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De Maxime Chattam, je connaissais l’auteur de thrillers, ancrés dans la noirceur de l’âme de psychopathes sadiques et malsains (L’âme du mal, In ténébris, Maléfices, Prédateurs, etc.). Je connaissais aussi l’auteur de romans fantastiques avec Le cinquième règne, où l’influence de Stephen King transparaissait sans difficulté. Mais n’est pas Stephen King qui veut et Le cinquième règne l’imite bien pâlement.
J’ai découvert Autre Monde, par hasard, dans les rayons de la médiathèque de mon entreprise, et, les vacances approchant, je l’empruntai.
Maxime Chattam renoue avec le fantastique et j’ai assez vite compris que le rythme du roman ne permettrait pas une conclusion à l’histoire et qu’il s’agissait d’un premier tome ; ce que la dernière page confirmera ; le prochain volume s’appellera Malronce, mais rien ne nous dit qu’il s’agira du dernier ou que l’auteur s’engage ici dans une série fleuve, qu’il pourra faire durer tant que le succès sera au rendez-vous.
De mon humble point de vue, la série devrait s’arrêter assez rapidement car, Maxime Chattam confirme que le fantastique n’est pas son registre de prédilection.
Le thème séduit de prime abord. Une tempête balaie la région de New York (on l’étend aisément à toute la terre) et ne laisse vivant qu’une poignée de survivants : Des enfants et des adolescents sains d’esprits, des adultes violents et cyniques et des nouveaux monstres, les Gloutons. Les espèces végétales et animales sont animées d’une nouvelle vigueur.
Trois adolescents, Matt, Tobias et Ambre, vont lutter contre les adultes, les « Cyniks », à partir d’une île ou un groupe de Pans (ainsi ce nomment désormais les enfants et les ados) a trouvé refuge.
On retrouve mêlés dans ce roman les grandes idées de notre temps et celles qui ont fait le succès d’autres auteurs :
L’impression du roman, m’a laissé dubitatif : Toutes les pages ont 5 ou 6 lignes blanches en haut. Est-ce une erreur de l’imprimeur ou cela signifie-t-il que rien n’est plus comme avant, que de nouvelles frontières sont apparues, que la nature reprend ses droits (pourtant cette dernière ayant horreur du vide, ce serait incohérent !).