de la littérature, de l'humour, des randos, du cinéma et un peu d'actualité sans langue de bois
Réalisé par Clint Eastwood en 2009, avec Clint Eastwood, Bee Vang, Ahney Her.
Quand un film de Clint Eastwood sort, mon attention s’aiguise, tant j’ai très souvent été séduit par ses réalisations.
Avec Gran Torino, Clint Eastwood réalise et joue le rôle principal d’un film qui lui colle au personnage. Walt, un vieil homme, bougon, enfermés dans ses souvenirs de guerre, vient de perdre sa femme ; Les relations avec sa famille, ne respirent pas la sérénité. Il habite dans une zone résidentielle, peut être jadis coquette, mais aujourd’hui décrépie et dont les premiers résidents américains ont été remplacés par des familles asiatiques: les Hmongs, peuple des montagnes aux confins du Laos, du Vietnam et de la Chine.
Walt n’apprécie guère ses voisins ; aussi sociables qu’il est solitaire. Quelque chose se nouera cependant entre des êtres si différents, autour d’une vieille Ford, une Gran Torino. On se sent parfois plus proches d’étrangers que de sa propre famille.
Ce film raconte la violence des banlieues états-uniennes, les gangs et les bandes, la difficulté de s’en sortir, et les valeurs américaines ; les bonnes comme les mauvaises.
Bien sûr, à un premier niveau de lecture, ce film enfile les clichés comme des perles trop voyantes sur un collier de pacotille. Pour ma part, j’y ai vu un hymne à l’humanité, à l’entraide, au bien et une charge très percutante sur les dérives des cités où règne la violence. Ce film encense la découverte de l’autre. Quand la lumière se rallume, on regarde sa montre et on se dit, c’est déjà fini ?
Gran Torino est un très bon Clint Eastwood.