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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 08:34

J’ai découvert Régis Jauffret avec Lacrimosa, un livre agréable à lire. A la découverte d’une autre œuvre me suis-je alors dit ! Univers, univers trônait, sa jolie couverture bleue ressortant au milieu de l’étagère ; il se retrouvait sur ma table de chevet le soir même.

Comment résumer ce livre inclassable ? Une femme, est dans un appartement ; un gigot cuit dans le four.  A partir de ces deux faits minuscules l’auteur va narrer l’histoire de cette femme ou plutôt les histoires que cette femme va se raconter pendant la cuisson de cette pièce d’agneau. Des dizaines de vies différentes, des dizaines de possibles se mettent en perspectives, se répondent, s’évanouissent après quelques secondes ou quelques heures.

Cette femme métaphorise, grâce ces centaines de noms qu’elle s’invente pour elle ou ceux qu’elle rencontre, le hasard de la vie, cet arbre des possibles qui à chaque instant peut orienter une vie selon un autre angle. Elle incarne ce que chacun d’entre nous aurait pu, pourrait ou voudrait devenir.

L’héroïne peut aussi symboliser la littérature, dans son foisonnement créatif, dans son existence liée exclusivement au pouvoir des mots et des histoires, au règne de l’imagination, à la variété des styles.

Une fois ce livre mis en perspective force est de revenir à une autre finalité de la littérature : être lu. Régis Jauffret déploie sans contexte son talent, son inventivité et sa verve. Après 50 pages, j’avais compris le principe et j’aspirai à trouver un nouveau ressort au livre. Après 200 pages je me suis dit que la fin serait peut-être à la hauteur. J’avoue que ces 600 pages de pure création sans fil directeur m’ont lassé et que les 200 dernières n’ont pas eu toute mon attention. L’auteur s’est probablement fait plaisir, mais le lecteur que je suis s’est ennuyé.

C’est peut-être surtout la métaphore d’une certaine littérature qui se regarde écrire, comme d’autres s’écoutent parler.

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Published by Tioufout - dans Livres
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commentaires

mama 09/10/2009 14:43


merci de m'éviter de commencer à lire quelques pages et d'abandonner le livre


Tioufout 09/10/2009 14:21


600 longues et répétitives pages ...


Géraldine 07/10/2009 21:46


600 pages pas forcément captivantes, je passe !


basro 07/10/2009 19:34


600pages!!!!!!!!!!!!!!!


Marc 07/10/2009 13:50


Ca ne donne pas très envie!