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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 08:05

life-of-pi-yann-martel.jpgDepuis plusieurs mois je souhaitais trouver une édition en anglais de ce roman dont j’avais entendu et lu de formidables échos. Un voyage dans la toujours perfide Albion me fournit l’occasion que j’attendais.

 

Pi, de son vrai nom Piscine Molitor Patel, fut ainsi nommé par son oncle, nageur émérite qui adorait la piscine éponyme à Paris. Rapidement, sous l’effet de la créativité des enfants du Petit Séminaire qui s’aperçoivent de la proximité phonétique de piscine avec ‘Pissing’, il raccourci son prénom et se fait appeler très rationnellement Pi. Le jeune Indien, il coule des jours heureux à Pondichéry. Son père y gère un zoo peuplé de la faune indigène et d’animaux africains ; Pi déambule avec volupté.

 

Pi découvre l’œcuménisme ; Hindou par sa famille ses rencontres avec un prêtre et un musulman le conduiront à prier Dieu selon les rites chrétiens et selon la foi de l’Islam en même temps qu’il adorera les divinités du panthéon hindou au temple.

 

Le zoo pourtant doit bientôt fermer et disperser les animaux. Quelques uns rejoindront des zoos en Amérique du Nord.  Pi et sa famille embarquent avec la ménagerie sur un cargo marchand pour rejoindre Vancouver au Canada. L’incroyable se produit : le cargo coule en pleine nuit, Pi en réchappe miraculeusement et se retrouve sur un radeau de sauvetage en compagnie d’un tigre du Bengale (nommé Richard Parker), d’une hyène, d’un zèbre à la patte cassée et d’un rat.

 

Le roman de Yann Martel suit alors l’odyssée de cet improbable esquif et de ses passagers et nous donne à contempler la lutte pour la vie, la débrouillardise, la complicité, la juste place de chacun dans l’échelle de la nature, la force de l’instant de survie et le rôle de la foi.

 

100 chapitres, tout rond, comme pour s’opposer à l’irrationalité du nombre Π (Pi). 100 chapitres pour un voyage comme l’épopée de Noé, pour éclairer les différences entre l’athéiste rationnel et sceptique et le croyant émerveillé.

 

Un roman conte, comme Moby Dick  de Melville.

 

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 08:08

Chloe-Delaume---Dans-ma-maison-sous-terre.gifJ’ai entendu Chloé Delaume s’exprimer sur le plateau de ‘La grande librairie’ avec François Busnel et sa fougue, la qualité, l’originalité et la sincérité de ses réponses m’avait conduit à souhaiter découvrir son écriture.

 

Dans un cimetière, Chloé Delaume passe beaucoup de temps sur la tombe de sa mère, enterrée au dessous de son grand-père (maman dessous, papi dessus). Elle dialogue avec Théophile, un personnage, qui manifestement connaît remarquablement le lieu et ses pensionnaires. Il l’aide à comprendre sa motivation car Chloé veut absolument écrire un roman pour nuire, pour tuer même sa grand-mère.

 

L’enfouissement des corps ne garantit pas l’enterrement des secrets, qui, bien sûr vont ressortir et expliquer partiellement le souhait de Chloé. D’ailleurs, les morts ne sont-ils pas tous prêts à révéler les pans celés de leur vie ? Chloé va pouvoir écouter les récits de quelques occupants des tombes, grâce à l’entremise de Théophile qui, décidément, possède d’étonnantes facultés.

 

Ce roman autofictionnel rafraîchit la littérature ; son thème et son style ne ressemblent à rien de connu. Le trouble inhérent à ce type d’écriture provient de l’entremêlement de témoignages personnels de l’auteur et de zones fictionnelles. Qui est donc finalement ce Je qui écrit ?

 

Comment survivre à une vie mise en charpie ? Comment faire payer ceux qui ont fait du mal ou qui l’ont toléré ? L’écriture peut-elle aider l’auteur à se reconstruire ? Faut-il pour cela détruire quelqu’un ou quelque chose ?

 

Une première découverte, pas un coup de cœur, mais une envie d’explorer d’autres textes.

 

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 08:09

Stephane-Audeguy---ROM-.jpgC’est une histoire qui a pour lieu la cité éternelle, celle où mènent tous les chemins, celle du plus grand empire européen, Rome. Plus qu’une fiction, il s’agit de son histoire, racontée par elle-même, narratrice du roman. La capitale italienne se relate, mélangeant allègrement les époques et les personnages.

 

C’est aussi un jeu, Rom@, qui reconstitue virtuellement la ville au temps de l’empereur Constantin. Les avatars construisent, développent, pacifie, éduque, affrontent comme dans de nombreux jeux multi joueurs. Rom@ a été imaginé et réalisé par un jeune Polonais, élevé aux abords du camp d’Auschwitz transformé en musée, émigré au Canada.

 

Les jeux vidéolympiques, avec en particulier Rom@, se tient d’ailleurs au pied du Colisée, mêlant les quatre meilleures équipes nationales, dont celle d’un émirat Arabe. L’émir a recruté Nano, un indien, ancien prostitué, particulièrement brillant dans cette réalité virtuelle. L’équipe italienne se trouve sous la direction de Delenda Kartago.

 

L’idée d’une ville qui prend la parole m’avait séduit : Rome devait en avoir à dire ! Le traitement du sujet m’a déçu. Je passe sur les descriptions sexuelles et stercorales, complaisantes et voyeuristes, sans réel intérêt et qui pourraient suffire à discréditer l’ouvrage. Le mélange des époques et des symboles, loin de m’emporter en leur tourbillon, semble poussif et la ficelle se détecte trop; Ah, ce qui reste et ce qui passe : Rome s’écroule, le pseudo nous rappelle ‘Carthago delenda est’ ; Nano, préfixe du minuscule, émerge dans la ville capitale du monde antique. Rom@ joue sur la prononciation Roma et sur la nouvelle technologie mêlant l’indélébile Read Only Memory ou mémoire morte en français, et l’échange associé aux adresses de courriels; Le voisin du symbole la barbarie nazie qui s’épanouit en créant un monde virtuel, comme si le monde réel ne pouvait se vivre, etc.

 

Je m’attendais à passer un meilleur moment en compagnie de ce livre tellement j’avais apprécié les précédents de Stéphane Audeguy, Fils unique et La théorie des nuages.

 

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 08:05

Marien-Defalvard---Du-temps-qu-on-existait.jpgÇa commence par une secousse, un ébranlement, un cahot sur le chemin par ailleurs égal d’une littérature de consommation rapide. Le style se déploie, ample et généreux, ciselé et coruscant, précieux jusqu’au chichiteux, en de longues phrases tortueuses, en pléthore d’adjectifs.

 

Proust ! Le nom saute à l’esprit après quelques pages. L’entêtante fragrance de cet auteur parfume tout le livre, car au-delà du style, les émotions du narrateur sont détaillées à l’extrême et les descriptions précises, claires et exhaustives. Point d’amphigouri cependant dans ce roman à la perpétuelle recherche du mot juste, de la formule parfaite, du rythme adéquat, de la poésie des phonèmes. Alors oui, Proust s’impose, jusqu’aux orientations sentimentales du narrateur qui lui font écho.

 

Marien Defalvard est âgé de 19 ans quand il publie ce livre. A l’époque des SMS et d’une langue que ni la télévision, ni la radio, fussent-elles de service public, ne parviennent à hisser aux standard d’une académie égrotante (je ne parle pas ici que de vocabulaire, mais de grammaire, de syntaxe, d’anglicisme de pacotille qui sous prétexte de pédanterie cachent une pauvreté d’esprit et un mépris des auditeurs et des téléspectateurs), cet émouleur du français explose et fascine : comment peut-on, à peine adulte, écrire ainsi et déployer ce qui ressemble à un immensurable talent?

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J’ai traversé ce roman comme on randonne en montagne à vaches, passant par des collines et des vallées. Les premières pages emplissent les yeux et on se dit qu’on va vivre une aventure insolite. Rapidement on craint l’exercice de style : des mots jetés sur la page avec la volonté d’en imposer, des figures de style, des allitérations et assonances d’école (… noyait le paysage irisé, crispé, crissé, crissant de bleu clair). Heureusement, les afféteries, servantes accortes de la prétention, s’apaisent, presque comme si le style gagnait en maturité. Plusieurs vallons s’enchaînent où l’ennuie point, séparés heureusement par quelques pics plaisants. Il faut les cent dernières pages pour terminer en beauté.

 

L’histoire semble presque anecdotique : Un enterrement, un mort se raconte, narre les différentes périodes de sa vie en différents lieux : Sacierges Saint-Martin, Lyon, Tours, Strasbourg, Bouloire, etc. Qu’en demeure-t-il quand la dernière page se tourne ? Peu de chose.

 

Si ce n’était le style, qui avait-il alors qu’il n’y a plus, pourrait-on se demander ? Serais-je grand vaticinateur en prédisant à cet auteur un radieux avenir dans les belles Lettres, si toutefois il parvient à se renouveler. Car Proust n’est plus et le plaisir de cette langue tourmentée ne reviendra pas. Si le style fait l’écrivain, l’histoire fait les lecteurs et ces derniers pourraient, en se gobergeant, proclamer que l'unique stylistique recherche est du temps perdu.

 

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 08:20

l-affaire-des-poisons-jean-christian-petitfils.jpgL’affaire des poisons raconte une affaire d’Etat pendant le règne de Louis XIV, le Roi Soleil. En 1679, éclate une affaire d’empoisonnements à grande échelle, qui éclaboussera jusqu’à Mme de Montespan, la favorite du roi.

 

L’enquête est dirigée par Gabriel Nicolas de la Reynie, Lieutenant général de Police. Elle met au jour un vaste réseau de sorciers, d’ensorceleurs, de sorcières et d’alchimistes qui font commerce de philtres, de poudres, d’onguents, qui recherchent la pierre philosophale. Le lecteur plonge dans les croyances de cette époque dans laquelle les gens éduqués croyaient à la fois en Dieu et aux messes noires, confiaient leur vie aux barbiers (chirurgiens) qui pratiquaient force saignées.

 

Les ramifications de l’affaire sont nombreuses et se rapproche dangereusement du roi. Madame de Montespan se trouve accusée d’avoir voulu empoisonner ses rivales et le souverain et des rumeurs laissent penser qu’une messe noire aurait été servie sur son corps nu. Le roi contraint alors La Reynie à étouffer l’affaire pour protéger à la fois sa maîtresse et son trône.

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Le livre, documenté, éclaire d’un jour nouveau affirme l’auteur, l’affaire des poisons notamment quant à la culpabilité des personnes mises en causes à la cour. Il brosse un portrait saisissant de la société française au début du règne de son plus illustre roi. Cependant si l’abondance des personnages cités, les détails des faits le rend précieux au passionné de l’époque ou des ensorceleurs, il demeurera trop fouillé au simple lecteur curieux. Ce lecteur curieux sera alors tenté, parfois, de sauter des paragraphes entiers.

  

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 08:11

Ron-Hansen-Nebraska.jpgCe recueil de onze nouvelles nous entraîne dans cet état agricole du centre des Etats-Unis, largement ignoré des principales routes touristiques.

 

Un blizzard inattendu enveloppe un village au début du XIXième siècle et gèle chacun qui s’aventure à le braver. Un tueur passionné par sa chienne, etc. Des nouvelles ancrées dans le terroir, s’étalant sur un bon siècle où la réalité la plus crue côtoie le fantastique.

 

Le moins que je puisse dire c’est qu’une grande inégalité règne entre quelques nouvelles qui m’ont intéressées et la plupart que je n’ai lues que pour atteindre les suivantes. Un recueil que je ne conseille qu’aux inconditionnels de Ron Hansen.
 

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 07:34

Amelie-Nothomb---Tuer-le-pere.jpgQui dit rentrée littéraire 2011 dit aussi le roman annuelle de l’écrivaine au chapeau noir. Il ne déroge pas à l’habitude : petit roman de 140 pages imprimées en gros caractères, lu en une soirée.

 

Joe Whip quitte le foyer familial à quatorze ans et s’installe à Reno dans le Nevada. Joe aime la magie et se révèle doué pour la prestidigitation. Après avoir vivoté de quelques engagements locaux, il va demander à Norman Terence, un magicien célèbre, de devenir son professeur. Contre toute attente Norman accepte et l’accueille, avec sa femme Christina, dans sa maison.

 

Christina est danseuse de feu et participe au rassemblement annuel Burning Man, dans le désert Black Rock du Nevada ; une ville temporaire se crée puis se détruit une semaine plus tard ; les animations culturello – new age culminent avec la mise à feu d’un gigantesque bonhomme.

 

Quand Joe sera autorisé à y accompagner son professeur et sa femme, il aura franchi une étape de son initiation.

 

Un roman qui explore les relations ambiguës dans un ménage à trois, la prestidigitation des sentiments, les sentiments de filiation. Un roman correctement écrit et construit mais une fois encore il m’a laissé avec l’impression qu’Amélie Nothomb n’avait vraiment pas forcé son talent et qu’elle prive ses lecteurs d’un plus grand plaisir de lecture qu’elle pourrait aisément leur procurer. Je sais qu’il est difficile de faire court ; cependant un peu plus de richesse et de complexité ne nuirait pas.

 

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 08:25

Thomas-Harris---Hannibal-Lecter-Les-origines-du-mal.jpgComment Hannibal Lecter, le plus célèbre cannibale de la littérature et du cinéma, devint-il le monstre décrit par ‘Le Silence des Agneaux’ ? Où sa pathologie prend-elle racine ? En enfance, bien sûr, comme tout les psychanalystes vous le diront !

 

Enfant très intelligent, Hannibal bénéficie de l’enseignement d’un professeur particulier juif. Il se révèle doté d’une excellente mémoire et d’un coup de crayon remarquable. Malheureusement, la seconde guerre mondiale oblige le comte Lecter et sa famille à se réfugier dans un relais de chasse isolé au cœur de la forêt. Ils y survivront jusqu’à ce que des traîtres de leur propre pays les découvrent et tuent parents et domesticité. Seuls Hannibal et sa cadette Mischa en réchappent mais ils sont gardés prisonniers dans des conditions atroces. Ce que leurs bourreaux, tenaillés par la faim, feront subir à Mischa, marquera à jamais Hannibal.

 

Après la guerre, grâce à un oncle, il effectuera des études de médecine à Paris et se mettra en chasse de ses tortionnaires.

 

La quatrième de couverture cite Marie-Françoise Leclère dans Le Point « Encore une fois on saluera l’extraordinaire talent de Thomas Harris, écrivain ombrageux, qui de loin en loin nous envoie dans la figure un roman époustouflant ». La citation ne précise pas que ce livre en particulier est époustouflant … et à juste titre. Je l’ai trouvé faible dans son style, médiocre dans sa construction, limité dans son scénario, et pour tout dire ennuyeux (pourquoi suis-je quand même parvenu à la fin ? Un mystère !).

 

Regardez plutôt une nouvelle fois le Silence des Agneaux avec Anthony Hopkins et Jodie Foster, réellement époustouflants, eux !

 

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 08:14

Romain-Sardou---Pardonnez-nos-offenses.jpgEn cet hiver 1284, les fidèles du diocèse de Draguan voient dans l’assassinat de leur évêque un funeste présage. L’arrivée concomitante d’un jeune prêtre, Henno Gui, un homme sec et distant, ne les rassure pas. Il se met immédiatement en route pour un vieux village oublié de tous, Heurteloup, une paroisse entourée de marais réputés pour porter la peste.

 

Il semble bien que ce village intéresse encore des personnages importants dans le palais de Latran, dont les intentions paraissent peu amènes. Qu’a-t-il bien pu se passer dans se village il y a cinquante ans et quel rôle le pape Martin IV joue-t-il aujourd’hui ?

 

L’intérêt principal de ce roman réside dans la description de cette époque, des croyances qui s’y développent, de l’organisation et du rôle de l’Eglise. Romain Sardou parvient à faire revivre une société de rudesse et de privilèges, de foi et de crédulité, de politique et d’argent. Il parsème, sans en abuser, le texte de mots surannés qui fleurent bon le moyen-âge.

 

Le scénario, un peu tiré par de fins cheveux, révèle cependant une conclusion savoureuse que j’hésite à vous confier car … pour autant, ce roman ne m’a pas emballé.

 

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 08:13

Veronique-Olmi---Le-premier-amour.jpgLa quatrième de couverture donne le ton : « Une femme prépare un dîner aux chandelles pour fêter son anniversaire de mariage […] soudain, sa vie bascule : elle […] éteint le four, prend sa voiture, quitte tout». Bien troussée, cette accroche réussit son but et je décide de suivre l’histoire d’Emilie, qui décide de retrouver Dario, son amour de jeunesse ; une simple annonce dans un journal qui enveloppe la bouteille de Pommard de son vingt-cinquième anniversaire de mariage avec Marc.

 

A coups de retours en arrière on retrouve Emilie à seize ans, en Provence, quand elle tombe amoureuse de Dario, ce garçon, dont toutes les filles rêvent. Elle tente de se faire une place entre sa sœur Christine, trisomique et fan de Mike Brandt (dont elle connaît par cœur une unique chanson ‘C’est ma prière’) et une mère remarquablement limitative. 

Logo Aime1 

Ce court roman, bien écrit et bien construit, apporte un plaisir simple, sans la pesanteur d’une réflexion trop présente. En filigrane apparaissent des thèmes finalement très classiques du grand amour, des choix que l’on aurait pu ou du faire, des renoncements et des abandons.

 

Je vous conseille ce joli livre.

 

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