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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 08:23

Jean-Christophe Grange – La foret des manesMe plonger dans le dernier Jean-Christophe Grangé, deux jours après avoir terminé son Miserere, ne ressemblait-ce pas à une mauvaise idée, à une envie morbide ? Nous verrons.

 

Je plante le décor : Une première femme est découverte au troisième sous-sol d’un parking, éviscérée; Les bras et les jambes ont été coupés puis inversés sur le corps. Son coprs présente des traces de morsures. Des restes d’un feu et des morceaux brûlés laissent penser que le meutrier a dévoré une partie de sa victime. De longs ‘S’ sont tracés sur le mur avec un mélange de terre, de sang et d’excréments.

 

Pas de doute, Grangé a décidé de ne rien nous cacher des perversions que l’homme peut inventer. Les meutres vont se succéder mettant à rude épreuve Jeanne Korowa, la juge qui, bien que dessaisie du dossier (pirouette indispensable à la suite du récit),  va poursuivre l’auteur des crimes.

 

Rapidement la juge découvre les relations que les meutres entretiennent avec les thèmes de l’autisme et de l’ADN.  Pourquoi éliminer une chercheuse qui avait reçu un échantillon de sang en provenance de Managua ? Pourquoi s’archaner sur une infirmière qui s’occupait d’enfants autistes ?  Pourquoi tuer une sculptrice spécialisée en paléo-anthropologie ?

 

Existe-t-il un peuple inconnu, au cœur d’une forêt de l’Amérique latine, descendant en droite ligne de l’homme de Croc Magnon?

 

Comme d’habitude, Jean-Christophe Grangé excelle, en quelques pages, à capter l’attention du lecteur et le suspens se déroule comme un bon thriller, construit pour une adaptation cinématographique.

 

Trois écueils cependant dans cette rivière (pourpre du sang répandue ?) dont le flot coule avec facilité :

- L’invraisemblable hasard qui conduit la juge à mettre sur écoute le psychiatre de son ex petit ami et qui découvre qu’il est aussi le psychiatre du meurtrier.

- L’intrigue un peu cousue de fil blanc qui fait deviner le meutrier bien trop tôt

- La fin encore une fois médiocre

 

Pourquoi Grangé, doué pour commencer et mener les histoires, ne parvient-il pas à les conclure avec brio ? Pourquoi finir si banalement un scénario portant les germes d’une conclusion éblouissante ? La fin de La forêt des Mânes sent le travail bâclé et l’envie d’en finir. Tout ça pour ça me suis-je dit, in petto. L’auteur devrait assumer son histoire jusqu’au bout. A force de fins d’une affligeante banalité, le lecteur finit par percevoir la forme de l’intrigue trop tôt et cela nuit au plaisir de la lecture. Jusqu’au moment où il n’y aura plus de lecture du tout.

 

Cliquer ici pour consulter les autres livres / auteurs de ce blog.

 

 

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Published by Tioufout - dans Livres
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commentaires

Antoni 02/01/2011 13:44


Cela ne me donne pas trop envie de le lire, celui-ci. Me fiant à ton avis, je passerai donc mon tour. Je n'ai lu que La ligne noire, du même auteur. Livre que j'ai chroniqué sur mon blog,
d'ailleurs.
Je te laisserai aller voir cela, si le coeur t'en dit.
A bientôt peut-être.
Cordialement,


Friskette 01/01/2011 15:50


Bonne année à toutes les chattes; qu'elles se fassent longuement caresser!


JeeretGab 01/01/2011 14:39


Bonne et heureuse année 2011 !


Eliane 01/01/2011 13:24


bonjour tioufout !
meilleurs vœux pour 2011
a très bientôt **


Géraldine 31/12/2010 17:19


Si l'auteur semble avoir lui même envie d'en finir, pourquoi n'écrit il pas des livres plus courts... Car franchement, c'est un peu ce qui me décourage chez lui, ce côté pavé de plus en plus
gros... Ca et le côté gore de plus en plus envahissant... Mon dernier grangé fut la ligne noire, excellent souvenir de lecture. Mais depuis, j'ai ouvert mon blog, parcourru la blogosphère et trouvé
d'autres tentations !!!