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Langage Stéphanois

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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 08:30

L’originalité de ce recueil de nouvelles écrit par l’auteur stéphanois Paul Fournel en 1978 (la littérature, n’en déplaise à la grand messe de la rentrée littéraire peut s’inscrire dans le temps !)  tient dans ses héroïnes.


Madeleine, Thérèse, Maline, Sophie, Adeline, Magali et quelques autres habitent les 19 nouvelles.  Il y a Maline, qui affirme que les morts gardent pour l’éternité leur posture de décès et elle ne veut plus jouer à 1, 2, soleil, ou prononcer les O qui laissent la bouche en cul-de-poule. Il y a celle qui se voit imposer un régime sévère et qui regardent ses copines manger ; il y a celle qui s’arrache l’amitié d’une copine en lui faisant vivre l’histoire qu’elle raconte.


Les petites filles respirent le même air que nous
alterne le tendre, le cruel et le poétique ; mais finalement, ces petites filles sont-elles si différentes des femmes plus âgées ? A bien y regarder, les histoires que Paul Fournel nous narre mettent en scène bien des thèmes plus adultes.

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 08:39

Le dictionnaire Gaga est désormais disponible pour la lettre D: de Débeloise à Dedzeu le langage stéphanois vous ouvre une nouvelle fois ses richesses. 


La langue est vivante. Ce dictionnaire est le fruit de ma mémoire. Vos commentaires et vos propositions d'autres mots sont les bienvenus.
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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 09:06

Réalisé en 2009 par Jacques Audiard avec Tahar Rahim, Niels Arestrup, Adel Bencherif.

2h35 de projection auxquelles s’ajoutent les pubs et les bandes annonces que ce cinéma diffuse pour allécher le chaland et lui permettre de déguster sa dose de pop corn : le film a intérêt d’être bien ! Les bonnes critiques le précèdent, même celle de Télérama, mais il arrive qu’elles encensent des longs métrages qui, au mieux m’indifférent au pire m’ennuient.

Cette fois je joins ma voix au concert des louanges, même si le film aurait gagné à être raccourci pour favoriser le dynamisme et le rythme.


Malik El Djebena rejoint la prison pour y purger une peine de 6 années. A son arrivée, un groupe de détenus corses le prennent sous leur coupe et l’instrumentent.

 

Le film joue sur de nombreux registres de violence ; celle physique d’abord, mais également la violence psychologique que subissent Malik et les autres détenus. Cette violence de l’univers carcéral reproduit en un petit espace clos les ségrégations, les clans, le mépris et le racisme de la société ordinaire. Les conditions de vie mêlent l’abjecte décrépitude des lieux et une étonnante nonchalance dans des moments où l’on va prendre le café chez les uns ou les autres.


Si quelqu’un en doutait encore, ce film témoigne que la prison favorise la montée en délinquance, la constitution de réseaux de malfrats, la récidive et l’anéantissement de l’individu. Les quelques aides à la réinsertion (Malik y apprend à lire et à écrire) s’effacent, par un saisissant contrepoint, devant le trouble jeu des matons.


Tout au long des 2h30 de ce film coup-de-poing, on se prend à se demander si la politique ne s’enorgueillirait pas de faire des prisons un lieu de vie décent et digne ; un lieu où le détenu, payant le juste prix de sa faute, y trouverait aussi les moyens de s’amender et de ne pas récidiver. Que gagne vraiment la société aux prisons actuelles ?


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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 08:10

Allongé dans le blé encore vert, je pense à la colère du paysan qui trouvera, demain, une longue trace de tiges écrasées menant au cœur de son champ.

 

Imaginer ses exclamations excédées et ses récriminations contre la jeunesse sauvageonne et irrespectueuse du travail m’enchante.

 

Peut-on goûter moment de plaisir plus intense que l’abandon de soi au cœur d’une nature domestiquée ? L’agriculteur maugréant pourrait-il comprendre l’acte libérateur et artistique que j'ai commis?

 

Ravi de l’éphémère bonheur que je viens de connaître, je marque ma sortie du champ d’une nouvelle longue et sinueuse trace. Je sifflote, détendu, un petit air joyeux que les pinsons, apercevant du ciel, le dessin que je laisse dans le blé, reprennent avec force et semble-t-il avec gratitude.

Voir l'origine des désirs théicoles sur Désirs Théicoles : Poésie et loufoquerie autour d’une tasse de thé


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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 09:19

Ce premier roman de Patrick Leplec navigue entre la politique fiction et l’essai politique.


Nous sommes à l’automne 2011. Stéphane Barenczi, président de la République Française, voit s’approcher le terme de son premier quinquennat. Chaque jour, en se rasant, l’obsession de sa propre grandeur le taraude. Sa réélection laisse peu de doute tant il a réduit à néant l’opposition politique et a mis sous l’éteignoir les protestations sociales et humanistes. La trace qu’il laissera en France et dans le monde l’obsède bien davantage ; il veut que son nom emplisse les livres d’histoires. Rien ni personne ne m’arrêtera met en scène la stratégie du Président pour atteindre cet objectif.


Le lecteur attentif de cet article n’aura p as manqué de remarquer la proximité sonore entre Barenczi et le patronyme de notre actuel président. Il aura noté que 2011 constituera aussi la fin de son quinquennat. La clef du roman apparaît comme une évidence et l’ombre de Nicolas Sarkozy ne disparaîtra plus.


Je trouve que la saveur de ce livre tient pour beaucoup en ce qu’il a été terminé au printemps 2006, soit un an avant l’élection du locataire actuel de l’Elysée. Or, il m’a semblé voir défiler une part de l’histoire de ces 18 derniers mois. La prescience de l’auteur confine au miracle : j’hésite à faire de Patrick Leplec un de ces fameux auteurs de story telling qui mettent en scène la vie du Président Sarkozy ou à les soupçonner de s’être inspirés de ce roman.


L’auteur avait imaginé, par exemple, le divorce de Barenczi après son élection et son union avec une artiste. Il avait anticipé l’utilisation des faits divers pour créer des lois surfant sur l’émotion. Il avait prévu les ruines du parti socialiste et la guerre des chefs. La réflexion politique nous entraîne aussi sur le rôle de la presse, sur la réforme du contrat de travail et sur l’accroissement des pouvoirs du gouvernement.


Je considère toutefois que le cœur du roman s’articule autour de la manipulation de l’opinion : créer un fait de toutes pièces afin de légitimer les actions qui en découleront. Ce thème a fait l’objet de nombreuses publications : l’exemple type en est l’action du Président Roosevelt soupçonné d’avoir sciemment laissé se produire l’attaque japonaise sur Pearl Harbour pour influencer une opinion qui était alors majoritairement contre l’entrée en guerre des Etats Unis. Dans le même ordre d’idée, on pourrait se demander si la police ne laissait pas parfois volontairement les banlieues s’enflammer pour justifier les lois répressives.


Côté scénario, Patrick Leplec ne fouille pas la psychologie de ses personnages; les caractères sont taillés dans le marbre. Les méchants ne bénéficient d’aucune once d’humanité et les bons, de gauche cela va sans dire, reçoivent les quelques rais de lumière de ce monde de 2011. La manipulation centrale semble abracadabrantesque. L’auteur n’évite pas, non plus, la traditionnelle scène de sexe (somme toute assez facile, elle ne restera pas dans les annales), comme s’il imaginait déjà l’effet qu’elle produirait dans une bande annonce. Tant qu’à hésiter entre l’essai et le roman, ce livre aurait gagné à une meilleure fluidité entre le romanesque et les réflexions politiques.


Patrick Leplec écrit avec clarté et sans affectation ; son roman se lit facilement et, au-delà de la gourmandise liée aux fulgurantes anticipations de l’auteur, il incite le lecteur à la réflexion sur des thèmes profonds qui agitent et parfois sapent notre société. Je vous recommande la dégustation de Rien ni personne ne m’arrêtera ! Voir le blog de l'auteur.


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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 08:37

L’après-midi tire à sa fin. La richesse du musée du Prado me laisse sans réaction. Que m’importe la renommée des centaines de tableaux exposés aux regards bovins d’une foule de touristes qui auront fait le Prado comme ils ont fait l’Espagne ou le Pérou. Peu me chaut que les œuvres de Véronèse, Vélasquez et Goya y trouvent un somptueux écrin ; j’ai l’impression d’évoluer dans une chambre froide plutôt que dans un atelier de peintre.


Bientôt, ma compagne se lassera aussi. Mon pas traînant et mon allure désabusée pèseront sur ses contemplations mutiques. Dans la chaleur moite qui enveloppera Madrid, nous quitterons ce témoignage de l’histoire et, via la Puerta del Sol, nous rejoindrons le cœur de la cité.


Notre déambulation nous conduira dans une vieille bodega et nous y boirons un vin capiteux qui nous montera à la tête. Nous danserons, nous nous éveillerons dans les yeux des habitués et loin des toiles figées, nous vivrons.


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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 08:18

Alain Damasio est un auteur rare. Il écrit parce qu’il a quelque chose à dire.


La zone du dehors aborde avec force le thème des sociétés ou le contrôle de la population est omniprésent. Cappt enseigne la philosophie sur Cerclon, univers créé sur une lune de Saturne par des humains ayant fui la terre soumise à des guerres sans fin. Circlon, tracée au compas, se base sur une structure fortement hiérarchisée où chacun des 7 millions d’individu est annuellement évaluée sur plusieurs centaines de critères par les ordinateurs et ses pairs. Le rang assigné par le Clastre, ce système d’évaluation, se concrétise par un nom de A (le plus haut classé) à Gzaac (ou quelque chose comme ça pour le dernier). Le nom de chacun change donc en fonction de son rang


Cappt mène une rébellion contre ce système avec Boule de Chat (Bdcht), Kamio, Blusq, Brihx ou Slift. Il conduit une Volte qui doit aboutir à une Volution. Il ne cherche pas à détruire le pouvoir en place pour le remplacer par un nouveau qui finira par imposer ses nouvelles lois, mais à donner à chacun le pouvoir de rêver, de parler, d’être libre.


Il y a du 1984 de George Orwell dans ce livre dont l’action se situe (en clin d’oeil ?) en 2084 ; la surveillance est constante jusqu’à faire croire que le peuple la désire volontairement. Il y a du Truman Show dans la capacité à transformer la vie en un gigantesque jeu de rôle. On y trouve aussi les prémices de la télé réalité qui s’amoncelle sur nos écrans comme un tas d’ordure avec ce système écoeurant qui transforme l’être humain en juge de son semblable et qui érige le classement en finalité.


Mais il y a surtout une critique directe et anticipative de notre société et de son évolution. Nous sommes tracés quasiment partout, par nos moyens de paiement, par nos téléphones portables, par internet. L’humain déserte au profit de la machine avec le profit érigé en valeur suprême (les caisses de supermarché seront bientôt vides, les bornes automatiques remplacent les guichets) tant il faut que la consommation soit sans entraves. La publicité nous cible individuellement et avec précision. Les systèmes de contrôle pullulent, sans faire diminuer l’insécurité mais en la prenant comme prétexte. Ces contrôles vont de pair naturellement avec l’exclusion pour tous ceux qui ne s’y peuvent conformer


Alors il ne reste qu’une solution à ceux que la liberté habite encore ; se rebeller ; se révolter ; résister ; informer ; et toujours garder l’esprit en alerte pour décrypter les décisions que les gouvernements font au nom du peuple mais souvent pas pour lui. 

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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 08:43

Le dictionnaire Gaga est désormais disponible pour la lettre C: de Carcameler à Coufle en passant par Coissou le langage stéphanois vous ouvre une nouvelle fois ses richesses. 

Visitez ici la page du dictionnaire du parler Gaga!

La langue est vivante. Ce dictionnaire est le fruit de ma mémoire. Vos commentaires et vos propositions d'autres mots sont les bienvenus.
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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 08:23

Le fleuve, grossi par les pluies de la montagne, emporte les rondins dans une eau boueuse.

 

Dans la chaleur de cette fin de journée, la chemise colle à ma peau. Machinalement, je jette les fèves de café sur le fer chauffé. Je vais passer la nuit à surveiller le brunissement des grains et lorsque l’odeur me paraîtra agréable, je stopperai la torréfaction et dans le jour à peine naissant, je dégusterai un bon thé vert.

 

Je déteste le café.


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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 08:39

Voici une nouvelle charade à tiroir dans l'univers de la musique!

Mon premier est

Mon deuxième dit

Mon troisième rit

Mon tout vibre

Vous pouvez poster vos propositions de réponses dans les commentaires. Pour ceux qui cherchent, attention, les commentaires peuvent contenir la réponse!

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