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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 08:08

The-social-network---David-Fincher.jpgRéalisé par David Fincher en 2010, avec Jesse Eisenberg, Justin Timberlake, Andrew Garfield, etc.

 

The social network raconte la création du site Facebook et ses premiers mois d’existence. Mark Zuckerberg, étudiant à Harvard, est un nerd, un geek, un fou d’informatique. Après que sa fiancée l’a plaqué, il pirate le réseau de son école et crée, en une nuit, www.facemash.com qui permet de voter pour la fille la plus ‘hot’ des campus de la ville. Le succès immédiat lui vaut une mise à l’épreuve par l’école, mais aussi une certaine reconnaissance.

 

Approché par d’autres étudiants qui veulent le faire participer à la création d’un site pour les étudiants d’Harvard, il accepte le projet sans s’y investir vraiment. En parallèle, avec l’aide de son ami Eduardo Savarin qui amène la première mise de fonds, 1000 $, il développe et lance TheFacebook. Les utilisateurs affluent et les fonds d’investissement viennent soutenir un développement qui va s’étendre à tous les USA puis au monde. Très vite deux procès lui sont intentés : les étudiants à l’origine du projet de site pour Harvard d’abord ; son associé Eduardo ensuite, sacrifié en cours de route par une manœuvre indigne d’un ami.

 

Le film vaut surtout par la peinture d’une certaine éducation à l’anglo-saxonne, dans des universités aux traditions fortes et à l’esprit d’entreprise particulièrement vif appuyé sur un capitalisme sans retenue et sans morale. Il dépeint le monde fou de la bulle Internet, de ces sites construits sur du vent dont la valorisation atteint des milliards de dollars.

 

Finalement, au-delà de la réussite d’un génie ou d’un chanceux, c’est l’absurdité de cette société amorale (pour ne pas écrire plus) qui s’anime sur grand écran. Facebook vaut aujourd’hui 25 milliards de dollars, soit plus que la plupart des industries que nous connaissons ! C’est la publicité qui tire cet empire : nos goûts, nos aspirations, nos relations, nos rêves, tout est sauvegardé, analysé et vendu. La société vaut par ce qu’elle possède non par ce qu’elle fabrique ; et ce qu’elle possède c’est moi, c’est vous, c’est nous. Sous les dehors d’un lien social que notre humanité occidentale tente vainement de re-tisser, les financiers qui pilotent le tout nous marketent, nous vendent, et, au final, nous asservissent.

 

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Published by Tioufout - dans Cinema
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commentaires

Friskette 31/10/2010 20:33


J'adore les caresses!


Grosjean 26/10/2010 09:49


L'argent conduit le monde ...