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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 21:31

Hier, une fois de plus, la France qui ne se lève pas tôt le dimanche matin, a assisté, l’œil humide, à la cérémonie d’élection de Miss France 2009.

Une émission où les miss sont en mission : Illusionner le peuple français d’une grandeur, d’une tradition du bon goût, d’une élégance dont notre pays serait le farouche gardien face à la décadence des mœurs et de la tradition vestimentaire.

Une émission qui agirait comme une madeleine et réveillerait de doux souvenirs étincelants de paillettes ; la France sera toujours la France !

Hier, pourtant, quelque chose clochait et accrochait un peu de biais ce tableau idyllique.  Ce n’était pourtant pas la stupéfiante petite randonnée en Thaïlande avec le ruban que les impétrantes régionales portaient dans la forêt pour que les singes puissent les nommer. Je ne crois pas non plus que c’était cet étalage de marques jetant leurs mielleuses offrandes non aux candidates mais aux téléspectatrices qui n’en rêvent même pas.  Etait-ce alors cette simagrée de concours où le suspens, grossièrement distillé, embobine ceux qui, par leur vote,  espèrent mettre quelques milliers d’euros dans leurs poches tout en étant certain de remplir celles de TF1 et d’Endemol ?     

Non, hier, ce qui m’a surpris, c’est à quel point cette émission  semblait factice, comme un vieux film trop souvent regardé, dont on connaît chaque réplique, chaque séquence et chaque mimique des acteurs. Pendant longtemps ce film nous a rassuré, nous a ancré dans notre histoire, sans nostalgie mais avec la certitude de son immuabilité. Et brusquement il apparaît pour ce qu’il n’a jamais cessé d’être, un témoignage lointain d’une époque révolue, une musique de chambre sous les lustres en cristal d'un salon bourgeois alors que brûle Paris.

Je me suis aperçu que Madame de Fontenay, grande prêtresse de la pythie télévisuelle qui allait bientôt rendre son oracle et annoncer qui représenterait la France d’antan l’année prochaine, avait kidnappé cette institution et sous le prétexte de la préserver l’avait momifiée. Le rêve, vendu à une société de production était devenu un produit de consommation, comme jadis, la fée électricité.

Alors hier, Madame de Fontenay, j’avais envie de vous crier chapeau bas , très bas!

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Published by tioufout - dans Actualités
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commentaires

Géraldine 30/12/2008 19:36

Personne n'est dupe de ce spectacle. Ce sont de jolies filles, de jolies robes de princesses. Ce qui me dégoûte, c'est que systématiquement, cette élection, certes désuette, est sabordée par des scandales, des photos, des doutes...les jours qui suivent...