de la littérature, de l'humour, des randos, du cinéma et un peu d'actualité sans langue de bois
Les sherpas qui m’ont accompagné au camp de base discutent avec véhémence. Etranger à leur langue, je comprends toutefois, à leurs gestes vers le ciel, que leur chef doute de cette période de beau temps que les météorologues annoncent pour les prochains jours.
Les rafales du vent furibard qui tendent, à les rompre, les arceaux de ma tente semblent bien lui donner raison. Je ne comprendrai jamais ces montagnes que Dieu a créées pour éprouver la folie des hommes ; qu’il a voulues tellement inhospitalières, comme si la Beauté méritait une Conquête.
Ce soir, je relirai mon journal de bord et quelques désirs théïcoles de Tioufout, puis après deux heures d’un sommeil que je sais d’avance sans rêve, je partirai sur ces pentes glacées, dans l’absolue solitude, ressentir ce que la civilisation n'a jamais pu me donner : le sentiment d’être un humain.
Voir l'origine des désirs théicoles sur Désirs Théicoles : Poésie et loufoquerie autour d’une tasse de thé