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Langage Stéphanois

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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 08:55

Réalisé en 2009 par Joel Hopkins avec Dustin Hoffman, Emma Thompson, Kathy Baker.

Ce film raconte le genre d’histoire qui semble avoir été déclinée des centaines de fois au cinéma.Un homme dans la cinquantaine, divorcé, en perte de vitesse dans son travail et aux relations distendues avec sa fille, se rend à Londres pour assister au mariage de cette dernière.

A Londres, justement, une employée de l’aéroport d’Heathrow, se trouve en mal de relation sentimentale.

Après quelques péripéties, cousues de bon gros fil blanc, ce qui devait arriver arrive.

Voilà, voilà. Comment Dustin Hoffmann s’est-il retrouvé dans ce scénario rabâché ? Mystère. Comment je m’y suis retrouvé ? Dans un avion, survolant les Andes, avec une programmation vidéo d’hasardeuse qualité.

Ce film s'appelle étrangement Last chance for love pour sa sortie en France ... comme quoi on nous prend vraiment pour des benêts.

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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 08:59

Un médecin américain, à la tête d’un service de soins palliatifs, possède le don de percevoir une auréole blanchâtre autour des personnes qui vont mourir. C’est un Messager ; il réconcilie ceux qui vont décéder avec leurs proches afin d’offrir à chacun un départ apaisé. Carl, brillant avocat séparé de sa femme, reçoit un jour la visite de ce Messager, et sa vie va en être irrémédiablement bouleversée.

Bien que tourné en anglais, il s’agit d’un film français, avec Romain Duris (très crédible) et Lily Evangeline (surtout connue pour son rôle de Kate dans la série télévisée Lost).

Il y a du pathos dans ce film, du Marc Levy, du Ghost ; d’accord je ne sais pas si cela est vraiment un compliment. Les scènes d’émotions se succèdent, à peine le temps d’essuyer une petite larme qu’une autre s’annonce ; ironie mise à part, derrière ces ficelles apparentes, le film se laisse gentiment regarder.

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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 08:58

Réalisé en 2009 par Bryan Singer avec Tom Cruise, Carice Van Houten, Bill Nighy.

L’opération Walkyrie, encore connue sous l’appellation Complot du 20 juillet 1944, faillit bien changer le cours de la deuxième guerre mondiale. Elle recouvre le complot organisé par des officiers Nazis pour assassiner Hitler. Elle échoua malheureusement et ses instigateurs moururent de leur audace ou de leur courage.

Tom Cruise joue un colonel Klaus von Stauffenberg assez crédible, bien que ses motivations pour changer le cours du conflit aurait mérité un certain approfondissement. Car ces officiers, s’ils condamnaient les tueries de masses ne me semblaient pas opposés aux fondements mêmes du régime nazi qu’étaient la suprématie de la race Aryienne et le besoin d’étendre la domination de l’Allemagne sur l’Europe.

Tom Cruise le scientologue incarne un héros de la résistance allemande : le mélange des genres prête à sourire tant l’idéologie de la scientologie est controversée. Chacun jugera.

La reconstitution minutieuse de l’opération constitue un atout indéniable du film ; la tension dramatique ne se relâche pas alors même que l’issue est connue de tous, et j’ai finalement passé un agréable moment.

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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 08:59

Réalisé par Frédéric Auburtin en 2009.  Avec Gérard Lanvin, Gérard Jugnot, Omar Sy

Un journaliste français et son technicien sont envoyés en Afghanistan par une radio parisienne couvrir le conflit. Ayant perdu l’argent et les billets du voyage, ils improvisent depuis un hammam de Barbès les reportages censés se passer sur le terrain.

Cette comédie menée par Gérard Lanvin et Gérard Jugnot s’en prend aux reportages bidonnés, à la totale absence de recul de l’univers médiatiques où les nouvelles sont reprises sans être mises en doute ou vérifiées. Petit à petit, les mensonges, sur le point d’être découverts, en entrainent de plus gros.

Le film égratigne aussi les déploiements de solidarité qui accompagnent toute prise d’otage digne de ce nom, les profiteurs de tous poils venus mettre leur notoriété au profit d’une cause dont ils sentent que leur image pourrait bénéficier.

Si le film vise juste parfois, il s’encombre d’une histoire d’amour et de cocufiage qui sert de prétexte à l’évolution du film mais qui dilue l’intention dans le futile.

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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 08:50

Réalisé par Peyton Reed en 2009. Avec Jim Carrey, Zooey Deschanel, Bradley Cooper.

Et revoilà donc Jim Carrey, dont la figure semble grimacer même quand il ne veut pas, tellement mon esprit le lie avec les mimiques parfois insupportables dont il est coutumier.

Yes Man raconte l’histoire d’un homme (incarné donc par Jim Carrey) peu enclin à aider son prochain, usant allègrement du mensonge pour éviter une soirée entre copain au profit d’une vidéo solitaire sur son canapé. Il participe à un séminaire où le gourou enseigne les bénéfices d’une attitude positive et de dire oui à toutes les opportunités qui se présentent.

Jim Carrey applique alors ce principe à la lettre et accepte toutes les propositions, toutes les sollicitations et effectivement sa vie va changer.

En disant oui, on s’ouvre le champ du possible, jamais certain de ce que la vie réserve, quand dire non, réduit ce champ et les opportunités associées. L’intention, s’il y en a une confine donc à la philosophie de cour d’école et ce film confine, lui, au divertissement sans surprise ; pas complètement raté certes mais loin d’être réussi.

Yes Man était certainement destiné au public américain et, amorti, il vient ramasser quelques dollars en Europe ; vieille Europe certes, mais pas encore suffisamment sénile pour ne pas distinguer les films médiocres et pour ne pas regretter que les américains ne soient pas suffisamment égoïstes pour garder ce type de film chez eux.

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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 08:59

Réalisé par Danny Boyle en 2009, avec Dev Patel, Mia Drake, Freida Pinto.

Bien ! Voilà une synthèse on ne peut plus courte de mon impression de Slumdog Millionaire. Un bon moment de détente, sans malheureusement les danses et les chansons en playback des films Bollywoodiens classiques. Le réalisateur de cz filme 100% indien étant anglais, on ne va pas non plus lui en faire grief.

Le sujet s’énonce simplement : un indien des bidonvilles de Bombay, capitale financière du sous-continent, est sur le point de devenir le plus gros gagnant de ‘Qui veut gagner des millions ?’ Who wants to be a millionaire ? ». Jamal Malik ira-t-il au bout de cette incroyable aventure ? Je vous le laisse découvrir et comprendre comment cet enfant des taudis a-t-il pu répondre juste à toute la série de questions avant la dernière et la plus importante.

Bien, certes, mais selon le niveau de lecture ce film peut vite se transformer d’un bon divertissement  en une suite de clichés et de poncifs :  les bandes qui enlèvent les enfants et les mutilent pour en faire des mendiants, l’opposition entre le luxe et la misère, les stars de cinéma adulées par tout un peuple, la violence de la police, les mafias, les épisodes de guerre civiles entre hindous et musulmans, le pauvre qui va se dresser contre le truand, etc. On pourrait même se demander si l’accent des héros est vraiment celui de ceux qu’ils incarnent, mais je laisse les puristes s’interroger.

D’un autre côté, tout ces aspects coexistent en Inde avec les paysage somptueux, la philosophie, et les richesses de multiples peuples et Danny Boyle les abordent bien qu’avec parfois un peu de lourdeur.

A bien y regarder, on retrouve d’ailleurs dans Slumdog Millionaire les mêmes ingrédients que dans ‘La cité de la joie’, film tiré du somptueux roman de Dominique Lapierre et Larry Collins.

La musique, entraînante, et la photographie particulièrement soignée contribuent à faire de ce film, non pas un chef d’œuvre, mais un bon moment de détente.

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 08:50

Réalisé par Catherine Hardwicke en 2009, avec Kristen Stewart, Robert Pattinson, Billy Burke   

Il en est des films comme des moments de la journée : suivant l’humeur, le crépuscule pourtant d’habitude adoré, laisse tout emberlificoter dans de mauvais rêves et on aimerait se rendormir.

Autant ne pas vous faire languir, Twilight le bien nommé est le prélude à l’arrivée de la nuit. Une sorte de zone tampon où la clarté bienveillante cède devant les assauts de la noirceur qui bientôt envahira les cieux.

Je n’ai pas accroché à Twilight une seule minute. Archétype du film pour adolescents ou jeunes adultes, aucune surprise n’égaye un scénario cousu de fil blanc. Entre le vampire amoureux et la non vampire prête à se sacrifier c’est dégustation de guimauve et de nounours (sauf que, ces deux confiseries convoient une bienheureuse nostalgie).

Aie, aie, aie,  quel dommage, me disais-je en espérant secrètement aussi éloigner les vampires. Tandis que je survolais la Birmanie, le soleil frappant dans le hublot, j’attendais que le petit déjeuner fût servi.
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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 16:49

Réalisé par Jérôme Salle en 2008, avec Tomer Sisley, Kristin Scott Thomas, Miki Manojlovic

Alors là, je ne saurais être totalement objectif, car je suis un fan inconditionnel de la BD écrite par Francq et Van Hamme. J’apprécie le côté rebelle et direct du héros qui ne pratique ni la langue de bois ni les méthodes académique de direction d’un empire industriel.

Souvent les films me déçoivent par rapport aux livres, car ils ne parviennent pas à restituer la complexité des personnages et des situations, mais surtout, ils ne peuvent s’accommoder de l’imaginaire que je me suis construit.

Largo Winch fait exception car je l’ai trouvé fidèle à l’esprit de la BD, bien que se permettant des libertés vis-à-vis de l’histoire.

Largo Winch hérite, à la mort de son père adoptif, le vieux Nerio Winch, du groupe W, conglomérat d’entreprises. Largo adopté dans un orphelinat bosniaque, été éduqué à l’insu de tous. Il arrive à la surprise générale à la tête du groupe.

Le reste je vous le laisse découvrir. On y retrouve un capitaine d’industrie prêt à tout pour sauver son groupe des spéculateurs et autres charognards. Car Largo a sa morale d’homme, rafraîchissante à l’heure où tant de patrons de grand groupes, guidés par le profit, ne dirigent plus que pour les actionnaires et leurs propres intérêts.

Un bon divertissement, bien construit et qui, je crois, pourra séduire, ceux qui n’ont jamais lu les phylactères des aventures de Largo sur papier glacé.

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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 08:55

 Réalisé par Bernard Werber en 2007, avec Pierre Arditi, Audrey Dana, Boris Ventura Diaz.

L’idée de base séduit, sans pour autant déborder d’originalité : Des extra-terrestres étudient les humains comme nous étudions les termites ou les singes : leurs mœurs, leur vie en communauté, leur parade nuptiale, l’organisation hiérarchique, etc.

Bernard Weber en réalise malheureusement un petit film ; nos amis les terriens enchaîne les situations banales et ne parvient jamais à trouver le ton juste ; il hésite entre documentaire scientifique, comédie et philosophie de comptoir. Nos amis les Terriens, assène quelques vérités sur la dégénérescence de notre civilisation … mais cela tombe à plat car c’est tellement gros !

Alors si vous avez 2 heures à perdre … lisez, allez vous balader, rêvassez, mais éviter ce film !

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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 09:00

Réalisé par Clint Eastwood en 2009, avec Clint Eastwood, Bee Vang, Ahney Her.

Quand un film de Clint Eastwood sort, mon attention s’aiguise, tant j’ai très souvent été séduit par ses réalisations.

Avec Gran Torino, Clint Eastwood réalise et joue le rôle principal d’un film qui lui colle au personnage. Walt, un vieil homme, bougon, enfermés dans ses souvenirs de guerre, vient de perdre sa femme ; Les relations avec sa famille, ne respirent pas la sérénité. Il habite dans une zone résidentielle, peut être jadis coquette, mais aujourd’hui décrépie et dont les premiers résidents américains ont été remplacés par des familles asiatiques: les Hmongs, peuple des montagnes aux confins du Laos, du Vietnam et de la Chine.

Walt n’apprécie guère ses voisins ; aussi sociables qu’il est solitaire. Quelque chose se nouera cependant entre des êtres si différents, autour d’une vieille Ford, une Gran Torino. On se sent parfois plus proches d’étrangers que de sa propre famille.

Ce film raconte la violence des banlieues états-uniennes, les gangs et les bandes, la difficulté de s’en sortir, et les valeurs américaines ; les bonnes comme les mauvaises.

Bien sûr, à un premier niveau de lecture, ce film enfile les clichés comme des perles trop voyantes sur un collier de pacotille. Pour ma part, j’y ai vu un hymne à l’humanité, à l’entraide, au bien et une charge très percutante sur les dérives des cités où règne la violence. Ce film encense la découverte de l’autre. Quand la lumière se rallume, on regarde sa montre et on se dit, c’est déjà fini ?

Gran Torino est un très bon Clint Eastwood.

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