Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

de la littérature, de l'humour, des randos, du cinéma et un peu d'actualité sans langue de bois

Publicité

Stéphane Audeguy – Fils unique

Après Nous autres, roman qui m’a fait connaître Stéphane Audéguy, je pars à la découverte de Fils Unique.

Jean-Jacques Rousseau avait un frère, François, qui disparut lorsque l’auteur des Confessions était enfant ; Quelques phrases dans son œuvre, voilà ce qui seulement transparaît de ce frère dans l’œuvre du grand Jean-Jacques.

Stéphane Audeguy imagine donc la vie de ce François Rousseau, dans une France qui se préparait doucement à la Révolution, dont on dira justement que Jean-Jacques Rousseau en fut l’un des inspirateurs. François traversera le siècle des lumières et nous emmènera dans les salons bourgeois où la science faisait ses premières armes, mettant à mal le clergé et ses fondements théologiques.

Le libertinage et a sexualité omniprésents dans le roman témoignent d’une époque moins prude derrière les portes closes que le puritanisme bon ton qu’il convenait d’afficher. François Rousseau invente même un automate muni de tous les attributs de l’homme et qui forniquait sur demande avec ardeur et constance (on se rappellera l’automate qui jouait aux échecs et mettait mat toutes les cours d’Europe).

François finit par se retrouver à la Bastille, avant que la Révolution n’éclate et il nous narre, de l’intérieur, comment cette forteresse, qui n’abritait que quelques inoffensifs prisonniers, devint le symbole d’un épisode révolutionnaire comme aucun pays n’en a connu culminant au 14 juillet (certains trouveront que le conservatisme a finalement triomphé). Il y rencontrera le Marquis de Sade avec lequel il se liera et qui sauvera ses écrits.

Finalement François Rousseau raconte la lente descente aux enfers de cette Révolution qui finira en Terreur, comme si les hommes, libérés d’un joug ne pouvaient s’empêcher qui d’en créer un nouveau qui de l’accepter ; comme si le Peuple qui s’était libéré ne pouvait conserver la direction des opérations et cédait devant de nouveaux puissants.

Le roman est un magnifique résumé d’un siècle, le 18ième, démarré dans les Lumières et terminé dans une éclatante noirceur ; siècle oxymorique.

Vous l’aurez compris, je vous conseille vivement ce livre.
 

Cliquer ici pour consulter les autres livres / auteurs de ce blog.
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
M
Je ne savais pas que Rousseau avait un frère!
Répondre
T
Bonne lecture!
Répondre
G
C'est noté, au cas où ce livre croiserait mon chemin.
Répondre
T
J'ai aussi lu la théorie des nuages et j'ai beaucoup aimé aussi. Chronique à venir.
Répondre
C
Ah oui, très vivement même ! C'est un excellent livre.<br /> Par contre, je n'ai pas réussi à finir son premier livre, La théorie des nuages. <br /> Enfin, je note l'existence de Nous autres .
Répondre