de la littérature, de l'humour, des randos, du cinéma et un peu d'actualité sans langue de bois
Que dire de ce roman sinon qu’il a vraiment retenu mon attention sur le thème pourtant maintes fois traité de l’histoire familiale s’étendant sur plusieurs générations.
Nancy Huston a reçu le prix Femina 2006 pour Lignes de faille et, une fois n’est pas coutume, je trouve ce prix largement mérité.
Le roman s’appuie sur un original procédé stylistique : chaque partie est racontée à la première personne par un membre de cette lignée familiale lorsqu’il avait 6 ou 7 ans. On remonte ainsi dans le temps jusqu’à découvrir le secret de famille qui imprègne la vie des personnages.
Je suis rentré en communion avec les héros de ces Lignes de faille, comme je l’étais d’une certaines façon avec Les disparus de Daniel Mendelsohn. Bien sûr on pourrait arguer qu’à 6 ans, les personnages démontrent une étonnante maîtrise à la fois du langage, des sentiments et de l’analyse ; mais cela ne nuit pas à la capacité d’émotion et à d’empathie que suscite ce livre.
Nancy Huston évoque dans ce roman, les fontaines de vie, les lebensborn, opérations menées par les Nazis consistant à voler les enfants des pays occupés pour les (ré-)éduquer comme des Allemands. Ce fait historique est survolé mais on doit pouvoir trouver plus d’informations dans la bibliographie fournie.
Je me souviendrai je crois longtemps de ce magnifique roman à travers l’histoire de Sol, Randall, Sadie, Kristina, Erra et Greta.
J'en conseille sa lecture!