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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 08:07

beckett-samuel-en-attendant-godot.jpgLa pièce est célèbre, l’auteur aussi. Est-ce parce que ce dramaturge irlandais écrivit en français ? Est-ce parce que la pièce hante la culture générale de chacun ? Je me demande si beaucoup ont, en fait, lu le livre ou assisté à une représentation de En attendant Godot.

 

Deux vagabonds, Estragon et Vladimir, se retrouvent dans un lieu anonyme (une route avec un arbre) au crépuscule et attendent le dénommé Godot. La veille, déjà, ils ont attendus ; ils se demandent donc si c’est le bon jour ou la bonne heure.

 

Au milieu du premier acte, apparaissent Pozzo et Lucky. Pozzo traite avec autoritarisme Lucky, une sorte de valet, qu’il tient au bout d’une corde. Lucky ne parle pas, sauf lorsque son maître lui demande de penser ; il se lance dans une suite de phrases sans grande cohérence. Lucky, le bien mal nommé, semble accablé par sa malchance et demeure sans réaction.

 

Au deuxième acte, Estragon et Vladimir, attendent de nouveau Godot. Des indices semblent indiquer que nous sommes le lendemain de l’acte un, mais d’autres laisse ouverte la possibilité d’une autre référence temporelle.

 

Les personnages se meuvent dans un pessimisme et parfois une absurdité que les dialogues courts et sans aucun lyrisme rendent palpable. Ils n’ont rien à faire, il n’ont pas de passé, leur existence semble monotone.

 

Y a-t-il un intérêt à réfléchir semblent-ils nous demander. Plus ils pensent, plus la prise de conscience de la vacuité de la situation les conduit à penser encore davantage.

 

Comme toute pièce ou toute œuvre difficile à comprendre au premier abord, le lecteur peut se sentir rejeté par un hermétisme qu’il pressent voulu par l’auteur. Des érudits glosent sur le texte et mettent au jour les intentions de l’auteur. Parfois, il faut aussi se rendrent à l’évidence, l’hermétisme n’est pas voulu et témoigne juste d’une pièce un peu pédante ou ratée.


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Published by Tioufout - dans Livres
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PL 20/03/2010 11:32


Il me faut l'avouer : cette critique m'a donné envie de relire la pièce. D'« en attendant Godot », il me restait ce qui peut demeurer de l'exercice imposé de l'étude de pièce de théâtre
de première, il y a ... un certain nombre d'années. Il me restait l'air hilare de mon professeur de Français lorsqu'il lisait certains passages. Il me restait de vagues histoires de chaussures et
de pieds, le souvenir d'un texte au vocabulaire aussi simple que la forme pouvait être difficile à apprécier par la seule lecture, il me restait la certitude qu'« il » ne viendra pas.
J'ai pris un grand plaisir à la relire, sans doute bien davantage que la fois où cela m'était imposé. Comme mon professeur de Français, que l'on trouvait alors un peu ridicule, j'ai ri aussi à
certains dialogues, au décryptage des informations scéniques de près d'une page pour lesquelles il faut passer la barrière du seul texte et essayer de visualiser la scène. On y retrouve le
burlesque de Chaplin mais aussi le théâtre de Jérôme Deschamps (Les Deschiens) et l'on verrait bien François Maurel jouer l'affreux Pozzo et martyriser un Lucky (pas si lucky que ça...) sous les
traits d'Atmen Kelif.
Et le sens alors ? Chacun peut-y voir ce qu'il veut finalement. Et ce n'est pas plus mal. Mon seul regret, qui me suit depuis ma première lecture ? J'aimerais vraiment pouvoir la voir jouer quelque
part !


Géraldine 25/02/2010 13:32


Et bien pour être honnête, cette pièce ne hante pas du tout ma culture générale. je n'en ai même jamais entendu parler !


Cacoune 24/02/2010 08:32


Moi ! Moi ! J'viens de le finir ! Et en effet c'est très hermétique...
J'en ai retenu l'humour cependant. J'ai passé un bon moment parce que je n'ai pas cherché le fond sur lequel certains glosent.
Mais votre billet me rassure :)