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Alexandre Jardin nous offre ce qu’il sait faire de mieux, un roman à forte prédominance autobiographique écrit dans un style vif et qui se lit avec facilité et plaisir.
Chaque femme est un roman brosse le portrait des femmes qui ont compté dans la vie de l’auteur, qui ont influencé sa façon de vivre, qui ont modifié sa façon de penser, qui ont remis en question ses certitudes, qui lui ont fait découvrir les facettes de la sexualité, qui lui ont appris à prendre de la hauteur pour trouver la solution à un problème.
On côtoie la mère d’Alexandre Jardin, femme libre, fantasque et ennemie de la routine ; On rencontre Liberté la femme de l’auteur, son père présent en filigrane. On y apprend que certaines maladies (comme une tumeur du cerveau, une syphilis avancée) peuvent réduire voire annuler les inhibitions, provoquant chez ceux qui en sont atteints une appétence forcenée de vie, une philosophie du «oui» et une formidable ouverture aux autres (que l’on peut même provoquer en insérant un petit ballonnet gonflé, sous une zone précise du cerveau.
On découvre dans ce roman la richesse de la vie de l’auteur, dans ses multiples conquêtes et surtout dans cette envie de vivre et de se remettre perpétuellement en questions sans ne rien considérer comme acquis.
Un roman comme une grande bouffée d’optimisme et comme une guerre à la routine.