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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 07:08

Alabama-Monroe---Felix-Van-Groeningen.jpgRéalisé par Felix Van Groeningen en 2013 avec Johan Heldenbergh, Veerle Baetens, Nell Cattrysse, etc.

Didier chante et joue du banjo dans un groupe de bluegrass country. Elise est tatoueuse. Ils se rencontrent, ont une fille : le bonheur. Mais quand Maybelle tombe malade et la vie bascule.

Raconter davantage l’histoire dénaturerait le plaisir du spectateur. Car tout sonne juste dans ce film : les acteurs principaux comme les rôles secondaires, la mise en scène, le scénario, la photographie et la musique. La musique, formidable bande son, chantée par les acteurs, une sélection de thèmes qui demeurent dans l’oreille bien après la dernière image et qui, à peine rentré à la maison, conduit à chercher frénétiquement sur Internet les origines de la bluegrass country et les enregistrements originaux.

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Bien sûr, dire que ce film est gai serait mentir. Quelques reniflements, quelques doigts qui innocemment essuient le coin de l’œil témoignent dans la salle d’une lourde charge émotionnelle. 

Allez voir ce film, ne passez surtout pas à côté !

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 07:08

Henri---Yolande-Moreau.jpgRéalisé par Yolande Moreau en 2013 avec Miss Ming, Pippo Delbono, Jackie Berroyer, etc.

Henri Salvatore, émigré italien, tient la Cantina, un bar restaurant dans une petite ville du nord. Son commerce marchote mais il s’y sent bien avec ses copains Bibi et René, qui semblent y trouver un second foyer. Lorsque sa femme Rita décède, Henri se retrouve désorienté, sans l’envie ni la force de poursuivre son activité.

Laetitia, propose à son père de se faire aider par un Papillon blanc, un adulte légèrement handicapé mental d’un centre tout proche. C’est ainsi qu’Henri rencontre Rosette. 

Rosette agit avec franchise et naïveté, ne comprenant ni les allusions légèrement salaces de Bibi et René, ni se que son naturel souriant et gentil provoque chez Henri. Car Rosette a envie d’une vie normale et rêve d’avoir un amoureux.

Ce petit film, a priori sans grande prétention, s’appuie sur un beau casting, des gueules, des visages de gens normaux qu’on pourrait croiser dans la rue, marquant ; Jackie Berroyer merveilleux en pilier de bar ! De très belles scènes parsèment l’histoire (celle des pigeons voyageurs par exemple) avec une belle photographie. Il y a aussi des moments fort drôles (la scène dans la salle des fêtes !).  

Le scénario n’apporte pas de grande surprise mais ce n’est pas l’essentiel.

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 07:13

Jimmy-P.--Psychotherapie-d-un-Indien-des-Plaines----Arnaud.jpgRéalisé par Arnaud Desplechin en 2013, avec Benicio Del Toro, Mathieu Amalric, Gina McKee, etc.

 

Jimmy Picard, indien de la tribu Blackfoot, a combattu en France pendant la seconde guerre mondiale ; depuis il souffre de troubles auditifs, de vertige, de maux de têtes aigus, de perte temporaire de la vision. L’hôpital de Topeka, au Kansas, l’accueille pour des examens poussés qui ne révèlent aucune lésion physiologique. Avant de poser un diagnostique définitif de schizophrénie, la direction fait appel à un ethnologue et psychanalyste, Georges Devereux. 

 

Lentement, un lien va se tisser entre les deux protagonistes, qui s’aventure bien au-delà du colloque singulier se nouant entre un médecin et son patient. Petit à petit l’indien va explorer son histoire et révéler les chemins tortueux par lesquels se promène son esprit. Georges, dans une démarche presque de miroir se livrera également, laissant apparaître une vie riche de ses propres doutes. Plus qu’une analyse faisant la part belle à la logorrhée, les jeux de silences, les hésitations, les non-dits peignent avec pudeur et retenue une sombre et belle histoire.

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La magistrale opposition entre les deux acteurs enchante le spectateur qui se délecte du taiseux Del Toro, tout en retenue (parole, gestes comme vêtements) et de l’extraverti Amalric formidablement campé dans l’époque. La mise en scène sobre, d’une efficace sobriété, s’efface au service des acteurs.

 

Un très joli film.

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 07:00

Jeune---Jolie---Francois-Ozon.jpgRéalisé par François Ozon en 2013 avec Marine Vacth, Géraldine Pailhas, Frédéric Pierrot, etc.

Isabelle passe des vacances en famille à la mer et elle est un sujet de choix pour son petit frère qui l’espionne, dévêtue, aux jumelles. A 17 ans, elle aspire à sa première relation sexuelle ; elle se déroule sur la plage sans qu’elle ressente de plaisir, indifférente à ce que le garçon lui fait.

Revenue à Paris, la jeune fille de bonne famille, s’adonne à la prostitution, prenant ses rendez-vous par Internet et rejoignant ses clients, plutôt mûrs d’ailleurs, dans leur hôtel. Longtemps elle parvient à cacher ses activités à ses parents, conservant sous ses vêtements les gains de ses passes. 

C’est peu de dire que le film se centre sur cette Isabelle ; comme une litanie, le réalisateur nous la montre avec les différents types de clients, sans manquer de mettre sa plastique en valeur. Certes, les multiples visages et attentes des hommes s’affichent sans complexes, mais ça finit quand même par être lassant. Son absence de plaisir dans une relation tarifée (comme les médias disent aujourd’hui) surprend évidemment peu mais le lien avec sa première expérience ratée laisse planer un doute sur la causalité. D’ailleurs son choix de librement vendre son corps et les sentiments qu’elle développe demeurent ouverts à l’interprétation du spectateur.

Ce film n’explique rien, il ne l’ambitionne pas; il offre une vision toute à la fois voyeuse et distante d’un phénomène de société. On y apprend qu’une passe d’une heure peut se monnayer entre 150 et 300 euros voire davantage – comparé au SMIC, cela laisse songeur. 

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 07:29

mud-jeff-nichols-sur-les-rives-du-mississipi.jpgRéalisé en 2012 par Jeff Nichols, avec Jeff Nichols Avec Matthew McConaughey, Tye Sheridan, Reese Witherspoon. Etc.

 

Dans une île sise dans les méandres du Mississipi, au cœur de l’Arkansas, deux adolescents, Ellis et Neckbone, découvrent un bateau qu’une inondation à laissé coincé dans les branches d’un arbre. Il veulent se l’approprier mais découvre rapidement que quelqu’un s’y est déjà réfugié. Mud, se fait-il appeler, la barbe blondie au soleil, un tatouage de serpent, une chemise avec un œil de loup cousu à l’intérieur pour éloigner les mauvais esprits et porter chance.

 

Mud inquiète autant qu’il fascine les deux garçons surtout quand il avoue avoir tué un homme qui maltraitait sa copine Juniper, puis fuir la police. Ellis et Neckbone sont débrouillards, comme dans les aventures de Tom Sawyer, le roman de Mark Twain. Ils s’élancent dans la vie, ils recherchent les découvertes et un sens à leurs jours ; ils trouvent avec Mud un réconfort que leur famille disloquée ne leur procure pas.

 

Le Mississipi coule, majestueux mais pas si tranquille, abritant sur ses berges des maisons-bateaux, de tôles et de bois où vivent à la dure des gens modestes, loin du confort moderne que procurent les villes. Les bayous rappellent inévitablement un autre film récent ; Beasts of southern wild / Les bêtes du Sud sauvage de Benh Zeitlin. Le même soin porté à la sélection d’acteurs, les mêmes gueules qu’on croirait immergées depuis leur enfance dans la moiteur de cette Amérique dite profonde, les mêmes incomparables accents sudistes avalant les syllabes, la même fougue et intelligence de la jeunesse.

 

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Un superbe moment de cinéma, dopé par une bande son forcément magnifique. Plus de deux heures mais malgré quelques longueurs le rythme demeure tendu, la nonchalance apparent du fleuve contrastant avec la montée d’une confrontation que l’on pense inévitable. Presque une aventure initiatique pour ces deux ados qui découvriront la dureté de la vie et son espoir.

 

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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 07:24

Les-gamins-anthony-marciano.jpgRéalisé en 2013 par Anthony Marciano, avec Alain Chabat, Max Boublil, Sandrine Kiberlain, Mélanie Bernier, etc.

 

Quand Lola décide de présenter Thomas, son fiancé, à ses parents, elle ne s’attend pas à trouver son père, Gilbert, affalé dans le canapé, en survêtement, s’ennuyant ferme. Elle ne s’attend pas non plus à ce que la dispute avec sa mère adepte d’actions humanitaire et de nourriture bio conduise plus de 30 ans de mariage à voler en éclats. Elle s’attend moins encore à ce que Gilbert, dans un retour à ses envies d’adolescents, incite Thomas à vivre ses rêves et à le suivre dans sa nouvelle vie insouciante ; batterie, fête, filles et chansons d’Iggy Pop.

 

La suite montrera combien tout lâcher pour revivre un passé nostalgique a un prix.

 

Aller voir une comédie française présente toujours un risque : on peut facilement tomber dans la franchouillardise sans intérêt ou dans la comédie intello-branchée dont certains raffolent à défaut de vraiment s’y amuser. Ce film ne tombe pas dans ces travers et se révèle divertissant, souvent amusant, parfois franchement drôle. J’aime tout particulièrement le discours de l’iranien !

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Un conseil cependant, fuyez la bande annonce, fermez les yeux, bouchez vous les oreilles. Elle dévoile beaucoup trop, comme malheureusement souvent, comme si finalement le seul objectif était de faire venir les spectateurs au film et pas que le film les surprenne, leur fasse vraiment plaisir. Honte à cette pratique (c’était le cas aussi dans le dernier OSS 117).

 

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 07:40

La-religieuse---Guillaume-Nicloux.jpgRéalisé en 2013 par Guillaume Nicloux, avec Pauline Etienne, Isabelle Huppert, Louise Bourgoin, etc.

 

A 15 ans, Suzanne entre au couvent pour faire plaisir à ses parents et échapper, sans doute, à un mariage trop rapide. Elle ne s’y plait pas, elle n’a pas la vocation. En ce dix-huitième siècle, la famille endettée pour les mariages des deux sœurs aînées, n’a pas les moyens d’une nouvelle noce et fait pression sur la jeune fille. Malgré les humiliations, Suzanne se bat pour rompre ses vœux et retrouver une place dans le monde profane.

 

Le film commence bien. La tension que subit l’adolescente dans ce couvent, où elle ne trouve de réconfort qu’auprès de la mère supérieure et d’une autre novice, sourd par toutes les images. Austère, la mise en scène rend parfaitement l’esprit en même temps de foi et de coercition qui s’exerce sur les religieuses. On apprécie les instants de ferveur et on se plait à redécouvrir une certaine réalité des pratiques d’enfermement que pratiquaient certains couvents ou monastère. La rebelle, les pensées personnelles hors du cadre rigoriste rythmé par les offices, doivent être anéanties, fut-ce au prix d’un harcèlement et de pénitences physiques et morales à l’opposé des valeurs prônées par le catholicisme.

 

Puis le film s’embourbe. On passe d’une mère supérieure sadique à une autre pratiquant une autre forme de harcèlement, sexuel celui-ci. Et là, sans nier que ces comportements devaient exister, on flirte avec le grotesque et le grand guignol. Comment transformer ce qui pouvait être un hymne à la liberté, une ode à la tolérance, une réflexion sur les pratiques religieuses en une caricature.

 

Alors, bien sûr, on pourra y voir une charge violente contre tous les extrémismes (les voiles des religieuses ne laissant apparaître que l’ovale de leur visage n’est sans doute pas sans rappeler d’autres voiles qui font régulièrement la une des polémiques) et un appel à la résistance contre toute forme d’enfermement et de coercition physique ou morale. Mais cela aurait tout aussi bien pu résulter d’un bon film, non ?

 

Heureusement que Pauline Etienne incarne merveilleusement cette adolescente (elle est très crédible) ; elle sauve un peu ce film, ce que d’autres actrices ne parviennent pas à faire.

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 08:00

Queen-of-Montreuil---Solveig-Anspach.jpgRéalisé en 2013 par Solveig Anspach, avec Florence Loiret-Caille, Didda Jonsdottir, Úlfur Ægisson, etc.

 

Agathe, revient du Vietnam avec une urne funéraire contenant les cendres de son mari décédé, et rencontre aux douanes de l’aéroport une islandaise et son fils, bloqués à Paris à cause de la faillite de leur compagnie aérienne. La jeune femme leur offre l’hospitalité.

 

Se noue alors une improbable relation autour d’un phoque oublié dans un zoo (il me semble d’ailleurs que c’est plutôt une otarie), une robe rose bonbon, une grue et son grutier, de voisins collant et de webcams jamaïcaines. Présenté ainsi, c’est sûr, ça fait un peu foutraque ; mais c’est bien le problème de ce film.

 

Les situations amusantes ou surprenantes se succèdent, les thèmes aussi (le deuil, la famille, les rencontres, etc.) laissant une impression pas désagréable certes, mais d’inachevé. Dommage que la créativité de la réalisatrice ne soit pas davantage cadrée dans un scénario qui donnerait plus de visibilité au talent dont elle ne semble pas manquer.

 

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 07:55

Au bout du conte – Agnès JaouiRéalisé en 2013 par Agnès Jaoui, avec Agnès Jaoui, Jean-Pierre Bacri, Agathe Bonitzer, etc.

Une jeune fille croit au destin et au grand amour qu’il va lui apporter ; une comédienne vieillissante croît qu’un rôle va se présenter. Un jeune compositeur croit en la force de sa musique et dans les amis qui l’interprètent. Un critique croit en la liberté et en l’absence d’engagement. Un moniteur d’auto école affirme ne croire en rien, pas même en la date de sa mort annoncée par une voyante il y a bien longtemps et qui se rapproche. Une adolescente se met à croire en Dieu.

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Cette comédie oscille entre le drame et les formules pleines d’un humour d’autant plus jubilatoire qu’il emprunte souvent au second degré. Bacri fait du Bacri de façon assumée, aboutie; il excelle dans ce personnage bougon, râleur, misanthrope, qui n’aime pas les enfants, leur bruit et leur désordre et qui garde une distance avec son propre fils. Les références aux contes (d’où le titre) parsème le film, le petit chaperon rouge, la belle au bois dormant, par exemple, mais gare aux impressions aussi vite rassemblées que déjouées. Les images peuvent vite se brouiller.

Les milieux sociaux se croisent, les professions, les âges ; chaque acteur trouve parfaitement sa place dans le ballet des amours infidèles qui ne finissent pas toujours bien.

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 08:01

Mobius---Eric-Rochant.jpgRéalisé en 2013 par Eric Rochant, avec Jean Dujardin, Cécile de France, Tim Roth, etc.

 

Difficile de parler d’un film d’espionnage sans en livrer de clefs qui gâcheraient le plaisir de la découverte. Je resterai donc succinct. Alice, une experte des produits financiers pointus, est recruté par les services secrets russes, pour atteindre un homme d’affaire puissant. Grégory Lioubov, en charge de la mission, enfreint les protocoles et s’approche d’Alice pour mieux la surveiller.

 

Comme tout bon scénario du genre, les rebondissements et les retournements de situations sont nombreux et le spectateur demeurera attentif pour ne pas en perdre le fil. Le suspends fonctionne relativement bien et le film est assez prenant grâce à un bon Jean Dujardin et malgré une Cécile de France qui ne m’a pas enthousiasmé dans son incarnation d’une analyste financière hors pair ; trop à l’aise, trop facile, trop … tout.

 

Quel dommage cependant que cette fin ridicule, sans doute imposée pour offrir une carrière internationale au film ! Quel dommage aussi que les acteurs se doublent parfois eux même, le film ayant dû pour partie être tourné en anglais, là encore pour une exploitation plus facile à l’étranger ? Dans ce cas il devrait être diffusé en V.O. cela permettrait de boycotter les doublages.

 

 

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