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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 08:06

Jean-Michel Guenassia – Le club des incorrigibles optimisNe vous laissez pas rebuter par les 750 pages de ce roman. Plongez dans le Paris du début des années 1960 avec Michel Marini. Cet adolescent passionné de lecture et de photographie, excelle au baby foot et laisse peu d’adversaire le battre. Il fréquente le Balto, café de Denfert-Rochereau, souvent à l’insu de ses parents. 

 

Le Balto sert de lieu de rencontres à des hommes d’Europe de l’est qui ont fui leur pays ; ils y ont fondé le club des incorrigibles optimistes. Dans une arrière-salle, ils retrouvent un peu de chaleur et de cohérence autour de verres d’alcool et de vin, de discussions enthousiastes et autour d’un échiquier ; ils demeurent inlassablement confiants en l’avenir. Ils y parlent français, selon une règle tacite, sauf quand le ton monte et que les imprécations fusent. Michel va devenir membre de ce club et y rencontrer Kessel et Sartre, qui s’y attablent pour écrire et parfois règlent les ardoises en retard. Il y croise Pavel, Werner, Leonid, Pavel, Tibor, Imre, et Sacha ; Sacha, au centre d’un secret pesant et honteux qui hante une bonne partie du livre.

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Jean-Michel Guenassia décrit aussi la vie de ce Paris pendant les années de la guerre d’Algérie ; car comme la sienne, la branche maternelle de la famille de Michel vit de l’autre côté de la Méditerrané et devra fuir devant les menaces du FLN, alors que la branche paternelle est issue du Nord, tendance communiste. Evidemment les rencontres sont l’occasion de passes d’armes savoureuses. Le grand père Enzo, jouera un rôle important dans l’initiation de Michel et plus encore de Franck son frère qui s’engagera dans l’armée pour combattre en Algérie et désertera. 

 

J’aime à dire que style fait l’écrivain. Le style n’a rien d’exceptionnel, l’écriture est très classique et ne se distingue pas. Cependant on est pris dans l’enchaînement des histoires, dans la force des personnages secondaires qui peuplent le roman (en particulier Cécile et Camille, sa confidente et son amoureuse). A trois ans près Michel Marini a quasiment le même age que l’auteur, et ce soupçon d’autobiographie que je n’au pu m’empêcher de ressentir ajoute à l’attrait de l’histoire.

 

Le livre se lit avec plaisir et finalement n’est-ce pas l’essentiel ?

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Published by Tioufout - dans Livres
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commentaires

fersenette 19/08/2013 21:26

Je viens de le refermer, c'était savoureux. Je ne suis pas d'accord pour dire que le style de l'auteur n'a rien d'exceptionnel, loin s'en faut.