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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 07:56

Christian-Oster---En-ville.jpgCinq amis se retrouvent pour dîner. Georges apporte un gros gâteau à ses hôtes, Paul et Louise. William et Jean sont déjà arrivés. Ils se réunissent pour parler de leurs prochaines vacances car ils entendent, une nouvelle fois, partir ensemble, et, cette année, louer une maison dans une île grecque petite et sauvage. 

 

Ces cinq amis déjà quinquagénaires se connaissent peu et se rencontrent rarement. Ils ne se téléphonent guère et ne livrent d’informations sur leur vie privée qu’avec grande réticence, et encore surtout leur passé « ... nous avions parlé du passé, moins du présent, parce que c’est se qu’on cache, avais-je pensé, c’est le présent que l’on cache quand le passé, qu’on livre plus volontiers en pâture à l’autre en dit tout aussi long, mais c’est ainsi, le passé n’a l’air de rien, il ressemble à une vieille chose ». Pourtant ils se sentent bien ensembles et les précédentes vacances se sont bien passées.

 

Mais cette étonnante et quasi invraisemblable situation va être perturbée par quelques évènements que le narrateur, Jean, va décrire et commenter et qui amènera les protagonistes à choisir, à décider, parfois à subir. Jean, lui-même ne sera pas exempt de nouveautés mais ses intérêts profonds, ses envies, ses passions, demeurent cachés. Le sens même de la vie des différents personnages laisse apparaître de troublantes zones d’ombres, de non-dits, presque une sécheresse de cœur. On survole des bribes d’histoires sans en connaître la genèse, mais cela ne semble pas gêner Paul qui constate « Il y avait bien longtemps que je savais qu’il était question d’une origine, dans notre histoire. Et qu’à mes yeux ça ne réglait rien. N’y en aurait-il pas eu que ça m’aurait gêné aussi. C’est toute la vie qui était gênante. »

 

L’humour jaillit assez souvent, second degré, pince-sans rire «En dehors du fait que je lui annonçait des choses pas très gaies, elle avait une bonne voix et je me suis méfié, je me suis inquiété pour elle ». Au-delà du temps qui passe, d’une apparente solitude que ne suffit pas à repousser des rencontres de circonstances, j’ai été déçu par ce roman. Il ne m’a pas touché, je lui trouve malheureusement une banalité stylistique et narrative ; peut-être suis-je passé à côté de quelque chose. Le juge de paix qui est finalement : le conseillerais-je à quelqu’un ? Non.

 

Christian Oster avait déjà été sélectionné avec Trois hommes seuls pour le Prix du Livre Inter 2009.

France Inter

 

Ce livre faisait partie de la sélection du Prix du Livre Inter 2013. Il a laissé indifférent la grande majorité des jurés . 


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Published by Tioufout - dans Livres
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commentaires

L'Echange des princesses de Chantal Thomas 18/10/2013 10:49

Très belle histoire. Ça m'a l'air très intéressante!