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Ce roman en anglais fait suite à Assassin’s Apprentice ou l’apprenti assassin en français. Royal Assassin a été publié en France en deux tomes : L’assassin du roi et la nef du crépuscule. Si les éditeurs jugèrent pertinent de le publier pour le public français en deux volumes c’est que l’édition anglaise compte plus de 670 pages en petits caractères.
J’avais lu l’Apprenti Assassin et les premières pages furent rudes. Il fallait s’habituer aux noms des personnages originaux (Shrewd, Chivalry, Regal, etc.) et aux talent de Fitz (l’Art est the Skill en anglais - avec la faculté de cette langue à en faire aisément un adjectif et un verbe, ce que l’Art ne permet pas- et le Vif est le Wit) et le noms de tous les lieux.
Je me suis replongé avec un plaisir réel dans ce monde fantastique pour y suivre la suite des aventures de FitzChivalry le bâtard du Prince , son père. On y découvre enfin ce loup que l’on aperçoit sur la couverture (Oeil de nuit ou NightEyes). Fitz a gagné en maturité et en maîtrise de ces deux talents. Il en aura besoin pour seconder le Prince Verity (Vérité) car les dangers menacent les Six Duchés. Les raids des Pirates Rouges (Red Ship Raiders) se rapprochent de Castelcerf (Buckkeep) et laissent des hordes de zombies (les forgés /forged).
L’ambiance du premier tome gagne en intensité et je ne lâchais qu’avec regret, quand le sommeil me réclamait avec une telle force, que je n’y pouvais plus résister. Les intrigues de palais ne faiblissent pas et les camps se dessinent désormais clairement.
Le récit mené avec maestria laisse peu de temps pour respirer et marie avec bonheur la dose de fantastique nécessaire à l’épanouissement de l’imaginaire et les sentiments éternels de l’homme (pouvoir, bassesse et loyauté pour n’en citer que trois).
J’attaquerai dans quelques mois le troisième tome (Assassin’s Quest) publié en 3 volumes en français. I will keep you posted !