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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 09:13

Camille-Redouble---Noemie-Lvovsky.jpg Réalisé en 2012 par Noémie Lvovsky avec Noémie Lvovsky, Samir Guesmi, Judith Chemla, etc.

 

Camille, actrice aux petits rôles sans envergures, vient de se faire larguer, pour une plus jeune, par son mari, Eric. Ce dernier veut aussi vendre l’appartement qu’elle occupe avec leur fille. Dans ces conditions, évidemment, l’alcool depuis longtemps sa béquille, l’accompagne désormais y compris dans ces trajets en bus. Alors que minuit sonne en cette nuit de Saint Sylvestre qu’elle passe avec des amies d’enfance, Camille s’effondre, victime d’un malaise.

 

Camille se réveille vingt cinq ans plus tôt, sur un lit d’hôpital en 1985, l’année de ses seize ans. Malgré son corps de quadragénaire tout le monde la prend pour l’adolescente qu’elle était ; elle retrouve sa chambre rose d’ado, ses copines, les couloirs de l’école, et Eric, juste avant leur rencontre. Camille connaît son futur et voudrait bien faire les choix qui éviteront ses peines futures.

 

Au début j’étais attentiste, position de celui qui – malgré des critiques dithyrambiques - ayant vu la bande-annonce, s’attend à un petit film, voire à une comédie française médiocre. Or, à ma grande surprise le scénario prend et, merveille, Noémie Lvovsky est parfaitement crédible dans son rôle d’ado ; c’est naturellement l’écueil principal, évité ici avec grand talent par l’actrice principale mais également par les autres personnages.

 

La réalisatrice aborde avec justesse le temps qui passe et les regrets qu’il nourrit : les mauvais choix, les proches auxquels on ne témoigne pas suffisamment de l’amour qu’on leur porte. Ces regrets qui consument le quotidien s’apaiseraient-ils si l’on avait l’occasion de repartir dans le passé ; qui n’a jamais imaginé ce que sa vie aurait pu devenir s’il avait emprunté d’autres chemins ?

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Ce retour vers le futur mérite, à mon très humble avis, d’être vu en salle ; Quand la lumière revient au bout de 2 heures, on se dit : déjà ? Puis, in petto, une interrogation qui n’a cessée de se balader au cours de la séance : et moi, à quelle époque de mon passé voudrais-je me retrouver ?

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Published by Tioufout - dans Cinema
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