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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 08:16

Jonathan-franzen-freedom.jpgPatty et Walter Berglund semblent former un couple modèle avec leurs deux enfants. Pourtant lorsqu’ils quittent le Minnesota pour s’installer à Washington, D.C. les fêlures, recouvertes par les années d’une vie bien réglée, apparaissent.  La mère de famille ne parvient plus à cacher la névrose dans laquelle des années d’oisiveté, de désir inassouvi et de relations conflictuelles avec, Joey, le fils, l’ont plongée.

 

Joey, adolescent dont la faible personnalité semble ne se construire qu’à l’encontre de sa famille, finit par s’embarquer dans une officine trouble dont le commerce entre le Paraguay et l’Irak empeste des magouilles qui lient armée et industrie. Son histoire d’amour avec Connie, sa voisine un peu nunuche paradoxalement lui remet les pieds sur terre ; mais n’est-ce pas une capitulation ?

 

Que dire du père, Walter, écologiste qui en vient à travailler pour une fondation acquérant des terrains pour en exploiter les ressources naturelles, avec la vague promesse d’une protection à long terme ? Comment cet homme, follement amoureux de sa femme accepte-t-il la passivité de cette dernière et renonce-t-il au bonheur, jusqu’à ce que son horizon s’éclaircisse puis se bouche de nouveau. Pourquoi demeure-t-il aveugle aux sentiments qui lie Patty à Richard, son meilleur ami, guitariste peinant à trouver sa voie ?

 

Ce roman alterne les époques et brosse sans enthousiasme un tableau des Etats-Unis contemporains. Les personnages, tiraillés entre leurs envies politiques, sociétales ou amoureuses, renâclent face aux choix qui les sortiraient de la routine et de l’atonie. Aucun ne porte mieux que Walter le conflit que la réalité et le fatalisme opposent aux aspirations. Jusqu’où ces deux générations renonceront-elles à leurs envies pour embrasser sans passion la déliquescence d’une société ressemblant finalement dans ses reniements à la nôtre.

 

Cependant fallait plus de 700 pages pour traiter ce sujet ? L’impression parfois surgit au détour d’un chapitre, qui n’a apporté que peu d’eau au moulin de la réflexion, qu’il est décidément plus difficile de faire court que long. La dilution de l’intrigue nuit à l’ensemble plongeant son lecteur (en tout cas moi) face à un dilemme : Abandonné-je le roman ou le continué-je ?

 

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J’ai choisi d’aller au bout, passant outre les personnages et les appels des autres livres de ma table de chevets et me délectant d'une nouvelle lecture en anglais. 

 

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 08:13

Wolf-Serno---Le-chirurgien-ambulant.jpgVitus quitte le monastère de Campodios, en Espagne, pour rejoindre l’Angleterre et tenter d’y retrouver ces origines. Comme de nombreux enfants il a été abandonné anonymement par sa famille avec pour seul indice un tissu damassé portant armoiries. L’institution s’est alors chargée de son éducation et, en particulier, un moine savant lui a enseigné les plantes et quelques techniques de chirurgies rudimentaires en ce milieu de XVIème siècle.

 

Son cheminement va lui permettre d’exercer son art, de parfaire ses connaissances et surtout de rencontrer une foule de personnages qui colle parfaitement à mon imaginaire de cette époque : troupe de gitans, guérisseurs, corsaires, nains et nobles.

 

L’Inquisition tient un rôle important dans ce roman ; l’auteur la présente dans toute sa morgue et en brosse un tableau effrayant : la rhétorique parfaitement étudiée pour ne laisser aucune chance àau pauvre diable accusé. Les tortures suivent un protocole strict qui comprend la territio verbalis (les instruments sont nommés à l’accusé), la territion realis (on lui explique à quoi sert chaque instrument) avant que la mise en pratique ne commence. La créativité de l’homme pour infliger le mal me fascine : poucettes, brodequin, l’estrapade, la chaise à piquants, aucun être humain ne peut y résister. L’Inquisition a créé un abject système s’auto-justifiant dont il y a peu d’exemple similaire dans l’histoire de l’humanité.

 

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Cette plongée dans la Renaissance espagnole apporte un bonheur de lecture qui doit beaucoup à la description méticuleuse et formidablement crédible de cette époque.

 

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 08:27

La-Centrale---Elisabeth-Filhol.jpgLa masse imposante de la Centrale Nucléaire de Production d’Electricité (CNPE) écrase le livre de toute sa masse de béton, de tuyaux et de tours de refroidissement. La minutie des descriptions des entrailles de la centrale et de ses rouages impose sur le lecteur le sentiment de la toute puissance de la machine. Elle s’oppose en un jeu d’ombres et de lumières avec les sentiments ambigu et plein de doutes des hommes qui la ‘servent’.

 

Yann, le narrateur, jeune homme, parcourt la France de centrale en centrale pour effectuer la maintenance des réacteurs. Il travaille au cœur des zones les plus radioactives, suivant un processus bien rodé, mais jamais à l’abri d’un impondérable ou d’une erreur humaine.  Chaque travailleur mesure en permanence la contamination subie et, comme un sablier, lorsque la tolérance annuelle est atteinte, le travailleur ne peut plus prétendre à travailler dans les zones dangereuses, celles qui paient le plus.

 

Ces activités sensibles et risquées sont confiées à la sous-traitance, de la chair à neutron, corvéable, où celui qui tombe est immédiatement remplacé par l’un de ceux qui font la queue pour se faire employer. Ces hommes itinérants logent dans des campings, frêles demeures face à l’immensité de la Centrale et souvent partagent à plusieurs la même couche, au fil des horaires décalés.  Elisabeth Filhol fait parler ses personnages de leurs peurs, de leurs envies d’aventure et de risque, du plaisir du danger et du stress de l’erreur. Elle narre les interrogations et les doutes de la micro-société des réparateurs de l’extrême.

 

Elle nous interroge sur les effets de la technologie sur ses conséquences, sur le prix à payer pour l’énergie nucléaire, sur les risques encourus et sur la fragilité, finalement, de notre société face à un avenir que nous ne maîtrisons pas totalement.

 

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 08:16

Maxime-Chattam---Leviatemps.jpgLa ville Lumière se prépare à accueillir l’exposition universelle, en cette année 1900. Des êtres humains venus de tous les continents seront exhibés comme des bêtes. Les fiacres parcourent les rues pavées et les maisons closes accueillent une clientèle huppée.

 

C’est dans l’une d’entre elle que Guy de Timée, écrivain, a décidé de se retirer, après avoir quitté sa famille. Il veut étudier la noirceur de l’âme au plus profond de ses cauchemars. Voilà qu’une des prostituées est assassinée, son corps porte des marques terrifiantes et ses yeux sont complètement noirs. La police ne semble pas surprise par ce crime ce qui laisse naturellement supposer que ce n’est pas le premier avec un tel modus operandi !

 

Avec Perotti, un policier, et Faustine une prostituée, l’écrivain va mener l’enquête, entre cercles ésotériques, abattoirs, maisons de tolérance et la préparation de l’exposition universelle.

 

Le livre vaut peu par l’intrigue, finalement sans grande originalité. Il vaut davantage par la description du Paris du début du vingtième siècle. Est-ce suffisant pour se lancer dans la lecture ; à chacun de mesurer sa motivation.
 

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 08:10

Guillaume-Musso---La-fille-de-papier.jpgTom Boyd, auteur de deux romans au succès international, déprime et ne parvient pas à écrire le dernier tome de sa trilogie. Ses deux amis les plus proches, Carole, policière au LAPD, et Milo son agent, tentent en vain de l’aider sans réussir à lui faire oublier sa séparation récente avec la pianiste Aurore Valancourt. Les ennuis s’accumulent et l’écrivain sombre dans la dépendance médicamenteuse. Les lettres nombreuses de ses lecteurs passionnés qui lui témoignent de la force de ses histoires et de l’influence qu’elles ont eu sur leur vie, s’entassent sans effet.

 

Suite à une erreur d’impression, son deuxième livre s’arrête brusquement page 266, sur une phrase elle-même inachevée « je t’en supplie, hurla-t-elle en tombant »de l’héroïne Billie ; une jeune fille nue apparaît alors sur la terrasse de l’auteur. Elle affirme se nommer Billie et être tombée du roman ; elle connaît tout de la vie de l’héroïne, y compris ce qui n’a jamais été publié et dont Tom Boyd se sert pour donner une cohérence à ses personnages. Selon toutes apparences la jeune femme semble donc bien être l’incarnation de Billie. Elle va bouleverser la vie de Tom et ils vont vivre une aventure fantastique qui mêle habilement fiction et réalité.

 

Je ne tiens pas Guillaume Musso en haute estime littéraire ; il m’a toujours semblé plus désireux de faire du chiffre de vente que de bons livres : on pourrait me rétorquer que les bons livres sont ceux qui se lisent ou que cette notion n’est pas absolue. J’en accepte la critique.

 

Je me dois de reconnaître que j’ai vraiment beaucoup aimé ce roman : sa structure s’approche de la perfection, son style emporte sans afféterie le lecteur et le maintient aisément dans l’histoire. Le roman aborde, notamment, le thème de la création littéraire, de l’inspiration, du lien entre l’auteur et ses personnages. Les écrivains affirment parfois que leurs héros ont une vie propre, que le roman échappe parfois au dessein initial. Ceux qui ont écrit, même modestement, savent à quel point cela est vrai.

 

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La fille de papier m’a apporté un réel bonheur de lecture.

 

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 08:15

Jo-Nesbo---Le-leopard.jpgQuand deux femmes meurent noyées par leur propre sang, la bouche piquée de 24 trous, la police norvégienne pense immédiatement à un tueur en série.  Il faut toute l’habileté de l’agent Kaja Solness pour retrouver Harry Hole dans les fonds de Hong Kong et le convaincre de l’aider. Car Harry trimballe une sacrée renommée ; il a arrêté le Bonhomme de neige, un autre tueur en série, même s’il y a perdu son mariage.

 

 

Dans une architecture maîtrisant à merveille le suspens et le dynamisme, ce romancier norvégien (que je lis pour la première fois) nous entraîne sur plusieurs continents à la recherche d’une arme redoutable, la Pomme de Léopold, petite merveille de cruauté.  Harry et Kaja, sur fond de rivalité entre deux services de polices, doivent trouver le lien entre les victimes, car, vous vous en doutez, le bilan s’alourdira. La découverte d’un morceau de lave, très particulière, les mettra peut-être sur la voie du tueur.

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Un excellent thriller, venu du froid.

 

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 08:20

Marie-Helene-Lafon---L-annonce.jpgPaul vit dans la ferme de ses oncles, en compagnie de sa sœur, Nicole. Une vie de reclus, rythmée par les saisons et les travaux des champs. L’horizon se limite aux collines environnantes dans un coin un peu perdu du Cantal. Malgré les chaînes télévisées apportées par la parabole, la modernité semble ne pas devoir pénétrer la ferme. Pourtant Paul voudrait bien tenter autre chose et avancer dans sa vie; il a déjà réussi a imposer un nouveau tracteur il y quelques années.

 

Annette vient du Nord avec son fils Eric. Séparée de son mari Didier, alcoolique, dépensier et violent. Difficile d’élever seule cet enfant avec son salaire de caissière.

 

Ce qui a rapproché Paul et Annette, c’est une annonce matrimoniale passée par le paysan dans le chasseur Français. Annette, qui sent confusément que l’avenir de son fils passe par une nouvelle vie, un nouveau lieu et une nouvelle figure masculine, qui n’a pas envie de finir sa vie dans un lit froid, y répond. Ils se rencontrent à Nevers, à mi-chemin de leur domicile.

 

Marie-Hélène Lafon explore leur rencontre et comment l’arrivée d’Annette et de son fils va influer sur la vie de la ferme. Les préjugés, les jalousies, la curiosité aussi s’affrontent. Le long apprentissage de l’amour qui transforme cette rencontre de raison en une histoire d’êtres humains apprenant à se découvrir, réapprenant leur corps après des années de solitude. Les mots se dévoilent avec pudeur et peinent à exprimer le ressenti de cet homme de la terre taiseux, de ces oncles nonagénaires reclus dans leurs certitudes, de la sœur qui gérait avec autorité la maisonnée de sa masculine famille, de cette femme du Nord habituée à subir un mari qui ne l’écoutait pas.

 

L’annonce nous laisse à deviner l’intimité de ces personnages proches car sensibles. Une heureuse découverte.

 

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 08:19

Mathias-Malzieu---Metamorphose-en-bord-de-ciel.jpgTom ‘Hématome’ Cloudman peut prétendre au titre de plus mauvais cascadeur du monde. Ses envolées se terminent immanquablement par des chutes, alors cette maladresse devient le ressort de son spectacle. Il va de village en village dans un véhicule, loufoque assemblage d’un cercueil et d’un vélo. Il est hospitalisé suite à un accident et on lui découvre un cancer.

 

Pour s’en sortir, il va se transformer en oiseau, grâce à une femmoiselle, qu’il rejoint la nuit, sur le toit de l’hôpital, dans une volière remplie d’oiseaux réels et factices.

 

Dans un style étonnant, mélange de naïveté et de poésie, le chanteur vedette du groupe Dionysos, nous offre un objet singulier, tout à la fois conte pour (déjà grands) enfants et réflexions sur la maladie, sur les mécanismes de survie, sur le pouvoir de l’amour. Pour ne pas s’abandonner à la Betterave (comme il dit) qui lui pousse dans la colonne, il doit réaliser son rêve, voler, s’échapper de la terre sur laquelle il chutait et rejoindre les oiseaux parmi les nuages. Certains flocons de neige qui ne fondent pas en touchant le sol sont l’âme d’un oiseau mort.


On retrouve dans ce roman les ingrédients du succès mérité que Mathias Malzieu a connu avec la Mécanique du cœur et Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi. Il explore un imaginaire avec plusieurs niveaux de lecture, permettant à chacun de s’y retrouver.

 

L’édition que j’ai lue comprenait de nombreuses illustrations réalisées par des artistes qui apportent un vrai contrechamp ou une traduction des sentiments que le récit fait naître; un bel objet.

 

J'attends maintenant avec impatience l’album de Dionysos qui mettra en musique les thèmes de ce conte.

 

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 08:32

Stephane-Hessel---Indignez-vous.jpgCe petit opuscule connut et connaît encore un succès phénoménal en librairie. Peu de plateaux télévisés et de chroniques radiophoniques ont évité Stéphane Hessel. Le vieux résistant, à la démarche parfois mal assurée, y expliquait son engagement de 70 ans en faveur de la liberté et de la démocratie.

 

Sous l’auspice de toutes les louanges lues et entendues, je m’attendais à un ouvrage dont la lecture me bouleverserait, ébranlerait mes attitudes routinières, m’ouvrirait des horizons inconnus, deviendrait le livre culte d’une génération.

 

En fait, toute la force de ce livre réside dans son titre. La quinzaine de pages ne font que rappeler l’histoire personnelle de l’auteur accompagnant les valeurs fondatrices de la déclaration universelle des droits de l’homme. Elles présentent quelques réflexions sur la liberté de la presse qui doit ne posséder aucun lien avec les puissances politiques ou économiques. Elles mettent en exergue la Palestine et la nécessité d’une approche de combat non violent. Elles prônent l’indignation et bannissent l’indifférence.

 

Indignons nous ! N’acceptons pas par paresse ou par sentiment d’inutilité les régressions de nos droits et de nos protections. Indignons nous ! Pourtant, quand on voit comment les instances dirigeantes de tous bords réagissent face à la crise financière et à ses causes (politiques, financières et individuelles) il y aurait de quoi se résigner. C’est justement ce que Stéphane Hessel nous enjoint de ne pas faire.

 

Voilà pour l’enthousiasme ; je dois cependant avouer que ce livre m’a déçu et qu’il ne deviendra pas culte pour son contenu.
 

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 08:18

Sofi oksanen - purge60 ans d’histoire de l’Estonie : 60 ans d’occupation soviétique puis allemande puis soviétique encore, avant que l’indépendance et la démocratie ne soient reconquises en 1991. 60 années de brimades, de privations, de pactes secrets, de haines souterraines entre les estoniens et les russes.

 

En 1992, Aliide, vieille paysanne, autrefois mariée à un membre du parti communiste, craint surtout les pillages et la revanche que certains, dans ces temps changeants, pourraient prendre contre les partisans des russes. Les pierres jetées au milieu de la nuit contre ses volets, les inscriptions hostiles, l’emplissent de terreur. Alors quand elle découvre, au petit matin, Zara, allongée, mal en point, contre un arbre dans son jardin, elle ne lui accorde l’hospitalité qu’avec réticence.

 

Les deux femmes vont cependant entreprendre un dialogue, dans lequel les non-dits prennent autant d’importance que les phrases jetées ça et là ; comme dans un ballet les deux personnages se rapprochent, s’étreignent presque puis s’éloignent et bientôt, à petit pas, se découvrent de nouveau. A petites touches se révèlera un secret de famille douloureux, qui bien sûr remonte au pacte secret germano-soviétique.

 

Cette écrivaine finlandaise trentenaire a puisé dans l’histoire de son propre pays et dans les liens très forts qu’il a entretenu avec l’Estonie pour narrer cette page d’histoire. Car au-delà du récit de Zara et d’Aliide, nous frappent les meurtrissures d’un pays passant d’un conquérant à l’autre et les différentes façons d’y faire face.

 

Un très beau livre qui rappelle l’importance stratégique des pays Baltes et remet en mémoire quelques noms qui appartiennent à l’Europe (et que beaucoup ignorent, mais la géographie n’est pas le fort des Français !).

 

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