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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 08:08

Starbuck-ken-scott.jpgRéalisé en 2011 par Ken Scott avec Patrick Huard, Julie Le Breton, Antoine Bertrand, etc.

 

Il y a une vingtaine d’année, pour gagner un argent facile, David Wozniak a fréquemment donné son sperme à la clinique La France sous le pseudonyme de Starbuck. A 42 ans, il apprend être le père biologique de 533 enfants dont plus d’une centaine se sont regroupés en collectif et demandent à le connaître. David hésite : doit-il se révéler ou vaut-il mieux qu’il demeure anonyme ? Dans la boucherie familiale, où il est livreur de viande, les plaisanteries parfois graveleuses au sujet « d ‘El Masturbator » contribuent à l’indécision.

 

David va alors approcher incognito certains de ses ‘enfants’ qui accueillent sans trop de question ce gars, balourd, un peu adolescent attardé mais au grand cœur, qui les aide quand ils vont mal. Car, bien sûr, chacun individuellement a besoin de soutien quand le collectif apparaît plutôt solide et joyeux.

 

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A partir d’un scénario relativement mince, à la limite du burlesque, Ken Scott nous livre une de ces comédies dont le Québec a le secret : sans prétention, basée sur des dialogues dont l’accent de la Belle Province accroît (pour nous Français) la force comique, comptant sur des comédiens qui incarnent à merveille ces monsieur et madame Tout le monde. Un rythme soutenu perdure tout au long du film, et si la fin ne brille pas par son inattendu, elle porte au pinacle les bons sentiments qui sous-tendent ce film.

 

Car qu’y a-t-il de meilleur que l’affection et quel est l’importance du lien biologique, semble se demander le réalisateur. Car David se sent inexorablement attiré par ces êtres, produits de ses simples gamètes, qu’il ignorait auparavant sans qu’il en éprouve de manque. Aimer (dans le sens platonique) des personnes extérieures à sa famille renforce-t-il l’affection à l’intérieur ? Alors que la solitude est en passe de devenir un mal planétaire, la réponse peut paraître évidente : donnez et vous recevrez.

 

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 08:10

Du-Vent-dans-mes-mollets---Carine-Tardieu.jpgRéalisé par Carine Tardieu en 2012 avec Agnès Jaoui, Denis Podalydès, Isabelle Carré, etc.

 

En cette année 1981, « La boum » passe à la télévision, François Mitterand accède à la Présidence et la décoration, les vêtements, les coupes de cheveux sont, comment dire, d’époque !

 

Rachel Gladstein, 9 ans, étouffe entre sa mère protectrice qui la gave de boulettes, son père installateur de cuisine se fichant un peu de tout et sa grand-mère hémiplégique qui partage sa chambre. Rachel se débat entre sa mère qui l’emmène consulter une psychologue mais en a peut-être davantage besoin que sa fille et son père qui se réfère sans arrêt à ses années d’enfance et sa déportation dans les camps d’extermination. Alors, évidemment, lorsqu'elle rencontre Valérie, une camarade de classe vive et au langage débridé, toute la vie de la famille va en être bouleversée. D’autant que sa mère, divorcée, possède une cuisine en piteux état !

 

Sous une bonne dose d’humour parfois potache, parfois sans aménité, le film aborde des thèmes plus profonds : les relations mère – fille, la perception de la mort par les enfants, l’épanouissement personnel, l’impact du passé sur le présent. Les préoccupations des enfants et ceux des adultes ne s’avèrent pas si éloignés et les envies enfantines trouvent parfois une résonance particulière chez les parents.

 

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On sourit souvent (d’aucuns rient même avec entrain) mais, sous la comédie, affleure une émotion assez juste, loin du pathos. Les acteurs sont formidables, entre une Agnès Jaoui empâtée, un Denis Podalydès qui excelle dans ces rôles de français moyen désabusé et looser, Isabelle Carré rayonnante et les 2 petites filles qui apportent fraîcheur et dynamisme revigorant. On sort de la salle content et c’est bien là l’essentiel.

 

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 08:09

La-part-des-Anges---Ken-Loach.jpgRéalisé par Ken Loach en 2012 avec Paul Brannigan, John Henshaw, Gary Maitland, etc.

 

Robbie, Albert, Rhino et Mo, coutumiers de petits délits, échappent à la prison de Glasgow grâce à une condamnation à des travaux d’intérêts généraux. Sous la houlette d’Henri, leur éducateur, ils participent à la rénovation d’un foyer communal ; Mais travailler n’empêche pas les démons de resurgir.

 

Henri n’exerce pas son métier comme les autres ; il se prend d’affection pour Robbie, tout nouveau père, qu’il initie à la dégustation de whisky. Robbie se révèle talentueux, motivé et exceptionnellement doué ; vite capable de reconnaître arômes et saveurs, d’identifier à l’aveugle les cuvées les plus fameuses. Il va mettre ce don à profit pour sortir de sa vie de misère.

 

Comme souvent Ken Loach nous entraîne dans les quartiers où niche la misère, où survivre est un combat journalier. Les difficultés sociales en Ecosse ne diffèrent pas de celles en Angleterre ou en Irlande. L’alcool, la bagarre, la débrouille, la violence parsèment les jours et modèlent les comportements. S’en échapper nécessite une volonté sans faille bien difficile à assumer lorsque l’emploi est rare et l’argent vient à manquer.

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Ce film démontre une fois de plus l’entraide, la solidarité, l’abnégation et la confiance d’un petit nombre peuvent changer le cours d’une existence, bien davantage que les institutions. Une rencontre, une opportunité façonnent une vie. Quant aux riches, ils magouillent aussi et n’ont pas le beau rôle, prêts à dépenser des sommes colossales pour un tonneau de vieux whisky. Ne méritent-ils pas de devenir à leur tour les victimes de leur propres travers ?

 

Au fait, je n’apprendrais à personne qu’en Ecosse on parle écossais ; en revanche sans les sous-titres des passages entiers me seraient demeurés étrangers tant l’accent et les idiomes s’éloignent de ce qu’on entend d’habitude dans films ou les séries. Cette langue rugueuse aide à se plonger dans le rude environnement des ces quatre adolescents.

 

Un film réussi ; des personnages ancrés dans la vie quotidienne, tous très justes dans leur jeu; mention spéciale au personnage d’Albert dont les répliques sont drôles dans leur invraisemblance. Un regard sans concession sur une réalité sociale difficile, mais enveloppé d’espoir et de confiance. Un peu trop optimiste peut-être.

 

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 08:17

Moonrise-kingdom-wes-anderson.jpgRéalisé par Wes Anderson en 2012 avec Bruce Willis, Edward Norton, Bill Murray, etc.

 

En cet été 1965, l’effervescence règne dans le camp de scouts Ivanohé situé dans une île de la Nouvelle Angleterre. Sam, un jeune scout de douze ans, peu apprécié par ses camarades, s’échappe pour rejoindre Suzy, une jeune fille du même âge rencontré l’année précédente. Les scouts et la police se mettent en recherche. C’est sans compter sur la tempête qui se forme.

 

Cette comédie sans grande prétention bénéficie d’une savoureuse brochette de comédiens et de talentueux débutants qui parviennent à en faire trop avec justesse. L’humour potache s’épanouie avec finalement une certaine finesse dans la reconstitution des années 60, finalement assez drôles a posteriori. Je vous recommande la danse sur la plage, sur la chanson de Françoise Hardy ‘Le temps de l’amour’.

 

Pourtant sous les sourires, la tristesse, le mal-vivre des adultes poignent. Aucun ne semble heureux dès que l’on excorie le vernis ; comment ce malaise influe-t-il sur les enfants et les imprègne-t-il, jusqu’à leur transmettre une part des difficultés des parents ? Les héros mêmes paraissent, à peine entrés dans l’adolescence, expérimenter déjà la nostalgie et constater la violence du monde ; celle des éléments ne se révèle pas la pire.

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Les couleurs se la jouent très vintage et la mise en scène percute; le jeu sur les horizontales, verticales et rond résonne à travers tout le film (Ah, la cabane dans l'arbre!). J'ai passé un très agréable moment et ai particulièrement apprécié la formidable bande son, mêlant musique country et morceaux classiques. Ne vous précipitez pas hors de la salle dès que le générique commence ; attendez un peu …

 

Présenté en sélection officielle à Cannes, le film n’a récolté aucun prix. Sans doute un signe qu’il peut plaire au public !

 

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 08:13

margin-call-J-C-chandor.jpgRéalisé par J. C. Chandor en 2011, avec Kevin Spacey, Paul Bettany, Jeremy Irons, etc.

 

Département de gestion des risques de la plus importante entreprise financière de Wall Street : des dizaines de personnes sont licenciées. A l’américaine ; sans préavis et sans sentiment; un court entretien avec la DRH et un vigile accompagne le malchanceux au bureau pour récupérer ses affaires personnelles ; tous les liens avec l’entreprise sont immédiatement coupés (comptes informatiques, badge, téléphone, etc.). En quelques minutes il se retrouve sur le trottoir ; jeté.

 

Eric, un de ces employés virés, juste avant de disparaître dans l’ascenseur transmet à un junior un dossier qu’il était en train d’analyser ; c’est potentiellement grave lui dit-il, sois prudent. Le jeune Peter Sullivan découvre en effet que l’entreprise dépasse depuis plusieurs jours les limites jamais encore atteintes de l’indice de volatilité ; en un mot les produits financiers qu’elle détient en très grand nombre vont s’effondrer, provoquant une crise financière considérable. Les chefs et le grand patron se réunissent et décident en une nuit de la stratégie pour se sortir du tas d’excréments qui s’annonce. Il n’y a que trois façon de s’en sortir : être le meilleur, être premier ou tricher. L’histoire est déjà écrite mais je vous laisse découvrir la solution mise en œuvre.

 

Ce film raconte ce qui déclencha la faillite de la banque Lehmann Brothers. La brutalité du monde professionnel passe au second plan, derrière le cynisme de toute la hiérarchie de la banque ; chacun ne jouant qu’un rôle partiel, diluant les responsabilités. Chacun contemple avec envie ce que gagne son supérieur ; on hésite entre incrédulité et dégoût ; le plus jeune trader touchant 500 000 $ de bonus et le PDG plus de 86 millions : peu importe le montant, chacun veut gagner autant que les autres. Fabuleux métier où s’amassent des fortunes, sans risque, avec l’argent des autres, celui de ceux qui vont être mis sur la paille.

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Immoral pensez-vous ? L’argent et la survie de l’entreprise passent en effet devant toute moralité ; un monde où l’on pleure pour un chien, unique réconfort, mais l’on met en faillite sans aucun scrupule. Un monde où les chefs ne comprennent pas même ce que font les traders ; alors les contrôler, et puis quoi encore, tant que les bénéfices rentrent !

 

La faillite de la banque déclencha un cataclysme financier : plus jamais cela répétaient nos politiques, plus de paradis fiscaux, sus à l’immoralité ; résultats ? Nous vivons dans un univers dans lequel on peut acheter une assurance contre la faillite d’un état, même si l’on n’y est pas exposé ! C’est comme si on pouvait acheter une assurance contre l’incendie de la maison de son voisin ; on aurait alors tout intérêt à ce qu’elle brûle ; voire même à favoriser le départ du feu ! Des spéculateurs ont donc intérêt à la ruine d’entreprises ou d’Etats ; répugnant. Les politiques peuvent-ils encore modifier les règles ? Le veulent-ils ?

 

Un film remarquable sur un monde en décadence.

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 08:19

Barbara-christian-petzold.jpgRéalisé par Christian Petzold en 2012, avec Nina Hoss, Ronald Zehrfeld, Rainer Bock, etc.

 

Barbara débarque dans une ville de province de la RDA prendre un poste de médecin, mutée d’un hôpital réputé de la capitale pour des raisons administratives; on en saura pas davantage. Malgré la gentillesse du médecin chef elle reste sur ses gardes et refuse de se dévoiler. Faut dire que dans cette Allemagne de l’Est, en 1980, la police politique rode et chacun peut en être un informateur : un voisin, la responsable de l’immeuble, alors pourquoi pas ce médecin avenant ? D’ailleurs, la Stasi soupçonne Barbara et met à sac son appartement ; moyen comme un autre de maintenir la victime dans l’insécurité.

 

Barbara est un bon médecin ; elle apaise avec facilité une jeune fille qui s’est enfuie d’une institution. Dans une atmosphère de violence psychologique avec la présence permanente des autorités qui doivent être informées de tout, elle tente malgré tout d’aider la fugitive. Cela compense presque sa volonté de passer à l’Ouest grâce à son amant et d’abandonner le peuple qui a financé ses études !

 

Comme dans ‘La vie des autres’ la Stasi, au cœur du récit, fait peser sur les citoyens une chape implacable de soupçon et transforme une kyrielle d’honnêtes citoyens en informateurs. La prudence permanente et le secret sont de mise. Les rêves de la population se tournent vers le ponant, concevant comme meilleure toute vie ailleurs qu’en RDA. Qu’est-ce qui serait assez puissant pour faire renoncer aux envies d’exil ?

 

La composition remarquable de l’actrice, toute en retenue et en nuances, peine parfois à transformer la lenteur du film en profondeur ; l’ennui temporairement guette. Aucun poncif sur cette époque n’épargne le spectateur ; heureusement que soufflent la mise en scène et le vent de l’histoire ! Sans cela et sans finalement la rareté de ce thème dans mon paysage culturel ce film passerait comme passent les rêves.

 

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 08:11

Martha-Marcy-May-Marlene---Sean-Durkin.jpgRéalisé par Sean Durkin en 2012 avec Elizabeth Olsen, John Hawkes, Sarah Paulson, etc.

 

Martha, une jeune femme blonde, s’enfuit d’un groupe sectaire dans lequel une quinzaine de garçons et de filles vivent dans une ferme sous l’autorité de Patrick leur gourou. La sexualité y est libre, parfois même contrainte.

 

Martha, que le leader a renommé Marcy May, trouve refuge auprès de sa sœur aînée, Lucy, et de son mari et tente, dans leur maison de villégiature au bord d’un lac, de  retrouver la sérénité. La tâche s’avère compliquée, après ces deux années pendant lesquelles elle n’a pas donné signe de vie. Martha craint que la secte ne la retrouve et les souvenirs l’envahissent, brouillant la réalité.

 

L’atmosphère angoissante s’installe rapidement et l’alternance entre présent et passé contribue à faire émerger lentement la réalité de la vie à la ferme et des pratiques du gourou. On sent la jeune fille prête à sombrer, marchant sur la corde tendue entre la douleur du passé et le vide du présent. Il se peut même que, par delà la réalité, le confort et la prise en charge proposés par cette vie en communauté viennent tenter Martha.

 

La mise en scène percute ; les images sont magnifiques, l’atmosphère angoisse à souhait, Elizabeth Olsen joue avec justesse ; pourtant quelque chose m’a empêché de m’y immerger totalement. Est-ce le systématisme des allers-retours entre le présent et le passé ? Est-ce la lenteur du scénario ? Est-ce, au final, une certaine modération qui retient l’emballement du film ? En tout cas, la fin m’a laissé un goût amer d’inachevé, probablement très cinématographique mais que je n’ai pas aimé.

 

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 08:19

La-colline-aux-coquelicots-Goro-Miyazaki.jpgFilm d’animation réalisé par Goro Miyazaki en 2012, avec Masami Nagasawa, Junichi Okada, Keiko Takeshita, etc.

 

Umi réside dans une grande maison perchée au sommet d’une colline surplombant la baie de Yokohama. En plus de ses études au lycée, elle aide sa grand-mère à tenir une pension de famille et à s’occuper de ses frères et sœur. Chaque matin, comme sur un bateau, elle hisse les couleurs, en hommage à son père disparu pendant la guerre de Corée. Elle tombe amoureuse de Shun, un étudiant en charge de la feuille de chou de l’école ; bien vite leur histoire va les rattraper.

 

A cause de la célèbre paternité du réalisateur, Hayao Miyazaki, j’attendais plus de ce film : le studio Ghibli fondé par son père a produit de fabuleux longs métrages d’animation. L’image fourmille de détails et l’œil ne parvient pas à tous les capter ; la richesse des descriptions ravit le regard. Comme dans les mangas, les visages stéréotypés et aux mimiques grossières ainsi que les vêtements sans texture tranchent avec le reste du décor. Autant Goro Miazaki parvient à rendre superbement les rais de lumières passant à travers un rideau de fine mousseline, autant les pantalons et les chemises créent-ils de grosses taches de couleurs. Cette approche quasi systématique dans les films d’animations japonais que j’ai pu voir me laisse pantois.

 

L’histoire ne me semble guère plus qu’une bluette dans un Japon qui s’est relevé de la guerre (1963) et qui prépare les jeux olympiques ; je n’ai pas trouvé de deuxième niveau de lecture. Le film vaut surtout pour la peinture de ce Japon, de ses petits métiers, de ces paysages avec une douce poésie dans le traitement. L’œil n’en finit pas de s’émerveiller des détails dépeints dans le foyer étudiant nommé « le quartier latin ».

 

La musique de ce film reste un mystère ; à part dans quelques chansons en japonais qu’on aurait pu croire issues d’un karaoké, j’ai trouvé que l’atmosphère musicale nous entraînait davantage dans une métropole européenne de l’époque. Jusqu’à la musique qui accompagne la bande annonce et qui m'a réveillé des souvenirs de ‘Por una cabeza’ un tango de Carlos Gardel.

 

Au final, un film bien mis en image le plaisir se trouve limité par un scénario trop fin. Reste un peu de chemin pour Goro avant d’être l’égal de son père.

 

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 08:17

sherlock-holmes-guy-ritchie.jpgRéalisé par Guy Ritchie en 2012, avec Robert Downey Jr., Jude Law, Noomi Rapace, etc.

 

Quel peut être le rapport entre des attentats à Strasbourg et à vienne, la mort d’un trafiquant d’opium, la ruine d’un magnat indien du coton ? Aucun pour le commun des mortels, mais Sherlock Holmes perçoit, derrière l’apparent hasard, la trame d’une entreprise concertée.

 

Le professeur Moriarty veut s’emparer de l’industrie de l’armement et de celle des soins et, pour s’assurer de la rentabilité de l’investissement, déclencher une guerre dont il sera le principal bénéficiaire. Heureusement, le détective de Baker Street et le docteur Watson vont tenter de l’en empêcher.

 

Le film croule sous la débauche d’effets spéciaux fort bien réalisés mais aurait certainement mérité un scénario davantage fouillé et plus clair : on peine longtemps à saisir le fil narratif. L’humour sympathique ravit en VO et les 2 heures de projection n’engendrent aucun ennui. Ne ratez pas la dernière scène, vous en serez confondus !  

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Au-delà du spectacle ce film donne-t-il à réfléchir ? Pas sûr. Pourtant, une réflexion de Moriarty résume bien le siècle : il n’y a pas besoin de manipuler les peuples pour déclencher une guerre, la pulsion de mort et de destruction en chacun d’entre nous suffit pour engendrer les conflits.

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 08:11

take-shelter-jeff-nichols.jpgRéalisé par Jeff Nichols en 2011 avec Michael Shannon, Jessica Chastain, Tova Stewart, etc.

 

Curtis LaForche est un américain banal de l’Amérique profonde. Il fore des trous dans une carrière, sa femme, Samantha, brode et vend ses créations au marché, sa petite fille Hannah, sourde et muette, communique difficilement par le langage des signes. Brusquement Curtis se met à faire des cauchemars qui commencent tous par l’arrivée d’une tornade dont pleuvent des gouttes huileuses et se terminent avec un membre de sa famille.

 

Comment ses rêves vont-ils impacter la vie professionnelle de Curtis ? Y a-t-il un lien avec la maladie de sa mère, diagnostiquée à 30 ans avec une schizophrénie paranoïaque ? L’abri anti-tornade rouillant au fond du jardin protégerait-il efficacement la famille si une tempête exceptionnelle frappait la région ?

 

L’atmosphère angoisse gentiment le spectateur et l’amène à partager une part des troubles de Curtis. Le film s’attarde sur les interactions avec la famille, les amis, les relations et même les médecins et psychologues. La mise en scène et la photo mettent parfaitement l’histoire en valeur.

 

Ce film s’auréole de multiples critiques à la limite du dithyrambe ; elles exaltent l’allégorie de notre société en crise. Je n’ajouterai pas ma voix au concert de louanges. Je m’y suis ennuyé un peu, j’ai trouvé que la musique soulignait parfois très outrageusement les moments se voulant angoissant. Quant à la fin … bof.

 

Ce n’est pas de mon humble point de vue un mauvais film, en fait pourquoi pas si on n’a pas envie de voir autre chose.

 

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