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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 08:50

Réalisé par Peyton Reed en 2009. Avec Jim Carrey, Zooey Deschanel, Bradley Cooper.

Et revoilà donc Jim Carrey, dont la figure semble grimacer même quand il ne veut pas, tellement mon esprit le lie avec les mimiques parfois insupportables dont il est coutumier.

Yes Man raconte l’histoire d’un homme (incarné donc par Jim Carrey) peu enclin à aider son prochain, usant allègrement du mensonge pour éviter une soirée entre copain au profit d’une vidéo solitaire sur son canapé. Il participe à un séminaire où le gourou enseigne les bénéfices d’une attitude positive et de dire oui à toutes les opportunités qui se présentent.

Jim Carrey applique alors ce principe à la lettre et accepte toutes les propositions, toutes les sollicitations et effectivement sa vie va changer.

En disant oui, on s’ouvre le champ du possible, jamais certain de ce que la vie réserve, quand dire non, réduit ce champ et les opportunités associées. L’intention, s’il y en a une confine donc à la philosophie de cour d’école et ce film confine, lui, au divertissement sans surprise ; pas complètement raté certes mais loin d’être réussi.

Yes Man était certainement destiné au public américain et, amorti, il vient ramasser quelques dollars en Europe ; vieille Europe certes, mais pas encore suffisamment sénile pour ne pas distinguer les films médiocres et pour ne pas regretter que les américains ne soient pas suffisamment égoïstes pour garder ce type de film chez eux.

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Published by Tioufout - dans Cinema
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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 13:45

Je voudrais revenir au temps des premiers hominidés et après m'être oint de terre rouge pour me protéger du soleil et des insectes, m'appuyer nonchalamment contre la paroi de la grotte où ma tribu a élu domicile. Je constaterais que l’empreinte de mes mains s’y est inscrite.

 

Des milliers d’années plus tard, des scientifiques érudits se demanderont quel symbolisme s’y cachait, sans imaginer que seuls le hasard et la liberté, constantes de l’univers, nous gouvernaient alors.

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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 09:01
Ce désir peut s'interpréter de 2 façons:

On peut, bien sûr, penser aux bijoux de la couronne d'Angleterre, jalousement conservés à la Tour de Londres, dérobés par quelques sauvageons indélicats et que je rendrais à la reine après avoir, au péril de ma vie, surmonté mille dangers pour les retrouver.

On peut également se placer à la place des peuples conquis par l'empire Britannique et dont les gemmes les plus rares ont été envoyées à Londres pour orner le cou ou les oreilles pâles des souveraines de Windsor, et qui n'ont jamais été rendu même après la décolonisation.

Chacun choisira son approche!

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Désirs Théicoles : Poésie et loufoquerie autour d’une tasse de thé
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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 09:00
Les photos retiennent souvent la pose, souvent symbolique, de la première pierre. Mais qui a donc posé la dernière pierre des merveilles du monde antique?

Quelle gravure témoigne de celui qui termina Les jardins suspendus de Babylone? Qui finit la statue chryséléphantine de Zeus, le temple d'Artemis à Ephèse ou le colosse de Rhodes? Qui fut le dernier à travailler sur le phare d'Alexandrie ou le Mausolé d'Halicarnasse?

Et qui posa la dernière pierre au sommet de la pyramide de Keops, à toucher le ciel, clef de voute inversée pour se planter dans l'univers? J'aurais bien aimé être celui-là.
 
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Désirs Théicoles : Poésie et loufoquerie autour d’une tasse de thé
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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 08:55

J’ai découvert Jorge Volpi avec « La fin de la folie ». Baroque, ce roman m’avait donné envie de mieux connaître l’œuvre de ce romancier mexicain. Le Mexique, invité du salon du livre de Paris, remit l’écrivain dans ma mémoire et je décidai d’assouvir mon désir de lecture.

« Le jardin dévasté » déconcerte. Construit comme une suite de plus d’une centaine de petits chapitres, il met en scène un narrateur mexicain qui évolue en Europe, au Mexique et aux Etats-Unis d’Amérique et une jeune irakienne, Leila.  Leila, dans un pays en guerre, part à la recherche de ses frères qu’elle pense encore vivants aidé par un djinn, esprit bienfaisant rencontré en chemin.

Ce petit livre, fourmille de pensées sur notre société et sur la société irakienne ; sans en avoir l’air, presque sans y toucher, Jorge Volpi donne à réfléchir à qui le veut bien. Pour celui qui parcourra ces pages sans s’y arrêter, « Le jardin dévasté » restera sans doute un livre agréable et peut être même un peut ennuyeux.

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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 10:00
Jacques Brel, le Grand Jacques, m'inspire le désir théicole du jour. Quelle chanson le symbolise mieux que Amsterdam, chantée à l'Olympia dans une de ses dernières apparitions sur scène. Les bras écartés, la figure ruisselante, il se mouche dans les étoiles et on le sent prêt à décroisser la lune.

Quant à ce désir, chacun s'identifiera à la partie qu'il préfère dans cette chanson-poême culte.
 
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Désirs Théicoles : Poésie et loufoquerie autour d’une tasse de thé
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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 09:05

Le nom de Fred Vargas ne saurait être inconnu de l’amateur de roman policier, de roman noir, de polar. Deux types de héros soutiennent son œuvre : Soit les évangélistes  Marc, Matthias et Lucien soit le commissaire Adamsberg. Je trouve les histoires du commissaire globalement plus attractives et passionnantes.

Et c’est justement le commissaire que Fred Vargas met en scène dans « Sous les vents de Neptunes » publié en 2008.

Raconter un roman policier sans en dévoiler la fin tient de la gageure. Je dirais seulement que le meurtre d’une femme de trois coups de couteaux alignés plonge Adamsberg dans l’histoire de son propre frère et face à un improbable criminel.

Le roman se déroule à Paris et au Québec où les membres de la brigade se rendent pour apprendre les techniques de prélèvement d’ADN. Le style est vif, le suspens demeure satisfaisant sans être haletant et le livre se dévore avec plaisir.

Mais où donc Fred Vargas est-elle allée pêcher cette langue québécoise que parlent les officiers de police de Montréal ? Les dialogues, bourrés d’expressions qui se veulent « de là bas » deviennent rapidement pénibles à lire. Quand bien même les tournures seraient québécoises, je sais, pour m’être rendu plusieurs fois au Québec, que ce type de dialogue est grotesque.

Un bon livre, criss, mais une maudite caricature du québécois.

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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 08:50
Le vol en montgolfière au dessus d'une forêt primaire incite l’humilité. Le monde en dessus de nous, quand nos brûleurs s’arrêtent, hurle et crie. La vie s’y déroule et j’en suis le spectateur privilégié, comme un Dieu contemplant l’œuvre de la création.
 
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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 09:00

Dans une cuisine d'une maison coloniale de Jaipur, le cuisinier termine un halwa, sucrerie indienne très sucrée; il a choisi de le réaliser à base de carottes et la couleur orangée bientôt fondra dans la bouche. Je pilonne la cardamome pour en obtenir une poudre que je verse avec précaution sur le halwa.
 
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Désirs Théicoles : Poésie et loufoquerie autour d’une tasse de thé

 

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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 09:05

Dans La chambre des officiers, premier roman qui l’a rendu célèbre, Marc Dugain nous plonge dans le quotidien de quelques hommes, défigurés lors de la guerre de 14 – 18.
Ces officiers qui ont perdu une partie du visage, souvent suite à un tir ou à un éclat d’obus, sont soignés à l’hôpital du Val-de-Grâce. Adrien, le personnage principal est l’une de ces gueules cassées. Blessé au visage par un tir allemand sur les bords de la Meuse, au tout début de la première guerre mondiale, il restera cinq ans à l’hôpital, pour se reconstruire physiquement.

Le roman aborde avec tact la souffrance de ces hommes sacrifiés dans un conflit qu’ils ne parviennent pas à renier. Il montre la difficulté à affronter ces proches et parfois le rejet que ces derniers manifestent en face de l’horreur des blessures. Une amitié se noue entre trois hommes et une femme basée sur le partage de ces mutilations faciales, sur le soutien mutuel qu’ils s’apportent, sur certains rêves qui les transportent en Afrique, là ou les visages torturés sont traités en héros.

Marc Dugain rappelle aussi combien rapidement, une fois la guerre terminée, la population oubliera vite ces victimes et ils susciteront le dédain ou la peur.

Ce roman, qui se lit très vite, a obtenu 18 prix littéraires que je trouve mérités. Emouvant, il témoigne de la solidarité et de l’amitié qui permettent de surmonter les pires malheur ; il laisse aussi un sentiment de gâchis pour cette guerre, qui, comme toute les autres frappent surtout ceux qui ne les ont pas déclenchées.

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