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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 07:00

Mons-Kallentoft---Hiver.JPGLorsqu’un conducteur découvre, par une nuit glaciale d’hiver, le corps de Bengt Andersson pendu nu à la haute branche d’un chêne, le poste de police entre en ébullition. Qui a bien pu assassiner celui qu’on surnommer moqueusement, Bengt le ballon, à cause de son embonpoint et des ballons qu’il ramassait pendant les matchs de l’équipe locale ?

 

Cette pendaison et les affreuses blessures du corps font penser au culte des Ases, un très ancien culte viking pratiqué au solstice d’hiver et accompagné de sacrifices animals et parfois humains. Des adeptes ont traversés les âges et officient encore en Suède.

 

Cependant, Malin Fors, l’enquêtrice principale, fait émerger une théorie familiale qui nous plonge dans un clan vivant de petits boulots et de braconnage, sous la domination implacable d’une mère. Rakel Murvall exerce une emprise totale sur Adam, Jakob, Elias, leur épouse et leurs enfants, ils vivent reclus, asociaux.

 

Quel était le lien réel entre Bengt et Maria Murvall, la sœur de cette tribu, violée sadiquement dans une forêt des années auparavant et qui végète aujourd’hui, muette, dans une institution ? Jusqu’à quelle extrémité Joakim et Markus, deux adolescents turbulents, ont-ils harcelé la victime ? Richard Skoglöf et Valkyria adeptes des cultes nordiques, ont-ils sacrifiés Bengt le ballon ? Quel est le secret qui maintien le clan Murvall si soudé ?

 

Le roman répondra, bien sûr, à une partie de ses questions. Ce livre sort-il du lot ? Il fait partie de cette vague d’auteurs nordiques de polars qui, suite au succès de millenium de Stieg Larsson, a envahit les rayons des librairies. La quatrième de couverture nous apprend qu’il est traduit en 8 langues et qu’il rencontre un succès retentissant. Malheureusement, ça ne suffit pas pour en faire un excellent polar. Il se parcourt sans déplaisir certes mais sans cette envie compulsive tourner les pages pour connaître la fin mais sans sauter un seul mot du récit. Le clan, la misère sociale, les fausses pistes, le secret familial, la vie de famille de l’inspectrice principale, les noms suédois très difficiles à mémoriser : tous les ingrédients d’un récit classiques sont réunis, mais justement, c’est trop classique ; la sauce ne se lie pas bien. Quant à la fin du roman, je la trouve bâclée.

 

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Published by Tioufout - dans Livres
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commentaires

Géraldine 07/06/2013 22:27

Hélas, le choix de plus en plus large en polars/thriller font qu'il faut faire un sacré tri ! Pour moi, j'avoue que le côté classique plan plan ne me plait plus. et si en plus les noms sont
difficiles à retenir, je passe !