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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 14:13

Après une délectable lecture du premier tome, je me suis attaqué au deuxième. Encore un joli pavé ! Ce tome 2 a été publié en 1615, soit dix ans après le premier.

On y retrouve les ingrédients savoureux du premier : un anti-héros mythomane qui défend encore et toujours les vertus de la Chevalerie Errante avec son écuyer Sancho Panza. Don Quichotte y devient le Chevaler aux Lions, y rencontre aussi le Chevalier au miroir qui tentera vainement de la défaire ainsi que le Chevalier de la Blanche Lune, la Princesse Trifaldi, découvre la caverne de Montesinos. Sancho y gouverne enfin un pseudo archipel donné par le Duc et la Duchesse.

Les histoires s’enchaînent et la naïveté de Don Quichotte émeut plus qu’elle ne prête à rire et jusqu’à la fin il reste fidèle à son honneur et à sa dame, la fameuse Dulcinée du Toboso.

Ce classique de la littérature espagnole mérite plus que de nombreux romans contemporains d’enchanter quelques soirées.

Voir aussi Don Quichotte de la Manche: Tome 1 – Miguel de Cervantes

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14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 15:47
Ce désir ne suppose ni moyens technologiques d'enregistrement ni de décorporation. Son asburdité provient de cette mise en exergue de deux verbes et un pronom apparement contradictoires. Un oxymore me dirait un autre bloggueur (voir le blog de Leplec); je ne sais si ce désir répond complètement à cette définition, mais il en a l'intention.

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Désirs Théicoles : Poésie et loufoquerie autour d’une tasse de thé

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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 08:55
Je fais l'éloge de la paresse, de ces moments où en pleine conscience on ne fait rien. Qu'il est bon d'accepter de s'ennuyer!

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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 08:50
Dans le Massif Central, la burle est un vent venu du nord, souvent chargé de fraicheur voire de froidure. Au mont Gerbier de Jonc, là où la Loire prend sa source, ce vent enveloppe le promeneur et lui permet de se réjouir par avance de la chaleur de la maison ou du bistrot.

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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 08:50

Ma peau encore se souvient de cette ville dans l’étouffante moiteur des soirées aoutiennes. Aucun voile n’avait obscurcit le soleil depuis plus de quinze jours et les plantes racornissaient malgré les arrosages. Allongé nu sur les draps déjà humides je laissais la sueur suinter, conscient que le moindre mouvement pouvait réveiller ma compagne ; elle ne semblait pas souffrir et resplendissait dans la pâleur que distillait la fenêtre entrouverte.

 

La chaleur oppressante engageait mon esprit dans une bataille perdue d’avance entre la raison et le désespoir. Je pensais à ces heures diurnes s’écoulant dans la fadeur d’un travail dont je peinais à découvrir le sens et qui semblait s’entretenir pour l’unique besoin de sa survie. Utile ma vie ? A qui ? Je cherchais en vain ces petits signes, témoignages épars du bruit que mon absence provoquerait, des sentiments que ma disparition ferait poindre. 03:24. La nuit, habitée par le doute, berceau des idées sombres et de la tristesse. 05:48. La nuit donne corps aux angoisses.

 

La douce lumière de l’aube eût raison des derniers fils qui retenaient ma bien-aimée au royaume du sommeil. Elle pandicula comme un petit chat et je m’assis vivement sur le lit. Alors que je racontai les affres de ma nuit, le ton geignard prît bientôt les accents d’un chant désespéré. Partons implorai-je, partons loin d’ici ; partons retrouver la légèreté et la couleur. Quittons la futilité de cette existence, fuyons en ne laissant d’adresse qu’à quelques proches, vivons !

 

Dans ces montagnes de Darjeeling, nous goûtons désormais la fraicheur et la vivacité de l’air matinal, quand la brume nimbe encore les collines. Nos années de plomb pèsent toujours cependant que nous parcourons les jardins de thé, ondulant sous les doigts de cueilleuses agiles. Elles semblent bien se moquer des angoisses existentielles ; elles évoluent dans l’instant, confiantes dans la possibilité d’un meilleur lors d’une nouvelle réincarnation, transparentes comme l’eau de la mousson.

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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 16:30

Je remonte le temps. C’est en 1994 qu’Amélie Nothomb publia Les combustibles. Il s’agit d’une pièce de théâtre avec 3 personnages : Le professeur, Daniel et Marina . C’est peu de dire que le texte est court mais Amélie Nothomb y démontre sa parfaite maîtrise du dialogue que l’on retrouvera dans ses autres livres.

Le thème principal revisite la banale question mille fois posée «Quel livre emporteriez-vous sur une île déserte». Sauf qu’ici, la scène se déroule en des temps troublés où l’approvisionnement manque ; pour se chauffer les personnages en sont réduits à brûler les livres de la bibliothèque bien fournie du professeur de littérature.

Sous des dehors de badinage, Les combustibles explore les sentiments des personnages qui se retrouvent face à leurs passions et à leurs vérités. Qu’est ce qui compte le plus : se chauffer ou s’instruire?

La fin est à mon goût bâclée, mais j’y retrouve là une quasi constance d’Amélie Nothomb.

Comme le dit Marina, un des personnage: "L'enfer, c'est le froid". Alors, rentrons déguster ce livre agréable et divertissant. Je laisserai de côté les quelques réflexions se voulant plus profondes sur la Littérature ; elles ne m’ont pas dégelé.

 Voir aussi :
Le fait du prince - Amélie Nothomb
Attentat – Amélie Nothomb
Acide sulfurique – Amélie Nothomb

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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 16:37
Les chakras constituent des points d'énergies du corps, issus de la tradition hindouiste. Les années 60  les ont popularisés et il est de bon ton dans certaines pratiques d'essayer d'ouvrir ses chakras. Dans ce désir, je me contente de souhaiter les garder à moitié fermés, comme un clin d'oeil!

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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 21:40

L’indécision a troublé mon sommeil et, à en croire le miroir, Morphée n’avait pas eu le bonheur de m’étouffer dans ses bras.

 

La matinée ne m’apporte guère de réconfort et si je ne touche qu’à peine au repas qu’une charmante soubrette sert dans ma chambre, je frôle l’ivresse en honorant plus que de raison une bouteille de nectar piémontais idéalement fraîche.

 

Face à l’armoire, je demeure sans volonté : quel déguisement arborerai-je le soir même à la réception donnée par le Doge en l’honneur du Vice-roi ? Me cacherai-je derrière un costume d’Arlequin ou d’Harpagon ? Revêtirai-je la cape noire des serviteurs du Pontife, laissant l’anneau apparent pour mieux terroriser les pécheurs dont la salle de bal sera remplie ? Arborerai-je pour tout habit un simple étui pénien et un carquois muni de quelques flèches à trois plumes d’empenne et à la pointe curarisée ? Tiendrai-je à hauteur de mes yeux un loup rehaussé de fine dentelle dont les pierres rappelleraient avec élégance la brillance de ma robe d’organza ?

 

Je contemple le pont du Rialto depuis les vantaux de ma chambre luxueuse. Ma femme va bientôt revenir de sa visite au palais; se réjouissant de cette soirée dont elle rêve depuis si longtemps de me faire présent. Elle va me raconter la beauté des tentures, la perfection des voûtes, la symétrie des parquets, la douceur des robes et le poli des colonnes de marbre.  Non, elle ne décrira sans doute rien, sachant combien chaque image me renverrait à mon visage défiguré ; elle évoquera tout au plus par délicatesse les craquellements des tableaux, les aspérités d’un dallage, les gravures au couteau laissées par de jeunes amoureux sur du mobilier précieux.

 

Peut-être pourrais-je alors me travestir en grand brûlé, de la gaze sur le visage, des tuyaux dans le nez et un cathéter dans la veine de ma main droite ; Finalement, qui imaginerait que je ne serais pas déguisé ?

 

Voir Venise et mourir dit la sagesse populaire ; Il est grand temps que lui donne raison.

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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 08:55

Je peine à contenir la fougue de l’équipage. Cinq mois de mer sans toucher terre, à affronter les tempêtes et le froid, à poursuivre de trop rares galions marchands, à réprimer les soubresauts des humeurs dans lesquels j’ai depuis longtemps appris à déceler les prémices d’une mutinerie : je la comprends.

 

Avant-hier, quand le feu précédant le crépuscule embrasait la poupe, la vigie, du haut de sa hune de misaine, annonça enfin que nous abordions une côte. Impossible de dire si nous pourrions accoster et si l’endroit serait hospitalier ; je décidai toutefois de mettre en perce les deux tonneaux jalousement conservés et tous les hommes, y compris notre intercesseur auprès du Très-Haut, s’adonnèrent à des libations dont l’ampleur résonna jusqu’au petit matin.

 

Nous avons fait le tour de ce qui s’est révélé être une île, sans y apercevoir de trace de vie et Monsieur de Grignant m’assure qu’elle mesure quelques 40 lieues de pourtour.

 

A côté du géographe et de l’homme de Dieu ont embarqué, dans le canot, Jean-François de Souprée le botaniste et Paul de Ravinon, mon maître d’armes, ainsi que deux de ses hommes, qui nous seront fort utiles en cas de rencontre peu civile. La colline au sud-est de l’île et qui en semble le point le plus élevé constitue le but de cette première incursion. La courte grève tapissée d’algues étouffe nos pas et je manque de m’y affaler lorsque j’en prends possession au nom de notre bon Roi.

 

Les hommes armés progressent avec lenteur dans une végétation oppressante. Je les sens attentifs aux signes qui témoigneraient d’un gisement d’or et de pierres précieuses et qui signifieraient la fin du voyage. Au sommet de la colline, une trouée engage le regard à contempler la quasi-totalité du territoire, d’un vert profond et sans clairière visible.

 

Alors que chacun fait honneur à sa spécialité, qui priant, qui dessinant, qui herborisant ou dormant, je crois apercevoir une légère fumée au nord-est. Je m’élance, sans un mot pour mes hommes médusés, sans une pensée pour les branches qui flagellent mon corps. Vendredi, je t’ai enfin retrouvé !

 

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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 16:30

Non contents de porter la responsabilité de la crise actuelle, les banquiers nous narguent avec une recrudescence de publicité pour attirer notre argent.

L’état, donc nous les contribuables, prêtons ou garantissons des sommes considérables aux établissements financiers. Il me semble que la simple courtoisie ou la marque d’une bonne éducation les conduirait à nous remercier avec sincérité; un ou deux slogans bien trouvés auraient suffit pour exprimer leur gratitude.

Au lieu de cela, les banques dépensent l’argent prêté en des campagnes de pubs aussi dispendieuses qu’indécentes; elles jouent pitoyablement avec la corde sensible de la sécurité des placements pour toucher ceux qui n’ont déjà plus beaucoup pour vivre.

Alors je suis fatigué d’écouter ces slogans mielleux! Merci Cerise de nous lâcher la grappe ! Que les banques qui ne sont pas populaires sans raisons en trouvent pour nous aider ! Qu’elles remettent l’imagination dans le bon sens, près de chez nous.

Je suis exaspéré que l’on me demande si je suis heureux parce qu’une banquette (*) me fait un cadeau de quelques dizaine d’euros en me chantant des chansons débilitantes. Que l’on trouve enfin non pas une banque à qui parler mais des êtres humains avec qui s’entendre !

Ras la casquette, sur laquelle il n’y a pas marqué la poste ni d'ailleurs aucun autre qualificatif indiquant ma proximité avec des volatiles urbains, de ces publicités indécentes !

 L’usure nous guette messieurs les Banquiers !

(*) La banquette est une petite banque, petite par la mentalité et sur laquelle on aimerait bien s’asseoir !

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