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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 08:19

La-colline-aux-coquelicots-Goro-Miyazaki.jpgFilm d’animation réalisé par Goro Miyazaki en 2012, avec Masami Nagasawa, Junichi Okada, Keiko Takeshita, etc.

 

Umi réside dans une grande maison perchée au sommet d’une colline surplombant la baie de Yokohama. En plus de ses études au lycée, elle aide sa grand-mère à tenir une pension de famille et à s’occuper de ses frères et sœur. Chaque matin, comme sur un bateau, elle hisse les couleurs, en hommage à son père disparu pendant la guerre de Corée. Elle tombe amoureuse de Shun, un étudiant en charge de la feuille de chou de l’école ; bien vite leur histoire va les rattraper.

 

A cause de la célèbre paternité du réalisateur, Hayao Miyazaki, j’attendais plus de ce film : le studio Ghibli fondé par son père a produit de fabuleux longs métrages d’animation. L’image fourmille de détails et l’œil ne parvient pas à tous les capter ; la richesse des descriptions ravit le regard. Comme dans les mangas, les visages stéréotypés et aux mimiques grossières ainsi que les vêtements sans texture tranchent avec le reste du décor. Autant Goro Miazaki parvient à rendre superbement les rais de lumières passant à travers un rideau de fine mousseline, autant les pantalons et les chemises créent-ils de grosses taches de couleurs. Cette approche quasi systématique dans les films d’animations japonais que j’ai pu voir me laisse pantois.

 

L’histoire ne me semble guère plus qu’une bluette dans un Japon qui s’est relevé de la guerre (1963) et qui prépare les jeux olympiques ; je n’ai pas trouvé de deuxième niveau de lecture. Le film vaut surtout pour la peinture de ce Japon, de ses petits métiers, de ces paysages avec une douce poésie dans le traitement. L’œil n’en finit pas de s’émerveiller des détails dépeints dans le foyer étudiant nommé « le quartier latin ».

 

La musique de ce film reste un mystère ; à part dans quelques chansons en japonais qu’on aurait pu croire issues d’un karaoké, j’ai trouvé que l’atmosphère musicale nous entraînait davantage dans une métropole européenne de l’époque. Jusqu’à la musique qui accompagne la bande annonce et qui m'a réveillé des souvenirs de ‘Por una cabeza’ un tango de Carlos Gardel.

 

Au final, un film bien mis en image le plaisir se trouve limité par un scénario trop fin. Reste un peu de chemin pour Goro avant d’être l’égal de son père.

 

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Published by Tioufout - dans Cinema
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JeeretGab 27/02/2012 16:50

Le scénario me semblait fin aussi au vu de la bande annonce.
Bon lundi.