de la littérature, de l'humour, des randos, du cinéma et un peu d'actualité sans langue de bois
Dans ce petit salon contemporain, le violoncelle trône. Malgré le foisonnement des objets qui enjolivent le lieu, il attire les regards mieux que le plus beau des tableaux. A peine l’ont-il aperçu que les enfants ne cessent de réclamer à l’artiste musicienne de frotter l’archet sur les cordes et d’emplir la pièce d’un son ample et profond, d’un son si proche de la tessiture humaine, qu’on croirait parfois entendre un frère pleurer.
Je caresse la sombre volute finement ouvragée et les chevilles que je m’abstiens de tourner; je laisse glisser mes mains sur ses éclisses dont la forme rappelle la courbure des hanches d’une femme. Mes doigts courent sur les ouïes puis remontent vers le chevalet.
L’âme me reste cependant inaccessible, en une ultime ressemblance avec l’homme.
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