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Dans Rome, la ville éternelle, un expert d’art Parisien, Henri Valhubert, est découvert mort, empoisonné à la ciguë. L’enquête échoit à l’inspecteur Richard Valence, ancêtre du commissaire Adamsberg, personnage comme Fred Vargas les aime : franc-tireur aux méthodes parfois non conventionnelles.
Le fils d’Henry et ses amis, qui se surnomment, combien étonnamment et avec pédantisme, Claude, Néron et Tibère, vivent à Rome et sont les proches témoins du crime.
La femme d’Henry, Laura Valhubert saura-t-elle expliquer ses allers-retours à Rome ? Quel lien Lorenzo Vitelli, le cardinal ami de la famille, entretient-il avec les dessins de Michel-Ange disparus de la pourtant très surveillée bibliothèque vaticane ? Je ne vous le dirais pas !
Alors, ceux qui vont mourir te saluent, serait-il un bon Vargas ? Cela reste à voir ou plutôt à lire. Ce livre doit être son deuxième ou troisième et on y retrouve déjà sa prédilection pour les trios religieux (on aura plus tard les évangélistes Marc, Matthias et Lucien). Le mélange du religieux et du profane fera plus tard le bonheur d’auteurs à succès à défaut de bonne littérature, mais Fred Vargas s’abstient avec justesse d’y mêler l’ésotérisme.
Le suspens est relativement bien mené bien que certaines issues se voient (bouchées ou ouvertes) de bien loin. Les personnages, peu fouillés, manquent parfois de cette subtilité qui soutient ses romans actuels. Bref, un Vargas, mais pour les fans et à lire dans les derniers.
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