de la littérature, de l'humour, des randos, du cinéma et un peu d'actualité sans langue de bois
Traques de Frédérique Clémençon raconte les histoires de 4 personnages en rupture avec la société ; non pas des marginaux, mais des êtres excluent par le monde bien pensant ou en proie à l’abject et inhumain comportement de certains.
On y rencontre Elisabeth, qui décline dans une maison de retraite, bulletins d’évaluation à l’appui. Vincent, employé d’un grand groupe, ne se reconnaît plus dans son entreprise et son comportement se délite. Jeanne, a fuit sa famille étouffante. Anatole, pourchassé comme tant d’autres (dans une figure archétypale du juif, du bosniaque, de l’arménien, du Tutsi, de tout groupe pourchassé pour son appartenance ethnique ou religieuse dans des mouvements dont seule la race humaine à l’immonde secret) et qui s’enfuit de pays en pays.
Les vies de chacun de ces personnages, se croisent dans un récit à quatre temps. Chacun tente de ne pas se laisser digérer par la société et de résister même si cela signifie parfois abandonner ou s’abandonner.
Ce roman m’a fait penser aux tableaux des maîtres du pointillisme. La quatrième de couverture évoque la prose éblouissante de Frédérique Clémençon. On comprendra le commentaire sans toutefois y adhérer. Le livre aurait mérité une figure plus politique, un personnage, traqué certes, mais plus révolté.
Pour mon premier contact avec cette écrivaine, c’est une bonne surprise.
Ce livre est sélectionné pour le prix du livre inter 2009.
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