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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 15:46

Antoine Sénanque - Salut MarieRien ne prédisposait Pierre Mourange, vétérinaire quinquagénaire, à voir la Vierge Marie lui apparaître, le 1er avril 2008. Son absence de foi aurait pu le conduire au scepticisme mais l’homme ressent intimement la présence de Marie ; elle ne lui adresse aucun message, aucune parole. Veuf de Blanche depuis une décennie, il soigne les chiens, les chats et envoie les malades incurables une fois par semaine ad patres. Cette apparition ne serait-elle finalement pas la projection du deuil de sa femme qu’il n’a pas fait ?

 

Pourquoi lui ? Pourquoi entre tous les hommes choisir celui-ci pour un miracle ? Ni Félix, son ami patron de bar, ni Tû Minh son ami vétérinaire n’aident Pierre à trouver de réponse. Son frère, Simon, cardiologue, recherche dans les examens médicaux une explication rationnelle ; en vain. Alors Pierre consulte le curé de la paroisse ; mais la hiérarchie catholique n’accueille pas cette apparition avec enthousiasme. Lors que la nouvelle s’ébruite, Pierre va s’apercevoir que des gens mettent leur espoir en lui. Sa vision de l’existence et des personnes qui l’entourent évolue sensiblement.

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Le roman foisonne de traits d’humour, d’espièglerie d’impertinence qui scandaliseraient probablement les bigotes mais pas les croyants éclairés. Sous ses dehors caustiques, le livre aborde quelques thèmes profonds et délicats : le deuil, la fin de vie, les échanges avec un père et un frère à la tendresse plus que rare.

 

Une petite merveille dont je remercie le hasard et une présentation à la bonne hauteur dans la médiathèque !

 

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 08:20

Eric-Emmanuel-Schmitt---Les-dix-enfants-que-madame-Ming-n-a.jpgLe narrateur effectue un voyage d’affaire en Chine, dans la ville de Yunhai. Il conclut des contrats, notamment avec des fabricants d’objets en plastique. Adepte d’une technique particulière de négociations, il laisse ses interlocuteurs mariner en s’échappant parfois brusquement de la réunion, prétextant un soudain appel de la nature. Il se réfugie dans les toilettes de son hôtel, où officie madame Ming, dame pipi. Ses fréquentes visites ainsi que sa maîtrise de la langue conduisent le narrateur à engager la conversation avec elle. Bientôt ils évoquent leur famille et madame Ming raconte qu’elle a dix enfants ; dans ce pays qui prône l’enfant unique et sanctionne tout écart par des amendes, cette affirmation étonne le narrateur qui la prend pour une affabulatrice. Cependant, il succombe aux récits de la dame pipi et se rend aux toilettes plus pour connaître la vie de ces dix enfants que pour négocier.

 

Les récits de madame Ming réveillent, en écho, les interrogations du narrateur sur sa propre vie, sans contraintes, libre, sans enfants et sur ses envies. Pleine de la sagesse populaire, cette vraie culture chinoise, ce riche héritage, la dame pipi émaille ses paroles de nombreuses citations de Confucius, frappées de bon sens ( "l’homme supérieur ne demande rien qu’à soi même, l’homme trivial et déméritant demande tout aux autres").

 

Eric-Emmanuel Schmitt poursuit son chemin singulier, fait de romans qui emportent le lecteur au-delà du seul récit. Chaque lecture provoque le sentiment que réside, hors des mots, une part d’universalité qu’il appartient à chacun de découvrir et de s’approprier. J’ai eu un jour la bêtise, fondée sur d’absurdes préjugés, de comparer E.E.S. à Guillaume Musso ou Marc Levy ; je m’en repends car la simplicité de l’écriture et la facilité de lecture, ne cache rien de similaire.

Ce tout petit roman (E.E.S. se nothomberiserait-il ?)  aborde plein de petits thèmes, dont celui de la vérité et de sa prétendue valeur: « La vérité m’a toujours fait regretté l’incertitude »

 

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 08:00

Maxime-Chattam---La-promesse-des-tenebres.jpgBrady O’Donnel, journaliste new-yorkais qui vient de terminer un reportage pour le National Geographic, cherche un nouveau sujet. Alors quand son ami Pierre lui propose de s’intéresser au monde du porno underground et de rencontrer Ruby, il accepte. La vidéo qu’elle a mise en ligne sur son site dérange Brady tout autant qu’elle l’intéresse ; ligotée, Ruby subit une agression sexuelle extrêmement violente par une bande d’hommes aux cheveux longs. Il s’en dégage une telle dose de douleur que Brady se demande si c’est vraiment une fiction.

 

Lorsque Brady rencontre Ruby dans un quartier abandonné, elle se suicide ; Brady s’enfuit et informe anonymement la police. C’est justement Ananbel, sa femme, qui se charge de l’enquête avec Jack son partenaire. Brady va poursuivre en secret son investigation dans le monde glauque du porno souterrain tandis qu’Annabel conduit les recherches policière.

 

L’auteur nous expose l’extrême perversité qui sous-tend certaines pratiques du X et qui satisfait un public tirant sa satisfaction des humiliations sans cesse plus abjectes faites aux femmes et des viols en groupe complaisamment filmés. Déjà dans le livre de Chris Hedges « L’empire de l’illusion » ce thème apparaissait non comme un phénomène exceptionnel mais comme une tendance du porno actuel à repousser les limites de l’inacceptable. Maxime Chattam utilise donc ce thème racoleur, sûr de rencontrer des lecteurs, en pensant que sous le terme de thriller on peut tout raconter.

 

Mais là on atteint le (bas) fond du roman. Diantre il faut autre chose pour faire une bonne fiction. Et s’il n’y avait l’effarante description du peuple taupe, ces SDFs qui survivent dans le labyrinthe des souterrains de la Grande Pomme, ce livre n’aurait pas même mérité cette chronique.

 

Je m’en veux presque d’avoir cédé au suspens et d’avoir lu le dernier mot de la dernière page. Les précédents romans m’avaient déçus ; celui là me fera définitivement éviter ces livres où la facilité le dispute à la petitesse.

 

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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 08:00

Gerald-Tenenbaum---L-affinite-des-traces.jpgLa famille d’Edith Behr, exterminée par les Nazis, laisse la très jeune enfant à une famille adoptive, Pap’Zali et Mam’Rachel. Jeune femme Edith obtient de s’inscrire au cours de dactylos Pigier à Nancy et trouve en Mam’Estelle et Pap’Jacquot une nouvelle famille d’adoption. Ne se sentant pas à l’aise dans sa vie et ne veut pas convoler avec celui que le rabin Lazarus a élu pour elle ; alors après avoir réussi un concours de secrétaire dans l’armée elle se retrouve envoyée dans une base du Sud Algérien.

 

Le vol en Noratlas, interminable, la conduit près du village d’In-Amguel dans le Hoggar, en plein cœur du pays des Touaregs, dans un campement où réside plus d’un millier d’hommes et seulement trois femmes. Dans cette base, près d’Oasis 2, Edith va assister à la fin de la guerre d’Algérie, puis à un essai nucléaire conduit dans des conditions de sécurité minimales. Elle va surtout côtoyer puis connaître une famille targuie venue chercher le secours de la médecine française. Les coutumes, les traditions et la langue (tamasheq) de ce peuple nomade du désert la touche profondément comme si les traces que les Touareg lisent si facilement inscrivaient son propre chemin et la menaient à son destin.

 

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Ce livre m’a enthousiasmé. Généralement avare d’admiration, je me suis enivré de ce roman. Pas seulement pour la vision qu’il donne d’une période trouble de l’histoire de France, mais surtout par le cheminement de cette jeune femme, de sa quête d’identité aux tentes sous les étoiles. Porté par une langue magnifique (parfois un peu trop adjectivée) le lyrisme sourd des mots et des images pour peindre le désert et son peuple, faisant voyager le lecteur par une atmosphère propice à l’imagination, au rythme lent des dromadaires.

 

Le texte parsemé de termes empruntés au tamasheq laisse une empreinte bien après que la dernière page a été tournée. Le signe indubitable d’un très bon livre.

 

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 08:00

Janine-Boissard---Priez-pour-petit-Paul.jpgBlanche semble avoir retrouvé la sérénité après sa séparation avec Marc. A Saint-Rémi, ville tranquille près de Besançon, elle a emménagé avec sa fille Sophie et repris ses activités d’illustratrice d’albums pour la jeunesse. Elle exerce aussi bénévolement à l’hôpital pour permettre aux petits malades de s’exprimer par le dessin. Les liens d’ailleurs se nouent avec Thomas l’anesthésiste et Roland le chirurgien ; la vie semble reprendre son cours.

 

Lorsque Jean-Lou, petit garçon encore à l’hôpital, disparaît puis est retrouvé mort, le corps ensaché, adossé contre un hêtre, sans violence apparente, la ville s’émeut. L’enquête confiée au commissaire Müller piétine ; Julien Manceau, journaliste couvre l’évènement comme toutes les disparitions d’enfants, lui qui vit dans le doute du sort de sa petite sœur disparue il y a bien longtemps. Un Serial Killer oeuvrerai-il ? Quel rapport y a-t-il entre ce meurtre et le site internet Hacuna-Matata fréquenté par Jean-Lou ?

 

L’auteur vous donnera les réponses … si vous ne les devinez pas vous-même après une trentaine de pages, ce qui pour un thriller, constitue une sorte de record. Que retenir de ce livre ? Le style ? Non. La puissance narratrice ? Non plus. La force des personnages ? Pas même. L’originalité du scénario ? En partie grâce à Mister Chance. Le suspens ? Vous plaisantez. Les émotions amoureuses que traversent certains protagonistes ? Bof.

 

On pourrait parfois croire à une enquête style Colombo … mais non, l’auteur hésite semble–t-il entre un suspens classique et la connaissance (malgré elle) ab-initio de l’assassin, et ne réussit ni dans l’un ni dans l’autre.

 

Priez pour petit Paul, qui le mérite bien, puis passez votre chemin.

 

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 07:11

Haruki-Murakami-1Q84.jpgNous sommes en 1984 et nous suivons les aventures d’Aomamé et de Tengo.  L’un est un apprenti écrivain qui travaille dans une maison d’édition et rêve de publier sa première œuvre. L’autre est une tueuse à gage qui élimine des hommes grâce à une méthode originale qui ne laisse pas de traces.

 

Lors d’un concours de roman, la maison d’édition reçoit une œuvre étonnante, mystérieuse, écrite par une jeune fille dans un style quasi enfantin. L’éditeur a l’intuition de tenir un roman exceptionnel moyennant sa refonte par Tengo et un compromis avec la déontologie. Mais qui est donc cette jeune fille qui raconte une histoire aussi bizarre ? Tengo va avoir du mal à le savoir.

 

J’ai du mal à décrire ce roman sans dévoiler les éléments de narration dont tout le charme réside dans la découverte au fil des chapitres qui entrecroisent les cheminements des deux héros. Le fantastique affleure rapidement ; on perçoit une réflexion sur une société japonaise qui n’échappe pas aux approches sectaires. On finit par douter des frontières entre la réalité et la fiction. Qui écrit quoi ? Quelles sont ces deux lunes qui apparaissent dans le ciel ?

 

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Je vous avoue qu’il m’a fallu plus de 200 pages pour que l’histoire me happe et ne me lâche plus pour les 300 restantes. Alors un petit effort et vivement les deux prochains tomes.

 

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 07:43

Jean-d-Ormesson---La-creation-du-monde.jpgQue les jours sont doux dans cette île de grecque pour Edgar, André, François et le narrateur ! Ils s’y retrouvent chaque année pour les vacances. Cette fois, Edgar a apporté le manuscrit d’un certain Simon Laquedem, 33 ans, domicilé aux Buttes-Chaumont. Mal dans sa vie, Dieu lui parle et lui raconte les origines de l’univers, l’air, l’eau, la vie et bien d’autres choses. Les quatre amis lisent à haute voix le texte de Simon et émaillent le récit de leurs réflexions.

 

Je fais souvent l’éloge de Jean d’Ormesson pour la beauté et la fluidité de son style, pour son érudition sans pédanterie, pour sa faculté à rendre le lecteur intelligent. Ce roman, néanmoins, m’a déçu, peut-être autant que je suis parfois séduit.

 

Jean d’Ormesson sait toujours raconter Dieu et le monde avec clarté, mais j’ai eu l’impression d’avoir déjà lu ce livre, de n’y rien trouver d’original et pour tout avouer de n’y prendre que peu de plaisir. Le style flamboie moins que d’habitude.

 

Un petit cru dans une bibliographie de haute volée.
 

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 08:11

Amos-Oz---Scenes-de-vie-villageoise.jpgLes huit nouvelles qui composent ce recueil se déroulent à Tel-Ilan, petit village israélien, fondé par des pionniers sionistes bien avant la création de l’état. Bien qu’indépendant, chaque récit comporte des éléments qui le rattache avec subtilité et précision aux autres, si bien qu’on finit par explorer différentes facettes de ce village et construire une vision globale.

 

On découvre dans ces Scènes de vie villageoise, Kobi Ezra, un adolescent de 17 ans, qui a bien du mal à surmonter sa timidité pour déclarer ses sentiments à la bibliothécaire. Yossi Sasson, agent immobilier, va, lui, visiter une maison tarabiscotée qu’il cherche depuis longtemps à acquérir et rencontrer Batya Rubin, qui lui montrera chaque recoin de l’édifice et peut être davantage. On y rencontre aussi Pessah Kedem, ancien député qui vit avec sa fille Rachel Franco, laquelle héberge dans un appentis Adel, un jeune Arabe. Pessah entends des bruits de pelle et de pioches chaque nuit sous la maison ; quelqu’un creuse-t-il et pourquoi ?

 

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Huit nouvelles parfaitement maîtrisées qui mettent en scène des interrogations que chaque société se pose en Israël comme ailleurs. La nouvelle, j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire, genre exigeant, ne supporte pas la médiocrité ; avec Amos Oz elle atteint une qualité remarquable.

 

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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 08:00

Luis-Sepulveda---L-ombre-de-ce-que-nous-avons-ete.jpgUn 15 juillet à Santiago, sous la pluie. Trois hommes, paraissant plus âgés que leur soixantaine, se retrouvent après des années d’éloignement. Lucio Arancibia, Cacho Salinas et Lolo Garmendia attendent dans un vieux garage l’arrivée du Spécialiste.

 

Au même moment, un tourne-disque, imprudemment jeté par une dans le vif d’une scène de ménage, tue un passant qui n’avait d’autre tort que de se promener sans raison dans cette rue où la fatalité lui tombe du ciel.

 

Comme le mort possédait une arme sous son veston, Coco Aravena et sa furieuse compagne Concepción García pensent qu’il appartenait à la police ; ils se construisent en hâte un alibi fondé sur le vol du tourne disque. Coco va ramener l’arme à l’adresse à laquelle se cachent nos trois héros. Malgré la disparition de celui qu’ils attendaient (le mort c’était lui) ils vont mener à bien l’action concrète pour laquelle ils se sont réunis, eux les anciens militants gauchistes.

 

Ce livre n’est pas un polar, ou pas seulement. Il s’agit aussi, avec un humour dont l’auteur est coutumier, d’une mise en cause de la dictature et des militaires qui l’ont soutenue.

 

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 16:24

David-Vann---Desolations.jpgIrène et Gary forment un couple sans éclat sur les rives d’un lac un peu perdu en Alaska. Ce qui devait être il y a trente ans une aventure temporaire dans ces froides étendues américaines s’est transformé en routine, chacun laissant ses rêves et ambitions au cœur de ses souvenirs. Le couple s’étiole et, derrière sa dernière lubie, bâtir une cabane sur une île, Gary ne se cache-t-il pas une envie de séparation et de solitude ? Pourtant Irène y contribue au maximum de ses capacités, déchargeant les rondins du bateau, dans l’eau glacée du lac, les traînant jusqu’à la cabane, stabilisant les murs montés en dépit des règles de l’art ; elle aurait bien préférée rester au chaud et soigner les douleurs qui inexplicablement transforment son crâne en champ de bataille et l’empêchent de dormir.

 

Irène et Gary ont deux enfants, qui depuis longtemps ont quitté la maison familiale. Mark, ne montre aucune affection pour ‘ses vieux’ tandis que Rhoda, s’inquiète des maux qui assaillent sa mère et des relations qui se distendent entre ses parents. Elle s’interroge aussi à propos de Jim, le dentiste qui partage sa vie, qu’elle voudrait bien épouser, et dont elle ne comprend pas le changement d’attitude.

 

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 Ce roman de David Vann reprend les thèmes qui firent le succès de ‘Sukkwan Island’ : une île, des relations familiales qui partent en vrille, la rudesse de la nature et bien sûr, la solitude. Celle géographique qu’induit l’île posée au milieu d’un lac et que le gel d’un hiver rigoureux isolera pendant de nombreux mois. Celle des corps et des cœurs aussi, englués dans les habitudes et dans les sales tours joués par l’enfance, expériences refoulées, tûes, néanmoins influençant toute l’existence.

 

Un très beau roman qui explore les faiblesses des corps, les capitulations des esprits, les compromis des cœurs, les compromissions des valeurs.

 

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