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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 08:33
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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 08:33

Francois-Weyergans-je-suis-ecrivain.jpgLe livre neuf me fit de la page, comme une jolie fille peut vous faire de l’œil. Je succombai. Le cœur tremblant, les mains moites je pris le livre … mais non je plaisante, ce n’est qu’un livre ! Je feuilletai rapidement pour me faire une idée de la mise en page ; elle me plût. Le premier chapitre portait un joli titre, Se mastiquer le mastodonte, et les premiers phrases me séduirent. Et hop, François Weyergans, je te lirai.

 

La vérité m’oblige à concéder qu’après le premier chapitre que j’ai beaucoup aimé, j’ai ensuite peiné à trouver un quelconque intérêt au texte. Je m’apprêtai à faire fi de mes habitudes et à exercer un de mes droits imprescriptibles (voir ici) lorsque le livre me reconquit.

 

Le thème pourrait sembler éculé et bien dans la lignée d’une certaine littérature française qui aime à se regarder le nombril. L’auteur narre quelques strates de la vie d’un écrivain et de son personnage : L’auteur (écrivain donc) écrit sur un écrivain qui écrit sur un écrivain … avec parfois une voix off qui parle à l’écrivain … mise en miroirs.

 

J’ai fini par apprécier ces deux niveaux de lectures et surtout ce que vit Marc Strauss, le personnage de l’écrivain. Les parties qui se déroulent au Japon séduisent particulièrement. On saura peu de la vie de l’ornithorynque, moins encore de celle du potamochère mais on en apprendra sur le pays d’Ikku.

  
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Published by Tioufout - dans Livres
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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 08:19

Longtemps je me suis levé tôt, persuadé que la fortune me sourirait. J’entreprenais les aventures les plus audacieuses afin de forcer le destin et de m’attirer les grâces divines ; Cependant, mon cœur seul se bonifiait en proportion des difficultés d’argent que je rencontrais, car de fortune, je n’en connus point.

 

Je devins, pour les autres, un homme sage, offrant l’apparent détachement des biens matériels, éduquant mes nombreux enfants dans le saint contentement du dénuement. Je demeurais malgré tout, au fond de moi, convaincu que le ciel m’aiderait si je m’aidais moi-même. Alors, fort de cette maxime, je dérobai le bien de mes contemporains, je chapardai dans les échoppes, je subtilisai les offrandes des pèlerins. Larcins de peu d’envergure, les efforts que je dépensais à m’enrichir immoralement, m’empêchaient d’entreprendre un commerce honorable et de faire tourner la roue de la fortune.

 

Le ciel ne m’aida pourtant pas. Je demeurais pauvre, inexorablement pauvre. L’abondance de biens ne me nuisait pas et l’odeur de l’argent ne dérangeait en rien mon nez plus habitué aux effluves du petit ruisseau qui charriait les eaux usées de la tannerie qu’au souffle pur du vent balayant les grandes rivières.

 

Je me sens vieux maintenant et quand je contemple ma vie, j’y vois une souffrance permanente, une jalousie constante des puissants, une aspiration maladive à posséder et à amasser. A courir après la fortune je m’y suis essoufflé et je ne laisserai à mes proches que le souvenir d’un éternel insatisfait qu’ils moqueront.

 

A votre bon cœur messieurs dames.


Voir l'origine des désirs théicoles sur Désirs Théicoles : Poésie et loufoquerie autour d’une tasse de thé

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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 08:30

avartar james cameronRéalisé par James Cameron en 2009 avec Sam Worthington, Zoe Saldana, Sigourney Weaver.

 

Pas de suspens : j’ai adoré ce film. Les images en 3D m’ont fasciné et l’étrange onirisme de cette planète m’a habité pendant plusieurs jours. Je n’ai ressenti aucun ennui pendant les presque trois heures de projection, à part, peut-être, la conséquence d’une légère douleur aux cervicales et des mouvements sur le siège plus fréquents pour éviter l’ankylose. La flore de Pandora ressemblent (est-ce accentué par la couleur bleue des habitants ?) à un monde sous-marin avec ses méduses volantes et ses végétaux phosphorescents. La faune emprunte aux dinosaures et au monde de l’héroic fantasy certaines idées. 

 

Le scénario malheureusement est mince comme une ficelle de string. Une compagnie minière, assistée de militaires, exploite un minerai de grande valeur sur Pandora, une planète peuplée d’humanoïdes bleutés et à l’irrespirable atmosphère. Des scientifiques tentent de mieux connaître ce peuple et apprennent même l’anglais à certains habitants. Ils peuvent aussi rentrer en contact avec eux, idée centrale du film, grâce aux avatars, corps issus d’un mélange d’ADN humain et d’ADN humanoïdes et incarnés / contrôlés à distance.  Mais la logique financière conduit la société minière à vouloir détruire les sites les plus sacrés de ce peuple.

 

Ce film à vocation internationale vise bien le plus petit commun dénominateur des peuples terriens pouvant se payer une place de cinéma. Il suffit de remplacer Pandora par l’Amazonie, les humanoïdes bleus par des indiens et le scénario semble alors bien simpliste. Les méchants sont odieux à souhait (l’archétype du militaire borné ne saurait trouver meilleure incarnation). Les gentils se battent pour défendre leur culture, leur civilisation. Parmi les méchants se trouvent quelques êtres intelligents prenant fait et cause pour le peuple opprimé. Tout est bien qui finit bien (ouf !) et les hommes bleus triompheront.

 

Cette civilisation est malheureusement bien trop proche de la notre ; elle permet certes de s’y identifier, mais elle limite aussi le champ imaginaire et la portée universelle du message. Humanoïdes et mammifères : passe encore ; les pleurs, les clans s’unissant face à l’ennemi, les chamanes, les chants extatiques autour du feu, les armes, la pudeur qui leur fait cacher poitrine et entrejambe … c’est un peu trop.

 

Et puis finalement, que nous montre ce film ? Un peuple (une race ?) qui s’unit pour combattre un ennemi et qui finit par le renvoyer chez lui (il reviendra mieux armé plus tard pour exterminer les humanoïdes). Sous le thème bien-pensant de l’écologie et du respect de l’autre, ce film suggère finalement que la guerre, le combat et l’exclusion sont peut-être les seules valeurs universelles, les seules à même de garantir la sécurité et le mode de vie. Bizarre non ?

 

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Published by Tioufout - dans Cinema
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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 08:30

Le dictionnaire Gaga est désormais disponible pour la lettre H.


Quelques mots ont aussi été ajoutés à partir de vos commentaires sur les autres lettres; il en reste encore à prendre en compte.



La langue est vivante. Ce dictionnaire est le fruit de ma mémoire. Vos commentaires et vos propositions d'autres mots sont les bienvenus.

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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 08:15

Les-deferlantes-claudie-gallay.gifLa côte maritime sauvage près de la Hague.

 

L’héroïne y a élu domicile pour compter les oiseaux et tenter de comprendre les modifications observées dans les migrations. Elle loue un petit appartement dans une maison isolée, proche de la mer, la Griffue. Raphael, un sculpteur, et Morgane, sa jeune sœur, vivent dans la Griffue et se témoignent d’une tendresse parfois exagérée.

 

Il y a aussi Théo,  Lili et la Mère ; il y a la vieille Nan ; personnages minés par un secret qui pèse sur le roman comme le ciel bas pèse sur ces côtes Normandes. Et ce ne sont pas les quelques références à Jacques Prévert, qui aurait fréquenté ces lieux, qui allège le climat. L’histoire progresse avec maîtrise ; le suspens ne s’évanouit jamais mais ne met pas, non plus, le lecteur à l’agonie.

 

Claudie Gallay dépeint avec justesse l’atmosphère lourde et pesante, le vent qui fait claquer les volets et courbe l’herbe de la lande, la pluie s’abattant en rafale sur les vitres du bistrot, les bruits de la mer. On s’imagine, perdu dans des paysages désertiques, luttant contre les éléments, mesurant la taille d’un oiseau, appréciant le vol d’un autre.

 

L’auteur insuffle vie et épaisseur aux protagonistes par petites touches, en pointilliste exigeante. Le tableau prend forme lentement et les certitudes vacillent parfois. Les histoires de l’héroïne (pourquoi s’est-elle exilée à l’extrême bout de la terre) répondent en écho aux histoires du village, selon une partition bien écrite. Le lecteur que je suis s’est senti immergé dans cette histoire.

 

Pourquoi faut-il alors qu’elle se complaise dans une fin niaiseuse ? A-t-elle vu tout le parti qu’elle en pourrait tirer dans un scénario de film ? Cela m’a, en tout cas, laissé une mauvaise finale en tête, comme un bon vin qui se termine par une note amère.

  
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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 08:29
Et dire qu'il suffirait que les hommes ne travaillent plus pour que le chomage disparaisse!
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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 08:30

A peine débarqué du 747 flambant neuf, je rencontrai la responsable de l’organisation médicale locale qui me conduisit immédiatement au dispensaire. La piste, ridée comme la peau d’un rhinocéros, secouait le tacot sale et brinquebalant et agressait mes muscles déjà endoloris par les nombreuses heures d’avion. Qu’avais-je besoin de consacrer ma vie à cela, me demandai-je, comme à chaque nouvel appel auquel je répondais pourtant présent ?

 

Le dispensaire, vieille bâtisse alanguie sous les frondaisons d’arbres majestueux, conservait de son ancienne gloire, un porche à colonnes et de hautes fenêtres que des tentures de brocard pourpre avaient jadis dû orner. Les saisons des pluies et l’absence d’entretien l’avaient malheureusement plongé dans une sombre tristesse, les peintures écaillées, les chambres verdies par une mousse envahissante, les dessins sordides sur les murs témoignant, plus encore que cette odeur de pourriture qui flottait, mélangées aux effluves des produits de soins, de la déliquescence du lieu.

 

Les infirmières, s’affairaient, tentant de masquer leur panique derrière une rassurante rigueur. Je parvins bientôt dans une immense pièce (avait-on abattu des cloisons ?), dont les trois rangées de lits impeccablement alignés me rappelèrent les descriptions de ces hôpitaux militaires et je sentis naître une sourde angoisse vrillant mes intestins ; n’avais-je donc rien appris ?

 

La responsable m’indiqua avec gravité que le repas serait servi à dix-huit heures puis s’éloigna. Je l’entendis murmurer : « Que Dieu vous assiste ». Je déposai mon sac de voyage sur une chaise à la douteuse propreté et fis le tour des malades, me présentant, m’enquérant de leur état et de leurs besoins. Je recueillais quelques mots parfois, souvent un gémissement ou des signes de têtes ; une main décharnée se serrait quelquefois sur la mienne.

 

Un vieillard alité ne réagit pas à mes paroles compassionnelles ; je le crû prêt à trépasser, mort peut-être déjà, alors m’agenouillant, je me mis à réciter les premières stances du poème aux défunts par lequel j’avais remplacé la liturgie traditionnelle. Un léger mouvement de l’œil du vieillard ranima mon espoir et je me précipitai près de son visage. Je crois que c’est à cet instant que ma vie bascula.

 

Son regard quasi fixe capta le mien et je ne parvins pas à m’en détacher, contemplant simultanément son passé, mon futur, la beauté de la vie et les triomphes du mal. J’étais plongé dans l’éternité de l’univers. Je ne saurais expliquer ce qui ce passa et pourquoi ma raison admit en son sein une vérité qu’aujourd’hui encore, allongé sur cette paillasse où la prochaine aube me trouvera sans vie, j’oppose à la l’hypothétique possibilité d’une divinité.


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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 08:37

Dieu fut bien inspiré en nous donnant la vie, sinon nous ignorerions tout de la mort.

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 08:33

benoit-caudoux-la-migration-des-gnous.gifBenoît Cadoux nous entraîne au cœur de la migration d’un troupeau de gnous, qu’un de ces mammifères raconte à la première personne du singulier.

 

Le titre m’a attiré ; le livre est un joli objet, les doigts caressent agréablement le papier des feuilles ; la mise en page soignée invite à la lecture d’un style que l’on pressent raffiné.

 

Et de fait, sous le prétexte d’une transhumance, l’auteur évoque la difficulté à gérer le changement, l’évolution d’une société inquiète et énergique, le pari et les enjeux de la prise de conscience : comment se sentir gnou parmi les gnous si je suis seul à être conscient que j’en suis un ?

 

Benoît Cadoux enseigne la philosophie et malheureusement, on sent que ce livre se veut une mise en perspective et une analogie, une image ou une allégorie de quelque chose que je n’ai finalement pas très bien compris. Contrairement à Philippe Vasseur, ce livre bénéficie d’un vrai style, mais cependant trop affecté pour paraître naturel. Pour tout dire, j’ai parfois pensé à Saint-John Perse, dans les petits commentaires qui doivent se vouloir poétiques ou profonds (j’aime bien le poète pourtant !).

 

La migration des gnous souffre de trop d’affectation ; pour reprendre un terme popularisé par un écrivain que je connais bien, son écriture me paraît chichiteuse.

 

Alors, amis lecteurs, laissons les gnous migrer en paix, ne nous approchons pas du troupeau de peur de recevoir un coup de sabot.

 
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