désormais les enfants et les ados) a trouvé refuge.

On retrouve mêlés dans ce roman les grandes idées de notre temps et celles qui ont fait le succès d’autres auteurs :

  • - L’écologie : La terre usée par la pollution et les destructions humaines se rebelle et donne une nouvelle chance à la nature et aux nouvelles générations (mais conservent aux anciennes un certain pouvoir de nuisance, sinon il faudrait décrire le Paradis et l’on sait que cela est bien difficile).
  • - Les pouvoirs paranormaux : les Pans développent des pouvoirs qui ressemblent étrangement à ceux des X-Men : maîtrise du vent, de l’eau, du feu et quelques uns plus originaux (il ne fallait pas trop voir la copie) comme une force surhumaine ou la communication avec des volatiles
  • - Le fantastique : une force maléfique, le Raupéroden, qu’évidemment l’auteur ne dévoile pas veut régner sur le monde
  • - Le héros sauveur : Matt, est celui que la force maléfique veut et qui, on l’imagine, lui échappera et sauvera le monde dans les prochains volumes
  • - Les trahisons et les alliances

L’impression du roman, m’a laissé dubitatif : Toutes les pages ont 5 ou 6 lignes blanches en haut. Est-ce une erreur de l’imprimeur ou cela signifie-t-il que rien n’est plus comme avant, que de nouvelles frontières sont apparues, que la nature reprend ses droits (pourtant cette dernière ayant horreur du vide, ce serait incohérent !).


Au final, je ne vous suggère de lire ce livre que si vous êtes fan de fantastique (480 pages pour une si mince histoire, c’est beaucoup trop).

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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 08:45

Les sherpas qui m’ont accompagné au camp de base discutent avec véhémence. Etranger à leur langue, je comprends toutefois, à leurs gestes vers le ciel, que leur chef doute de cette période de beau temps que les météorologues annoncent pour les prochains jours.

 

Les rafales du vent furibard qui tendent, à les rompre, les arceaux de ma tente semblent bien lui donner raison. Je ne comprendrai jamais ces montagnes que Dieu a créées pour éprouver la folie des hommes ; qu’il a voulues tellement inhospitalières, comme si la Beauté méritait une Conquête.

 

Ce soir, je relirai mon journal de bord et quelques désirs théïcoles de Tioufout, puis après deux heures d’un sommeil que je sais d’avance sans rêve, je partirai sur ces pentes glacées, dans l’absolue solitude, ressentir ce que la civilisation n'a jamais pu me donner : le sentiment d’être un humain.


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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 08:25

Alexandre Jardin nous offre ce qu’il sait faire de mieux, un roman à forte prédominance autobiographique écrit dans un style vif et qui se lit avec facilité et plaisir.

Chaque femme est un roman
brosse le portrait des femmes qui ont compté dans la vie de l’auteur, qui ont influencé sa façon de vivre, qui ont modifié sa façon de penser, qui ont remis en question ses certitudes, qui lui ont fait découvrir les facettes de la sexualité, qui lui ont appris à prendre de la hauteur pour trouver la solution à un problème.

On côtoie la mère d’Alexandre Jardin, femme libre, fantasque et ennemie de la routine ; On rencontre Liberté la femme de l’auteur, son père présent  en filigrane. On y apprend que certaines maladies (comme une tumeur du cerveau, une syphilis avancée) peuvent réduire voire annuler les inhibitions, provoquant chez ceux qui en sont atteints une appétence forcenée de vie, une philosophie du «oui» et une formidable ouverture aux autres (que l’on peut même provoquer en insérant un petit ballonnet gonflé, sous une zone précise du cerveau.

On découvre dans ce roman la richesse de la vie de l’auteur, dans ses multiples conquêtes et surtout dans cette envie de vivre et de se remettre perpétuellement en questions sans ne rien considérer comme acquis.

Un roman comme une grande bouffée d’optimisme et comme une guerre à la routine.


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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 08:23

Dans ce petit salon contemporain, le violoncelle trône. Malgré le foisonnement des objets qui enjolivent le lieu, il attire les regards mieux que le plus beau des tableaux. A peine l’ont-il aperçu que les enfants ne cessent de réclamer à l’artiste musicienne de frotter l’archet sur les cordes et d’emplir la pièce d’un son ample et profond, d’un son si proche de la tessiture humaine, qu’on croirait parfois entendre un frère pleurer.

 

Je caresse la sombre volute finement ouvragée et les chevilles que je m’abstiens de tourner; je laisse glisser mes mains sur ses éclisses dont la forme rappelle la courbure des hanches d’une femme. Mes doigts courent sur les ouïes puis remontent vers le chevalet.

 

L’âme me reste cependant inaccessible, en une ultime ressemblance avec l’homme.


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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 08:45

En cette aube printanière Washington D.C. est nimbé d'une légère brume que le soleil éclatant déchire puis disperse laissant apparaître un ciel d'un bleu profond.

A petits pas, j'arpente les allées du Mall, autour du Tidal Basin, que des milliers de cerisiers embellissent de leurs fleurs roses.

Ma pensée s'égare vers le Japon qui offrit ces arbres aux Etats-Unis en 1912 puis en 1956 pour sceller l'amitié entre les deux nations. Je pourrais presque toucher cette jeune femme, vêtue du kimono traditionnel, qui  lentement, au bras de son promis, s'avance sous les sakuras de Kobe. Elle écarte parfois un pétale venu, en hommage, parer ses cheveux.

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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 08:41

Qui n’a pas au moins entendu évoquer l’épopée d’Alain Bombard en 1952, sa traversée de l’atlantique en canot gonflable (style dinghy) muni d’une voile et sans aucun vivre ?


Le but d’Alain Bombard était de prouver que les naufragés, qui pour la plupart à cette époque périssaient en quelques jours, pouvaient survivre grâce à la générosité de la mer. Il partit de Tanger et arriva à la Barbade plus de 50 jours plus tard, en bonne santé. Sa démonstration eut un retentissement important. Ce jeune médecin de 28 ans venait de prouver ce que les marins les plus expérimentés annonçaient comme impossible. Il avait baptisé son embarcation l’Hérétique, ce qui démontrait bien combien son entreprise allait à l’encontre de la pensée dominante.


Les 20 premiers jours, il but de l’eau de mer en quantité modérée, compensant le manque d’eau douce par du jus qu’il extrayait de poissons qu’il parvenait à pêcher.  La chair de ses poissons lui servait de nourriture. La chance voulut qu’il parvienne ensuite à recueillir l’eau de pluie en quantité suffisante pour ne plus boire d’eau de mer.

Alain Bombard narre aussi, en une simple phrase, l’anecdote devenue célèbre, du colmatage d’une légère fuite d’air dans un flotteur grâce à une colle biologique que les hommes seuls sont capables de produire.

Le livre témoigne de la genèse de cette aventure, de l’essai en Méditerranée avec son ami Jack Palmer puis de la traversée de l’Atlantique. Il s’agit d’un récit de voyage, comme un livre de bord romancé. Y chercher des qualités littéraires serait vain, mais l’on prend plaisir à naviguer avec l’auteur et à partager ses souffrances et ses espoirs.

Le livre fut publié je crois en 1956 et il est important de garder en mémoire l’état des connaissances de l’époque et comment les secours se faisaient alors. A l’oublier, le risque est grand de ne pas mesurer avec la bonne toise l’ampleur de ce qu’a effectué Alain Bombard. Le téléphone satellite n’existait pas, les balises Argos non plus, les désalinisateurs d’eau de mer encore moins. Les normes n’imposaient pas même pas aux navires d’avoir autant de place sur des canots de sauvetages que de passagers ! Les matériaux ont depuis énormément progressé ainsi que la stabilité et le confort des canots.

Je conseille ce livre à tous ceux que la mer intéresse et qu’une aventure hors du commun séduit.


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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 08:45

Dans ce monastère aujourd’hui à l’écart des routes touristiques et commerciales, je me rends dans la salle commune pour y prendre mon dîner.  Le silence, épais, palpable, profond a rebuté plus d’un novice qui nous abandonna, sans mot dire mais avec dans le regard une lueur proche de la folie.

 

Frère, il faut mourir, dis-je en croisant un coreligionnaire. Comment pourriez-vous comprendre que 25 années d’isolement avaient rendu cette simple phrase difficile à prononcer ?


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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 08:54

Mise en scène de Michel Bernini, avec Carole Benhamou,  Michel Bernini et Régis Rodriguez

Théatre : Lulu sur la colline (Lyon)


Je résume l’intrigue de la pièce Plus vraie que nature : Deux amis discutent ; la vie sentimentale du premier, pour abondante qu’elle soit, manque de stabilité et il ne parvient pas à entretenir une relation dans la durée. Le second semble filer le parfait amour même si son ami ne considère pas sa compagne comme très intelligente.

Pour son anniversaire, le second offre au célibataire un robot androïde dernier cri, joué par Carole Benhamou. Réfractaire d’abors, sceptique ensuite, il se laisse finalement convaincre et programme son robot pour lui donner une mémoire et façonner son esprit tel que des années de vie commune l’auraient tout naturellement construit.

La suite de la pièce regorge de quiproquos et d’humour parfois cinglant. Les 3 comédiens s’en donnent à cœur joie, dynamiques en diable et servis par une mise en scène inventive et jubilatoire. J’ai passé un excellent moment, bien que la salle ait été qu’assez peu remplie, ce qui est dommage pour une pièce comique dans laquelle la bonne humeur est communicative.

Lulu sur la colline est un petit théatre situé 60, rue Victor Lagrange à Lyon 7ème (Métro Jean Macé), dans ce qui ressemble à un ancien local industriel. Les comédiens s’occupent aussi de l’accueil, de la billetterie, du bar et il règne un atmosphère bon enfant et quasi familiale. Dommage que parfois quelques blagues faciles frôlent le mauvais goût.

Au fait pourquoi ce théâtre s’appelle-t-il Lulu sur la colline ?

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