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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 08:18

Réalisé par Radu Mihaileanu en 2008 avec Mélanie Laurent, Aleksei Guskov, Dimitry Nazarov.

Télérama n’a pas aimé ce film alors je me suis dit que soit c’était un bon nanar soit il plairait au grand public. Je suis allé vérifier cette hypothèse et me voilà face à une apparente contradiction : J’ai passé un bon moment et je recommande d’aller le voir, mais l’analyse plus fine de chacune de ses composantes ne l’avantage pas.

 

L’histoire est celle d’un chef d’orchestre russe que le régime de Brejnev a humilié et déchu. 30 ans plus tard, il tente de remonter un orchestre pour venir donner un concert à Paris en se faisant passer pour l’orchestre du Bolchoï.  Il exige de jouer avec Anne-Marie Jacquet, une violoniste solo, à laquelle il voue une admiration toute particulière.

 

Les clichés s’amoncellent : la Russie en délabrement et les communistes de l’ancien régime, les gitans voleurs et roublards, la direction du théâtre du Châtelet imbu de son pouvoir et soumis à la pression financière, les Russes ivrognes, les juifs commerçants, le PCF en déliquescence et j’en passe. Le film s’apparente parfois à de la bonne grosse farce et ne s’embarrasse pas de vraisemblance.

 

Pourtant, je suis ressorti de la séance avec une gaîté au cœur,  sans m’être ennuyé pendant les deux heures de projection et en conseillant ce film. Paradoxal ? Certes. Ou peut-être pas : on peut tenter maintes explications des messages sous-jacent et des intentions de l’auteur mais ce film ne veut rien d’autre que nous divertir, pas nous faire réfléchir.  Il résiste à l’analyse car il ne s’y soumet pas.

 

Je crois surtout que ce qui sauve ce film c’est la musique qui l’enveloppe, le baigne et le porte. Schubert rivalise de beauté avec Tchaïkovski et son merveilleux concerto en ré pour violon et orchestre, qui nous embarque et conclut le film en apothéose. La musique mériterait le prix d’interprétation !

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 08:27

Réalisé par Francis Lawrence en 2007 avec Will Smith, Alice Braga, Charlie Tahan.

 

C’est pendant la première partie d’un voyage en train que j’ai regardé ce film.


Le scénario tient sur un post-it : Pour trouver un médicament contre le cancer, le virus de la rougeole est modifié génétiquement. D’abord efficace, il mute, devient transmissible par l’air et tue la grande majorité de l’humanité, laisse des  zombies redevenus sauvages. Will Smith, médecin colonel dans l’armée, est le seul survivant dans New York et tente de trouver un remède.

 

Le film se laisse bien voir et est même assez agréable au carrefour de la science fiction et du film catastrophe. Les effets spéciaux rendent magnifiquement la ville de New York livrée à l’abandon, où la nature reprend peu à peu ses droits. Ils supportent quelques jolies scènes de batailles entre le héros et les mutants.

 

L’intérêt du film réside pourtant moins dans sa qualité narrative qu’à la mise en image d’un fléau qui tien l’humanité à sa merci : l’arrivée d’un nouveau virus extrêmement contagieux avec un taux de mortalité particulièrement élevé. La globalisation des échanges favorise ensuite la dispersion rapide de l’épidémie.

 

Le virus du film ne provient pas spontanément de la nature mais a été créé / modidié par l’homme ; une erreur ; un médicament trop rapidement mis sur le marché sans que l’étude des effets long terme ne soit préalablement menée. Mais on peut tout aussi bien imaginer qu’un état ou un groupe religieux fabrique puis dissémine une maladie mortelle. Improbable, me direz-vous ? Comment se protéger soi-même de la maladie? Pas d’angélisme : lors de la conquête de l’Amérique, les colons lançaient déjà aux indiens des couvertures contaminées par la variole.

 

Plus que l’histoire, la toile de fond du film (et ce que nous constatons avec la grippe A) incite à l’indulgence face à la faiblesse du scénario.

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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 09:06

Réalisé en 2009 par Jacques Audiard avec Tahar Rahim, Niels Arestrup, Adel Bencherif.

2h35 de projection auxquelles s’ajoutent les pubs et les bandes annonces que ce cinéma diffuse pour allécher le chaland et lui permettre de déguster sa dose de pop corn : le film a intérêt d’être bien ! Les bonnes critiques le précèdent, même celle de Télérama, mais il arrive qu’elles encensent des longs métrages qui, au mieux m’indifférent au pire m’ennuient.

Cette fois je joins ma voix au concert des louanges, même si le film aurait gagné à être raccourci pour favoriser le dynamisme et le rythme.


Malik El Djebena rejoint la prison pour y purger une peine de 6 années. A son arrivée, un groupe de détenus corses le prennent sous leur coupe et l’instrumentent.

 

Le film joue sur de nombreux registres de violence ; celle physique d’abord, mais également la violence psychologique que subissent Malik et les autres détenus. Cette violence de l’univers carcéral reproduit en un petit espace clos les ségrégations, les clans, le mépris et le racisme de la société ordinaire. Les conditions de vie mêlent l’abjecte décrépitude des lieux et une étonnante nonchalance dans des moments où l’on va prendre le café chez les uns ou les autres.


Si quelqu’un en doutait encore, ce film témoigne que la prison favorise la montée en délinquance, la constitution de réseaux de malfrats, la récidive et l’anéantissement de l’individu. Les quelques aides à la réinsertion (Malik y apprend à lire et à écrire) s’effacent, par un saisissant contrepoint, devant le trouble jeu des matons.


Tout au long des 2h30 de ce film coup-de-poing, on se prend à se demander si la politique ne s’enorgueillirait pas de faire des prisons un lieu de vie décent et digne ; un lieu où le détenu, payant le juste prix de sa faute, y trouverait aussi les moyens de s’amender et de ne pas récidiver. Que gagne vraiment la société aux prisons actuelles ?


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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 08:52

Réalisé en 2009 par Pete Docter, Bob Peterson avec Edward Asner, Jordan Nagai, Bob Peterson


Ce film d’animation est un chef-d’œuvre.

Pas pour l’utilisation de la 3D qui certes apporte de la profondeur de champ et des effets visuels sympas mais qui ne saurait rendre bon un mauvais film !

Tout simplement parce que l’histoire rassemble d’abord les ingrédients d’un film réussi : une inventivité graphique, une poésie des images et de l’histoire, un fourmillement d’humour, de l’émotion, en un mot des scènes dont on se souvient avec plaisir plusieurs jours après la séance. Ensuite parce que ce film raconte une histoire; le scénario est formidalement écrit et la fin prévisible ne gâche en rien le plaisir de se laisser porter par les images.

Résumer ce film confine à la gageure et visionner les bandes annonces une hérésie, si l’on veut garder l’incomparable saveur de la surpise.

Alors je dirais simplement que Carl, vieil homme bougon partira à la recherche du rêve qu’il avait formé avec Ellie, sa femme, en Amérique du Sud, avec Russel, jeune boy scout venu conquérir son badge d’assistance aux personnes agées. Pour le reste, précipitez vous dans les salles !

Les films en 3D commencent à se faire plus nombreux; l’entrée coûte aujourd’hui nettement plus cher qu’un bon vieux long métrage en 2D ; il ne faudrait pas que cette tendance s’amplifie, sinon il ne faudra pas chercher plus loin l'accroissement encore plus important du téléchargement.

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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 08:41

Réalisé en 2009 par Stephen Daldry avec Kate Winslet, Ralph Fiennes, David Kross   


Michael Berg, jeune adolescent rencontre Hanna, femme de 35 ans, dans l’Allemagne de l’ouest de l’après guerre. La passion qui les embrase pendant quelques mois s’enracine dans une sexualité que découvre Michael et dont Hanna semble avoir longtemps manqué. Elle se base aussi sur les nombreux livres que Michael lit à Hanna.


Un jour, Hanna disparaît brusquement, sans explication.

Plusieurs années plus tard, Michael assiste à un procès d’anciens collaborateurs du régime Nazi et reconnaît Hanna parmi les accusées. Il se rend soudainement compte qu’Hanna se laisse accuser par ses collègues gardiennes d’Auchwitz mais n’interviendra pas, respectant ce qui pousse son ancienne amante à se taire.

Ce film nous interroge, une fois de plus, sur le destin, sur la portée des actions individuelles dans les rouages d’une machinerie de masse. Alors que beaucoup en Allemagne savaient ce qu’il se passait dans les camps d’extermination, pourquoi si peu agirent et pourquoi, des années après en condamner certains et pas tous ? Pour trouver des boucs émissaires et les clouer au pilori tandis que la vaste majorité vivra dans une absolution implicite ?

Comment juger en se projetant dans le contexte des évènements et en oubliant tout ce que nous avons appris depuis lors ? Bien sûr la question finale demeure ‘et moi, qu’aurais-je fais ?’

The Reader est un beau film, certes pas gai, mais qui permet à chacun de s’interroger sur le bien et le mal, sur la justice, sur la liberté individuelle et sur l’amour. Kate Winslet joue avec sincérité et Ralph Fiennes, dont on se souvient de l’admirable prestation dans Le pianiste, est admirable.

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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 08:45

Réalisé en 2009 par Bryan Singer avec Tom Cruise, Carice Van Houten, Bill Nighy.

L’opération Walkyrie, encore connue sous l’appellation Complot du 20 juillet 1944, faillit bien changer le cours de la deuxième guerre mondiale. Elle recouvre le complot organisé par des officiers Nazis pour assassiner Hitler. Elle échoua malheureusement et ses instigateurs moururent de leur audace ou de leur courage.

Tom Cruise joue un colonel Klaus von Stauffenberg assez crédible, bien que ses motivations pour changer le cours du conflit auraient mérité un certain approfondissement. Car ces officiers, s’ils condamnaient les tueries de masses ne me semblaient pas opposés aux fondements mêmes du régime nazi qu’étaient la suprématie de la race Aryienne et le besoin d’étendre la domination de l’Allemagne sur l’Europe.

Tom Cruise le scientologue incarne un héros de la résistance allemande : le mélange des genres prête à sourire tant l’idéologie de la scientologie est controversée. Chacun jugera.

L’opération a été nommée en référence à l’opéra de Richard Wagner ou, peut-être encore plus directement, en l’honneur de la Walkyrie, vierge guerrière dont l’étymologie signifie « qui choisit les abattus ».

La reconstitution minutieuse de l’opération constitue un atout indéniable du film ; la tension dramatique ne se relâche pas alors même que l’issue est connue de tous, et j’ai finalement passé un agréable moment.

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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 11:37

Réalisé en 1991 par Krzysztof Kieslowski avec Irène Jacob, Aleksander Bardini, Halina Gryglaszewska.

De ce film je me souvenais surtout de la musique, magnifique, vocale et d’une  histoire croisée entre deux femmes : l’une polonaise, l’autre française physiquement semblables comme des jumelles et qui vivent d’étranges coïncidences. Le mystère du destin, de la réincarnation (bien que les deux femmes soient contemporaines), de l’étrange demeurait fortement imprimé dans ma mémoire.

En fait, j’ai probablement magnifié ce film, qui plusieurs années plus tard me paraît désormais plus banal. Si ces deux femmes se ressemblent étrangement (maladie cardiaque, propension à marcher pieds nus, frottement d’un anneau d’or sur la paupière inférieure) l’atmosphère de mystère ne s’est pas installée. Le rythme du film est lent et se révèle davantage propice à la relaxation qu’à m’insoutenable piment du suspens ou de l’inexpliqué.

La musique de Zbigniew Preisner conserve cette beauté magique, mise en valeur par des chants aigus et lents. Rien que pour elle, allez faire un tour sur vos sites de partages préférés !

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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 08:48

Réalisé en 2009 par Jonas Elmer avec Renée Zellweger, Harry Connick Jr, Siobhan Fallon.

Je poursuis ma découverte des films américains, faute de meilleur choix, dans cet oblong objet volant survolant l’Atlantique.

Le scénario vaut son pesant de beurre de cacahuètes, subtil oxymore puisqu’il est lourd tout en étant très fin : Un groupe industriel décide de réorganiser le travail d’une usine du Minnesota avec 50 % de licenciements. Une jeune femme dynamique et urbaine, envoyée par le conseil d’administration, se retrouve dans l’Amérique profonde en plein hiver, en décalage quasi maximal entre sa vie à Miami et les habitudes de ce trou paumé. Elle affronte l’hostilité des employés, puis les découvre, puis se fait accepter, puis tombe amoureuse du syndicaliste … J’ai attendu le rebondissement imprévu jusqu’au bout du générique de fin ; je doute désormais de son arrivée ...

Rien de nouveau dans le paysage artistique contemporain ! Un de ces films qu’Hollywood envoie à l’étranger pour abrutir les masses.

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 09:00

Réalisé en 2009 par Zack Snyder avec Jackie Earle Haley, Patrick Wilson, Malin Akerman .


Toujours au dessus de l’Atlantique, je me lance dans ce film, dont j’avais bien aimé la bande annonce. Je ne connais pas la BD dont il est issu, et dès le début j’éprouve quelques difficultés à rentrer dans le scénario et dans les personnages. En plus, la VO est compliquée par le timbre de voix du narrateur et par la rapidité de certains dialogues.

Au final je suis déçu mais je ne saurais formuler d’opinion bien argumentée sur ce film ; je crains d’avoir trop mal compris les dialogues pour cela. En plus je m’attendais à un film d’action, de super héros ; il n’en manque pas certes, mais je l’ai presque perçu comme du second degré, comme accompagnant une réflexion sur le pouvoir et le déterminisme.

J’ai bien envie de le revoir avec les sous-titres cette fois.

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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 09:00

Réalisé en 2009 par Gary Winick avec Kate Hudson, Anne Hathaway, Bryan Greenberg.

Ah, le bon film américain que voilà ! La bonne comédie autour du mariage ! Le scénario ? 2 meilleures amies, sont demandées en mariage par leurs amoureux presqu’en même temps.

Elles décident de faire organiser leur mariage dans le même grand hôtel, à quelques semaines d’intervalle, par la plus réputée des organisatrices. Malheureusement, une bévue fort à propos pour le déroulement de l’intrigue, les amène à devoir se marier le même jour !

Les deux amies rivalisent alors de détermination pour saboter le mariage de l’autre, révélant les ambigüités de leur caractère.

Ce n’est pas le film de l’année, ni même du mois, mais après Last Chance Harvey … je ne suis plus objectif !

 

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